Vidéo: Olivier Berruyer : “On a pas le choix”

Et je suis d’accord avec lui.

Quand il dit on a pas la choix, il dit l’Etat n’a pas le choix! Quand est-ce qu’on va arrêter de dépenser plus que ce qu’on gagne.

La classe moyenne va ramasser

Source: http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2013/03/29/olivier-berruyer-sur-le-bail-in-on-na-pas-le-choix/

On va enfin voir si les déposants sont intelligents et savent détecter les bonnes banques des mauvaises (cela s’appelle la sélection naturelle).

On a tronqué la vision des épargnants en les protégeant (soi-disant) des défauts.

L’homme doit être responsable et se prendre en main. Le choix lui appartient. Garantir les dépôts c’est une espèce d’assistanat déguisé et de fumée pour endormir les déposants. Que des promesses qui rendent les fous joyeux.

 

 

Et un petit clin d’œil à Gérard qui a vu son blog suspendu (le risque d’utiliser des sites qui offrent des blogs gratuits, mais qui -dès que ce n’est plus politiquement correct – suspendent votre abonnement) et qui a dû créer son propre site sur la finance (c’est un médecin passionné) :http://www.quiperdgagne.fr/

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42 réflexions au sujet de « Vidéo: Olivier Berruyer : “On a pas le choix” »

  • 3 avril 2013 à 13 h 23 min
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    Il faut faire comme ceux-là :
    Des milliers d’actionnaires lancent une action collective en justice contre RBS
    pour les avoir trompés lors d’une augmentation de capital en 2008, a annoncé mercredi l’association qui les représente.

    D’abord demander des comptes aux dirigeants qui se sont enrichis malhonnêtement sur le dos des clients.

  • 3 avril 2013 à 14 h 02 min
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    Pfffff,
    Si seulement l’économie était une science exacte.
    C’est bien pour cela que dans les université d’économie, les cours ne concernent finalement que des maths.
    Au moins une équation peut se résoudre.
    Hélas, lorsqu’il y a autant de variables, d’inconnu, c’est un peu plus compliquer.

    Pour ce qui est de la bourse, elle va bien puisque les entreprises ont pris en compte la crise dans leur activité. Du moment qu’il n’y à plus de surprises.

    PS mais qui sont réellement les Soros, lesson, Kerviel ????

  • 3 avril 2013 à 14 h 04 min
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    C’est un malade ce Berruyer,dire que c’est normal de ponctionner les comptes,c’est le meilleur moyen pour faire paniquer les épargnants!

  • 3 avril 2013 à 14 h 17 min
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    Quelle sont les banques en France les plus risqués ? et les moins risqués ?

  • 3 avril 2013 à 15 h 43 min
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    Spolier les déposants sans pour autant réformer structurellement l’Etat ne servirait en rien en france pour l’instant, d’autant plus qu’une prise de conscience a lieu et qu’enfin, depuis juin 2012, l’opinion publique dans son ensemble considère qu’il faille diminuer le nombre de fonctionnaire. si le temps le permet, la spoliation se fera sur une décennie au minimum en imposant outre mesure les ventes immobilières issues des héritages.Ainsi, on paie d’abord la succession, puis la plus value .En comptant que les générations des 80 ans sont détenteurs de l’essentiel de l’immobilier, la tonte va pouvoir commencer.La difficulté est de gérer avec douceur le passage à l’acte sans qu’on puisse s’en rendre compte.

  • 3 avril 2013 à 16 h 37 min
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    @merio
    Non je ne crois pas qu’il soit malade.
    Il explique que c’est désormais chacun de nous qui doit prendre ses responsabilités en plaçant son argent et arrêter de croire aux promesses.

  • 3 avril 2013 à 17 h 40 min
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    Non post scriptum

  • 3 avril 2013 à 20 h 33 min
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    Merci beaucoup Olivier pour le clin d’oeil

    Langage Bancaire de J.P Chevallier ou règle des 10 %

    Posted on 19 février 2013

    Cliquer sur le tableau pour l’agrandir

    Site de J.P Chevallier
    La règle de « ce bon vieux » Greenspan est la suivante :

    Le total des dettes des banques ne doit pas dépasser 10 fois le montant de leurs véritables capitaux propres, ce qui constitue le multiple d’endettement réel (leverage) dont l’inverse (en pourcentage) est le ratio Tier 1 d’origine qui doit être supérieur à 10 %.
    Voici quelques exemples pour comprendre et voir quels sont les bons et mauvais élèves !

    Bank Of America2012, tangible assets

    Bank Of America régresse dans le classement des banques systémiques mondiales à risque systémique : le leverage réel est de 13,9 correspondant à un ratio Tier 1 réel de 7,2 %,

    Morgan Stanley 2012, tangible assets

    Morgan Stanley a un leverage réel de 13,8 correspondant à un ratio Tier 1 réel de 7,3 %,

    Goldman Sachs2012, tangible assets

    Avec un leverage de 13,6 en baisse, Goldman Sachs dépasse les limites préconisées par ce bon vieux Greenspan mais toutes les autres grandes banques ont un leverage plus élevé qu’elle, à part Citigroup et Wells Fargo.

    BPCE et Natixis 4°trimestre 2012

    La banque des frères Lehman a fait faillite en 2008 avec un multiple d’endettement (mon µ), le leverage, de 32 mais les grosses têtes de Natixis ont réussi à survivre avec un leverage de 32,9 à la fin du 3° trimestre 2012, baissant à 30,5 fin 2012, ce qui correspond à un ratio Tier 1 réel de 3,3 % très loin des exigences de ce bon vieux Greenspan,

    Tangible assets :Citigroup 2012

    A priori, Citigroup est la banque la plus vertueuse des grandes banques mondiales (SIFIs) avec un leverage réel en baisse à 10,8 fin 2012,

    BNP-Paribas 4°trimestre 2012

    En prenant les chiffres donnant une image fidèle de la réalité, les véritables capitaux propres tangibles des actionnaires, le leverage réel se retrouve à 27,0 ce qui correspond à un ratio Tier 1 réel de 3,7 %…

    Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises

  • 3 avril 2013 à 20 h 54 min
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    La spoliation du cash, voire des actions, ne peut se faire que par surprise, faute de quoi les sommes s’évaporeront très rapidement en faveur d’achats immobiliers, automobiles et artistiques à tous prix. De quoi faire peur…
    Avoir laissé la bulle immobilière espagnole se développer, et des banques y investir sans disposer du capital nécessaire, est un acte criminel.

  • 3 avril 2013 à 23 h 24 min
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    Bon , en résumé et pour faire pratique , quand on a 500ke de liquidités ( et que l on en souhaite ou ne peut pas se delocaliser physiquement ) , on fait quoi ?
    on selectionne 5 banques chez jp Chevallier , on ouvre 5 comptes a 100 ke avec 10% de cash et le reste en actions buy and hold ???

  • 4 avril 2013 à 10 h 35 min
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    Berruyer est drôle : comment veut-il qu’on fasse le tri entre toutes les banques pour savoir lesquelles sont vraiment saines et lesquelles sont vérolées ??
    Les comptabilités sont bidons trafiquées, à tous les étages… ! Je le mets au défi de nous trouver une seule banque vraiment sûre… du moins une moyenne ou une grosse. Même une chatte n’y retrouverait pas ses petits.

    En plus c’est pas à nous de faire ce boulot, c’est aux régulateurs, aux pouvoirs publics : l’argent, la monnaie sont des biens publics. La preuve, c’est nous les contribuables qui sauvons les banques au nom de l’intérêt général !

  • 4 avril 2013 à 15 h 53 min
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    C’est certain que pour tout le monde ne peut pas savoir quelle est la banque la plus sûre!
    JJP Chevallier donne quelques indices.
    Il y a aussi la banque postale qui serait bien a priori.

    Mais là c’est pareil j’aimerai bien savoir.

    En tout cas, je vais :
    _ acheter un voiture neuve.
    _ rembourser mon pret immo
    _ diversifier encore et toujours

  • 4 avril 2013 à 17 h 59 min
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    @pepson
    Vous avez parfaitement raison,c’est l’état qui doit réglementer ce genre d’activité,mais il ne le font ni le feront pas parce que c’est ingérable,alors dire que ça doit être le déposant c’est du foutage de gueule.

  • 5 avril 2013 à 1 h 05 min
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    @ Crottaz

    Du point de vue strictement comptable, quand j’ai de l’argent à ma banque, j’ai une créance sur elle. A l’inverse quand j’ai un découvert, j’ai une dette envers elle.

    Il faut regarder un bilan comptable d’une banque, on remarque de suite que les dépôts sont des dettes inscrites dans le Passif (libellé “dettes envers la clientèle”)

    Donc, comment rêgler un passif quand on est en liquidation? En ne remboursant pas toutes les créances, donc une part des dépôts.
    En comptabilité pure, ça se tient parfaitement.

    Mais peut-on jouer avec l’argent des petits épargnants, l’argent des comptes courants des particuliers, et la trésorerie des entreprises?
    Oui, mais en attaquant les dépôts, pas sans le risque que le gouvernement saute.

    Tant que c’est Chypre, ça passe encore pour le reste de l’Europe.
    Mais avec l’Espagne ou l’Italie?
    Bank run ou pas? Qu’est-ce qu’on fait? On tente?

    Du reste, ils sont pas bien malins à la BCE et ils ont la mémoire courte.
    On peut très bien s’attaquer aux dépôts sans rien bloquer ou confisquer.
    On peut laisser les gens retirer leurs sous, il suffit de démonétiser une partie des billets après, dans le cadre d’un changement de monnaie.

    Cela m’étonne qu’ils n’y aient pas encore pensé….

  • 5 avril 2013 à 10 h 00 min
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    C’est plus important de choisir ça monnaie que ça banque.

  • 5 avril 2013 à 10 h 10 min
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    Tycer: vous avez entièrement raison de rembourser votre prêt immo si possible.Supposons que la banque ou vous avez le pret fasse faillite, vous perdrez l’argent qu’elle a trés probablement exigé que vous placez chez elle mais vous devez encore votre prêt.Elle est pas belle la vie….Double peine.
    Dans les temps qui court, avoir des emprunts semble trés risqué surtout lorsqu’on se rend compte que l’argent ne rapporte rien.
    En France, la fiscalité du capital, qui a déjà subi la fiscalité du travail, est sans nul doute la plus élevée du monde.Si cela ne change pas rapidement, c’est la faillite assurée car plus personne n’investira dans les entreprises de ce pays.

  • 5 avril 2013 à 13 h 42 min
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    Vendredi 5 avril 2013 :

    Les banques italiennes ont dans leurs livres 125 milliards d’euros de créances irrécouvrables, soit une hausse de 17 % sur un an.

    Lisez cet article :

    Italie/banques : Fitch prévoit encore plus de provisions pour crédits douteux.

    L’agence de notation Fitch prévoit que la tendance à l’accroissement des provisions pour crédits douteux va continuer cette année dans le secteur bancaire italien en raison de la “faiblesse” de l’économie, selon un communiqué publié vendredi.

    La perspective décernée par Fitch au secteur bancaire italien demeure “négative”, indique-t-elle, expliquant que “les banques font face à une nouvelle année difficile, dominée par l’incertitude économique”.

    Le montant des prêts douteux a atteint 125 milliards d’euros fin 2012, en hausse de près de 17% sur un an, rappelle Fitch, citant des statistiques de la Banque d’Italie. Une tendance “qui a peu de chance de ralentir tant que l’économie ne se reprend pas”, souligne Fitch.

    Le PIB italien devrait reculer de 1,8% cette année, selon l’agence qui prévoit toutefois “un début de reprise au deuxième semestre 2013, ce qui devrait progressivement faire ralentir le flux de nouveaux crédits à risque”.

    L’agence note que nombre de banques italiennes ont amélioré leur capitalisation ces derniers temps en se défaisant d’actifs risqués et qu’il est “important” qu’elles continuent sur cette voie, faute de quoi leurs notes pourraient se retrouver “sous pression”.

    http://www.romandie.com/news/n/Italiebanques_Fitch_prevoit_encore_plus_de_provisions_pour_credits_douteux66050420131301.asp

  • 5 avril 2013 à 16 h 49 min
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    Exact merio c’est du foutage de gueule de prétendre que c’est à nous de trouver une banque saine pour y ouvrir un compte sur lequel simplement déposer notre argent.

    Si encore on spéculait… mais non on veut juste un compte propre pour que notre employeur y fasse le virement de notre salaire ! Il se croit où Olivier Berruyer ? On n’a pas le temps comme lui qui est actuaire de faire le détail des statistiques et des bilans des banksters…

  • 6 avril 2013 à 14 h 01 min
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    Samedi 6 avril 2013 :

    Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, a déclaré samedi que le modèle de sauvetage de Chypre était “exceptionnel”, mais que les grands déposants des banques européennes pourraient souffrir si une banque venait à faire faillite.

    “Chypre constituait un cas particulier (…) mais la directive bancaire à venir prévoit que la responsabilité d’un investisseur et d’un déposant s’exercera dans le cas d’une restructuration bancaire ou d’une mise en sommeil”, a-t-il dit dans une interview accordée à la télévision finlandaise YLE.

    Une directive sur la sécurité bancaire est en cours d’élaboration à la Commission européenne. Elle prévoit d’introduire dans les législations nationales la question de la responsabilité des investisseurs.

    “Mais la hiérarchie est très claire : d’abord les actionnaires, ensuite éventuellement les investissements et les dépôts non garantis. Cependant, la limite des 100.000 euros (de garantie) est sacrée : les dépôts inférieurs à cette somme seront toujours garantis”, a ajouté Olli Rehn.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/reuters-00512207-rehn-ue-les-gros-comptes-bancaires-pourraient-etre-touches-555759.php

    Les banques européennes ont dans leurs livres 922 milliards d’euros de créances irrécouvrables.

    Par exemple, les banques italiennes ont 125 milliards d’euros de créances irrécouvrables.

    Dans cette situation de faillites bancaires généralisées, il ne reste plus que l’Etat pour sauver tout le système. Mais comment un Etat surendetté peut-il agir concrètement ?

    Un Etat surendetté peut :
    – Lever des impôts supplémentaires
    – Ou alors voler les dépôts des épargnants supérieurs à 100 000 euros
    – Ou alors demander à la BCE de lancer ses rotatives à plein régime (la demande devra se faire très discrètement !) : c’est la planche à billets
    – Ou alors se déclarer en défaut de paiement
    – Ou alors déclarer la guerre à un pays étranger pour lui voler ses ressources.

    La solution à la mode, c’est la solution chypriote : l’Etat surendetté vole les dépôts des épargnants supérieurs à 100 000 euros.

    Ce que Olli Rehn annonce aujourd’hui, c’est la généralisation du modèle chypriote partout en Europe.

    Le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem l’avait déjà annoncé il y a quelques jours.

    Olli Rehn et la Commission Européenne viennent de le confirmer aujourd’hui.

  • 6 avril 2013 à 15 h 20 min
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    Oui merio c’est du foutage de gueule !

  • 9 avril 2013 à 9 h 45 min
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    “L’homme doit être responsable et se prendre en main. Le choix lui appartient. Garantir les dépôts c’est une espèce d’assistanat déguisé et de fumée pour endormir les déposants.”

    Vous vivez sur quelle planète? Que penser alors de la mutualisation publique des pertes des banques privées? C’est plus que de l’assistanat c’est du “pousse au vice”!

  • 9 avril 2013 à 9 h 51 min
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    Oui neg8
    Toujours dit que l’interventionnisme est une imbécilité. C’est valable dans tous les domaines.
    Chacun sa croix

  • 9 avril 2013 à 9 h 54 min
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    @stef
    On sevrait alors vous prendre par la main.
    Quand un privé prend un risque et fait faillite c’ est normal. Si vous placez mal vos billes vous devriez être protégé. Vous vivez dans quel monde? Celui du subside?

  • 9 avril 2013 à 10 h 25 min
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    Au dela de l’interventionnisme, vous avez plutôt une vision libérale de l’individu. L’individu est pleinement responsable de sa condition du fait de ses choix. Pourquoi pas, bien que cela fasse assez “loi de la jungle” car nous sommes tous différents et loin d’être égaux.. Quid des personnes qui n’ont pas cette “capacité” de faire des choix (personnes handicapées, malades mentaux,…) et pour lesquelles leur condition est liées à des facteurs exogènes (maladie, trautismes pendant l’enfance,…), un certain interventionnisme me semble nécessaire et indispensable. On peut prendre l’exemple de la Belgique qui est un Etat assez interventionniste (et qui a les moyens de l’être, voir épargnes & patrimoines des belges) et qui a un des meilleurs système de protection social au monde ce qui lui permet, lors de crises comme celles que nous vivons d’avoir un amortisseur social (ce qui évite des divisions et les luttes de classe et évidemment un meilleur vivre ensemble, une meilleure cohésion sociale). En Belgique on ne peut pas être sans revenu, il existe encore un “filet” après le chômage ou l’invalidité qui prévoit un revenu minimum d’existence (de l’ordre de 800€/mois – CPAS) afin de conserver une certaine dignité humaine des plus “faibles” de notre société. Il est clair qu’il y a une certaine forme d’assistanat sur lequel le PS national surfe et alimente depuis des générations (et qui alimente à son tour les arguments des régionalistes flamands).. Et bien qu’il y ait également de la fraude sociale, elle n’a pas de commune mesure, en terme financier, avec la fraude et l’évasion fiscale! Pour terminer, cette forme d’assistanat entretenue par le PS en Wallonie ne vient pas de nulle part. Elle fait suite (entre autre) au patronat paternaliste (charbonnage, sidérurgie) de l’époque de “l’âge d’or” de la Wallonie qui a annéanti toute capacité d’entreprendre des générations suivantes. Très clairement je préfère mille fois être belge (voire suisse :)) qu’allemand! Merci en tout cas pour votre blog et vos points de vue intéressants!

  • 9 avril 2013 à 11 h 18 min
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    Mon dernier post n’est pas publié?!?

  • 9 avril 2013 à 11 h 33 min
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    @Neg8. Je suis minarchiste. Donc pas de loi de la jungle, un Etat minimal quand même.
    merci de votre intervention

  • 9 avril 2013 à 11 h 39 min
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    Je pense qu’il faut distinguer ce qui devrait être, donc ce vers quoi il faut tendre, et là je rejoins totalement Olivier Crottaz, chacun est responsable de la façon dont il emploie son argent, et des conséquences de ses choix, y compris de son prestataire bancaire, et ce qui est, c’est à dire des années de mensonges de l’Etat, qui a toujours proclamé aux déposants que leurs fonds étaient garantis et surs, auprès d’établissements soigneusements contrôlés. Il a tout fait pour que même les transactions les plus insignifiantes passent par les banques, à rendu le recours à celles-ci obligatoires dans beaucoup de circonstances (eh oui, c’est plus facile pour contrôler les citoyens) alors même que la plupart des gens ignorent un élément simple : juridiquement, de l’argent déposé en banque ne leur appartient plus, le banquier n’est tenu qu’à le restituer à première demande…

  • 9 avril 2013 à 14 h 19 min
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    A première vue, ce régime politique qu’est la minarchie me parait intéressant surtout dans ce qu’il tend à restreindre le corporatisme et ses collusions avec l’Etat (et là je vous rejoins pleinement!). Un régime de ce type a-t-il déjà existé (ou existe-il encore?)?

    M’en vais continuer à m’informer sur ce concept qui semble peu connu 😉

  • 9 avril 2013 à 14 h 20 min
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    Mardi 9 avril 2013 : après l’effondrement de Chypre, nous allons assister à l’effondrement de la Slovénie.

    Lisez cet article :

    La Slovénie doit assainir d’urgence son secteur bancaire.

    La Slovénie, confrontée à une grave récession, doit régler d’urgence la crise de son secteur bancaire et engager de nouvelles réformes pour stabiliser son économie, recommande l’OCDE dans un rapport publié mardi.

    Rétablir un secteur bancaire (viable) est la priorité la plus urgente, estime l’Organisation de coopération et de développement économiques.

    La Slovénie est confrontée aux risques d’une baisse prolongée de son économie et d’un accès réduit aux marchés financiers. Des mesures supplémentaires et radicales sont nécessaires dès que possible afin d’éviter un tel résultat, ajoute-elle.

    Le petit pays de la zone euro a certes déjà mis en place plusieurs mesures de consolidation de ses finances publiques, mais leur nature est trop temporaire, juge l’organisation.

    En premier lieu, la Slovénie doit assainir les bilans de ses banques et assurer la recapitalisation des banques viables, de préférence via des émissions d’actions, afin de relancer le crédit, et par ricochet soutenir l’activité économique.

    Tout en saluant la création d’une bad bank, structure de défaisance rassemblant les actifs toxiques des banques, l’OCDE regrette un manque de transparence dans son fonctionnement et s’inquiète d’interférences politiques potentielles.

    Elle recommande aussi à la Slovénie, issue de l’ex-Yougoslavie, de privatiser les banques publiques – les trois plus grands établissements du pays sont aux mains de l’Etat -.

    Même si les banques ont été à plusieurs reprises recapitalisées par l’Etat, elles restent vulnérables en raison d’une accumulation de mauvais crédits accumulés ces dernières années, et de nouvelles injections de capital seront nécessaires.

    Dans ses dernières prévisions, l’organisation a prédit une récession de 2,1% pour la Slovénie en 2013, suivie d’une croissance de 1,1% l’année suivante.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_Slovenie_doit_assainir_d_urgence_son_secteur_bancaire83090420131022.asp

    PIB de la Slovénie : 35,719 milliards d’euros.

    Créances irrécouvrables des banques slovènes : 7 milliards d’euros, soit 20 % du PIB de la Slovénie.

    Parmi les anciens pays communistes, la Slovénie, ex-élève modèle de l’Union européenne et de la zone euro qu’elle a intégrée en 2007, est tombée en récession en 2012 et devrait y rester en 2013. Son système bancaire est confronté à une montagne de créances pourries (7 milliards d’euros, selon un rapport du FMI).

  • 9 avril 2013 à 14 h 23 min
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    Olivier, si vous êtes contre toute forme d’interventionnisme, vous êtes pratiquement contre l’existence de tout Etat.

    Sur le plan économique contre “l’état-providence” agissant sur la redistribution des revenus, la limitation des salaires des grands patrons, l’aide à l’investissement ou à la création d’entreprises, le développement de pôles de compétitivité(comme l’EPUL par exemple), contre l’orientation du budget public vers la recherche scientifique pour les domaines jugés prioritaires(sortie du nucléaire et développement des énergies renouvelables ou élaboration d’un plan de développement de microcentrales plus performantes, etc.), contre le développement des infrastructures(transports, eau, électricité, communications, etc.), contre la politique industrielle(incluant les services), contre toute forme de protectionnisme même défensif(barrières à l’importation de produits à prix cassés chinois- les panneaux solaires sont un excellent exemple), contre la politique monétaire donc budgétaire et contre la réglementation commerciale du travail(horaires, salaires), contre la réglementation environnementale, etc.

    Sur le plan politique, contre l’ONU(pas le meilleur exemple!) et tout autre organisme(HCR, Croix-Rouge, etc.) permettant de régler un conflit entre Etats ou d’atténuer les conséquences des violences sur les populations civiles ou toute forme d’oppression(y a du boulot, je vous l’accorde!), contre tout rationnement en cas de guerre, contre tout plan de reconstruction, etc.

    Sur le plan éducationnel, contre l’école obligatoire, contre les programmes pluri-étatiques de formation, etc.

    Prenons la mondialisation économique, qui limite sacrément la souveraineté des Etats et ses marges de manoeuvre tout en conduisant au développement d’organisations(ou appeler cela comme vous voulez: marchés dirigés ou pas…) boiteuses, individualistes et oligarques ayant assez de légitimité pour… jouer un rôle “interventionniste” supranational.

    Et après, on va où?!

    Les britanniques(pays très libéral depuis si longtemps) se mettent à fêter la mort de Margaret Thatcher, ce n’est certainement pas un hasard. Il est clair aujourd’hui que sa politique néolibérale n’a pas fonctionné.

    Je reprends les propos tenus ce jour dans le quotidien chrétien-libéral “Salzburger Nachrichten” : “Le fait que l’Etat n’assure plus son rôle de contrôle a conduit à une perte douloureuse des compétences de régulation. Depuis le crash de 2008, nous souffrons tous des conséquences des combines financières débridées de la City de Londres dans le rôle de centrale européenne. Et l’Angleterre ? Elle se trouve dans une crise économique et financière particulièrement tenace, et le Premier ministre David Cameron fait ce que Thatcher faisait : il réduit les dépenses et mise sur le libre marché. Mais les remèdes ne conviennent plus. La capacité de guérison toute-puissante du marché n’est qu’illusion, comme on le sait aujourd’hui, et il ne reste plus grand-chose à ‘couper’ en Grande-Bretagne. L’époque de Maggie Thatcher est définitivement révolue.”

    La Dame de fer voulait donner à la société britannique une énergie nouvelle, mais c’est surtout le monde de la finance qui en a profité.

    Dans cet autre quotidien d’aujourd’hui de centre-gauche “De Volkskrant” : “Thatcher a formulé un autre idéal face au collectivisme de l’Etat providence : celui de l’individu libre, qui prend ses propres décisions et qui ne veut pas dépendre de l’Etat. … Mais le néolibéralisme qu’elle a initié présentait manifestement aussi de gros inconvénients : une société rigide, des inégalités croissantes, notamment dans les pays anglo-saxons, une commercialisation impitoyable et un programme de privatisations qui n’a pas toujours réussi. En outre, le néolibéralisme s’est rapidement éloigné des idéaux modestes de Thatcher. Les grandes entreprises, et notamment la finance, sont ceux qui en ont profité le plus – pas les gens simples et ambitieux. Pendant la crise financière, la finance a pratiqué exactement ce que Thatcher avait toujours reproché au secteur public : en profiter sur le dos des autres.”

    Il serait intéressant que quelques scientifiques britanniques se penchent sur l’état mental de Margaret Thatcher alors qu’elle exerçait encore, elle qui souffrait d’une grave affection chronique cérébrale, tout comme son grand ami néolibéral Ronald Reagan. Peut-être que sa licence en chimie et son environnement dans l’industrie des matériaux plastiques a joué un rôle? Ce ne sont pas les vapeurs nocives qui manquent dans cet environnement très malsain.

    Les britanniques ne sont pas prêts d’abandonner leur haine envers elle pour les profondes divisions économiques et sociales qu’elle a engendrées.

    C’est justement une femme néolibérale souffrant d’une grave affection cérébrale chronique qui a dit, sans jeu de mot, “dans sa plastique physique semblable à Marylin Monroe” : “la société n’existe pas!” 😉

  • 9 avril 2013 à 14 h 40 min
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    @Amora
    Minarchiste ai-je dit, pas contre toute forme d’Etat

    Et pour revenir à Margaret, elle a mis le pays dans les rails, mais on lui a toujours reproché le chômage qu’elle n’a pu juguler.

    Tout cela parce qu’elle a réduit les dépenses.

    Malheureusement, les successeurs ont replongé le pays dans la dette.

    Vous me parlez de 2008, mais le mal était déjà fait. L’Angleterre avait déjà bradé son or depuis longtemps.

    De toute manière avec ou sans Margaret, si on doit partir en dépression, ce sera douloureux. regardez l’Espagne…chômage de masse et il n’y a pas Margaret.

  • 9 avril 2013 à 16 h 06 min
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    « …Margaret, elle a mis le pays dans les rails… » n’est pas la formulation la plus heureuse la concernant! De 1979 à 1990, la Dame de fer, fille du prêcheur méthodiste, aura eu une foi en la religion monétariste indéfectible(jamais bon d’être extrême dans la religion!) conduisant en 1996, à la privatisation des chemins de fer britanniques qui a été, en Europe occidentale, le premier exemple de privatisation d’un service public ferroviaire d’importance nationale. Fini le monopole public de British Rail. Vingt-cinq lignes régionales ont été concédées à une dizaine de sociétés. L’infrastructure – gares, voies, etc. – est revenue à Railtrack et cette privatisation devait conduire…. aux accidents graves en série, survenus dans les années suivant la privatisation (Southall (1997), Ladbroke Grove (1999), Hatfield (2000) et Potters Bar (2002), (Great Heck (2001) et Ufton Nervet (2004). Même le train grande vitesse « pendolino » Londres-Glasgow appartenant à la compagnie Virgin Trains, a déraillé à cause d’une anomalie liée à l’infrastrucure ferroviaire, causant un mort et plusieurs blessés en février 2007. Eurostat dans son étude de 2009 a noté 107 accidents pour 88 blessés et 57 morts! 🙂

    Certes, la SNCF n’est pas mieux lotie sans être privatisée: 413 accidents pour 126 blessés et 80 morts. Donc le rail de l’Etat-providence semble moins sûr que le rail privé! Mais si on compare avec le train helvétique, la comparaison ne tient plus.

    Certes, elle a réduit les dépenses… tout azimut sans aucun discernement conduisant à la disparition du secteur primaire et secondaire pour ne privilégier que le secteur tertiaire. J’estime que le taux de chômage d’un pays est l’indicateur le plus pertinent(pas calculé de façon fantaisiste comme aux Etats-Unis) sur le bon fonctionnement d’une économie. Donc réduire les dépenses sans réduire le chômage ne rime à rien. Ses successeurs ont continué ce qu’elle avait commencé pour arriver à 2008( c’est le journal Salzburger Nachrichten qui en parle, pas moi!) avec la crise qu’on connaît.

    Si j’ai parlé de Margaret Thatcher, c’est parce qu’elle est l’exemple parfait avec Ronald Reagan de ce qu’il ne faut pas faire dans le libéralisme.

    Vous parlez de l’Espagne, mais c’est le pays où l’état-providence est le moins développé avec un taux de prélèvements obligatoires très bas (37 % du PIB) et des dépenses sociales parmi les plus faibles de la zone euro (20,3 % du PIB). Si le taux de chômage est le plus élevé de l’UE(après celui de la Lettonie), c’est à cause justement des dérives du libéralisme sauvage et non à cause de l’interventionnisme étatique que les « indignés » et les différentes classes sociales demandent…

    En regardant l’Histoire de l’Espagne, elle va mal économiquement depuis 1700! ça fait loin! Mais cette dégradation de l’économie ne se voyait pas parce que la Monarchie et les gouvernements successifs toutes couleurs confondues vivaient artificiellement des bienfaits et des richesses du Nouveau Monde. Rien n’a été normal dans sa gestion économique/politique et il est de notoriété publique que le marché de l’immobilier est un marché corrompu et mafieux par excellence.

    Vous savez que je ne suis pas minarchiste, ni affublé d’une quelconque couleur politique ou dogme économique. Je crois plutôt au choix des bons individus aux bons moments et aux bons postes. Pas facile, mais faisable dans un monde dit démocratique.

    Deux citations:
    – « Il parait que la crise ça rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Moi je vois pas en quoi c’est une crise, ça a toujours été comme ça. » – Coluche –

    – « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches. » – Victor Hugo – 🙂

  • 9 avril 2013 à 16 h 22 min
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    Je n’ai pas le temps d’écrire bcp, mais vous êtes contradictoire. D’un côté vous me dites que Margaret a engendré bcp de chômage et de l’autre vous m’écrivez que ce m’est pas pertinent.
    Je ne suis pas.
    Margaret ne s’est jamais laissé emm. Par les syndicats etc
    Simplement respect.

  • 9 avril 2013 à 17 h 54 min
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    @ Crottaz

    A propos de Margaret Thatcher, la dame de fer, on peut dire ceci: qu’elle rouille en paix!

    (ça vient d’1 dessin d’hermann de la tribune de Genève)

  • 11 avril 2013 à 19 h 05 min
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    L’argent est un bien public…. alors la “sélection naturelle” quand on parle de déposer son argent (au lieu de le garder chez soi comme avant… mais ce n’est plus possible aujourd’hui en France !) c’est du foutage de gueule !

  • 19 avril 2013 à 9 h 30 min
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    “Si vous placez mal vos billes vous devriez être protégé. Vous vivez dans quel monde? Celui du subside?”

    @olivier crottaz

    Quand je dépose mes billes sur mon compte bancaire je ne les place pas : je les DEPOSE. Elle doivent m’être rendues telles quelles…

    Puisque le compte n’est pas rémunéré ce n’est pas un placement, c’est simplement qu’en France on n’a plus le droit de se faire payer son salaire en espèces. Avoir un compte n’est pas un choix !

  • 19 avril 2013 à 9 h 45 min
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    Rien ne vous empêche de retirer l’argent pour le mettre dans in coffre.
    La banque ne fixe pas les taux c’est le
    Marché des capitaux.
    Avec la banque c’est un contrat privé entre vous et une entreprise.
    Comme je le soupçonnais vous pensez qu’on doit tout vous garantir.
    Ce que je vous garanti c’est qu’il va falloir être sélectif

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