Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Depuis des années le secteur minier voit le cours des actions d’exploration et de développement se faire plomber régulièrement alors que le cours du sous jacent (l’or) monte. Cette chute entraine inexorablement les titres vers leurs plus bas alors que les ressources s’améliorent. Ce phénomène (et je m’en doutais fortement) semble être expliqué par les algorithmes qui vendent à découvert les actions des sociétés.

Hier, je suis tombé sur un article des plus intéressants qui montre que désormais le secteur veut que les régulateurs remettent en place les règles qui avaient cours en 2012 : https://www.newsfilecorp.com/release/49806/Junior-Mining-Sector-Responds-to-Predatory-Short-Selling-Launches-Save-Canadian-Mining

Voici une traduction internet du site : https://savecanadianmining.com

En 2012, l’OCRCVM et les ACVM ont supprimé une règle de négociation connue sous le nom de «test de tick», qui limitait la vente à découvert à la neutralité ou la vente à des variations de prix positives au moment de la vente. Ces modifications ont été appliquées non seulement au lieu principal d’inscription à la cote de la Bourse de croissance TSX, mais également à toutes les plates-formes de négociation canadiennes, il y en a 14 aujourd’hui, ce qui réduit la capacité de la Bourse de croissance TSX d’effectuer tout changement. Depuis la suppression du test de tick, les marchés canadiens ont évolué et il existe maintenant une dynamique dans laquelle les activités de vente à découvert, de trading à haute fréquence et d’algorithmes exploitent l’absence de test de tick, au détriment des marchés émergents du Canada. Nous demandons aux ACVM et à l’OCRCVM d’évaluer la possibilité de réinstaurer le test des tiques. Save Canadian Mining est un mouvement visant à ramener les règles du marché à la norme juste et transparente qui a permis d’assurer la prospérité pendant plus de 142 ans. Ensemble, nous pouvons sauver le secteur minier canadien.

Dans le conseil d’administration, siègent Terry le CEO de Chilean Metals et le très connu Eric Sprott : https://en.wikipedia.org/wiki/Eric_Sprott

Il semble que ce groupe a très prochainement rendez-vous avec les régulateurs et si ces derniers font correctement leur travail, il verra que leur décision en 2012 n’a pas aidé le secteur minier.

En conclusion, un “short squeeze” pourrait apparaître sur le marché des minières canadiennes

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