Le franc suisse se renforce. Pour combien de temps ? #CHF #USD #EUR

Certains lecteurs ne se rendent peut-être pas compte (car ils sont français, belges, canadiens francophones, etc.) que les suisses souffrent grandement de l’appréciation de leur franc suisse face aux autres devises. Cela dure depuis toujours.

On peut probablement imputer cela au faible endettement du pays (avant coronavirus à 35% du PIB) et à une certaine stabilité politique.

Pour mémoire, j’avais construit deux graphiques qui permettaient de se rendre compte de la force du franc suisse dans le temps

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Ohé ohé du métaux !

Très récemment, la Chine a fait un pied de nez aux américains en leur rappelant que les terres / métaux rares se trouvent surtout en Chine.

https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/terres-rares-pekin-tente-par-un-nouveau-bras-de-fer-avec-washington-1290788

https://www.europe1.fr/emissions/L-edito-eco2/la-chine-durcit-le-ton-sur-les-terres-rares-strategiques-pour-les-armees-du-monde-entier-4025775

https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/chine-monopole-production-terres-rares-51380/#:~:text=Ils%20contiennent%20les%2017%20terres,le%20niobium%20et%20quelques%20autres

Il semble que – depuis que les démocrates sont au pouvoir – des tensions apparaissent avec la Chine, mais on assiste plutôt à des tensions sur les taux d’intérêts.

Il est très intéressant de constater les répercutions sur les cours des métaux dit rares (mais pas tous inconnus). Les cours flambent littéralement, voici quelques exemples:

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Marché des actions USA des indicateurs inquiétants

Comme je vous l’ai mentionné déjà plusieurs fois, les valorisations sont élevées sur le marché US.

Ces P/E élevés sont certainement le fait d’avoir en face des taux extrêmement bas, voire négatifs.

Cet environnement biaise totalement la valeur des actifs.

Autre conséquence, les investisseurs prennent de plus en plus de risques alors que les titres continuent de monter dans un environnement de baisse des bénéfices.

Ils achètent les titres au plus haut (les technos en exemple ci-après) alors que le momentum global annonce la baisse (advance / decline line). En résumé, ils achètent les grandes capitalisations technos (FOMO = Fear Of Missing Opportunity)

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La BNS se bat comme une tigresse

Ce matin, la BNS vient de laisser son taux directeur inchangé à -0,75%.

Comme je l’ai écrit maintes fois, ce taux négatif est une catastrophe pour la réalité des prix. Tout est corrompu ! En forçant les investisseurs à se détourner de l’épargne, les risques que ces derniers prennent sont en augmentation. Il y a donc déplacement du cash sur d’autres actifs dont les prix montent sans aucune réalité avec leurs vraies valeurs.

Il faut aussi savoir que l’épargne est ainsi taxée comme, par exemple, le cash (et obligations puisque celles-ci offrent aussi un rendement à l’échéance négatif) dans les caisses de pensions.

On vous vole tout simplement votre épargne.

A l’époque la caisse de la confédération avait essayé d’obtenir un passe droit pour ne pas avoir d’intérêt négatif….honteux…mais cela avait été corrigé rapidement sous la pression et la colère générale.

Pour mémoire, voici les taux d’intérêts dans le monde avec le leader suisse du taux négatif.

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Ohé Ohé capitaine abandonné !

Ohé Ohé capitaine abandonné  !

Mon dernier billet annonçait la poursuite de la baisse des marchés : Il y a encore beaucoup de place pour la baisse des marchés

Désormais c’est la Berezina.

Je pourrais prendre tous les indices, mais j’en ai choisi un : Le DAX

Mais juste entre nous….il y’a en encore de la place pour la baisse

Comme souvent, j’ai été trop en avance sur ce qui se déroule et mes visions (basées sur le fondamental) ont tiré la sonnette d’alarme sur les marchés depuis longtemps déjà. Je me suis rendu compte en janvier que les signaux étaient tous au rouge et que la correction arrivait. Non pas uniquement due à un virus, mais aux valorisations, à la dette et aux achats sur marges d’actions américaines.

Dernièrement, les personnes que j’ai croisées m’ont tenu des théories qui m’ont alerté. Ma gentillesse habituelle (et rien ne sert de vouloir convaincre des croyants endoctrinés à la drogue monétaire) m’a fait me mettre en retrait de ces grands théoriciens qui ne veulent et ne peuvent voir que la hausse.

Voici quelques exemples qui m’ont alerté:

  • Une vidéo/ interview internet du 14 janvier : “Les pessimistes vont encore se faire laminer en 2020” (je vous laisse la chercher)
  • Un email reçu le 20 janvier : Les marchés vont monter à l’infini, les banques centrales ont tous les pouvoirs…
  • Une rencontre dans la rue fin janvier : Ce coronavirus c’est juste une grippette, les marchés ne baisseront jamais (normal du point de vue de mon interlocuteur qui est dans la finance depuis maximum 7-8 ans et qui n’a jamais vu de krach ( je peux en citer quelques uns – liste non exhaustive – 1987, 1998, 2000, 2008 etc..))
  • Un reportage du TJ suisse sur les milliers d’ouvertures de comptes chez un courtier en ligne et une dame qui n’y connaît rien et qui a suivi un cours pour faire des investissements….J’ai juste passé des années à en suivre (je ne suis pas le meilleur loin de là et suis peut-être dans la finance depuis très (trop) longtemps).

Un article du 25 février (qu’on peut retrouver sur internet je vous fais grâce de l’entier, mais un passage m’a interpelé), je cite:

” Alors autant vous dire que ce matin ce n’est que du bonheur à lire la presse. Rien qu’avec tous ces abrutis qui font des comparaisons avec « les autres fois où le Dow Jones a perdu 1’000 points » et que ce n’est QUE la seconde fois dans l’histoire que le Dow Jones perd 1’000 points et c’est donc forcément HORRIBLE. Ce que ces imbéciles oublient de préciser c’est que PLUS LE DOW JONES MONTE, PLUS LE NOMBRE DE POINTS DEVIENT INSIGNIFIANT PROPORTIONNELLMENT PARLANT !!! – espèce de débiles – le jour où le Dow Jones sera à 100’000 points – parce que ça arrivera, faites-moi confiance – 1’000 points ça sera 1% – ils ne vont donc pas nous faire une théorie sur la fin du monde à chaque fois !!!”

“Imbéciles, débiles..” jamais je ne pourrais écrire cela, j’ai bien trop de respecte et d’humilité par rapport au marché.. J’ajoute gentiment que si le DOW passe à 10’000, hé bien 1’000 points ce sera 10%. Il est possible que le dow monte à 100’000, mais il faudrait tenir compte de l’inflation et de la monnaie pour connaître sa hausse réelle à la fin. Le Venezuela est au plus haut en bolivar…. J’ajoute que les achats des actions américaines sont faits sur MARGE !

En conclusion de ce qui précède, tous les ingrédients étaient en place pour une immense déwagonnée (la purge magistrale ?). La question à laquelle je n’ai pas la réponse est : “quand est-ce que cela va se terminer”. Certains ont essayé d’acheter il y a une semaine en pensant faire une bonne affaire : “Never try to catch a falling knife”. Je pense qu’il faut attendre de voir comment cela se déroule dans les prochains temps et attendre de trouver un fond.

J’avais écrit un article en 2015 : Le krach de 1929 a laissé des traces durant des décennies avec quelques graphiques dont celui-ci :

Ceux qui étaient investi juste avant le krach ont mis jusqu’en 1958 pour se refaire (en termes réels en tenant compte de l’inflation). Ce que je peux vous dire c’est qu’au plus bas en 1932, on trouvait des titres avec des P/E de 2-3 et personne n’en voulait. Ce genre de correction offre de magnifiques opportunités.

Le seul actif qui pour l’instant tient c’est l’or, car même les mines (qui sont des actions et dont j’ai écrit qu’elle pouvaient subir des ventes à cause des margin calls) subissent une pression vendeuse. Je continue de penser que quand ce sera un peu plus calme, les titres avec de la valeur reviendront à des cotations raisonnables en premier. Aujourd’hui tout est déraisonnable. Je n’exclu pas une intervention énorme des banques centrales, des baisses de taux directeur etc. La BNS doit être dans une sacrée panade actuellement.

Il est urgent d’attendre, mais soyez prêt à faire quelques achats prochainement, notamment sur des titres avec de la valeur (actifs), mais surtout prenez soin de vous et des vôtres.

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Vendez le SP500 et allez sur les mines d’or maintenant

Vendez le SP500 et allez sur les mines d’or maintenant

Souvent les graphiques en disent plus que 1’000 mots.

1 – Le poids des 5 plus grandes sociétés du SP500 est aujourd’hui à un record.

2 – Le cas Apple (AAPL) (à mon humble avis) montre la totale exubérance du marché des actions. La capitalisation boursière de cette société est identique à la taille totale du marché australien des actions !

3 -La capitalisation d’Apple est aussi plus grande que l’entier du secteur de l’énergie

4 – L’évolution du cours de bourse d’Apple est complètement dé-corrélé de l’évolution des bénéfices de la société !

5 – Du côté du marché, personne ne semble réellement inquiet. Les indices grimpent chaque jour plus haut. Un indicateur important, le très connu PUT / CALL ratio touche des niveaux très bas. Cela signifie que personne n’a peur et que tout le monde est positif sur la future hausse du marché.

6 – Le nombre de “bears” qui voient la chute du SP500 est au plus bas.

7 – Le VIX (indice de la volatilité) est aussi vers ses plus bas niveaux.

J’entends des analystes, des bloggeurs qui s’attendent à une continuation de la hausse du marché en disant à qui veut bien l’entendre que les “pessimistes vont être décimés”.

8 – La valorisation du marché américains. : Prices / ventes estimées et les bénéfices sont vers les plus hauts. Les P/E semblent chers (source Shiller)

9 – Finalement le SP500 / BEAVIT est au même niveau d’avant l’explosion de la bulle internet de 2000.

10- Les taux d’intérêt peuvent être aussi le déclencheur de la prochaine chute du marché.

Tout ce qui précède me dit que ça ne sent pas très bon, que quelque chose couve. Cela me pousse à chercher une place pour investir son argent.

L’or est au bord d’un fantastique come-back après sa grande chute depuis les hauts de 2011 (1900 USD) jusqu’aux bas de 2015 (1050 USD ). L’or est le sous-jacent des actions minières et je désire montrer la sous-évaluation de ce secteur.

A – Pour commencer, l’or a toujours conservé son pouvoir d’achat contre toutes les monnaies.

B – L’or n’a baissé que 4 fois sur les 20 dernières années.

C – Les actions minières comparées au SP500 sont bon marchés.

D – Les actions minières ont touché le fonds.

E – Les actions minières juniors sont meilleur marché que les séniors

En résumé, Je pense qu’il est temps de quitter l’entier du marché standard et de plonger dans le secteur minier. Vous pouvez trouver différentes catégories de sociétés, les producteurs (moins de risque mais rendement espéré moins grand) mais elle ont déjà répondu à la dernière hausse de l’or, les développeurs (risqué mais avec un potentiel de gain important spécialement quand le projet est dans une juridiction de qualité et que le projet a reçu un permis) et finalement les explorateurs (très haut risque, mais aussi énorme potentiel de gain).

J’ai identifié un titre minier avec un grand potentiel. Si vous voulez en savoir plus contactez-moi ici : Contact

Happy Investing et n’oubliez pas de lire mon “disclaimer”

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Le #REPO n’est pas de tout repos

Le #REPO n’est pas de tout repos

J’ose imaginer que vous avez entendu parler du “REPO Rate” et des ses implications. Il y a quelques mois, les journaux / médias en avaient parlé

Si tel n’est pas le cas voici le point du jour.

Repo rate

Repo rate est l’abréviation de repossession rate (taux de saisie) et correspond à un taux de rachat. Le repo rate qualifie l’un des taux d’intérêt d’une banque centrale, taux auquel elle prête aux banques commerciales en quête de liquidités, ou pour maîtriser l’inflation.

Le repo rate désigne aussi le taux d’escompte pratiqué par une banque centrale, pour racheter des bons du Trésor ou des obligations d’État sur les marchés financiers.

Pour contracter la masse monétaire, le repo rate est augmenté (pour inciter les détenteurs de titres à les vendre à la banque centrale). Pour la fluidifier, ce taux est abaissé.

En résumé, c’est le tampon qu’utilise la banque centrale américaine pour fluidifier le marché des capitaux, quand les banques ne se font plus confiance entre elles pour se financer par exemple.

On a eu une belle alerte en septembre 2019, le taux s’était envolé à la hausse

Tout s’est normalisé suite à l’injection MASSIVE de liquidités dans le marché par la banque centrale américaine. On parle de plusieurs centaines de milliards de dollars.

et la FED continue ses injections (70 milliards mercredi de la semaine passée : https://www.wsj.com/articles/fed-pumps-70-1-billion-in-one-day-liquidity-into-financial-markets-11575474993?shareToken=sta1b200b885044061a981d59da8498c33

Mais il ne semble qu’injecter ne soit que de la rustine. https://www.marketwatch.com/story/the-repo-market-is-broken-and-fed-injections-are-not-a-lasting-solution-market-pros-warn-2019-12-04

Soudainement, la BIS (Banque des Règlements Internationaux, BRI) alerte :

Pour elle, c’est la faute des hedge funds……

En conclusion, ça sent le roussi, car si la BRI commence à se plaindre des hedge funds, c’est que le contrôle semble perdu.

Une anecdote est venue à mes oreilles ces derniers jours : Certaines banques (en Suisse…) viennent de demander à leurs clients de rembourser – pour le 31 décembre 2019 – les crédits accordés alors que la garantie des avoirs des clients semblent largement suffisants. Un exemple, un crédit de ne représentant que 10% des avoirs du client ! Il semble donc que les banques sentent que le marché des liquidités va leur être difficilement accessible, voire interdit !

Affaire à suivre…

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Un super investissement

Comme je vous l’ai déjà évoqué, la BNS est assez mal prise entre 1) essayer d’affaiblir le franc suisse et 2) son bilan démesuré.

Je vous propose un excellent investissement sûr et réputé sans risque : Acheter des obligations de la Confédération Suisse à 50 ans (pour vos très très vieux jours)

Ainsi pour votre généreuse contribution au financement de la Suisse, vous allez être récompensé par un magnifique, que dis-je, merveilleux rendement de – 0,38% annuel (oui moins zéro virgule trente-huit pour-cent)! Cela signifie tout simplement que les “investisseurs” sont d’accord de perdre pour mettre leur argent à l’abri (ou comme les caisse de pension sont, pour des raisons légales, obligées de le faire).

Toutes les échéances de la confédération sont à taux négatifs désormais

courbe des taux en CHF

La BNS a par ailleurs encore été active sur le marché des devises

3.77 milliards de plus pour la BNS la semaine dernière et 9.8 milliards depuis 4 semaines

Ces taux négatifs ont envahi le monde entier. Les prix des quelques obligations encore en territoire positif se sont littéralement envolés (on dirait une bulle !)

Cours de l’obligations 100 ans Autriche

La quantité d’obligations en territoire négatif est au plus haut historique.

On constate aussi que: Plus les taux sont négatifs, plus l’or monte. Pour mémoire, les banquiers ont toujours dit aux clients de vendre leur or, car ce dernier ne rapportait pas d’intérêt. Aujourd’hui situation inverse. Par contre, les banquiers ne recommandent pas encore d’acheter de l’or. Ils préfèrent recommander des actions (à cause des dividendes entre autres, mais aussi pour garder les clients et des mouvements sur les comptes)….vous voyez où je veux en venir. tout cela ne peut que mal finir.

Les taux négatifs ont aussi un impact sur les cours des banques, car ces dernières souffrent beaucoup des taux bas. L’évolution de l’indice des banques est affreux, nous sommes au plus bas.

En conclusion, et pour revenir, au super investissement… Cet investissement n’est profitable qu’à la BNS elle-même. Je vous invite et encourage grandement à lire l’article de Liliane Held-Khawam concernant la ponction des avoirs bancaires par la BNS :
https://lilianeheldkhawam.com/2019/08/19/la-bns-ponctionne-les-avoirs-bancaires-et-garde-largent-finews-com/

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BNS, les taux vont encore être baissés

Je vous ai parlé de long en large de la BNS : ici : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

  1. De son bilan démesuré supérieur au PIB suisse
  2. De ne pas avoir vendu les euros achetés quand elle le pouvait
  3. D’avoir dû abandonner le taux plancher de 1.2 CHF pour 1 EUR sous la pression du marché (je l’avais prévu, mais la BNS a quand même tenu 3 ans et demi)
  4. Qu’avec les taux négatifs, les caisses de pensions (donc les retraites) subissent des ponctions anormales
  5. Que la BNS ne veux pas acheter d’or au risque de décrédibiliser les monnaies fiduciaires
  6. Que les taux négatifs sur le Franc Suisse mettent les banques dans la panade car si ces dernières les répercutent sur les grand clients, elles n’osent pas sur les petits de peur de voir un bank run

Désormais, je vous annonce que la BNS n’a pas d’autres choix que de baisser encore les taux.

Evolution de CHF contre EUR

Pourquoi ? Parce que les taux sont devenus négatifs sur les autres devises et pays (France jusqu’à 10 ans entre autres, voir plus bas) et que les taux aux USA sont en train de baisser. Malgré des taux négatifs sur le CHF jusqu’à l’échéance de 50 ans, il va falloir se résoudre à faire quelque chose !

Les taux à 50 ans sur le CHF
Les taux deviennent négatifs dans le monde entier, la Suisse perd son effet concurrentiel
Le bilan de la BNS est supérieur au PIB

En conclusion, préparez-vous à une baisse drastique prochaine des taux en Suisse.

Je me permets de vous mentionner un livre concernant la BNS

et l’impact des taux négatifs. Merci à Vincent Held :

Le crépuscule de la banque nationale suisse: http://www.heidiffusion.ch/Detail/Editions/livre/xenia-editions/held-vincent/le-crepuscule-de-la-banque-nationale-suisse/9782888922124

la BNS aspire l’épargne : https://www.illustre.ch/magazine/bns-aspire-lepargne-suisses

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Des prêts personnels à taux négatifs, on y est !

Dans quel monde vivons nous ? Celui bien étrange des taux négatifs.

Cet environnement a été créé de toute pièce par nos fameuses banques centrales, ces dernières voulant à tout prix maintenir la pseudo croissance.

Pseudo croissance évidente puisque cette dernière est créée artificiellement par les taux bas.

En effet, les “investisseurs”, pénalisés par les taux négatifs, se dirigent de plus en plus vers des investissements risqués (dans le terme “investisseurs”, on trouve aussi nos caisses de retraites),

Voilà que désormais on peut emprunter à taux négatifs et s’enrichir sans rien faire (comme les banques centrales) ( cet état de fait date de 2018 mais cela m’avait échappé)

voici le lien de l’article en allemand :
https://www.smava.de/blog/finanz-news/negativzins-kredit-smava-senkt-zinssatz-auf-minus-5-prozent/

et sa traduction partielle via google

Prêt à intérêt négatif: smava abaisse le taux d’intérêt à moins 5%

Le portail de prêts smava réduit maintenant le taux d’intérêt annuel effectif de son prêt à taux d’intérêt négatif de moins 0,4% à moins 5%. “Grâce au prêt smava à intérêt négatig, les consommateurs profitent une fois encore de la phase de faible intérêt”, explique Alexander Artopé, directeur général de smava. “Cela reste le cas: smava offre du crédit bon marché en Allemagne.” Les consommateurs de smava économisent avec un taux d’intérêt de moins 5%, soit 76,94 euros, l’autre fournisseur représentant moins de la moitié.

Le taux d’intérêt négatif de moins 5% s’applique à un montant net de prêt de 1 000 euros et à une durée de 36 mois. Cela signifie: “J’emprunte 1 000 euros et je ne dois rembourser que 923,06 euros”, a déclaré Artopé. “À l’heure actuelle, les consommateurs ne peuvent emprunter de l’argent nulle part ailleurs en Allemagne.” Des prêts peuvent être demandés par les employés, les travailleurs et les fonctionnaires disposant d’une bonne cote de crédit. L’offre n’est disponible qu’une fois par emprunteur. Il n’y a pas de coûts supplémentaires. Une assurance dette résiduelle n’est pas offerte. L’argent emprunté peut être utilisé librement. Le remboursement anticipé est possible gratuitement. Celui qui remplit les conditions pour obtenir le prêt reçoit 76,94 euros de smava. Le nombre de prêts à intérêt négatif est illimité. Le taux d’intérêt est valable jusqu’au 15 juin 2018. Le prêt est offert par smava en coopération avec Fidor Bank.

Comme dirait Charles Sannat sur son site https://insolentiae.com/:
“Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous ! “

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Suisse: L’immobilier devrait bientôt se planter (updated)

Il y a bien longtemps que je ne me suis penché sur l’immobilier.

En Suisse, comme vous le savez, la BNS a infligé des taux négatifs sur le franc suisse pour affaiblir la monnaie.

Ce combat dure depuis bien des années et les répercutions seront probablement douloureuses.

Ces taux négatifs ont été décidés pour tout le monde sans exception.

Je pense, humblement, qu’il aurait plutôt fallu mettre des taux négatifs sur le franc suisse, mais uniquement pour les avoirs étrangers (un bon 3% par exemple) et non sur les suisses. Pourquoi ?

  1. Parce que les suisses possèdent du franc suisse et ne peuvent que le vendre (ne spéculent pas)
  2. Parce que les caisses de pensions doivent payer 0.75% d’intérêts pour placer leurs francs suisses auprès des banques (une anecdote : une caisse de pension suisse paie même 0.95% car la banque lui prend encore 0,2% de marge)
  3. Parce que comme le cash est puni, l’épargne est investie dans des actifs plus risqués dont l’immobilier, sujet de ce billet.

Revenons à nos moutons (tondus).

Ce matin à la radio – au journal- on parle de l’augmentation du taux de vacance des logements (cela fait un petit moment que je guette ces signes et je les remarque avec le nombre élevé de bâtiments construits à même les bordures d’autoroutes).

Article du jour : Le taux de logements vacants en Suisse a atteint son plus haut niveau depuis 18 ans

Voici le graphique de l’évolution du taux de vacance en Suisse depuis 1980

Avant de commenter, il faut mettre en perspective avec les taux des intérêts hypothécaires (à mon humble avis) car l’immobilier (et sa bulle suisse) ont été largement soutenus par les taux extrêmement bas. Cette anomalie de taux a artificiellement augmenté la valeur des biens.

La pointe de taux vers 7% des années 1990 – 1992 à l’éclatement de la bulle.

Si le nombre de logements à louer sur le marché augmente, cela va engendrer une pression sur les prix de loyer. On observe déjà des exemples, comme à Sierre (Valais), où pour louer un appartement, on vous offre 6 mois de loyers gratuits. Depuis la vidéo (2017), on vous paie désormais le déménagement aussi.

Très bien expliqué à la fin de la vidéo : Les caisses de pension achètent ou développent à tout va, les rendements des immeubles fondent et comme ils ne sont pas loués, c’est la spirale.

La baisse des prix de biens loués va, par ricochet, se répercuter sur les prix de vente des biens.

Au surplus, il est à noter que les suisses – personnellement – sont les plus endettés au monde notamment pour l’immobilier : https://www.variantperception.com/2018/09/09/switzerland-facing-effects-of-consumer-debt-binge/

Les prix de l’immobilier en Suisse depuis 1970 à nos jours :

Voici le taux de vacances d’un dernier document UBS paru il y a peu : Immobilier suisse_fr_1385962

Ma question des plus naïve : Que va-t-il se passer le jour où – en plus d’avoir pléthore d’offres – les taux d’intérêts montent ?

Happy Investing

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Forza Italia ?

Les dernières votations en Italie et surtout les derniers revirements au sein du gouvernement (M.Conte) engendrent des répercussions dans les marchés financiers.

Tout d’abord de manière générale sur l’euro qui baisse contre USD (et CHF)

Et pour ce qui est de l’Italie, le marché des actions qui plonge et les taux des emprunts d’Etats qui montent

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Taux bas ne signifient pas immobilier haut. Le Japon est en la démonstration.

Voilà des semaines que je possède dans mon ordinateur des données concernant l’immobilier japonais et même un graphique que je vous produis ci-après.

Je suis tombé sur cette vidéo d’aujourd’hui et cela m’a rappelé ce que j’avais sous le coude.

Le titre de mon article est basé sur l’expérience qu’ont vécu les japonais.

La croyance populaire (basé sur le court terme, je précise) est:

Lorsque les taux baissent, les prix de l’immobilier montent ! Et c’est probablement vrai, mais à court terme !

Les baissent de taux engendrent des charges d’intérêts plus basses et permettent (si les banques prêtent, mais elles le font quand les taux sont à la baisse) d’acheter des biens à des prix de plus en plus élevés .

Tout cela c’est bien joli et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes sauf que…….si la déflation s’en mêle, les propriétaires s’emmêlent.

La croissance n’étant pas au rendez-vous et le boum de l’immobilier s’essoufflant, on assiste soudain à un flux de vente de biens immobiliers.

Les taux bas n’amenant pas la quantitié d’acheteur nécessaires à soutenir la demande, les prix commencent à baisser.

C’est le début de la spirale.

Voici le graphique très intéressant

real estate price vs interest rates

Au début de la baisse des taux, l’immobilier monte, puis les baisses n’ont plus d’effet !

japanese-home-prices

Japan20Real20estate20crash

Si la croissance ne revient pas, nous pourrions assister à ce scénario aussi en Suisse.

Les taux hypothécaires en Suisse

tx hypubs re b

 

On peut lire l’UBS real estate bubble du 4ème trimestre 2015:  ubs-bubble-index-q4-2015-fr

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Les taux négatifs feront de gros dégats

Tout d’abord quelques chiffres

suisse infl tx 20-11-2015

Inflation suisse (ou plutôt déflation): -1.4%

Les taux:

tx suisse 20-11-2015

 

Ce qui produit la courbe des taux suivante:

courbe taux chf 20-11-2015

Et l’évolution du taux CHF à 2 ans:

suisse tx 2 ans 20-11-2015

La première réflexion qui me vient est que si les taux futurs sont le reflet des anticipations actuelles de taux courts dans deux ans, cela reviendrait à dire que les taux courts dans deux ans seront à -0.9%.

Voilà bientôt un an que la BNS agit en appliquant un taux négatif à court terme de -0.75% et l’impact désiré (à savoir un affaiblissement du CHF, notamment contre Euro) tarde à déployer ses effets.

La BNS pénalise même les retraites, car les caisses de pensions subissent aussi les effets du taux négatif.

C’est un impôt déguisé et comme je l’ai écrit depuis bientôt 5 ans, la BNS devra rendre des comptes.

Aujourd’hui un article qui fustige la politique de la BNS: Un vent de révolte contre la politique de la BNS

La BNS est à la solde des autres banques centrales ne favorisant que la finance et je le prouverai tout à l’heure.

La Banque Nationale Suisse est totalement coincée entre des taux négatifs qu’elle ne peut encore trop baisser au grand risque de voir toutes les banques les répercuter et un bilan démesuré dont elle ne peut liquider les positions sans subir un effet négatif et faire subir un impact au marché financier.

Je m’explique:

Au cas où la BNS baisserait encore le taux de référence (allez mettons -2%), les banques commerciales devront alors répercuter cette baisse à tous clients (ce qui est le cas déjà de beaucoup de banque privées qui n’octroient pas de prêts hypothécaires sur lesquels les banques commerciales peuvent encore se faire un marge compensatoire).

Lorsque les banques appliqueront le taux négatif de -2%, les clients retireront leurs avoirs et nous assisterons à un magnifique: BANK RUN

Ce serait la fin des banques car – pour mémoire-  les banques créent aussi de l’argent de rien (ex-nihilo) avec les dépôts des clients et ceci avec un levier de 20.

Les liens suivants vous renseignent sur les standards minimaux:

https://www.finma.ch/fr/news/2014/11/aktuell-geaenderte-mindeststandards-20141110

http://www.bis.org/publ/bcbs266.htm

Imaginez donc la panique bancaire en cas de taux encore plus négatifs !

En conséquence, on empêchera probablement les épargnants de retirer à cause du risque systémique. C’est la mort du cash.

Je rappelle l’initiative pour que seule la BNS désormais puisse créer de l’argent et non plus des sociétés privées comme les banques: http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

L’autre problème c’est de savoir comment la BNS va se sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise toute seule, à savoir diminuer son bilan en vendant les euros ou les actions etc. sans subir de pertes.

Pour terminer, je peux vous assurer que ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés des prix des divers actifs (notamment des matières premières (au plus bas) et des actifs financiers (au plus hauts) et le fait de l’activité irréfléchie des banques centrales qui provoquent une distorsion des prix.

commo asset move

Monsieur Charles Dereeper nous écrit récemment qu’il a un souci de confiance envers les marchés: http://www.objectifeco.com/riche-rentier/argent/investir/j-ai-un-conseil-a-vous-donner-concernant-vos-placements-sur-les-marches-financiers.html

Je le rejoins, ça ne sent pas bon à cause des interventions de banques centrales.

Tout a une fin, reste à savoir quand.

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La Suisse championne du monde des taux négatifs

Ce matin la presse en parle:

La Suisse emprunte à 10 ans à un rendement négatif

C’est quand même hallucinant de voir que des personnes (ou institutions) placent leur argent à 10 ans avec un taux NEGATIF

Cela signifie qu’ils paient pour déposer leur argent durant 10 ans ! C’est complétement DEBILE

J’ajoute qu’en plus ils doivent supporter les coûts (frais de transactions, droits de garde) d’un tel investissement et qu’on empêche le retrait cash de milliards

La courbe des taux en Suisse se déplace vers le bas de manière quasi parallèle depuis une année.

La question est quand cela va-t-il s’arrêter ?

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structure des taux suisses dans le temps

indice prix cons suisse 8-4-2015

source: communiqué de presse: http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/medienmitteilungen.Document.193165.pdf

Avec des croissances aussi faibles et en ralentissement, je ne vois pas comment les taux pourraient remonter.

En comparaison internationale, les allemands et français proposent aussi des taux négatifs sur un certain nombre d’échéances

structure des taux comparaison internationale

Comme je vous l’ai dit plusieurs fois, nous sommes en déflation et les chiffres qui sortent sont mauvais, mais personne ne semble s’en inquiéter. Les marchés des actions montent sans cesse alors que nous sommes dans une situation pire qu’avant 2008. (merci à Chalres Sannat): http://www.economiematin.fr/news-situation-etats-unis-crise-economique-graphique-sannat

 

Pour en revenir aux taux, j’ai une explication (qui vaut ce qu’elle vaut).

Je vous la livre en mille (billets de) : Les caisses des pensions

En effet, nos chères caisses de pensions doivent investir

  1. Le cash qui rentre des cotisations (tous les mois)
  2. Une grande partie des fonds dans les obligations libellées en CHF
  3. Dans des obligations avec une notation élevée

Les caisses de pensions doivent faire face à un grande problème, à savoir comment générer du revenu pour servir des rentes alors qu’on leur donne un rendement négatif. Pour mémoire, un taux d’intérêt positif doit être octroyé sur la part obligatoire (c’est la loi). La part sur-obligatoire -quant à elle – peut subir un intérêt négatif.

Je rappelle aussi que les caisses de pensions on transféré le risque aux assurées depuis des années en passant de la primauté des prestations à la primauté des cotisations. pour mémoire: prévoyance posez-vous les bonnes questions

En 2009 déjà, je vous avais parlé que les Etats feraient tout pour trouver des financement: David Vincent les a vus !

et votre retraite à taux zéro: votre retraite placé à un taux 0% et prévoyance négative c’est possible

 

 

 

 

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L’immobilier c’est super et sans risque !

J’apprécie beaucoup Patrick Delarive, que je salue ici, et je pense qu’il a une très bonne connaissance de l’immobilier. Son groupe détenait la Régie de La Couronne (vendue depuis) et il est (était) très actif dans le domaine.

La semaine dernière, je suis tombé sur Patrick sur la RTS et j’ai trouvé son discours très intéressant. Dommage pour le sujet (un monologue alimenté par le journaliste), il n’y avait pas de contradicteur pour s’opposer à certains arguments ou tout du moins engendrer un débat avec Patrick Delarive.

Cher Patrick, me voilà !

Voici la première partie du sujet (4 épisodes sur 4 jeudis): on-en-parle_20120802_sPatrick Delarive

Patrick explique très bien le déroulement d’une acquisition, mais il oublie certains aspects.

Je le cite:

  • Un bien immobilier est un actif qui va peu varier (pas d’accord)
  • Le pourcentage de propriétaires en augmentation (possible)
  • Objet dont le prix va aller vers le haut (pas d’accord, tout dépend de la période d’observation)
  • Débit à la banque, le risque est faible pour ne pas dire inexistant, car en contrepartie on possède de la pierre (légende urbaine ?)
  • Si c’était un risque, les banques ne prêteraient pas d’argent (Pas d’accord, elle peut saisir le bien et aussi poursuivre par la suite le débiteur qui doit toujours payer la soulte !)

Puis, Patrick vient sur la comparaison entre location et achat avec l’exemple d’un loyer 2200.- par mois

Ce loyer engendre CHF 26’400.-de coût annuel pour le locataire et d’être propriétaire 18’000.-  par année (quel est le taux ? car aujourd’hui on peut emprunter à 1% en flottant et 2% en fixe à plus de 5 ans).

Patrick  oublie le revenu locatif, ce revenu fictif en fonction de la surface du bien (quelques abattement pour la vétusté etc.) qui est ajouté au revenu (comme si on louait le bien et encaissait le loyer) et le fait de pouvoir déduire l’intérêt de la dette (avec les taux actuels pas trop avantageux ).

En résumé le revenu locatif de 25’000 environ et la déduction des intérêts de la dette de 7’000.- environ laissent un montant de 18’000 imposable supplémentaire (qui fait monter toute l’assiette (humour: par le passe-plat fiscal)) et si on estime que le taux d’imposition est de 25%, le propriétaire subit une hausse d’impôt de 18’000 x 25% soit 4’500.- chf

En résumé:

  • Intérêt hypothécaire et charges PPE (y.c. fonds de rénovation) 18’000.- CHF (selon exemple de Patrick)
  • Impôt foncier 500.- (omis par Patrick)
  • Impôts additionels dus au revenu locatif 4’500.- (omis par Patrick)
  • Total 23’000.-
  • je ne vois que peu d’avantage financier d’être propriétaire.

Concernant les prix qui soi-disant montent, voici quelques indices très intéressants qui montrent que les corrections sont parfois très douloureuses.

Tout d’abord avec le Herengracht index qui est un indice immobilier hollandais (une des rives du canal)

Source: http://hotelivory.wordpress.com/2010/08/29/a-very-long-view-on-house-prices/

On estime aujourd’hui que l’indice a chuté vers les 200.

et le Cash Shiller Index:

Celui qui a acheté en 1988 perd toujours

Il se peut que la Suisse échappe ou n’échappe pas à une correction.

C’est lors de ces corrections que les propriétaires pourraient devoir vendre (dans le bas de la fourchette des prix). Les causes pourraient être.

  • La Banque revoir la valeur du bien à la baisse à cause de l’environnement et demande au propriétaire d’apporter des garanties supplémentaires.
  • Récession et pertes d’emplois, obligations de vendre comme tous les autres propriétaires touchés, donc nombre de biens à vendre en augmentation et chute des prix. Cette chute peut (comme aux USA) amener les objets à des prix bien inférieurs à ceux des crédits.

 

Emprunter pour un achat immobilier, c’est faire du levier et prendre un pari sur des prix futurs. Qu’on se le dise !

 

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