Notre ministre des finances ne sait pas qui est actionnaire de la BNS

Je vous laisse vous poser la question sur les connaissances de ceux qui nous dirigent.

A une minute et 30 secondes, Monsieur Broulis avance que les cantons sont propriétaires de la BNS à 2/3 et la confédération à hauteur  1/3.

Ah bon j’apprends quelque chose….sachant que la BNS est cotée en Bourse et qu’1/3 est détenu en mains privées, 1/3 par les banques cantonales et 1/3 par les cantons, je ne comprends pas d’où il tient cela (et par la même occasion, les journalistes ne savent rien non plus (ils auraient pu se préparer non ??))

En tant que ministres des finances cantonales, recevant de l’argent de la BNS, la moindre des choses c’est de savoir qui nous versent de l’argent gratuit.

Par contre, il souligne un point important et très juste..1 centimes de variations de l’EURO c’est ENORME !!! Je ne me réjouis pas de voir l’EURO ou le USD s’écrouler.

En 2011, ils craignait déjà qu’on coupe cette manne qui tombe du ciel.

Les cantons ont besoin des dividendes de la Banque nationale suisse

Il s’inquiétait aussi du soutien de la BNS à l’euro à hauteur de 30 milliards (aujourd’hui 200 !)

 

Only time will tell

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Inside Paradeplatz: BNS: un pas de plus vers la faillite

Je ne pouvais passer sous silence l’article de ce site (http://insideparadeplatz.ch/) concernant la BNS

http://insideparadeplatz.ch/2014/01/07/snb-ist-insolvenz-einen-schritt-naeher/

L’analyse est pertinente.

On nous fait croire que c’est l’or qui a fortement baissé et qui a généré les pertes de la BNS en 2013. Oui c’est vrai, mais les autres années ? Quand l’or valait 250 USD l’once ?

La hausse – durant des lustres – de l’or a compensé quoi ??? LES PERTES DES CHANGE ! (et la suisse a vendu 1400 tonnes d’or vers 450 USD)

Aujourd’hui avec 480 milliards  au bilan dont près de 200 milliards d’euros, des USD, des YEN et 70 milliards en actions, le BNS présente le flanc à toute attaque!

Comme le relève Inside Paradeplatz (Marc Meyer), il est possible (comme votre serviteur l’a déjà évoqué) que la stratégie cachée est une adhésion à l’euro.

L’avenir nous le dira, mais je confirme mon article : la BNS devra rendre des comptes (au peuple !)

Voici la traduction depuis l’allemand avec un traducteur online

SNB est un pas de plus vers la faillite

Mega perte de la banque centrale rend la concentration des risques pour l’ensemble du pays de manière significative, écrit Marc Meyer.

Notre Banque Nationale a annoncé hier pour l’année 2013: «Une perte de valeur sur les avoirs en or de l’ordre de 15 milliards de francs compensée par un gain de l’ordre de 3 milliards de francs dans les positions en devises et un gain de plus de 3 milliards de francs provenant de la vente de StabFund.  »

Non seulement la perte complètement inutile est ennuyeux – ennuyeux, c’est que la BNS continue de dissimuler sa situation financière désastreuse. Quant à la perte qu’elle parle par euphémisme de «perte de valeur» – souvent appelée « perte comptable ».

En ce qui concerne le bénéfice qu’elle parle mais en aucun cas un «gain d’évaluation» ou «bénéfice comptable», mais bien sûr d’un réel «gagner». Notre Banque nationale joue contre le peuple suisses continuer « avec les cartes marquées ».

La BNS tordu les messages clés – il trompe le peuple suisse. Katastrophalstes Exemple: Les dettes de la BNS sont présentés comme des actifs de la BNS.

Encore et encore, dit-on, notre Banque nationale ne pouvait pas être comparée à une banque commerciale – ils doivent gagner aucun profit.

En outre, la Banque nationale pourrait même ne jamais être insolvable ou illiquide – la BNS ne pouvait tout simplement « imprimer de l’argent» et de cette manière toutes les obligations de paiement à tout moment, pour répondre (chef BNS Jordanie).

Ce serait une « multiplication miraculeuse de l’argent » à la BNS. Une affirmation absurde peut être placé dans le monde des affaires à peine.

Quelle est la différence entre la Banque nationale et les banques commerciales?

Corriger: Le résultat n’est pas au centre d’une banque centrale. Sa mission est de mener sa politique monétaire dans l’intérêt du pays. Il veut donc la Constitution fédérale.

Mais peut-il être dans l’intérêt général du pays si notre Banque nationale de l’actif total d’environ 500 milliards de francs seulement 3,5 milliards de dollars, ce qui signifie moins de 1 pour cent, investir en Suisse?

La principale différence entre la Banque nationale et une banque commerciale est que, à un commercial actionnaires des banques assument le risque financier – aux contribuables de la Banque Nationale. Et des impôts plus élevés.

Le fait que la BNS « peut imprimer des billets de banque » dans le cas d’une dette tout simplement à augmenter le capital social négatif, en tant que chef BNS Jordan affirme est absurde.

Récemment, notre Banque nationale est ainsi remarqué qu’ils ont appelé « Too Big To Fail » a classé les grandes banques et ZKB par «disponible». Ces banques ont maintenant à chercher un ratio de fonds propres de jusqu’à 19 pour cent.

Qui est d’importance systémique? La BNS ou les grandes banques ou la Banque cantonale de Zurich?

Il y a un an, le ratio de fonds propres de la BNS était un peu plus de 11 pour cent. Avec la perte, la BNS identifie pour la dernière année, le ratio de fonds propres de la BNS pourrait s’attendre à avoir chuté en dessous de 10 pour cent. Ainsi, la BNS est à l’égard de (non pondérées) des fonds propres nettement moins bons que les grandes banques et ZKB.

La BNS fonctionne maintenant avec un effet de levier spéculatif de plus de 10 fois. C’est hautement spéculatif. La BNS est donc extrêmement vulnérable, elle a le souffle court.

Venez, ajoutant que la Banque nationale soit responsable de la BCZ et les grandes banques. Et il est absurde quand un débiteur à ses créanciers a imposé des exigences de fonds propres.

Un proverbe dit: « il faut balayer devant sa porte». Cela est également vrai pour notre BNS.

Le pire, c’est aussi le retour de la BNS. Dans son communiqué, la banque centrale souligne: qu’ils avaient fait sur leurs devises positionne un «gain» de 3 milliards.

Mais considérer le risque: Les réserves de change ont atteint déjà 450 milliards de francs incroyables. Ensuite, la BNS a donc généré un rendement de 0,7 pour cent. Et avec un risque élevé inacceptable (voir aussi http://insideparadeplatz.ch/2013/12/12/hedgefund-snb-wer-stoppt-den-wahnsinn/ ).

Avec garanti par la limite inférieure BNS à l’euro et l’annonce, « par tous les moyens » pour défendre cette « illimité » et que les gestionnaires de subventions les investisseurs en euros ou moins une option de vente de durée illimitée.

Le risque de cette option de vente portent les contribuables et les contribuables fiscales suisses. Ainsi, la BNS devrait gagner sur les investissements à risque suit une prime d’environ 10 à 20 pour cent par an ou plus.

Nous parlons donc d’un retour d’au moins 50 à 100000000000, qui générerait à ce risque, la BNS – pas 3 milliards.

Si vous ajoutez que la BNS avec leur démesurée, à haut risque et les investissements étrangers inutiles, les économies étrangères augmente au détriment de la Suisse.

En raison de leur monopole des billets de banque, la Banque nationale a l’avantage qu’il peut refinancer sans intérêt. Techniquement, ce n’est pas possible, chaque propriétaire d’un projet de loi un intérêt à payer pour le temps où il avait le projet de loi.

Pendant des décennies, payé la BNS seulement 80 cents pour les cantons pour ce soi-disant «seigneuriage». Dans une circulation des billets de l’époque environ 50 milliards qui étaient avec une population de moins de 7 millions de personnes, environ 5 millions de francs.

Alors je me suis assis à l’Assemblée générale de la BNS à Berne en 1996 pour veiller à ce que la banque centrale de leur de l’argent avec le taux de marché et les distributions du montant à la Confédération et aux cantons. Cela s’est passé alors.

Si la BNS a annoncé aujourd’hui qu’ils feront pas de distribution à la Confédération et les cantons pour cette année, il comprend les gens de ce qui appartient au peuple.

Dans une démocratie, le «seigneuriage» n’appartient plus à tout les “Seignieurs”, c’est à dire la Banque nationale, mais les gens. La BNS a ainsi violé les principes démocratiques les plus simples.

Au cours des dernières années, le ratio de fonds propres de la BNS a diminué de façon constante. De autrefois plus de 60 pour cent à moins de 10 pour cent. Au cours des dernières années, il a été la hausse du prix de l’or, qui passé sous silence le résultat de la BNS.

De une forte baisse de l’euro, la BNS a jusqu’ici été épargnée, heureusement, depuis l’introduction de la limite inférieure. Mais cet effondrement forte viendra tôt ou tard – qui est aussi sûr “que de l’Amen à l’église.”

Toutes les devises, qui sont résumées dans la zone euro ont eu tendance au cours des décennies les plus faibles par rapport au franc suisse. Et l’industrie d’exportation forte en Suisse conduit à une forte demande de francs. Ainsi, les Francs doit augmenter.

Le dollar est tombé d’environ 4,30 à taux de change flottants maintenant 90 cents – si depuis, il a perdu environ 80 pour cent.

Imaginez, la BNS aurait osé dans ces décennies d’introduire une limite inférieure au dollar. Personne ne peut sérieusement croire qu’ils auraient les cours minimum à défendre avec succès.

Tout comme personne ne peut croire sérieusement que, dans le long terme, il est le taux de change minimum de euros à défendre. Et ce qui se passe si le prix minimum est cassé? La perte de la BNS sera si élevé que les fonds propres de la BNS va tomber rapidement dans la zone négative.

Notre BNS veut dans ce cas simplement «imprimer de l’argent” – notre Banque nationale a clairement pris congé de ses sens.

Chef BNS professeur Jordan, selon la presse estime que le «cerveau» de notre Banque nationale, a déclaré ce qui suit à ce sujet:

“Parce que, avec” l’argent d’impression “équité peut se dis-je, insoutenable augmenté. La création de monnaie ne permet conformer pleinement aux obligations de paiement. La Banque nationale a clairement basé sur la structure du bilan actuel aucun problème de solde structurel. »(« Est-ce que l’équité de la Banque nationale suisse? “Thomas Jordan, conférence à la statistique-économique Société, Bâle, p 13).

Jordan veut dire dans le cas de l’équité négative “imprimer de l’argent”. Il nous donne à comprendre qu’il considérait billets et “dépôts à vue des banques auprès de la BNS” (base monétaire) dans les capitaux propres de la BNS.

Base monétaire est mais au contraire la dette BNS, pas l’équité. Il pense également que la BNS pourrait par soi-disant honneur “création monétaire” les obligations de paiement dans leur intégralité.

Que puis il y a les “obligations de paiement” de la BNS, dont la Jordanie parle? La grande majorité de ces paiements sont les «dépôts» des banques à vue “déjà mentionnés. Il s’agit de prêts des banques à la BNS.

Les dépôts à vue de ces banques appartiennent à la base monétaire de la BNS. Cette base monétaire créée par ce qu’on appelle “la création de monnaie”.

Ainsi, vous pouvez dire: Les dépôts à vue de la BNS causés par «la création de l’argent”. Ils font partie de la base monétaire. Il s’agit de prêts par les banques à la BNS ou en empruntant la BNS.

Ou vous pouvez appeler les dépôts à vue que les obligations de paiement de la BNS. La dette et les obligations de paiement sont les mêmes.

Donc, la Jordanie affirme:

a) par “la création de monnaie” conduit à des obligations de paiement de la BNS (les Les dépôts à vue des banques, l’argent de la banque centrale), et il affirme également,

cette dépôts à vue (obligations de paiement) sont dégradées b) que par la création monétaire.

Et maintenant? Augmenter ou diminuer les dépôts à vue des banques à la création de l’argent?

Définitions:

Les dépôts à vue des banques = obligation de paiement de la BNS = base monétaire = Passif de la BNS.

Tous ces termes signifient la même chose.

Il ne peut donc prétendre que par “la création de monnaie” lieu d’une part, la base monétaire ou les soldes des comptes courants de la BNS et ainsi que d’autre part, les obligations de paiement de la BNS sont également dégradées par la BNS.

Les obligations de paiement des dépôts de la BNS et de la vue des banques sont les mêmes. Par conséquent, la création de monnaie ne peut pas représenter simultanément une alimentation et à une diminution de la même.

Avons-nous la BNS simplement croire quoi que ce soit – juste parce que c’est la BNS? Il s’agit déjà plus de 450 milliards de francs de la dette souveraine, qui a déclaré à tort la BNS à l’actif de la BNS.

Le courant, carte misérable ans avec la perte de 9 milliards est seulement “un coup de semonce”.

Si le chef BNS Jordan affirme que la BNS serait “manifestement pas un problème de solde structurel», de sorte que c’est naïf.

Bien pire peut se produire, si l’euro de nouveau tendance à être faible et la BNS maintient sa limite inférieure:

1 Les capitaux propres de la BNS sera négatif.

2 Le contribuable et le contribuable devront recapitaliser la Banque nationale par le biais des impôts plus élevés, et le plus rapidement possible.

3 A défaut, la BNS est insolvable.

4 Parce que du plafond de la dette, l’État ne peut pas donner une garantie de l’Etat pour la BNS et ce financement par l’emprunt.

5 Note de la Suisse est détériorée massivement.

6 Les banques vont retirer leurs dépôts à vue à la BNS.

7 La BNS devra refinancer leurs euros sur les obligations à haut rendement.

8 Les taux d’intérêt augmenteront donc massivement.

9 La BNS résout le krach immobilier de lui-même.

10 Les banques prêteuses vont faire faillite à la fin car ils doivent écrire leurs soldes à la BNS en conformité avec des capitaux propres négatifs. Des fonds propres négatifs de la BNS est ensuite transféré un par un pour les banques prêteuses.

11 Pour éviter cela, la Suisse cherche à adopter l’euro ou à adhérer à l’UE (au taux de 1,20 de change).

12 Sinon, il s’agit de la réforme de la monnaie.

Où sont les autorités de contrôle de la Banque nationale? BNS Conseil de banque? Fédérale? Parlement? FINMA?

La BNS devrait cesser de parler de la politique monétaire “macro-prudentielle”.

Vous devriez préférer enfin réaliser et admettre qu’ils financés tout euro de la dette souveraine et que leurs avoirs en devises complaisants représentent un plus grand risque pour notre pays que le prix de l’or sur laquelle la BNS se lamente maintenant.

Avec le retour annuel actuel, la BNS a revenir à leur propre faillite un pas de plus. Il contrôle l’attention sur l’incapacité de payer l’ensemble de la Suisse, si elle maintient son taux de change minimum et comment menacé “illimités” acheter Euros et finance la dette veut.

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Audio/Vidéo: RTS, La politique monétaire de la FED mène-t-elle le monde à sa ruine?

Cédric Tille et Pierre Leconte en contradiction.

La politique monétaire de la FED mène-t-elle le monde à sa ruine? – 19.09.2013

La FED, la Réserve fédérale américaine, continue d’inonder le marché de ses liquidités alors que les spécialistes s’attendaient plutôt à une réduction. Cette politique monétaire extrêmement expansive pour la Banque centrale américaine est destinée à soutenir à tout prix l’économie et réduire le chômage. Le débat entre Cédric Tille, professeur d’économie à l’Institut de hautes études internationales et du développement et Pierre Leconte, gérant de fortune chez Buchs Finance à Genève et président fondateur du Forum monétaire de Genève pour la paix et le développement.

Cédric Tille: https://sites.google.com/site/cedrictilleheid/ un proche de la BNS.

Il ne peut donc pas nier l’action d’une banque centrale (2011- à aujourd’hui: Member of the Bank Council of the Swiss National Bank). Pour lui la FED est toute puissante….on en reparle dans quelques années.

Pierre Leconte: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Leconte

Suis d’accord avec lui on aurait dû laisser des banques faire faillite.

 

 

 

 

 

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Video (anglais): Special Gold Alert from Larry Edelson

Voilà plus de 20 mois que Larry est baissier sur l’or et l’argent.

 

On ne peut que lui donner raison (ici une vidéo de 2011 : http://youtu.be/bzwvM0qneVQ, c’est l’avantage d’internet, on y retrouve les dires de certains, c’est mieux que le bistro du coin)

 

Aujourd’hui, Larry nous annonce le point bas sur les matières précieuses, un point bas comme jamais !

 

Pourquoi ?? Pour des raisons autres que les dernières fois. Surtout l’éclatement de l’Europe….

et finalement toutes la monnaies fiduciaires va rentrer dans le marchés….donc inflation…..aie !

 

Il voit comme moi, une hausse du dollar US en même temps que le prix de l’or (enfin un !)

 

C’est en anglais ,mais très très compréhensible !

 

 

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Des graphiques très longs sur l’or et sa relation avec le USD et le CHF

Les marchés mettent les nerfs à rude épreuve et comme vous avez pu le constater, je fatigue un peu, ayant un peu moins d’énergie pour rédiger.

De plus, ce qui se passe actuellement en Suisse autour du secret bancaire et la panique totale des banquiers – prêt à balancer pères et mères – commence légèrement à m’indisposer, voire me dégoûte !

En conclusion humoristique: “C’est la merde !(120 secondes)”

Messieurs les banquiers ! Assumez les premiers ! (UBS et Wegelin  ont payé et ont affronté les USA seuls, eux !)
et pendant ce moment les Bahamas et le Delaware coulent des jours heureux !

Retour sur l’or, le USD et le CHF (graphiques spéciaux pour mon ami Philippe qui aime les longs graphiques)

Certains peuvent voir une corrélation.

D’après Bloomberg (et la recherche du fameux R2), il n’y a absolument aucune corrélation inverse (le R2 n’atteignant pas les 0,8)

 

gold usd depuis 1700

usd chf et once chf depuis 1820

 

 

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La Question c’est quand et surtout …comment ??

Entrer dans une guerre des devises, c’est un jeu dangereux, surtout s’il on a affaire ou à faire à de gros poissons (certainement plus gros que soi).

Entrer dans une guerre monétaire avec les USA, le Japon qui sont des pays qui ont – durant des décennies – pratiqué ce jeu est un combat qui relève de la gageure.

Lier son destin à une zone euro qui tente aussi de faire de même semble suicidaire, surtout en finançant des déficits !

L’Euro va ainsi décider pour le franc suisse.

Un jour, si la BNS ne veut plus jouer ce jeu, alors il va falloir qu’elle se sorte du pétrin dans lequel elle s’est, elle-même, plongé.

Oui je suis un peu (un tout petit peu) d’accord que sans intervention sur le taux de change, l’économie suisse aurait plongé (quoique ce n’est que supposition puisque cela n’a pas eu lieu et que le taux de chômage est au plus bas depuis 10 ans), mais on aurait pu agir sur d’autre levier (comme les taux négatifs par exemple)

Aujourd’hui la BNS est remplie – à ne plus savoir qu’en faire – de devises étrangères, surtout d’euros. (source zero hedge. J’avais dressé le même constat ici: Les bilans des banques centrales en % du PIB et JP Chevallier à fin décembre: http://chevallier.biz/2013/01/bns-bilan-fin-decembre/)

SNB20Balance20Sheet

Je vous ai déjà indiqué que posséder des euros est un moyen de pression, mais c’est aussi une pression.

D’un côté la BNS tient un peu le couteau par le manche vis à vis de la zone euro (en cas de vente massive des euros), mais la zone euro tient aussi la Suisse par la barbichette, leurs destins se lient de plus en plus.

En cas de vente agressive d’euros détenus par la BNS, la zone euro va voir l’euro chuter (intéressant pour les exportations) mais la BNS va certainement essuyer une grosse perte, comme il arrive certains hedge funds peuvent perdre des milliards avec l’effet levier FX (l’effet kiss cool): One Of The Biggest ‘Hedge Funds’ In The World Is Getting Destroyed By The Yen ( la BNS est mentionnée en fin d’article)

La Suisse et l’Angleterre sont donc aussi entrés dans une guerre des devises : Switzerland and Britain are now at currency war

CHF20vs20sdfsSNB

source: WSJ

Je continue de soutenir que cette guerre des devises entraîne la BNS sur une mauvaise pente.

 

 

 

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Les problèmes européens vont avoir un impact en Suisse

La crise 2008 n’a pas eu l’impact sociétal, immobilier aussi puissant en Suisse qu’en Europe.

La Suisse a été passablement épargnée.

Tout au juste la grande UBS a dû être sauvée par les contribuables-citoyens parce que cette banque était internationalement exposée.

Aujourd’hui, les choses semblent bien différentes.

Le Franc Suisse a joué son rôle de valeur refuge et cette force a obligé la BNS à intervenir pour ne pas voir les monnaies étrangères telles que l’Euro ou le Dollar s’effondrer. La BNS a artificiellement freiné la hausse inéluctable de la devise helvétique. Elle continue encore et toujours de manière illimitée.

Ce qui a attiré les investisseurs à l’époque étaient la stabilité politique, la démocratie et le faible endettement du pays comparativement aux voisins qui nous entourent.

Quatre ans plus tard, en 2012, nous sommes au début d’une contagion des problèmes européens à l’échelle suisse et ceci malgré la santé insolente de l’économie suisse (chômage 2.9% actuellement selon les derniers chiffres.

Tout d’abord les banques et le secret bancaire sont dans la tourmente, ensuite l’industrie (exportation) commence à avoir des difficultés supplémentaires autres qu’uniquement des problèmes de changes.

On assiste à des licenciements chez Swisscom, Lonza auxquels s’ajouteront ceux des banques (UBS, CS)

Un membre du directoire s’exprime à ce sujet: L’économie suisse s’affaiblit encore

Le cadre étant posé, cela me permet de rebondir sur des évolutions dont je vous parle depuis des années, celle de l’inflation et celle des taux d’intérêts.

Comment voulez vous voir de l’inflation (période de croissance) alors que tout semble vouloir aller de plus en plus mal d’un point de vue économique. La consommation va chuter (en Europe) et les prix ne monteront pas.

Au sujet des taux, on va aussi voir que ces derniers vont rester bas car il n’y aura pas de croissance.

Pour que les taux montent, il faut une surchauffe, une consommation et une circulation de la monnaie (vélocité). Sur ce dernier point, je vous produits le graphique de la vélocité de la monnaie aux USA.

source: http://research.stlouisfed.org/fred2/series/M2V?cid=32242

la monnaie ne circule pas !

Les obligations suisses sont toujours le refuge

source : http://www.jpchevallier.com/article-crise-aggravation-obabamesque-112305984.html

Il semble donc que le franc suisse sot toujours très demandé ! En plus des problèmes économiques, la BNS va avoir un problème de change. Elle va devoir acheter de l’euro en masse !

On se situe entre le marteau et l’enclume (reste juste à savoir qui de l’Europe ou des USA joue le rôle l’enclume)

 

 

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Un joyeux anniversaire au plancher

Le 6 septembre prochain nous fêterons le premier anniversaire du taux de change plancher de l’euro contre le franc suisse.

Comme je le répète souvent, je pense que cette décision se révèlera dangereuse dans le futur, mais je dois admettre que le rush sur le CHF était très important à l’époque et qu’une intervention devait être entreprise. Je pense que des taux négatifs auraient été moins impactant que l’achat de tonnes d’euros.

Aujourd’hui la BNS a annoncé son exposition aux devises à fin juillet, la voilà:

source: http://www.snb.ch/fr/iabout/stat/statpub/balsnb/stats/balsnb

Soit une hausse en un mois de 44 milliards (12% de hausse par rapport à fin juin)

Les entreprises ont salué cette décision il y a un an: le-journal-du-matin_20120831

Pour mémoire l’émission”Passé-Présent” rappelle certains événements historiques au sujet du CHF: le-journal-du-matin_20120831_standard_passe-present_ CHF

C’est juste la Suisse a déjà tenté le coup en 1978 ! BNS 75ème anniversaire intervention en 1978 sur le marché des changes …

Quid de l’inflation par la suite

 

Le décision d’aujourd’hui engendrent des conséquences demain. Quelle seront-elles ?

 

 

 

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Action coordonnée, faute à moitié pardonnée

Hier, les grandes banques centrales du monde se sont concertées et ont agit de concert (le tout en musique sonnante et trébuchante) sur les marchés en approvisionnant les banques en USD.

Un des nombreux articles sur le sujet d’actualité: 5 questions clé de l’accord

Que se cache-t-il là derrière ?

Tout simplement, ce que Monsieur Chevallier répète depuis des semaines. Certaines banques de la zone euro n’arrivent plus à s’approvisionner en dollars américains sur le marché régulier.

voir un de ses articles: http://www.jpchevallier.com/article-bnp-pas-de-90511949.html qui n’était que le nième qui dénonçait cet état de fait. Je lui avais fait suivre cette copie de journal:

 

Il paraît qu’il faut dire merci aux petits suisses: http://www.jpchevallier.com/article-merci-les-petits-suisses-90687328.html parce que nous possédons des dollars et que nous sommes d’accord de les prêter (accord valable jusqu’en 2013) voir le communiqué de la BNS: pre_20111130.fr

Les banques ne se prêtent plus entre elles ! Elles ne se font, comme en 2008, plus confiance et à mon avis le “Credit Crunch” n’était pas loin.

Cette injection de dollars ne règle rien, cela met simplement un peu d’huile dans les rouages.

Réaction immédiate: Baisse du dollar, hausse de l’or (la fameuse relique barbare)

 

Comme le remarquent plusieurs intervenants ce problème de liquidité n’est que le pendant du problème de solvabilité.

Prochainement les pays vont devoir se refinancer sur les marchés:(vu sur le blog a LUPUS merci)

et que l’européen naît déjà endetté

Et Egan-Jones (agence de rating source Zero Hedge) nous dresse un tableau qui montre que la France, l’Allemagne, l’Espagne, etc. ne méritent pas leurs notations (rating). Egan-Jones passe la France à A (alors que techniquement elle devrait avoir encore moins comme le montre le tableau ci-après) en attendant la suite. L’Allemagne devrait avoir BB entre autre. Intéressant non ?

En conclusion du billet du jour, un petit souffle pour les marchés, mais pour combien de temps ?

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L’Euro à 1.1 contre CHF et alors ?

Plusieurs personnes m’ont félicité de ma prévision de cours de change à 1.1 pour l’euro contre le CHF (prononcée alors que le cours était de 1.45 – 1.5). Et Maintenant ?

Il est temps de fournir quelques détails, explications, articles, graphiques etc. avant de poursuivre.

Tout d’abord le graphique de l’euro contre CHF (source Reuters):

et 2 derniers jours (nouvelle intervention dès ce matin ?)

La BNS n’a pas fait de commentaire sur une possible intervention. Le Franc suisse c’est déprécié fortement contre toutes les monnaies du monde ces derniers jours après avoir touché la parité contre euro. Je crois grandement qu’une intervention de la BNS a été orchestrée.

A mon avis, l’espoir (ou la volonté non affichée) semble être: Parvenir à faire remonter l’euro vers 1,2 et ensuite d’annoncer son arrimage à la monnaie unique.

C’est possible à réaliser, mais…

  1. Tout d’abord, il faudra acheter massivement de l’euro (ou vendre massivement du franc suisse) afin d’obtenir le cours désiré.
  2. Il faut ensuite faire une annonce (un décret ? une loi ? appelez cela comme vous voulez qui fixe la parité euro/chf à 1,20
  3. Il faut défendre cette parité coûte que coûte. Cela signifie simplement acheter de l’euro dès qu’il est à 1.1990 et vendre de l’euro dès qu’il est à 1,2010, ceci en permanence
  4. Il faut donc avoir un interventionnisme permanent sur la paire de devises et cela aura un coût énorme à terme. Cette stratégie n’est pas viable à long terme et l’Argentine (en arrimant son Pesos au USD) en avait fait l’amère expérience

J’ai des propositions beaucoup plus décalées pour affaiblir le CHF

  1. Augmenter l’endettement de la Suisse au même niveau que les pays européens et américain….soit 100% du PIB (en résumé ne plus être le moins mauvais (ou le meilleur selon la perception que l’on affiche de la dette suisse))
  2. Instaurer des taux d’intérêts négatifs (la plus plausible) sur les comptes courants (pour les non-résidents). Problème de taille, le cash CHF se déplacera probablement sur les obligations qui- à force d’être achetées – offriront finalement un rendement négatif (hausse du cours des obligations), puis le cash ira sur les actions suisses (dont certaines possèdent des P/E de 4 et des rendements au dividende de 3-4% annuels. Nestlé par exemple ou Kudelski, pour autant que les bénéfices restent stables) ou sur de l’immobilier.
  3. Laisser UBS ou Credit Suisse faire faillite (intérêt national de les maintenir en vie sinon la Suisse est à genoux. UBS + CS = 7x le PIB suisse), ce qui fera s’écrouler le CHF (pas souhaitable du tout !)
  4. Acheter massivement de l’euro ou du USD (je parle de milliers de milliards) en espérant que cela aura un impact. De toute manière les comptes de la BNS seront  dans le rouge et la BNS imprimera de la monnaie de singe aussi (c’est ce qui arrive). Problème, cet afflux de liquidité va provoquer un problème d’inflation en Suisse par la suite.
  5. Adhérer à l’EU…..(eu…là je crois qu’aujourd’hui le peuple voterait massivement contre..)

En tout cas, c’est silence radio de la part du gouvernement et de la BNS (d’ailleurs je ferait de même si j’étais à leurs places)

Je vous livre quelques articles:

l’euro dépasse brièvement 1-09 franc (suite à l’intervention, on verra cela dans les comptes de la BNS)

La BNS prend de nouvelles mesures pour enrayer le franc fort

La Suisse doit-elle plus investir pour s’en sortir

Alors que faire me direz vous ?

Etant donné la forte volatilité de la monnaie à cause d’interventions, je ne prendrais pas de position actuellement en CHF pour des investisseurs qui n’en détiennent pas car il se peut que le CHF s’affaiblisse encore.

Pour ceux qui sont déjà investis, je garderai la position.

A court terme, la chute de l’euro était terminale (tout le monde en parle, les journaux), mais je ne vois pas ce qui a changé en quelques jours dans les économies mondiales. A court terrme l’euro peut remonter assez fort. On va voir ce qui va se passer à plus long terme.

Malheureusement (ou heureusement) la Suisse est un petit pays, maniable et flexible, mais il n’a pas la capacité de contrer avec sa BNS les flux de capitaux mondiaux.

Si les chinois, américains, européens veulent acheter du CHF (ou plutôt vendre leurs monnaies respectives), la seule possibilité offerte à la Suisse sera de les décourager et non de lutter contre cet afflux de capitaux.

 

 

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La mort du dollar…..

C’est l’idée derrière le livre de Myret Zaki.

Le dollar va mourir, vive l’euro

Je ne fais pas de publicité pour ce livre dont je trouve le titre très racoleur.

Discussion au sujet de cet ouvrage sur la Radio Suisse Romande: forum_20110414_standard_developpement-9_0ad906da-d5f4-4a14-b24b-4db3ac766005-128k

Je veux bien que les USA soient dans la panade (je l’ai écrit plusieurs fois déjà), que les Etats américains soient dans la panade (idem) et que les municipalités soient en difficultés (idem bis), mais c’est comme voir la paille dans l’oeil du voisin, mais pas la poutre dans le sien.

Cette dame dit que l’Europe va mieux.

C’est faux et le banquier de Bordier le relève très bien.

Elle dit aussi que ce sont les hedge funds qui sont responsable de la chute de l’euro. Je n’y crois pas. Ils peuvent initier un mouvement, mais très certainement pas décider de la tendance. On l’a bien vu avec la BNS qui a acheté plus de 100 milliards d’euros et n’a pas réussi à faire remonter la monnaie européenne.

Elle écrit aussi dans son livre que si la Grèce fait faillite ce n’est rien, tout au plus comme si un petit canton suisse faisait défaut. Elle occulte tous les pays de la zone euro et le calendrier colossal des emprunts dont le prochain: L’Espagne.

Il existe une similitude entre les USA et l’Europe: Les achats par les banques centrales de dettes pourries.

Il existe de grandes différences entre les USA et l’Europe:

Aux USA on parle la même langue, on mange la même chose, ce qui n’est de toute évidence pas la cas en Europe, d’où une grande différence de mentalité, entre autres. Le poids de la finance est très différent dans l’économie (beaucoup plus lourd en Europe, je ne tiens pas compte des dérivés)

Techniquement, aujourd’hui, les bulls sur le dollar index ne sont plus que 7%.

La sortie de ce livre (pour un contrariant) serait-elle annonciatrice et correspond-elle à d’un jet de l’éponge des positifs sur le dollar ? Cela nous donnerait un rebond du dollar.

Quant à dire que les BRICs vont prendre le relais et qu’un panier de monnaies fortes va être créé, là je souris devant tant de naïveté (et mon article sur le Braise-île – montrant que tout est monté à crédit – le prouve bien) et avancé que le franc suisse c’est comme de l’or……là je doute fort.

Des monnaies fortes vous avez dit ?

Les monnaies sont toutes faibles.

Elles ont toutes perdu leur pouvoir d’achat dans le temps, sans AUCUNE exception et je vous encourage à relire mes articles:

Laquelle choisir ?

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Les cantons suisses « assistés » ?

Pascal Broulis le grand argentier du canton de Vaud s’inquiète de plus recevoir son dividende de la part de la BNS !

Les cantons ont besoin des dividendes de la Banque nationale suisse

et certains proposent des remèdes contre la force du franc suisse qui a pénalisé la BNS dans ses résultats: Vendre l’or de la BNS ou payer les salariés en euros et Des pistes pour contenir la force du franc

Pour mémoire, voici la liste de mes articles au sujet la BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Pour revenir sur la BNS, elle se doit d’essayer de réguler le marché et juguler les hausses et baisses du franc suisse.

Au sujet de ce dernier, ce n’est pas lui qui monte, mais l’euro et le dollar américain qui baissent. Preuve en est que le YEN, le dollar australien sont en hausse 2010 contre le CHF et d’autres monnaies périphériques n’ont pas chuté comme les devises européennes et américaines.

La BNS distribue ses bénéfices aux cantons, mais ce n’est pas un dû contrairement à ce que Pascal Broulis semble dire.

Evidemment si la BNS fait des pertes, il semble logique qu’elle ne distribue pas de dividendes.

Un ménage ne réclamera pas de prime, si aucun bonus de fin d’année n’est accordée pas l’employeur.

Un ménage ne compte pas sur ce “sucre”, le budget pour le loyer étant fixé sur le salaire annuel sans revenu extraordinaire.

Il serait bienvenu que nos politiques arrêtent de gérer nos deniers en tant compte de revenus aléatoires aussi importants. Je sais bien qu’il est difficile de prévoir les rentrées fiscales et dépenses. Je tiens à faire remarquer que, contrairement à ce qu’avance monsieur Attali, les cantons ne sont pas endettés à la hauteur des pays européens et que la dette des cantons et de la confédération ont été réduites de manière importante durant ces dernières années, au contraire des pays européens qui la creusent. (ici en exemple le Vaud, vers 25% du PIB vaudois. Ce canton fait d’ailleurs figure de cancre par rapport à d’autres cantons sans dettes)

 

poids de la dette vaud

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L’euro va-t-il perdre encore 60% de sa valeur contre le Franc Suisse ?

C’est le scénario qu’aurait laissé sous-entendre M. Hildebrand de la BNS lors d’une réunion avec le Conseil Fédéral. Pour l’instant aucune confirmation de ses dires, mais pas de dénégation non plus.

L’article de “La Tribune de Genève”: Dans un moment d’intimité avec le Conseil fédéral, le patron de la Banque centrale aurait évoqué le risque d’un euro à 50 centimes suisses

Sans vouloir me vanter, ni critiquer (c’est toujours trop facile après)

  1. J’avais vu la chute de l’euro puisque le 7 janvier 2010 j’avais écrit: L’Euro en chute libre alors que son cours était de 1.4790 contre CHF (aujourd’hui 1.2650 soit 14.4% de baisse) et son cours 1.4318 contre USD (aujourd’hui 1.3140 soit 8.2% de baisse)
  2. La chance m’avait souri (ou l’intuition) puisque qu’après un rebond de l’euro, j’ai annoncé sa rechute dans mon article “Préparez-vous à EF2” du 28 octobre 2010.

En Image cela donne:

J’ai parlé plusieurs fois de l’impuissance, de l’inconscience et des pertes comptables de la BNS (qui s’accentuent).

Le dernier rapport de la BNS: Remarques introductives de Philipp Hildebrand 16-12-2010

 

La question que je me pose est pourquoi acheter de l’EURO contre CHF si on anticipe une valeur finale de 60% de moins ? Faut-il être suicidaire ou est-ce pour se protéger et pouvoir dire par la suite: ” On a tout essayé !”

Je ne crois pas que l’euro puisse chuter à 50 centimes prochainement. Cela relève d’une idée panique.

Cette annonce me rappelle furieusement le cas du pétrole qui, lorsqu’il se trouvait vers 150 USD le baril, alimentait les spéculations les plus folles avec des objectifs stratosphériques vers 200 ou 300 USD. On a vu ce qui s’est passé ensuite. De manière inverse lorsque le pétrole a chuté vers 35 USD, on pouvait lire qu’il continuerait sa descente vers 9 USD.

En ce qui me concerne, et même si je suis toujours baissier sur l’euro jusqu’à 1.1, on pourrait le voir se stabiliser vers les niveaux actuels pour des raisons techniques (survendu).

Il semble que la crainte d’une franc suisse fort fasse paniquer nos instances dirigeantes alors que les exportations suisses se portent bien, notamment vers l’Asie.

En conclusion, tout est possible sur l’euro, tout dépendra des prochains problèmes politiques et économiques de la zone euro. en ce qui me concerne, je reste toujours à l’écart, les incertitudes étant toujours grande sur le devenir de la zone euro et des dettes des pays composant cette même zone. Pour ceux qui ne voudraient pas acheter du franc suisse parce que trop cher à leur avis, ils peuvent acheter des USD ou d’autres monnaies plus exposées à de meilleurs fondamentaux.

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Que va faire la BNS ?

Le Franc Suisse s’envole:

Contre USD

Contre CAD

Conte Euro

Il semble qu’à nouveau la BNS essaie de contrer cette baisse en achetant encore des euros.

En ce qui me concerne, j’avais anticipé la chute de l’euro.

Je n’aurais par contre jamais imaginé que le franc suisse s’apprécierait si fortement contre les autres monnaies et surtout contre le USD (que je vois toujours remonter prochainement).

Il s’agit d’un mouvement de panique du marché et certainement que les banques centrales de tous pays achètent du bon franc suisse (ou vendent l’euro). Le CHF reste une valeur refuge par excellence et la monnaie d’un pays beaucoup moins endetté que ses voisins directs (la France, etc. sont 2,5x plus endettés que la Suisse)

La BNS semble empruntée , l’USS lui demande d’intervenir (l’euro touche un nouveau plancher – BNS priée d’intervenir) pour contrer cette hausse.

Ces syndicats pensent que la BNS peut faire quelque chose avec ses petits moyens financiers. Que Nenni, elle ne peut pas contrer le monde entier.

Par contre ce qui pourrait arriver est une prise de mesures rapides comme dans les années 70, en imposant des taux d’intérêts négatifs sur les comptes pour les non-résidents !

Dans mon délire je me suis imaginé que:

1) les gens seraient d’accord de payer pour avoir du franc suisse

2) les obligations 0%  (zéro coupon) coteront au dessus du pair… (c’est un petit délire de ma part que de voir un jour une obligation 0% 2012 à 104%)

3) les investisseurs étrangers vont alors investir dans des titres actions suisse en se disant que le dividende leur sera versé en guise rémunération. Cela offrira un soutien aux actions suisses.

4)  un “reverse dividend”, à savoir que l’investisseur devra payer la société pour pouvoir détenir les titres en action…là je pousse un peu le bouchon, je vous l’accorde (autre délire de ma part)

5) la BNS allait vendre son or (1000 tonnes environ) pour acheter des euros…aie aie aie.

Et si de guerre lasse la BNS demandait à la suisse d’adhérer à la Zone Euro, cela lui enlèverait une sacrée épine du pied ?  Tout peux arriver en ce bas monde, mais je n’y crois pas un seul instant.

Citation: La qualité tiendra longtemps après que le coût ait été oublié. Henri Royce

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La BNS impuissante ?

Depuis quelques semaines le Franc Suisse-  qui s’était renforcé auparavant contre l’euro – semblait très fermement collé aux alentours de 1 euro =  1.43 Chf.

Alors que les monnaies se renforçaient contre l’Euro, le Franc suisse de son côté restant dans les rangs.

Je suppose que cela était dû à l’intervention de la BNS (Banque Nationale Suisse) qui, très certainement, achetait des Euros et vendait des Francs Suisses.

Pourquoi ?

Parce que la Zone euro est un partenaire important pour les échanges commerciaux transfrontaliers et que si leFranc Suisse venait à trop se raffermir, nos exportations en pâtiraient.

Sauf que…

La BNS n’a pas un pouvoir étendu au point de pouvoir régater durant des mois à ce rythme. Le fait d’acheter une monnaie qui subit une défiance internationale semble une hérésie.

J’ajoute que l’Asie peut être aussi une porte de sortie pour nos exportations, tout comme les USA dont la monnaie (et ce n’est pas faute de l’avoir dit à plusieurs reprise sur ce même blog: déjà en 2009 http://blog.crottaz-finance.ch/?p=2655) se renforce mondialement.

Pour mémoire mon article sur 30 ans d’EURO: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3809 et 200 ans de Franc Français : http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3740 (l’horreur ces monnaies !) et je parlais en janvier du Carry Trade: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3703

Ce matin vers 10h00 le franc suisse s’est renforcé contre TOUTES LES MONNAIES.

la preuve en graphiques

La minute culturelle et patriotique du CHF (sans chauvinisme aucun de ma part)

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Or/argent et le ratio long terme. Le débat de l’inflation ou de la déflation et celui du Dollar

En prélude à mon article du jour, voici trois graphiques:

Le premier représente la performance de l’or et de l’argent sur une longue période en ajustant le prix à l’inflation (dollars constants).

or et argent depuis 1820 adapté de l'inflation

Le deuxième représente le ratio cours de l’or sur cours de l’argent depuis 1300

or argent ratio depuis 1300

Le dernier montre le même ratio, mais depuis 1800

or argent ratio depuis 1980

En règle générale, en cas d’inflation, l’argent sur-performe l’or et le ratio affiche un nombre plus faible. Actuellement le ratio se situe dans les hauts de la fourchette de fluctuation. Quant aux métaux précieux, ils ne naviguent toujours pas vers leurs plus hauts historiques sauf exception:  l’or.

Tout cela me semble bien étrange et il se pourrait bien que, contre toute attente, l’or chute. Je sais bien que monsieur Faber (que je respecte) voit l’or monter (ce qui n’est pas impossible bien sûr et c’est ce que je vois sur le long terme) et  aussi que le métal jaune de descendra pas au dessous de 1’000 USD l’once.

J’ai un grand respect pour M. Faber, mais là, je suis prêt à prendre le pari contraire. 

Les signes d’optimisme extrême et de spéculation haussière sur le métal jaune abondent. À moins d’un effondrement imminent du système bancaire et financier mondial (une réelle possibilité et c’est d’ailleurs pourquoi il faut toujours détenir de l’or), je vois l’or corriger assez fortement dans les mois à venir.

L’argument principal des super haussiers sur ce métal et donc des (hyper) inflationnistes est que les banques centrales, la Fed en particulier, inondent le marché de liquidités par l’utilisation de ce qu’on appelle la planche à billets.

La Fed n’a pas le pouvoir qu’on lui accorde habituellement. Face à l’importance des dettes accumulées ces dernières décennies, ni la Fed, ni le gouvernement n’ont le pouvoir de contrer les forces déflationnistes. Ils peuvent tout juste les contenir quelques temps.

Prenez les charts sur deux ans de l’or, de l’argent, du platine, de palladium, d’un indice des mines (XAU, HUI, GDX). Que voyez-vous ?

L’or est bien seul à faire des plus hauts, à grand renfort de publicité. L’argent est encore assez loin de son top de 2008. Quant au platine et au palladium, ils sont à des kilomètres de leur plus haut respectif ! C’est sain ça ? 

Et les mines, pourquoi n’arrivent-elles pas à surpasser leurs plus hauts si l’inflation, voire même l’hyper inflation constituent le danger immédiat ? Regardez les volumes des échanges de ces dernier jours sur le GDX, ils baissent alors que son cours monte. C’est sain ça ?

Ne trouvez-vous pas étonnant de voir fleurir un peu partout des petites boutiques d’achat et de vente de pièces d’or ? Ne trouvez-vous pas étrange que de plus en plus d’annonces proposent de vous racheter ou de vous vendre de l’or, des pièces d’or ?

Même les journaux non-spécialisés en parlent. Avec le titre suivant : “L’or bat tous les records”, le quotidien suisse romand 24 heures nous explique que “le métal précieux s’impose une fois de plus comme une valeur refuge”. Il ajoute : “cette tendance risque de durer des années. Un grand retour de l’inflation pourrait même provoquer une ruée.”  24heures or

Personnellement, cela me donne qu’une envie : vendre de l’or pour acheter encore plus de cette monnaie détestée par tous qu’est le dollar US ! 

Pourquoi? Parce que 97% des intervenants sont négatifs sur le USD et que même les journaux toujours non-spécialisés le décrient:  24heures le fin du roi dollar

This is music to my ears ! L’or est bien en train de faire un sommet important et le dollar un creux tout aussi important !

On constate cette conviction quasi unanime que l’inflation va faire son grand retour… Cela me paraît être une idée complètement absurde lorsque j’observe le niveau très bas des taux d’intérêt sur le marché monétaire et surtout sur le marché obligataire, le marché le plus important qu’il soit au monde. 

Tout cela me conforte dans l’idée que l’on va bien connaître une période de (forte) déflation, déflation qui sera due à l’effondrement de la gigantesque pyramide de dettes accumulées durant toutes ces années. 

Je crains aussi tout le secteur (actions)  va corriger dans une déflation… L’or sera le métal qui perdra le moins (mais baissera quand même), donc le ratio Gold/Silver va certainement faire un plus haut historique.

Si l’inflation pointe le bout de son nez (ce qui n’est pas mon scénario aujourd’hui), certains ne vont pas l’apprécier: Swiss Re Says Inflation May Pose ‘Real Problem’ for Reinsurers

La chronique Agora et monsieur Bill Bonner me confortent, aujourd’hui, dans ce que je dis et écris depuis quelques temps déj. Ll’article qui suit explique le mécanisme qui va amener le USD à s’apprécier contre tout: bill bonner carry tradel

Votre humble (face au marché) et dévoué  rédacteur Olivier

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