La croissance est-elle infinie ou insoutenable ? Philippe BIHOUIX

Joyeux Noël à vous et vos foyers.

Je vous souhaite le bonheur et surtout la santé.

Pour avoir vécu personnellement une année 2019 assez difficile du côté de la santé, il est évident que cette dernière prime sur tout.

Pour ce jour assez calme en terme d’activité pour certains, voici une vidéo intéressante d’un ingénieur qui se nomme Philippe Bihouix.

Philippe BIHOUIX, ingénieur centralien et spécialiste des ressources non renouvelables, balaye les promesses d’un monde technologique meilleur, d’abondance et de bonheur pour tous, du rêve d’énergies propres qui ne tiennent pas compte des limites de notre planète “fatiguée”. L’auteur du livre “Le bonheur était pour demain” esquisse des solutions moins naïves, que nous pouvons mettre en oeuvre dès maintenant. Les médias nous donnent des promesses de technologies toujours meilleures : progrès du numérique, smart-city, hyperloop avec Elon MUSK, conquête spatiale avec Jeff BEZOS, minage des astéroïdes, techno-esclaves grâce aux machines (robots, voitures autonomes), promesses trans-humanistes…. on nous promet un futur radieux. Mais ces promesses se heurtent à une autre réalité : problème climatique, effondrement de la biodiversité, ressources non renouvelables, pic de pétrole jusqu’à un point ou certaines personnes prédisent un effondrement de la civilisation industrielle. Alors, va t’on vers un monde d’abondance ou un monde de pénurie ? Le développement est-il infini ? Ou va t-il y avoir un effondrement ? Le débat est lancé !

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Starwars : Parodie suisse

Rien à voir avec la finance aujourd’hui.

La guerre des étoiles a vu la sortie de son dernier opus dernièrement (l’Ascension de Skywalker).

Voici une parodie avec un humour typiquement suisse. On se moque de soi-même et de la rigidité suisse.

Bravo à la police de Berne pour cette initiative.

Ah si tenez un peu de chiffres (quand même):

https://www.lematin.ch/loisirs/cinema/star-wars-saga-chiffres/story/13975908

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Le #REPO n’est pas de tout repos

Le #REPO n’est pas de tout repos

J’ose imaginer que vous avez entendu parler du “REPO Rate” et des ses implications. Il y a quelques mois, les journaux / médias en avaient parlé

Si tel n’est pas le cas voici le point du jour.

Repo rate

Repo rate est l’abréviation de repossession rate (taux de saisie) et correspond à un taux de rachat. Le repo rate qualifie l’un des taux d’intérêt d’une banque centrale, taux auquel elle prête aux banques commerciales en quête de liquidités, ou pour maîtriser l’inflation.

Le repo rate désigne aussi le taux d’escompte pratiqué par une banque centrale, pour racheter des bons du Trésor ou des obligations d’État sur les marchés financiers.

Pour contracter la masse monétaire, le repo rate est augmenté (pour inciter les détenteurs de titres à les vendre à la banque centrale). Pour la fluidifier, ce taux est abaissé.

En résumé, c’est le tampon qu’utilise la banque centrale américaine pour fluidifier le marché des capitaux, quand les banques ne se font plus confiance entre elles pour se financer par exemple.

On a eu une belle alerte en septembre 2019, le taux s’était envolé à la hausse

Tout s’est normalisé suite à l’injection MASSIVE de liquidités dans le marché par la banque centrale américaine. On parle de plusieurs centaines de milliards de dollars.

et la FED continue ses injections (70 milliards mercredi de la semaine passée : https://www.wsj.com/articles/fed-pumps-70-1-billion-in-one-day-liquidity-into-financial-markets-11575474993?shareToken=sta1b200b885044061a981d59da8498c33

Mais il ne semble qu’injecter ne soit que de la rustine. https://www.marketwatch.com/story/the-repo-market-is-broken-and-fed-injections-are-not-a-lasting-solution-market-pros-warn-2019-12-04

Soudainement, la BIS (Banque des Règlements Internationaux, BRI) alerte :

Pour elle, c’est la faute des hedge funds……

En conclusion, ça sent le roussi, car si la BRI commence à se plaindre des hedge funds, c’est que le contrôle semble perdu.

Une anecdote est venue à mes oreilles ces derniers jours : Certaines banques (en Suisse…) viennent de demander à leurs clients de rembourser – pour le 31 décembre 2019 – les crédits accordés alors que la garantie des avoirs des clients semblent largement suffisants. Un exemple, un crédit de ne représentant que 10% des avoirs du client ! Il semble donc que les banques sentent que le marché des liquidités va leur être difficilement accessible, voire interdit !

Affaire à suivre…

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The time for mines has come

The time for mines has come

Gold has been in a consolidation phase for months

I recommended to buy gold in 2015 (around 1050 USD/oz) and again in 2017 (around 1300 USD/oz) see graph below and links to the articles (google translated)

October 15 article c’est parti mon goldy and August 17 c’est reparti mon goldy

For the time being, the price of the underlying raised and some producers too (the quality one’s with low extraction costs).

For example Agnico eagle (EAM) (10 years graph)

The other ones are still lagging because they did not release profits yet (it is coming but they release only one quarter (Q3) with gold above 1300).

For example Iamgold et Argonaut

Today, the market is facing some end year sellings in Canada (tax loss) which put some pressure one the stock prices (as usual every year) but if -like in 2018) the sellings are a bit in calendar advance, it will possible to see a potential end year rally.

Anyway ! 2020 will be the year of the mining sector ! The companies are making a lot of money and saving a big amount of cash (margins increasing) and are going to make acquisitions (it has already started as you can notice these days)

St-Barbara buying Atlantic Gold for 490 millions https://www.mining-journal.com/gold-and-silver-news/news/1367879/st-barbara-completes-atlantic-takeover

Osisko acquiring Barkerville : https://www.juniorminingnetwork.com/junior-miner-news/press-releases/350-tsx/or/70005-osisko-gold-royalties-completes-acquisition-of-barkerville-gold-mines.html

Kirkland Lake buying Detour Gold pour 3.7 billions: https://www.mining.com/kirkland-lake-buying-detour-gold-in-stock-deal-worth-3-7-billion/

RedLake takenover by Australians (Evolution Mining for 375 millions) https://evolutionmining.com.au/red-lake-acquisition/

Continental Gold by the chinese Zijin pour 1.4 billion : https://www.reuters.com/article/us-china-mining-zijin/chinas-zijin-mining-to-buy-canadas-continental-gold-for-about-1-billion-idUSKBN1Y617H

This morning Edeavour bidding Centamin (1.9 billions ) https://www.proactiveinvestors.co.uk/companies/news/908347/endeavour-mining-proposes-merger-with-centamin-908347.html

For juniors (explorer et developpers) the time has come or is really close. We are witness of acquistions by big caps, but the mid tiers companies have also to remplace their ressources or reserves.

I am adding interesting graphs

Juniors miners lagging seniors miners

Barron’s index divided by the price of gold is showing the huge undervaluation of mining companies

And finally the mining secteur has to catch up its lateness regarding the SP500 !!

I am following very closely the mining sector and the companies which can be taken over and I strongly recommend to do so (do not hesitate to contact me : here)

All my english articles : https://www.crottaz-finance.ch/blog/category/english/

Happy Investing

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Il est venu le temps des mines

Il est venu le temps des mines

L’or est dans une phase de consolidation depuis plusieurs mois

Pour mémoire, j’avais recommandé l’or en 2015 (vers 1050) et encore une fois en 2017 (vers 1300), voir graphique attaché et les articles ci-après

Les articles d’octobre 2015 c’est parti mon goldy et d’août 2017 c’est reparti mon goldy

Pour l’instant le cours du sous-jacent est monté et quelques producteurs aussi (ceux de qualité qui avaient des coûts d’extractions bas).

Par exemple Agnico Eagle (AEM) (graphique sur 10 ans)

Les autres par contre sont toujours à la traine car n’ont pas encore annoncé des bénéfices (ça va venir car il n’y a eu qu’un trimestre reporté (T3) avec l’or au-dessus de 1300)

par exemple Iamgold et Argonaut

Actuellement, le marché subit de ventes (tax loss) de fin d’année au Canada qui met un peu de pression sur les cours (comme chaque fin d’année), mais si – comme en 2018 – les ventes se présentent en avance, il est possible d’assister un rallye de fin d’année.

De toute manière, 2020 sera l’année du secteur minier. En effet, les sociétés sont en train d’emmagasiner du cash (les marges augmentent) et vont faire des acquisitions (qui ont commencé comme on peut le voir ces jours)

St-Barbara qui rachète Atlantic Gold pour 490 millionshttps://www.mining-journal.com/gold-and-silver-news/news/1367879/st-barbara-completes-atlantic-takeover

Osisko rachète Barkerville : https://www.juniorminingnetwork.com/junior-miner-news/press-releases/350-tsx/or/70005-osisko-gold-royalties-completes-acquisition-of-barkerville-gold-mines.html

Kirkland Lake achète Detour Gold pour 3.7 milliards : https://www.mining.com/kirkland-lake-buying-detour-gold-in-stock-deal-worth-3-7-billion/

RedLake qui se fait racheter par des australiens (Evolution Mining pour 375 millions) https://evolutionmining.com.au/red-lake-acquisition/

Continental Gold est acheté par le chinois Zijin pour 1.4 millard : https://www.reuters.com/article/us-china-mining-zijin/chinas-zijin-mining-to-buy-canadas-continental-gold-for-about-1-billion-idUSKBN1Y617H

Ce matin Edeavour lance une opa sur Centamin (1.9 milliard) https://www.proactiveinvestors.co.uk/companies/news/908347/endeavour-mining-proposes-merger-with-centamin-908347.html

Quant aux juniors (explorer et developers) leur heure arrive tout soudain. On assiste a des acquisitions par des grandes sociétés, mais les sociétés de tailles moyennes appelées mid-tiers doivent aussi remplacer leurs réserves et leurs ressources.

Je me permets de joindre quelques graphiques parlants :

Le retard des titres miniers juniors par rapport au seniors

Le ratio indice minier Barron’s divisé par le prix de l’or. Les actions ont beaucoup de retard

Et que l’indice minier est en énorme retard sur le SP500

je suis de près le marché et les sociétés qui pourraient être cibles de convoitises et je conseille de faire de même.

Happy Investing

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Incrementum : #GOLD, the 7th Sense of Financial Markets

Incrementum : #GOLD, the 7th Sense of Financial Markets

Voici la présentation de Ronald-Peter Stöferle de Incrementum qui rédige la publication annuelle “In Gold We Trust” que je mets aussi plus bas dans cet article.

Pour avoir eu la chance de rencontrer Ronald à Zurich et d’avoir pu échanger avec lui. Je peux vous certifier que c’est une pointure sur le sujet !

Malheureusement uniquement en anglais

Tout tout vous saurez tout sur l’or !!

In gold we Tust version courte :

In Gold We Trust version longue :

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Immobilier suisse : taux bas = on construit trop

Immobilier suisse : taux bas = on construit trop

Emission Radio Suisse : Le constat est que les taux négatifs de la BNS tronquent les prix. Les caisses de pension achètent peu importe le rendement et surtout le risque (de ne pas louer etc.)

Le lien direct :
https://www.rts.ch/play/radio/leclairage-dactualite/video/le-secteur-immobilier-bouscule-par-les-taux-dinterets-negatifs-de-la-bns?id=10791723

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S&P 500, des signaux inquiétants

S&P 500, des signaux inquiétants

Comme vous le savez, j’adore les graphiques, car ceux-ci sont souvent assez parlants.

Le marché américain bat records sur records et la volatilité reste au plus bas. Toujours pas d’inquiétude ! Par contre une légère divergence car le VIX fait des bas plus hauts alors que le S&P 500 continue son envolée.

Graphique 2 : Nouveau record concernant la taille des positions faisant le pari d’une baisse de la volatilité sur le SP500

Graphique 3 : L’indicateur qui me fait le plus “soucis” pour le marché américain est le ratio PUT/CALL. Ce dernier est au plus bas.

Graphique 4 : Il faut aussi tenir compte de l’emprunt pour financer les achat des actions et là surprise ! Les achats sur marge baissent, ce qui est plutôt positif pour le marché. Le “deleveraging” est en cours

Graphique 5 : 95% des sociétés ont reporté des bénéfices en baisse (GAAP) de 6% cette dernière année. c’est la plus grande baisse depuis le T4 de 2015.


En conclusion, nous ne sommes pas à l’abri d’une correction comme celle de fin 2018 voire plus importante.

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Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Depuis des années le secteur minier voit le cours des actions d’exploration et de développement se faire plomber régulièrement alors que le cours du sous jacent (l’or) monte. Cette chute entraine inexorablement les titres vers leurs plus bas alors que les ressources s’améliorent. Ce phénomène (et je m’en doutais fortement) semble être expliqué par les algorithmes qui vendent à découvert les actions des sociétés.

Hier, je suis tombé sur un article des plus intéressants qui montre que désormais le secteur veut que les régulateurs remettent en place les règles qui avaient cours en 2012 : https://www.newsfilecorp.com/release/49806/Junior-Mining-Sector-Responds-to-Predatory-Short-Selling-Launches-Save-Canadian-Mining

Voici une traduction internet du site : https://savecanadianmining.com

En 2012, l’OCRCVM et les ACVM ont supprimé une règle de négociation connue sous le nom de «test de tick», qui limitait la vente à découvert à la neutralité ou la vente à des variations de prix positives au moment de la vente. Ces modifications ont été appliquées non seulement au lieu principal d’inscription à la cote de la Bourse de croissance TSX, mais également à toutes les plates-formes de négociation canadiennes, il y en a 14 aujourd’hui, ce qui réduit la capacité de la Bourse de croissance TSX d’effectuer tout changement. Depuis la suppression du test de tick, les marchés canadiens ont évolué et il existe maintenant une dynamique dans laquelle les activités de vente à découvert, de trading à haute fréquence et d’algorithmes exploitent l’absence de test de tick, au détriment des marchés émergents du Canada. Nous demandons aux ACVM et à l’OCRCVM d’évaluer la possibilité de réinstaurer le test des tiques. Save Canadian Mining est un mouvement visant à ramener les règles du marché à la norme juste et transparente qui a permis d’assurer la prospérité pendant plus de 142 ans. Ensemble, nous pouvons sauver le secteur minier canadien.

Dans le conseil d’administration, siègent Terry le CEO de Chilean Metals et le très connu Eric Sprott : https://en.wikipedia.org/wiki/Eric_Sprott

Il semble que ce groupe a très prochainement rendez-vous avec les régulateurs et si ces derniers font correctement leur travail, il verra que leur décision en 2012 n’a pas aidé le secteur minier.

En conclusion, un “short squeeze” pourrait apparaître sur le marché des minières canadiennes

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RTS : Exoplanètes : les chasseurs de mondes

Alors que le Prix Nobel de Physique vient d’être attribué aux Romands Michel Mayor et Didier Queloz !
Tania Chytil et Patrick Baud, le créateur de la chaîne YouTube Axolot, ont suivi l’astrophysicien Michel Mayor au Chili. Ils nous emmènent dans les lieux où se trouvent les outils d’observation astronomique les plus puissants du monde, à travers l’univers de la découverte des exoplanètes, ces astres susceptibles d’héberger la vie et peut-être même d’accueillir l’humanité dans le futur…

Il semble que certains ne peuvent pas voir la vidéo: voici le lien RTS https://www.rts.ch/play/tv/documentaires/video/michel-mayor-exoplanetes-les-chasseurs-de-mondes?id=10769119

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Arte : Ces financiers qui dirigent le monde – BlackRock

Très discret, BlackRock est pourtant le plus puissant gestionnaire d’actifs de la planète. Enquête sur l’omniprésence préoccupante et indécente des grands argentiers de BlackRock dans la vie politique et économique mondiale.

Si l’argent ne fait pas le bonheur, il ouvre sans nul doute les portes du pouvoir. Une maxime que le groupe de gestion d’actifs BlackRock, avec ses 6 000 milliards de dollars américains passés, soit plus de deux fois le PIB de la France, connaît bien. Sociétés, gouvernements et banques centrales : l’entreprise tentaculaire ne cesse d’étendre son influence dans toutes les directions, depuis sa création, en 1988, par Larry Fink. La force de ce géant américain de la gestion réside dans les milliards de dollars que lui confient ses clients, pour la plupart des gros poissons de la finance : multinationales, institutions financières et fonds d’investissement ou de pension. Grâce à cette manne financière, le groupe a mis le grappin sur de nombreuses multinationales. Actuellement, BlackRock est entre autres présent dans le capital d’Apple, de Microsoft, de Facebook, de McDonald’s, de Siemens, ainsi que de nombreuses entreprises du CAC 40. Non content d’investir dans les entreprises les mieux cotées du monde, le gestionnaire d’actifs est aussi dans les petits papiers de gouverneurs de banques centrales, de ministres des finances et même de chefs d’État, à qui il prodigue de précieux conseils. Et pour cause : il dispose non seulement des meilleurs experts financiers, mais aussi d’un algorithme de prévision conjoncturel sans égal, Aladdin. Lors de la crise financière de 2008, de nombreux gouvernements proches du naufrage avaient fait appel au groupe de Larry Fink, ce qui lui a permis de renforcer son emprise sur l’économie mondiale et de présenter à tous le visage d’une entreprise providentielle… 

Empire tentaculaire

Dans la société civile, d’aucuns s’inquiètent de la position ultradominante du groupe, désormais capable d’influer sur l’économie mondiale et de souffler à l’oreille des décideurs. Son outil phare, Aladdin, représente également une source d’inquiétude : il pousse à une uniformisation de l’investissement mondial, ce qui pourrait amplifier l’effet domino à la prochaine crise financière. Cette enquête choc de Tom Ockers dénonce l’omniprésence préoccupante et indécente des grands argentiers de BlackRock dans la vie politique et économique mondiale. Menée dans cinq pays différents, elle brosse le portrait fouillé d’un des groupes financiers les plus influents au monde, parfaitement inconnu du grand public.


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Acheter ou fusionner plutôt que de travailler ?

C’est en forgeant qu’on devient forgeron dit la maxime. Dans le secteur minier aujourd’hui ce n’est (actuellement) plus le cas. Pourquoi ?

Parce que forer, découvrir, développer coûte plus cher (ou est moins rentable) que de s’emparer d’actifs sous valorisés.

En effet, la chute des actions minières offrent des opportunités incroyables pour ceux qui ont 1) des moyens 2) un actif aussi sous valorisé à adjoindre pour des synergies / économies de coûts 3) du courage

Les coûts d’acquisitions sont aujourd’hui plus bas que les coûts d’exploration

La dernières fois que ce cas de figure est apparu, c’était en 2015…suivez mon regard :
https://www.crottaz-finance.ch/blog/lor-et-les-mines-cest-parti-mon-goldy/

Aujourd’hui, encore plus qu’en 2015, le P/E des minières est très attractif

Sachant désormais qu’acquérir ou fusionner est une meilleure affaire que forer, à quel prix doivent être payées les onces à acheter ?

Les grandes sociétés font face à des coûts importants pour remplacer leurs onces (214 USD en moyenne)

Parce que les découvertes sont de plus en plus rares et difficiles à trouver.

Les budgets dévolus à la découverte sont en baisse depuis le pic de 2012

Les coûts des onces découvertes restent élevés

En conclusion, les coûts d’acquisition des onces restent meilleurs marchés que de forer.

Comme vous pouvez le constater, les graphiques ci-dessus couvrent des périodes de 2008 à 2017. Avec la hausse important de l’or depuis juin 2019, les sociétés productrices minières vont annoncer des bénéfices pour le troisième trimestre, augmenter leur cash et recouvrer du courage pour se lancer dans des acquisitions / fusions.

Source des graphiques :
https://www.dollarcollapse.com/katusa-junior-gold-miners-buying-binge/ (juillet 2018)

https://www.kitco.com/news/2018-10-08/Short-Sellers-Beware-Gold-Must-Go-Higher-Edelson-Institute.html (octobre 2019)

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Quelques graphiques parlants sur l’or

Bon dimanche à tous

Indice Barron’s gold divisé par le cours de l’or. On est au plus bas des actions par rapport à l’or
L’or bat la stratégie de warren Buffet sur long terme
Le ratio indice TSX Gold divisé par l’or se trouve aussi dans les plus bas
Le ratio gold/silver en fonction de la population
La production d’or par rapport au prix
A quel cours devrait être l’or pour un retour à l’étalon or standard ?
Les “bulls markets” historiques et le mouvement actuel. Le potentiel est devant !
Le cycle de vie du cours de l’action d’une mine (sans nouvelles découvertes ou augmentation des ressources)
Mise à jour à fin septembre de l’évolution des indices XAU et HUI par rapport à l’or.

N’ayant pas la science infuse, je vous livre juste mon sentiment. L’or a de beaux jours devant lui et les mines devraient engendrer un rattrapage important.

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Jancovici : CO2 ou PIB, il faut choisir

Cette intervention de Jean-Marc Jancovici à Sciences Po du 29/08/2019 est à écouter attentivement. La croissance infinie est totalement impossible. Démonstration énergétique sans faille.

Les politiques, rois des promesses, les journalistes ne disent pas la vérité.

Tout y est !

son site : https://jancovici.com

Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Jancovici

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Gold, en hausse ! On attend désormais les mines et du volume

Gold, en hausse ! On attend désormais les mines et du volume

Plusieurs fois ces dernières années, je vous ai recommandé d’acheter de l’or. En octobre 2015, quand l’or tapait les 1050 USD :https://www.crottaz-finance.ch/blog/lor-et-les-mines-cest-parti-mon-goldy/ ) et en août 2017 vers 1300 USD
https://www.crottaz-finance.ch/blog/cest-parti-goldy-cest-reparti-goldy/ comme on peut le constater sur le graphiques ci-après c’était approprié.

Je vous laisse aussi relire tous les articles concernant l’or et les mines ici, il y a quantité de graphiques intéressants sur la production d’or etc.
https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/gold/

Le propos du jour est de comprendre pourquoi je me suis trompé sur les mines (actions), car force est de constater qu’à ce jour l’or est monté mais que les minières n’ont dans l’ensemble pas suivi. On le constate sur le graphique suivant. L’or monte mais les indices HUI et XAU sont à la traîne. Pourquoi ?

Les indices n’ont pas pas encore rattrapé l’or dans sa hausse malgré que ces derniers intègrent des productrices (qui montent quand même). Cela signifie que ce sont les productrices qui commence le mouvement. Elles seront probablement suivies par ruissellement par les développeurs et pour finir par les explorateurs. Il va falloir attendre les prochains résultats semestriels pour constater un retour aux bénéfices pour certains producteurs car l’or n’a commencé à grimper au dessus de 1300 qu’à fin juin. On constate des entrées de fonds dans les ETFs (800 millions d’USD) ainsi que des investisseurs très connus comme Eric Sprott (milliardaire) qui investi 160 millions dans des projets miniers.

L’or en termes réels se comporte extrêmement bien et bat désormais même Warren Buffet

La production future d’or est anticipée en baisse

Par contre, il est à noter que l’or n’est que peu utilisé industriellement.

En conséquence, je m’attends (le timing toujours le timing) à une forte hausse des mines dans les prochains trimestres, des fusions et des acquisitions. Happy Investing

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Un super investissement

Comme je vous l’ai déjà évoqué, la BNS est assez mal prise entre 1) essayer d’affaiblir le franc suisse et 2) son bilan démesuré.

Je vous propose un excellent investissement sûr et réputé sans risque : Acheter des obligations de la Confédération Suisse à 50 ans (pour vos très très vieux jours)

Ainsi pour votre généreuse contribution au financement de la Suisse, vous allez être récompensé par un magnifique, que dis-je, merveilleux rendement de – 0,38% annuel (oui moins zéro virgule trente-huit pour-cent)! Cela signifie tout simplement que les “investisseurs” sont d’accord de perdre pour mettre leur argent à l’abri (ou comme les caisse de pension sont, pour des raisons légales, obligées de le faire).

Toutes les échéances de la confédération sont à taux négatifs désormais

courbe des taux en CHF

La BNS a par ailleurs encore été active sur le marché des devises

3.77 milliards de plus pour la BNS la semaine dernière et 9.8 milliards depuis 4 semaines

Ces taux négatifs ont envahi le monde entier. Les prix des quelques obligations encore en territoire positif se sont littéralement envolés (on dirait une bulle !)

Cours de l’obligations 100 ans Autriche

La quantité d’obligations en territoire négatif est au plus haut historique.

On constate aussi que: Plus les taux sont négatifs, plus l’or monte. Pour mémoire, les banquiers ont toujours dit aux clients de vendre leur or, car ce dernier ne rapportait pas d’intérêt. Aujourd’hui situation inverse. Par contre, les banquiers ne recommandent pas encore d’acheter de l’or. Ils préfèrent recommander des actions (à cause des dividendes entre autres, mais aussi pour garder les clients et des mouvements sur les comptes)….vous voyez où je veux en venir. tout cela ne peut que mal finir.

Les taux négatifs ont aussi un impact sur les cours des banques, car ces dernières souffrent beaucoup des taux bas. L’évolution de l’indice des banques est affreux, nous sommes au plus bas.

En conclusion, et pour revenir, au super investissement… Cet investissement n’est profitable qu’à la BNS elle-même. Je vous invite et encourage grandement à lire l’article de Liliane Held-Khawam concernant la ponction des avoirs bancaires par la BNS :
https://lilianeheldkhawam.com/2019/08/19/la-bns-ponctionne-les-avoirs-bancaires-et-garde-largent-finews-com/

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BNS, les taux vont encore être baissés

Je vous ai parlé de long en large de la BNS : ici : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

  1. De son bilan démesuré supérieur au PIB suisse
  2. De ne pas avoir vendu les euros achetés quand elle le pouvait
  3. D’avoir dû abandonner le taux plancher de 1.2 CHF pour 1 EUR sous la pression du marché (je l’avais prévu, mais la BNS a quand même tenu 3 ans et demi)
  4. Qu’avec les taux négatifs, les caisses de pensions (donc les retraites) subissent des ponctions anormales
  5. Que la BNS ne veux pas acheter d’or au risque de décrédibiliser les monnaies fiduciaires
  6. Que les taux négatifs sur le Franc Suisse mettent les banques dans la panade car si ces dernières les répercutent sur les grand clients, elles n’osent pas sur les petits de peur de voir un bank run

Désormais, je vous annonce que la BNS n’a pas d’autres choix que de baisser encore les taux.

Evolution de CHF contre EUR

Pourquoi ? Parce que les taux sont devenus négatifs sur les autres devises et pays (France jusqu’à 10 ans entre autres, voir plus bas) et que les taux aux USA sont en train de baisser. Malgré des taux négatifs sur le CHF jusqu’à l’échéance de 50 ans, il va falloir se résoudre à faire quelque chose !

Les taux à 50 ans sur le CHF
Les taux deviennent négatifs dans le monde entier, la Suisse perd son effet concurrentiel
Le bilan de la BNS est supérieur au PIB

En conclusion, préparez-vous à une baisse drastique prochaine des taux en Suisse.

Je me permets de vous mentionner un livre concernant la BNS

et l’impact des taux négatifs. Merci à Vincent Held :

Le crépuscule de la banque nationale suisse: http://www.heidiffusion.ch/Detail/Editions/livre/xenia-editions/held-vincent/le-crepuscule-de-la-banque-nationale-suisse/9782888922124

la BNS aspire l’épargne : https://www.illustre.ch/magazine/bns-aspire-lepargne-suisses

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Qui est sur ou sous-évalué ?

En octobre 2015, je vous avais poussé un cri d’achat dans mon article : c’est parti mon goldy. L’or avait touché un bas vers 1050 USD l’once et les commentaires négatifs s’accumulaient. Force est de constater que c’était un bon appel à l’achat. En août 2017, je me suis permis de repousser un cri : c’est reparti mon goldy

Voici le graphique montrant à quel moment j’ai recommandé d’acheter de l’or

Le propos du jour est que – malheureusement pour les investisseurs en actions – les titres (actions) miniers n’ont pas beaucoup réagit à la hausse du sous-jacent or. Pour l’instant, car je n’ai pas de doutes au sujet de la finalité du mouvement car 100 USD de hausse sur le sous-jacent métal engendre un énorme impact sur la valeur de l’actif et des bénéfices. Voici les graphiques du GDX et du GDXJ (junior mining)

Suite à la hausse de l’or et la non réaction des actions minières, il s’en suit une grande divergence d’évolution qu’on peut constater dans deux graphiques très parlants.

La Barron’s index divisé par le prix de l’or
Les indices XAU et HUI (miniers) divisés par le cours de l’or

En Conclusion, soit, l’or est trop haut, soit les mines sont (beaucoup) trop basses !

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