4 réflexions au sujet de « Vidéo: Talking to Yanis Varoufakis (Harald Schumann On The Trail – the complete interview) »

  • 16 juillet 2015 à 12 h 23 min
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    “Ce n’est pas un accord, c’est un viol” http://trends.levif.be/economie/politique-economique/ce-n-est-pas-un-accord-c-est-un-viol/article-normal-405833.html

    Professeur à l’université d’Austin (Texas), James Galbraith, le fils de John Kenneth Galbraith, a des mots très durs pour commenter l’accord intervenu lundi entre la Grèce et les autres membres de l’Union européenne. Ce proche de l’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis condamne à la fois le FMI, la BCE et l’Union européenne.

    Quelle est votre regard sur – l’accord – entre guillemets-de lundi ?

    Vous mettez vous-même ce terme entre guillemets : ce n’est en effet pas un accord. C’est un viol, le consentement grec fut obtenu de la manière habituelle dans ces circonstances : comme l’a dit justement le premier ministre grec Alexis Tsipras, il a donné son accord avec un couteau sur la gorge. En l’espèce, le couteau était la menace brutale exprimée par la banque centrale européenne de faire s’écrouler le système bancaire du pays (en refusant de prolonger ses lignes de crédit d’urgence, NDLA).

    Vous pensez que ces décisions ont une petite chance de résoudre quand même le problème ?

    Etant donné l’échec cuisant auquel ont abouti les politiques similaires qui ont été conduites ces cinq dernières années, il est difficile pour toute personne raisonnable de croire que la poursuite des mêmes politiques aboutirait maintenant à relancer l’économie grecque.

    Certains observateurs disent que finalement, il aurait mieux valu décider d’un Grexit, d’une sortie de la Grèce de la zone euro, plutôt que d’arriver à ce texte…

    Tout cela dépend de la manière dont l’exit aurait été conduit et de l’importance de l’aide que les amis de la Grèce auraient apportée au pays.

    Pourquoi, à votre avis, l’Allemagne a adopté un ton si dur?

    Pour des raisons de politiques intérieures. Parce que la chancelière Angela Merkel semble avoir été prisonnière de sa propre administration et parce qu’elle ne veut pas être déforcée au profit de Wolfgang Schäuble au sein de la CDU.

    Pensez-vous, comme certains économistes anglo-saxons, que tout ce qui se passe aujourd’hui est la conséquence d’une mauvaise structure originelle, d’un “bad design” de la zone euro ?

    Oui, en partie…

    … ils disent que dans cette zone imparfaite, il est impossible désormais de s’ajuster via les taux de change. Et que la seule manière de résoudre les déséquilibres entre les pays qui dégagent des surplus commerciaux et ceux qui sont en déficit, est que ces derniers s’ajustent via les prix et les salaires. Ce qui revient à prendre des mesures déflatoires….

    Oui, c’est exactement cela !

    Comment expliquez-vous la position du Fonds monétaire international : après avoir imposé de dures mesures d’austérité à la Grèce ces dernières années, il dit aujourd’hui que la solution ne viendra pas sans une restructuration profonde de la dette grecque par les Européens?

    Le FMI continue de supporter ces mesures d’austérité, qui ne fonctionnent pas. Mais il lui est interdit de participer à un programme d’aide d’un pays dont la dette n’est pas soutenable. La publication ces dernières heures d’analyses montrant que la dette grecque n’est pas soutenable est donc le moyen pour le fonds de refuser de participer à un nouveau plan de sauvetage. Cela pose d’ailleurs un problème majeur pour le financement de l’accord de lundi, car le prêt que donnerait le MES à la Grèce requiert (ce sont les statuts du MES, NDLA) la participation du FMI. Si ces conditions ne sont pas remplies, le fonds peut se retirer et dire comme Ponce Pilate : je m’en lave les mains.

    Et vous, quelles solutions proposez-vous pour régler le problème grec?

    Je continue de supporter les efforts de personnes courageuses en Grèce, et notamment ceux de mon ami Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des Finances, pour trouver une manière tolérable d’avancer…

    Propos recueillis par Pierre-Henri Thomas

    Je vais plus loin: C’est un coup d’état. Varoufakis a été éliminé, Tsipras est décrédibilisé et fera la même fin. Place à la dictature de la spéculation financière et au détriment des épargnants et travailleurs de tous les peuples. C’est l’aspect le plus voyant de la stupidité de la “globalisation” qui nivelle tout vers le bas et homogénéise et standardise toutes les cultures. C’est la disparition de la contradiction, de la critique et de l’Art. C’est la marchandisation de l’individu au dieu « consumériste » qui devient le gardien de la dictature spéculative contre chaque individu en faisant miroiter « la liberté », celle de « consommer ». Quant aux autres libertés on peut leur dire « Adieu » !

  • 17 juillet 2015 à 15 h 08 min
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    Bonjour,

    Merci Amora, pour la retranscription de cette interview.

    Dites-moi, il semble que la moutarde vous soit montée au nez ! 😉 (Elle est facile, mais à point nommé)

    Oui, la Troïka revêt un aspect anti-démocratique, voire tyrannique.

    Une question : les victimes du consumérisme ont-ils une arme sur la tempe ?

    Non. Les gens autour de moi ne cherchent pas à agir autrement qu’en fonction du “dieu-argent”, alors qu’il existe d’autre moyens d’agir. Et, en tant que libéral, au sens noble du terme, je passe dans mes discours, et pour mes proches, pour un sympathisant d’extrême gauche.

    Atterrant. La chasse aux nouvelles sorcières n’est plus très lointaine.

    Bonne déroute économique à tous.

    E-Gwen.

  • 22 juillet 2015 à 17 h 50 min
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    Eh Eh! Bonjour E-Gwen, la moutarde m’est montée au nez depuis 40 ans, alors je la fais monter aux autres maintenant! Aucun rapport avec la marque “Amora”, mais elle me sert bien pour faire monter la moutarde aux autres!

    Les gens n’ont aucune arme sur la tempe, ils ont un “appât” sous les yeux. C’est bien plus efficace qu’une arme sur la tempe. Cet appât, c’est celui qu’on rencontre tous les jours dans les grandes surfaces, comme les “têtes de gondole” pour pousser les gens isolés en millions de singularité face à leurs plaisirs solitaires consuméristes pour satisfaire rapidement une envie face à une souffrance chronique ou un stress quelle qu’il soit. Même entouré de monde chaque client est un individu singulier bien seul face à la tentation du posséder plus et encore plus. C’est là que le politique a failli et laisse le champ libre au business avide de faire toujours plus de marges, toujours plus de bénéfices à court terme quitte à vendre n’importe quoi et sans aucune vision à long terme en pensant que les arbres continuent de monter indéfiniment! Cela fonctionnait quand l’Europe et l’Amérique avaient des esclaves et des colonies. Cela ne fonctionne plus dans un marché dit « libre » pour tout le monde. Actuellement on consomme les biens de 3 planètes Terre juste pour les pays occidentaux. Cela ne peut pas durer. La planète est un monde FINI avec des ressources FINIES. C’est le moment de réfléchir à une autre société et si possible pas dans l’urgence. Mais hélas, le capitalisme nous a habitué à réagir et sortir de sa léthargie morphinique que dans les situations urgentes. Le réchauffement climatique ne les impressionne pas encore. Ce sera l’héritage à nos enfants et petits-enfants.

    Comme dit une de mes connaissances bien au-delà de la retraite, « Après moi le déluge ! ». Je crois que cet apophtegme est partagé par pas mal de nantis qui ont trop vieilli dans l’ennui, tels des zombies aux connexions dendritiques formatées ! 🙂

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