14 réflexions au sujet de « Vidéo: Albert Jacquard 1994 »

  • 1 décembre 2013 à 20 h 39 min
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    Il a malheureusement évolué dans un cadre hyper-étatiste et n’a sans doute jamais été confronté à la pensée libérale authentique, autrement il aurait compris que le moteur du conformisme, c’est l’État (et tout particulièrement l’école étatique).

  • 1 décembre 2013 à 21 h 57 min
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    Bonjour Olivier.

    Nous avons besoin d’hommes (femmes) capables, et, sensés.
    Nous n’avons que des compétiteurs pour le graal de la fortune infinie !

  • 1 décembre 2013 à 22 h 52 min
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    Rafraichissant et plein de bon sens.

  • 1 décembre 2013 à 23 h 32 min
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    Bonsoir,

    Cet homme, réputé, a souvent parlé à côté de la plaque. Il n’a, en tout cas, jamais fait de sport, parce qu’un sportif apprend à connaître ses qualités ou défauts en se confrontant aux autres. Je n’ai jamais été l’ennemi de mes concurrents ! Plutôt leur ami, parce que nous pratiquions la même discipline. Le professeur Jacquard a vécu et progressé dans une tour d’ivoire. La confrontation et la compétition sont les moteurs du progrès. Il ne s’agit donc pas de les remettre en question, mais de changer les valeurs qui les animent.
    Il y a des règles et un esprit de compétition. Mais bien sûr, on peut gagner en trichant, en se dopant ou en cherchant à éliminer son adversaire.
    Le problème de notre société se trouve dans le “communisme”, c’est à dire, dans l’injonction à faire ceci ou cela en fonction de critères imposés par une certaine pensée; notamment celle de l’état.
    L’inverse de cette pensée unique se trouve dans l’admission de la concurrence et l’éclatement des différences d’opinions.
    Ainsi, on a de plus en plus tendance à parler de racisme pour disqualifier des critiques justifiées; ou bien mettre à l’index le capitalisme ou la finance pour des comportements qui ne sont pas propre au capitalisme ou à la finance.
    Imaginons : on publie des livres sans compétition. Donc, tous les livres seront publiés sans discernement ? Ce n’est pas sérieux. A partir du moment ou il faut des choix, on met les uns et les autres en compétitions de facto.

  • 2 décembre 2013 à 11 h 12 min
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    @ Pascal

    Soyons sérieux . Vous faites l’élégie de la compétition d’après DeCoubertain : “L’important c’est participer”.
    Pure idéalisme.

    La compétition c’est :
    “Je gagne – tu perd” (coûte que coûte)

    C’est là la différénce entre l’homme et les animaux. Eux, ils ne font pas de compétition élégiaque, seulement et strictement de la compétition de nécessité.

    Allez demander ce qu’ils en pensent de la compétition élégiaque aux jeunes sans travail de l’Europe du sud.

    PS : Jamais entendu parler de M. Jacquard avant aujourd’hui et je remercie M. Crottaz de l’avoir signalé ; certainement un idéaliste convaincu.

  • 2 décembre 2013 à 14 h 25 min
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    @ Trustee

    Les entreprises et les travailleurs font de la compétition de nécessité, comme les animaux. Le problème se situe au niveau du système: le passage de l’inflation à la désinflation (en attendant la déflation) induit la mort des PME surendettées et du chômage de masse, il en résulte une compétition exacerbée entre les survivants, alors que les détenteurs de capital voient leur fortune augmenter rapidement. Même durant la phase déflationnaire, une (très) petite minorité de créanciers profite de l’endettement massif des États, ce qui crée un climat propre au changement de régime. Celui-ci intervient généralement après la banqueroute de l’État, lorsque celui-ci ne peut plus payer ni les rentes, ni les salaires de fonctionnaire, ni service de la dette.

  • 2 décembre 2013 à 15 h 16 min
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    @ Georges Martinet

    Parfaitement d’accord avec vous sur le suivi du raisonnement, mais pas d’accord sur la thèse initiale : les animaux, quand ils ont mangé et/ou fait leur réserves pour l’hiver, ils arrètent la compétition. Les entreprises, dans l’approche actuelle de l’économie, sont forcées à continuer la compétition et à grandir, indépendemment des nécessités ; un exemple : nous routes sont couvertes de boites de métal mais on ne peut pas arréter d’en produire parce que tout s’arrèterait.
    D’autre part tout cela ne dure que depuis un siècle et demi environs et cela n’est pas du tout une garantie que la compétition dont on parle ici puisse continuer encore longtemps.

  • 2 décembre 2013 à 15 h 29 min
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    @ Trustee

    Quand je parle de nécessité, je parle de nécessité individuelle, étant donné contraintes systémiques. Bien entendu que dans l’absolu, il s’agit d’une aberration qu’il serait tout à fait possible d’éviter, mais cela demande des changements au niveau politique.

  • 2 décembre 2013 à 16 h 48 min
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    @ Georges Martinet

    Oui, oui, d’accord, mais les problèmes auquels il faut faire face sont concrets, très concrets et je crains fort que le système “compétition” ne soit plus la solution adéquate, du fait de l’interpénétration/dépendance de chacun envers les autres. Le système “compétition” à possiblement fait ses preuves tant que nous vivions dans des communautés/circles limités, mais mon impression est que maintenant les forces en jeu sont largement trop puissantes pour un seul individu.
    Deshormais la compétition on ne peut la faire qu’avec soi-même, sa paresse, sa faiblesse, ses autojustifications, …. , dans sa propre tête .

  • 2 décembre 2013 à 17 h 57 min
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    @ Trustee

    La compétition exacerbée n’est pas la nature du système, mais une de ses conséquences. Il ne suffit donc pas de dire “mettons fin à la compétition” pour résoudre le problème, il faut combattre le mal à la racine (l’État et les cycles de surendettement qu’il génère).

    @ Olivier

    Rien de nouveau sous le soleil:

    http://youtu.be/3CbBZRVmeSw
    http://youtu.be/2lz_aWXgqoQ

  • 3 décembre 2013 à 12 h 08 min
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    @ Georges Martinet

    Je suis avec vous, mais je ne me fait pas d’illusions parce que l’Etat est fait d’hommes et le dirigisme de n’importe quel côté il arrive il fait des dommages.
    À mon avis c’est une question de responsabilité, mais à présent nous sommes tous confrontés aux “to big to be responsible”.

  • 3 décembre 2013 à 13 h 38 min
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    La compétition est le pire des systèmes, mais je n’en connais pas de meilleur. La compétition est indissociablement liée à l’évolution de la nature et donc de l’homme, qui en est le produit le plus sophistiqué. Sa manifestation est cruelle. Elle est cependant inévitable. Chaque individu devrait pouvoir trouver la niche où il peut valoriser ses talents, selon le principe de la libre entreprise. Et lorsque la société crée des structures rigides qui empêchent cet épanouissement (structures administratives, organigrammes de multinationales), alors l’homme ne peut plus valoriser ses talents, sauf à accepter de se marginaliser. C’est exactement ce qui se passe actuellement. La compétition n’est nullement en cause, contrairement à ce que dit le professeur Jaccard. Ce sont les entraves à la libre entreprise (sous-catégorie du libre-arbitre)qui, au contraire, contrarient l’épanouissement de l’individu.

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