24 réflexions au sujet de « Vidéo: Olafur Ragnar Grimsson: “nous avons laissé les banques faire faillite” »

  • 30 janvier 2013 à 18 h 27 min
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    Saint Olaf ! En fait, ceux qui veulent sauver les banques ce sont les adminisations étatiques elles-mêmes. Et comme, parmis elles, il y a les banques centrales, celles-ci viennent au secours des banques exclusivement pour qu’elles continuent à bailler des fonds au secteur public, poussant parfois l’arrongance jusqu’à recommander des restrictions de crédits pour ceux qui veulent investir, par exemple, dans leur propre logement. L’Etat se positionne ainsi en adversaire du peuple, pour conserver ce qui apparaît comme des privilèges. Il fait feu de tout bois pour encadrer sa trahison de la cause populaire d’une propagande écoeurante. Dans un tel cas, Robespierre estimait que l’insurection était un devoir relevant des droits de l’homme. Pour l’éviter, l’Etat n’ose pas trop taper sur les manifestants. La seule fuite en avant qui lui reste : la guerre. Le JO et le foot, c’est pas durable. Ecran parfait pour la fuite ensutie d’une élite qui aura squatté et pillé le pouvoir avant de laisser le pays en ruine et en conflit.

  • 30 janvier 2013 à 20 h 55 min
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    Qui sont les girondins d’aujourd”hui ?
    La guerre , oui : Voila ce qu’il reste à l’ETAT de nombreux pays !
    PS : Quelle(s) Guerre (s) ?

  • 31 janvier 2013 à 12 h 10 min
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    Et comment dit-on bordeaux au singulier ? Quelle guerre : il suffit d’ouvrir les yeux. Les USA ont transformé ses alliés en vassaux. Suisse comprise. Et de un. Ce groupe est en train d’installer le chaos dans les états musulmans, car il est plus facile (et moins coûteux) de régner dans le chaos en choisissant et armant ses camps au gré de ses intérêts, qu’en corrompant les dirigeants d’un état organisé. Les anglais distribuaient de l’opium indien en Chine pour l’affaiblir et y prendre pied. Pourquoi donc croyez-vous que l’Aghanistan est devenu le producteur exclusif de drogue raffinée depuis le départ des talibans ? Et de deux. L’ennemi désigné est la Chine qui a détourné à son profit le libre échange. L’Iran est la citerne à mazout de la Chine. Pour reprendre la maîtrise de l’approvisionnement énergétique, les USA tentent de coaliser la Turquie Irael et les pays arabes pétroliers contre l’Iran afin de ne pas aller au feu en direct ou du moins seuls. Et de trois. Pour défendre leurs intérêts et leur souveraineté la Chine, l’Iran et la Russie pourraient entrer dans le conflit. Non pas un conflit ouvert, mais un conflit hi-tech. La captation des drônes US sur territoire iranien est opéré en sous-main par la Russie ou la Chine en guise de démonstration de force. Comme le test de destruction de satelite par rayon laser opéré par la Chine. Vous n’aurez pas de chinois dans votre jardin, mais votre emploi sera compromis par des pannes qui affecteront votre entreprise, directement ou indirectement. Dégradation peu perceptible mais progressive de la communication, dérèglement des transports, retard dans les sms, bug dans les méls, temps perdu à lutter contre des virus farceurs qui vous occupent à autre chose qu’à votre tavail, etc. Ralentissement de l’activité économique et sociale = absence de redressement économique, restrictions budgétaire, allourdissement de la fiscalité : mécontentement social, émeutes, ET SURTOUT, fuite des investisseurs (qui est l’un des principaux but final du confit lequel vise la maîtrise économique du monde. En cas de conflit plus ouvert : blocage du métro opu des CFF (que l’on sait fragile), des bancomats, mise en panne du réseau électrique, etc. Hélas toujours pas à l’horizon de chinois sur qui tirer, parce que nous sommes à leur portée et qu’ils sont hors de la notre. Et de trois. Ajoutons le risque terrorsite. La crainte de celui-ci a transformé les états libéraux en états sécuritaires peu respectueux des droits de l’homme.Banques de données, suivi de vos opérations financières, fouille dans les aéroports, questions embarasses de votre banquier. Les terrorsites l’ont compris (et nos dirigeants aussi, puisque cela étend leur pouvoir) : pas besoins d’attentats, la menace suffit pour désorganiser la société et favorise l’émergence d’Etat policier.La démocartie étant éradiquée, il est d’autant plus facile de maîtriser les dirigeants voire de confier leur place à des hommes de la maison (ex. Monti etc.) Et de trois. Il y en a qui parlent de complot. Non , il n’y a pas de complot. Juste une guerre qui se déroule sous les yeux de journaliste borgnes et myopes.

  • 31 janvier 2013 à 20 h 43 min
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    Jeudi 31 janvier 2013 :

    Le scandale de la Monte dei Paschi en Italie sera-t-il le déclencheur d’une nouvelle crise grave de la zone euro ?

    La banque italienne Monte dei Paschi (MPS), la plus vieille banque du monde, fondée en 1472, se trouve actuellement au cœur d’un scandale dont les ramifications menacent les élections italiennes du mois prochain, et le projet de l’UE de créer une union bancaire, affirme Ambrose Evans-Pritchard dans le Telegraph.

    La banque est soupçonnée d’avoir dissimulé des pertes sur des produits dérivés non déclarés, et d’avoir payé un prix excessif pour le rachat de la banque Banca AntonVeneta en 2007, pour la somme de 9 milliards d’euros. Selon la presse italienne, l’enquête aurait révélé un réseau de corruption, ce que réfute la banque.

    Les pertes de la MPS s’élèvent à 6,4 milliards d’euros depuis début 2011 et il se pourrait qu’elle ait perdu une somme additionnelle de 500 millions d’euros dans une opération immobilière appelée « Chianti Classico ». La banque a donc émis un emprunt de 4,5 milliards d’euros pour faire face à ses pertes, et ses actions se sont effondrées de 95%. C’est la troisième fois qu’elle nécessite un plan de sauvetage.

    Mais ce qui fait la particularité de cette affaire, ce sont les liens très proches de la MPS avec le parti démocrate (PD) de Luigi Bersani. En Italie, ce scandale fait la une des journaux et il entame la crédibilité des deux candidats pro-européens et pro-austérité des élections du mois prochain, Luigi Bersani mais aussi Mario Monti. Il rend service à l’autre ex-Premier, Silvio Berlusconi, qui avait jusque-là les plus grandes peines à gagner les faveurs des électeurs, et dont la campagne a largement consisté à attaquer l’UE. La coalition qu’il mène, formée de son parti, le Parti des Libertés (PdL), et de celui de la Ligue du Nord, obtient actuellement 26% de votes.

    L’hypothèse que les eurosceptiques remportent assez de sièges aux élections pour bloquer les éventuelles réformes du nouveau gouvernement, est de plus en plus plausible. Or, les entraves à la nécessaire réforme du pays pourraient entamer la confiance des marchés à l’égard de l’Italie, et obliger la Banque Centrale Européenne à prendre le relai comme elle s’y était engagée en juillet dernier, et remettre en cause la relative accalmie que connait la zone euro actuellement.

    Le scandale touche également Mario Draghi, l’actuel gouverneur de la BCE, qui a été gouverneur de la banque centrale italienne (BCI), en charge de la supervision de la MPS. Selon le Corriere Della Sera, des documents montrent que la BCI avait eu vent de ces irrégularités et qu’elle avait missionné 2 audits. Les juges italiens ont d’ailleurs ouvert une enquête la concernant.

    « Cela pourrait sérieusement entamer la crédibilité de Mario Draghi », estime Stephen Lewis de Monument Securities. « S’il ne savait pas ce qui se passait à la MPS, ils [les Allemands opposés à une union bancaire européenne placée sous la supervision de la BCE] vont dire qu’il n’est pas tout à fait l’homme idéal pour prendre en charge la supervision bancaire de la zone euro ».

    http://www.express.be/business/fr/economy/le-scandale-de-la-monte-dei-paschi-en-italie-sera-t-il-le-declencheur-dune-nouvelle-crise-grave-de-la-zone-euro2/185429.htm

  • 31 janvier 2013 à 21 h 54 min
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    Scandales à l’italienne. Depuis l’affaire Gladio et Gelli, les scandales italiens n’étonnent plus personne.Ceux qui veulent connaître l’implication des dirigeants politiques dans les attentas sanglants liront avec intérêt “La République des massacres impunis. Les documents non publiés des événements sanglants qui ont secoué notre pays” par l’ancien président de la Cour de cassation italienne Imposimato. Mais qu’il est sain pour la démocratie de les voir apparaitre dans la presse. La sanction pénale est rare, car le justice italienne trop compliquée. Cela a finalement peu d’importance : l’essentiel est que la réputation de tous les participants soit publiquement atteinte et le contexte expliqué au grand jour et c’est ce qui compte. Draghi est comme Monti un ancien de Goldmann Sachs. Berlusconi pourrait ainsi encore donner du fil à retordre aux euro-atlantistes car il sait obtenir le soutien des italiens dans les moments critiques de leur histoire. N’oublions pas l’Islande : la Cour Européenne vient d’approuver son absence de soutien aux banques, rejettant les prétentions à cet égard des créanciers anglais qui avaient contribué à l’effondrement de l’économie locale. Ainsi c’est plutôt la position allemande qui est favorisée et qui risque bien d’être boostée parla révélation des magouilles qu’ont utilisées les banquiers français pour refiler leurs cérances pourries à la BCE, dans le dos de l’Allemagne. Tout ça semble confirmer que l’Allemagne, avec son tas d’or qu’elle rapatrie bruyamment, pourrait bien sortir finalement d’un Euro qu’elle se lasse de soutenir. D’autant que tous ces fonds émis par la BCE se perdent dans des dépenses non maîtrisée des collectivités publiques au détriments des investissements dans l’économie.

  • 1 février 2013 à 10 h 19 min
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    Vendredi 1er février 2013 :

    Nous savions que les pays européens périphériques étaient en faillite : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre. Nous venons d’apprendre qu’un autre pays européen en faillite frappait à la porte de l’Union Européenne : la Croatie.

    Fin décembre 2012, le taux de chômage de la Croatie est de 21,1 %.

    Pays en faillite, 21,1 % de chômage, la Croatie remplit donc toutes les conditions pour rejoindre l’Union Européenne.

    Le 1er juillet 2013, la Croatie deviendra le 28ème Etat membre de l’Union Européenne.

    Je sens qu’on va bien rigoler !

    Lisez cet article :

    Moody’s abaisse la Croatie au rang d’investissement spéculatif.

    Le taux de chômage s’est établi en Croatie à 21,1 % fin décembre 2012, son plus haut niveau depuis près de dix ans.

    La Croatie doit devenir le 28e pays membre de l’Union européenne le 1er juillet.

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/01/moody-s-abaisse-la-croatie-au-rang-d-investissement-speculatif_1825783_3234.html

  • 2 février 2013 à 8 h 54 min
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    La faillite des banques est le privilège des petits pays avec de petites banques.Imaginons UBS, la BNP faire faillite.Bravo le chaos !!!!

  • 3 février 2013 à 19 h 39 min
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    Vous confondez tout, BA, ce sont des Etats qui sont en pays, pas des pays.

  • 3 février 2013 à 19 h 40 min
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    Je recommence ))): Vous confondez tout, BA, ce sont des Etats qui sont en faillite, pas des pays.

  • 3 février 2013 à 21 h 23 min
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    Par exemple, en Grèce, l’Etat est en faillite.

    En revanche, les citoyens grecs et les entreprises privées grecques sont dans une forme éblouissante ! ! !

  • 4 février 2013 à 0 h 22 min
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    cette année verra plusieurs choses.La guerre des monnaies mais aussi l’apparition d’une mésentente de la part des banques centrales mondiales chacune désirant faire baisser sa monnaie.L’europe continue à se mettre en place dans un environnement très défavorable mais il est possible que des règles beaucoup plus contraignantes apparaissent concernant l’ouverture du marché européen sans aucune contrepartie par opposition aux règles protectionnistes qui ont fleuri un peu partout dans le monde.Derrière cela, le choc social, démographique , budgétaire avec pour question: qui paiera la dette ? Jamais en France le conflit de génération est aussi ressentie par la jeunesse qui paiera toute sa vie les acquis sociaux de ses parents et grand-parents dont elle ne bénéficiera jamais.Triste héritage laissé par la génération mai 68.la prise de conscience a lieu; pour preuve le flop de la dernière grève de la fonction publique mais la peur n’a encore germé que dans la tête des plus hauts dirigeants.Sans la remise en cause profonde des statuts de la fonction publique, du rôle de l’état, des régimes de retraite (avec abolition des régimes spéciaux et plafonnement des retraites des hauts fonctionnaires, des élus etc, et aussi des DOM TOM, la France ne peut s’en sortir.Tout le reste n’est que du bla bla.D’ailleurs, pendant des années , la comptabilité du chômage national ne tenait pas compte des DOM TOM mais maintenant que Hollande a promis la baisse du chômage pour la fin 2013, les 2 millions de chômeurs des DOM TOM apparaissent (+ de 5 millions de chômeurs). Ainsi, en sortant progressivement les chômeurs des Dom Tom par un quelconque biais, effectivement, le chômage baissera en fin d’année.

  • 4 février 2013 à 8 h 06 min
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    Là n’est pas la question, BA. Les problèmes de l’Etat ont un effet de contraction sur l’économie. Cela dit, ce n’est ni l’économie ni la société qui ont un problème au départ, mais bien l’Etat. Il est important de le rappeller. Par ailleurs, le mot “faillite” n’est pas approprié, il s’agit plutôt d’un risque de défaut. Je préférerais pour ma part voir ces appareils d’Etat faire une véritable faillite avec liquidation de leurs avoirs et transfert de leurs attributions à la société civile, au privé et à la Mutualité.

  • 4 février 2013 à 16 h 12 min
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    ShereKhan, je n’ai rien compris à votre remarque 12. :
    1. “Les problèmes de l’Etat ont un effet de contraction sur l’économie.” : ça veut dire quoi?! 🙁

    2. “ce n’est ni l’économie ni la société qui ont un problème au départ, mais bien l’Etat.” : joli postulat, mais comment le vérifiez-vous et surtout que veut-il dire?! 🙁

    3. “le mot « faillite » n’est pas approprié, il s’agit plutôt d’un risque de défaut.” : Vous jouez sur la temporalité. Autant le mot faillite que le mot défaut proviennent de la même origine: de l’italien du XVIe siècle “fallito- fallire” = manquer (de l’argent nécessaire). C’est précisément la situation de tous les Etats, quels que soient leurs gouvernements ou leurs administrations. Il s’agit bien de pays, entités bien définies. Si on ne parle pas de faillite, c’est parce que les politiques n’ont pas sifflé la fin de partie. Jusqu’ici ce sont les Banques Centrales qui sont en “défaut de paiement” et les Big Banks! Attendre c’est la faillite des pays, des citoyens et du système économique.

    Je ne partage pas votre opinion sur votre dernière phrase: “Je préférerais pour ma part voir ces appareils d’Etat faire une véritable faillite avec liquidation de leurs avoirs et transfert de leurs attributions à la société civile, au privé et à la Mutualité.” ; car un appareil d’Etat en véritable faillite signifie le chaos, particulièrement après liquidation des actifs… Vous ne semblez pas être un homme de terrain pour croire qu’un transfert des attributions des Etats à la société civile se fait en un claquement des doigts, pour autant qu’on ait de vrais interlocuteurs bien identifiés de la société civile. Je prends comme comparaison ce qui se passe en Tunisie, en Egypte et en Libye.

    Quant au transfert au privé, on voit comment cela se passe toujours dans ces mêmes pays… Et ne parlons pas de la Mutualité – du latin “mutuus” réciproque à la même étymologie que le verbe muer – forme de prévoyance volontaire par laquelle les membres d’un groupe, moyennant le paiement d’une cotisation, s’assurent réciproquement une protection sociale (en cas de maladie, maternité, invalidité, vieillesse, décès) ou se promettent certaines prestations. Rien de bien nouveau dans ce que font déjà les Etats occidentaux et leurs administrations.

    Bref, l’ensemble de votre commentaire me laisse songeur car je n’ai pas compris un mot de votre réflexion.

  • 4 février 2013 à 19 h 32 min
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    1. Cela veut dire que les Etats ayant des difficultés financières font des coupes dans leurs budgets, ce qui ralentit l’économie. Ce n’est pas difficile à comprendre. Réveillez-vous, Amora.

    2. Ce n’est pas un postulat, et cela veut dire que l’économie et la société en elles-mêmes (et avant défaillandc des Etats) ne se portent pas si mal. Ce sont les appareils d’Etat et eux seuls qui sont en difficulté.

    3. Votre 3ème paragraphe n’est pas clair, je ne peux y répondre. Une faillite est un processus par lequel il est mis fin à l’activité d’une entreprise. Ses avoirs sont répartis entre les créanciers et la liquidation de l’activité est prononcée. Rien de tel pour les appareils d’Etat qui, eux, veulent être éternels, et vont simplement dire à leurs créanciers “allez vous faire f…” ou bien tricher sur la valeur de la monnaie pour les rembourser en monnaie de singe. Il ne s’agit pas de “pays”, qui sont des entités géographiques, économiques et culturelles.

    4.

  • 4 février 2013 à 19 h 44 min
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    4. Personne ne vous dit qu’un tel transfert s’opérerait sur un claquement de doigts. Bien sûr, un tel processus serait long, douloureux et s’accompagnerait de nombreux tâtonnements. Néanmoins nous avons aujourd’hui une opportunité historique de commencer à nous débarrasser du chancre étatique. Il faut réapprendre à vivre, à penser, à respirer sans l’Etat – ce sera difficile pour des Européens. Votre référence à des pays sous-développés tels que la Tunisie, l’Egypte et la Lybie est absurde. Un tel processus ne peut être porté que par la classe moyenne éduquée des pays occidentaux.

    Savvy?

  • 4 février 2013 à 22 h 39 min
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    ShereKhan, “savvy?” I don’t understand when some one like you slang me. Try to be less proud and more respectful with Internet users. 😉

    Le terme d’Etat est employé de manière courante, aussi bien dans la vie de tous les jours par le biais de l’actualité, que dans des domaines variés tels que l’économie ou la politique. Cependant ce concept est difficile à cerner et à définir, mais de manière très générale l’Etat représente la personne morale titulaire de la souveraineté au sein d’une nation. C’est très vague et faux d’accuser l’Etat de tous les maux quand on ne sait pas de quelle entité on parle. Et je n’ai pas du tout compris à quoi vous faisiez référence quand vous parlez de “l’Etat”.

    Sa définition juridique me semble la plus adaptée, parce qu’elle porte sur la différence entre une personne physique et une personne morale. La “Personne morale” s’oppose à la “personne physique”. La personne physique, c’est l’individu “en chair et en os” (vous, moi, le “no savvy”…). La personne morale est en règle générale une “institution” (association, syndicat, entreprise, parti politique, commune, département, région, Canton, Union d’Etats – UE – voire une organisation internationale, une multinationale en conglomérat, une banque comme Goldman Sachs, etc.).

    Il s’agit de personnes, au sens juridique, parce que toutes ces entités ont des droits ET des obligations, qui sont distinctes des personnes physiques qui les composent.

    Lorsqu’on s’estime lésé par telle action d’une commune, ou telle décision d’un organe représentant l’Etat, une société ou une banque, on pourra faire un procès à cette commune, cet Etat, cette société ou cette banque en tant que personne morale autonome, distincte de la personne de ses dirigeants.

    L’idée de personnalité morale est utile dans la mesure où elle permet à l’entité d’exister au-delà de la personne de ses dirigeants, et de survivre à leur décès. C’est donc un facteur de continuité, de permanence. Ainsi, on parle de la continuité de l’Etat, pour dire que celui-ci demeure le même, au-delà de la personne des gouvernants, au-delà des différents régimes et des alternances politiques. Les gouvernants passent, l’Etat demeure. L’Etat n’est pas une entité palpable, c’est une notion abstraite, un peu comme le “zéro” , mais à la différence que l’Etat ne peut être “nul” par ses actes “négatifs” ou “positifs”!

    La personnalité morale garantit également une sécurité, surtout sur le plan juridique, à tous ceux qui sont par exemple amenés à conclure des contrats ou à “traiter” avec l’Etat : même si le personnel politique change, les contrats conclus demeurent valables.

    Le phénomène historique, sociologique et politique que constitue l’Etat est défini en droit par trois éléments fondamentaux qui sont :
    1. LE TERRITOIRE,
    2. LA POPULATION et
    3. Un pouvoir politique ORGANISÉ.

    Mais cela ne suffit pas, il faut un Etat SOUVERAIN.

    La souveraineté signifie deux choses, selon qu’on l’envisage à l’intérieur de l’Etat ou hors de celui-ci.
    – A l’intérieur de ses propres frontières, la souveraineté signifie que l’Etat est l’autorité suprême. Il ne reçoit d’ordre de personne, ne dépend de personne. Aucune autorité ne lui est supérieure.
    – A l’extérieur, c’est-à-dire dans ses relations internationales, la souveraineté de l’Etat signifie, non qu’il est supérieur aux autres Etats, mais seulement qu’il n’a d’ordre à recevoir d’aucune autre autorité, Etat, organisation internationale, multinationale ou Banque, fût-elle Centrale!

    Ceci est la loi pratiquée dans tous les Etats de la planète et non exclusivement “occidentaux”, mais aussi dans les pays “sous-développés”. Mon exemple avec la Tunisie, la Libye et l’Egypte est très pertinent pour une raison simple: Les Etats deviennent inégaux du point de vue de la puissance économique, militaire, de l’étendue territoriale ou de la taille de la population. C’est pourquoi on parle d’“égalité souveraine”. Le principe de la souveraineté implique le principe d’égalité. En effet, si les Etats se mettaient à revendiquer une supériorité comparable à celle qu’ils ont sur leur propre territoire, les relations et la coopération internationales seraient impossibles. Il suffit de voir ce que sont devenues les ex colonies, vous savez, ces pays “sous-développés”, mais dépendants toujours de leurs “colonisateurs ».

    Bien sûr, cela ne signifie pas que les Etats sont effectivement égaux. Il ne s’agit que d’une égalité juridique, différente de l’égalité réelle, mais cela est important. Après tout, on dit aussi que “les hommes naissent libres et égaux”, principe essentiel dans la vie d’une nation, même si on sait que cela ne signifie pas l’égalité réelle. Cela est pareil pour la définition du “Libéralisme” pour ceux qui y croient. Belle parole qui dans la réalité ne signifie rien sinon “individualisme” forcé.

    Les difficultés financières ne sont pas la conséquence des problèmes des Etats, mais des institutions économiques qui ont mis les Etats en difficulté: à savoir, les banques, les spéculateurs, les “professionnels” de l’Immobilier pour tous, les titulaires des Hedges funds, les fanatiques de l’effet levier à tous crins.

    J’insiste sur votre postulat, simplement parce là aussi vous restez vague sur le sens à donner au mot “société”. Pour vous elle se porte bien. C’est bien un postulat non vérifié. C’est votre opinion. Votre ressentiment, votre “pifomètre”!

    La société se définit selon plusieurs approches:
    – En ethnologie la société désigne un groupe humain organisé et partageant une même culture, les mêmes normes, mœurs, coutumes, valeurs…
    – En droit, une société est l’enveloppe juridique qui donne la personnalité morale à une ou plusieurs personnes (physiques ou morales) qui se sont associées en apportant des moyens matériels et humains en vue de la réalisation d’un objectif commun ou le partage de bénéfices.
    Mais vous pensiez certainement à la définition la plus commune: un groupe organisé d’êtres humains ou d’animaux, ayant établi des relations durables, qui vivent sous des lois communes, qui ont une forme de vie commune, qui sont soumis à un règlement commun ou qui ont un centre d’intérêt commun. Bref, une société est “l’état” – ou “l’Etat”? – de vie collective.

    Or dans cette définition, on ne peut pas dire que la “société” se porte bien: crise financière, chômage en hausse, éducation des jeunes déficiente, prisons surpeuplées, fermeture des lits d’hôpitaux, disparition des services publiques, départs à la retraite non remplacés, délocalisations des entreprises, fermetures d’entreprises gérées par des fonds de pensions américains, éclatement de la famille(culte outrancier de l’individu), absence de repères moraux, consumérisme débridé, etc.

    Le contraire de l’Etat de droit, c’est un Etat qui ne reconnaît pas certains droits tant aux personnes physiques que morales et se pose comme raison absolue. Dans un tel Etat, les droits des citoyens existent peu ou n’existent pas du tout. Lorsqu’ils existent, ils sont facilement violés par les autorités gouvernementales et sont difficilement justiciables; il n’y a presque pas de garantie exercée par les tribunaux contre de telles violations.

    L’Etat est-il plus à craindre que l’absence d’Etat ? L’état est une institution inhumaine qui brime les individualités et qui a toujours recours à la violence pour défendre les intérêts de ceux qui possèdent les richesses. Il est à l’origine des plus sanglants conflits. L’Etat serait donc plus à craindre que son absence ? NON, en l’absence d’Etat, les hommes n’ont plus aucun moyen de contrôler la violence qui naît de leurs passions, de leurs désirs. Ils cessent d’être des citoyens policés et deviennent des animaux redoutables.

    L’Etat est au service du citoyen et non les citoyens au service de l’Etat. L’Etat n’est pas plus à craindre que l’absence d’Etat. Il est au service du bien commun, vise à la disparition de la violence entre les individus(sauf si la disparité entre individus est trop grande comme de nos jours). L’Etat, que vous le vouliez ou non, est le garant des droits et des libertés. C’est ça “l’Etat de droit”. Et c’est une réalité historique millénaire.

  • 5 février 2013 à 7 h 49 min
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    Amora que voilà un long post. Copié/collé? Vous avez raison sur le premier point (votre premier paragraphe). Le reste est trop long et je n’ai pas le loisir de le lire. Selon moi “l’Etat” est d’abord un appareil (militaire, judicisiare, policier et administratif) existant depuis longtemps. Cet appareil a été, dans nos pays, tardivement et partiellement démocratisé par l’introduction d’élections. Cela ne suffit pas pour invoquer la “démocratie”. Cet appareil devrait être davantage démocratosé, remis à sa place et progressivement résorbé dans la société civile. Cela suppose une population éduquée, un engagement civique et un fort sens de la communaté. C’est-à-dire ce qui nous manque le plus actuellement. Quant aux pays arabes, ils sortent tout droit de la dictature et n’ont pas, ou pas assez, cette classe moyenne eduquée. Il leur manque quelques étapes pour envisager un tel processus.

  • 5 février 2013 à 7 h 50 min
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    Amora que voilà un long post. Copié/collé? Vous avez raison sur le premier point (votre premier paragraphe). Le reste est trop long et je n’ai pas le loisir de le lire. Selon moi « l’Etat » est d’abord un appareil (militaire, judicisiare, policier et administratif) existant depuis longtemps. Cet appareil a été, dans nos pays, tardivement et partiellement démocratisé par l’introduction d’élections. Cela ne suffit pas pour invoquer la « démocratie ». Cet appareil devrait être davantage démocratisé, remis à sa place et progressivement résorbé dans la société civile. Cela suppose une population éduquée, un engagement civique et un fort sens de la communauté. C’est-à-dire ce qui nous manque le plus actuellement. Quant aux pays arabes, ils sortent tout droit de la dictature et n’ont pas, ou pas assez, cette classe moyenne eduquée. Il leur manque quelques étapes pour envisager un tel processus.

  • 5 février 2013 à 9 h 32 min
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    ShereKhan, je vous fais grâce d’une “longue” réponse. Je ne voudrais pas malmener vos neurones si vite fatigués. Oui oui, c’est un copier/coller, si cela vous fait plaisir. 🙂

  • 5 février 2013 à 10 h 31 min
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    ses dendrites chauffent et sa gaine de Miéline est cuite….

  • 5 février 2013 à 10 h 37 min
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    Mdr jeanfil! Si la gaine est cuite, au niveau du cône d’émergence, le potentiel est insuffisant (loi du tout ou rien) et son axone est en déperdition! 😀

  • 5 février 2013 à 13 h 33 min
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    ok, Amora et Jeanfil (les mouches?), le débat tourne à l’invective, c’est dommage, désolé pour l’ironie qui n’était qu’une figure de style que peut-être vous avez méritée 😉

  • 6 février 2013 à 10 h 29 min
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    Sherekhan, vous avez rapidement commencé à manquer de politesse: “réveillez-vous Amora”, “savvy”, “les mouches” – assez typique lorsqu’on est à court d’arguments.

  • 6 février 2013 à 12 h 39 min
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    Penelopa, c’est vrai. J’asticote Amora parce qu’il est Amora)). Cela étant il ne me semble pas que je sois à court d’arguments.

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