Fraude fiscale, secret bancaire, amnistie et rubikmania

Voilà les sujets brûlants de ces derniers jours.

Fraude fiscale: On découvre chaque jour un nouveau politique qui a les mains dans le cambouis, des sociétés qui ont des écrans plus que solaires, etc.

Le Monde entier regorge de places financières plus ou moins opaques. La suisse est de loin une des moins opaques, croyez-moi sur parole. (La corruption est un bon indicateur de l’évasion fiscae http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20121205trib000735300/corruption-le-classement-mondial-2012.html) En Suisse, les mesures ont été prises depuis longtemps pour chasser les criminels.

En Suisse (pour l’instant), il existe une différenciation entre l’évasion fiscale (oubli de déclarer) et l’escroquerie fiscale (pénal) qui consiste à construire un montage complexe pour échapper au fisc.

Votre serviteur avait soulevé le lièvre en février 2011 déjà quant au problème des avoirs non-déclarés !: 800 milliards bien embarassants :http://blog.crottaz-finance.ch/?p=5955 à relire et remettre dans le contexte actuel.

Il semble que le conseil fédéral planche pour un assouplissement du secret bancaire pour les suisses également:

http://www.rts.ch/info/suisse/4485370-la-fraude-fiscale-pourrait-devenir-un-delit-penal.html

Mais ce n’est pas si simple que cela (bien expliqué par Me Oberson). Pourquoi ?

Rubik: Parce qu’on ne peut pas se mettre le peuple à dos (Le suisse est très attaché à son secret bancaire car il protège la sphère privée. En effet, votre voisin n’a pas à savoir ce que vous gagnez par exemple) et aussi parce que des accords ont été signés avec l’Angleterre et l’Autriche afin que Rubik soit appliqué. Cela signifie que les titulaires de comptes non déclaré domiciliés en Angleterre et en Autriche se verront ponctionner des impôts et devront payer un montant (en %) pour régulariser le passé (one off). Si le secret bancaire disparaît pour les suisses, cela signifierait que les étrangers deviennent mieux “protégés” que les résidents, ce qui est, à mon sens, une contradiction. Bientôt un Swissbik pour les suisses ?

Secret Bancaire:

L’origine du secret bancaire remonte à bien longtemps. La Suisse avait accueilli des huguenots qui étaient persécutés ! (tiens des français…)

LES ORIGINES DU SECRET BANCAIRE SUISSE  et un grand merci à Sébastien Guex pour son travail: Les origines du secret bancaire suisse et son rôle dans la politique de la Confédération au sortir de la Seconde Guerre mondiale

Amnistie: La dernière amnistie fiscale en Suisse date de 1969 (En Italie, il y a en eu même plusieurs ces dernières années): GenerationsPlus-Amnistie-fiscale

Relations avec le France notamment:

Alors que la Suisse est le 4ème ou 5ème partenaire économique de la zone euro, que des dizaines de milliers de frontaliers y travaillent chaque jour et que beaucoup d’européens y sont établis, il semble que – malgré la proximité géographique et l’importance économique – on oublie de se rendre mutuellement visite !

le-journal-du-matin_20121207_standard_passe-present_les rencontre entre la france et la suisse se font rares (j’aime l’anecdote sur l’absinthe..)

Madame Widmer-Schlumpf se rend à Paris aujourd’hui: journal_du_matin_7_12_2012

Et l’invité de la RTS, le maire UMP de Divonne, Etienne Blanc: le-journal-du-matin_20121207 invite de la rédactionEtienne Blancmaire UMP de Divonne

Allez Monsieur Hollande  (cliquez l’image pour l’article complet) on vous attend !

 

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La BNS va-t-elle vendre les OATs français si leur rating descend à “single A”?

Telle est la question que me pose Olivier Delamarche.

Force est de constater que c’est une excellente question !

Les règles prudentielles stipulent que la BNS ne peut pas détenir plus de 10% de son portefeuille dans des obligations d’un seul et même Etat

A fin septembre sur un total de 429 milliards (de CHF) de devises

source: http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_2_Devisenanlagen_der_SNB.pdf

La BNS possède une exposition de 342 milliards (de CHF) en titres:

source: http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_1_Waehrungsreserven_der_CH.pdf

Comme je vous l’ai souligné début juin la BNS alimente la Bulle obligataire : “La Bulle des Emprunts d’Etats

Moody’s vient d’abaisser la note de la Fance à AA.

Qu’est-ce que cet abaissement signifie pour les détentions obligataires de la BNS, sachant que 88% des réserves sont placés dans ces véhicules d’investissement (cf page 6 de cette source: http://www.snb.ch/fr/mmr/speeches/id/ref_20121108_zur/source/ref_20121108_zur.fr.pdf du 8 novembre 2012) et 96% dans des emprunts AAA ou AA (page 7).

Le règlement autorise à la BNS de s’écarter de ces pourcentages pour des raisons tactiques.

Toujours est-il que la BNS possède probablement (supposition) une exposition à la dette souveraine française d’environ 10% (le maximum autorisé) soit un peu plus de 30 milliards de CHF.

En cas de vente, cela devrait mettre de la pression sur le cours des OAT et faire augmenter le rendement. Après avoir alimenté la Bulle, le BNS risque de faire exploser cette bulle.

Pour l’instant, rien de bien probant sur les taux à 10 ans français dernièrement

Mais voilà des mois que l’écart se creuse et Jean-Pierre Chevallier le mentionne: http://www.jpchevallier.com/article-ah-ah-ah-112637342.html, notamment l’écart avec les taux suisses

In Bubble we trust

 

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Les problèmes européens vont avoir un impact en Suisse

La crise 2008 n’a pas eu l’impact sociétal, immobilier aussi puissant en Suisse qu’en Europe.

La Suisse a été passablement épargnée.

Tout au juste la grande UBS a dû être sauvée par les contribuables-citoyens parce que cette banque était internationalement exposée.

Aujourd’hui, les choses semblent bien différentes.

Le Franc Suisse a joué son rôle de valeur refuge et cette force a obligé la BNS à intervenir pour ne pas voir les monnaies étrangères telles que l’Euro ou le Dollar s’effondrer. La BNS a artificiellement freiné la hausse inéluctable de la devise helvétique. Elle continue encore et toujours de manière illimitée.

Ce qui a attiré les investisseurs à l’époque étaient la stabilité politique, la démocratie et le faible endettement du pays comparativement aux voisins qui nous entourent.

Quatre ans plus tard, en 2012, nous sommes au début d’une contagion des problèmes européens à l’échelle suisse et ceci malgré la santé insolente de l’économie suisse (chômage 2.9% actuellement selon les derniers chiffres.

Tout d’abord les banques et le secret bancaire sont dans la tourmente, ensuite l’industrie (exportation) commence à avoir des difficultés supplémentaires autres qu’uniquement des problèmes de changes.

On assiste à des licenciements chez Swisscom, Lonza auxquels s’ajouteront ceux des banques (UBS, CS)

Un membre du directoire s’exprime à ce sujet: L’économie suisse s’affaiblit encore

Le cadre étant posé, cela me permet de rebondir sur des évolutions dont je vous parle depuis des années, celle de l’inflation et celle des taux d’intérêts.

Comment voulez vous voir de l’inflation (période de croissance) alors que tout semble vouloir aller de plus en plus mal d’un point de vue économique. La consommation va chuter (en Europe) et les prix ne monteront pas.

Au sujet des taux, on va aussi voir que ces derniers vont rester bas car il n’y aura pas de croissance.

Pour que les taux montent, il faut une surchauffe, une consommation et une circulation de la monnaie (vélocité). Sur ce dernier point, je vous produits le graphique de la vélocité de la monnaie aux USA.

source: http://research.stlouisfed.org/fred2/series/M2V?cid=32242

la monnaie ne circule pas !

Les obligations suisses sont toujours le refuge

source : http://www.jpchevallier.com/article-crise-aggravation-obabamesque-112305984.html

Il semble donc que le franc suisse sot toujours très demandé ! En plus des problèmes économiques, la BNS va avoir un problème de change. Elle va devoir acheter de l’euro en masse !

On se situe entre le marteau et l’enclume (reste juste à savoir qui de l’Europe ou des USA joue le rôle l’enclume)

 

 

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Licenciements ? On applaudit bien fort

La presse et les quotidiens suisses relatent les annonces de licenciement:

UBS 10’000 dont 2500 en suisse et on parle de 20’000 emplois qui vont passer à la trappe dans le secteur bancaire

Lonza 500

Swisscom 400

etc.

Au sujet d’UBS, madame Evelyne Widmer-Schlumpf s’en réjouit, car la banque devait maigrir, mais que c’est triste pour les personne licenciées. Ainsi soit-il !

Applaudissements :

Madame la conseillière fédérale, avez-vous une vision ? Comment se réjouir de licenciements ? Facile ! C’est le contribuable qui va payer.

Je peux d’ores et déjà vous annoncer que les finances de l’assurance chômage ont du souci à se faire.

Je vous rappelle l’excellent article de Sébastien Roten à ce sujetL’assurance chômage suisse en futur danger

C’est comme dire que l’ouragan Sandy va relancer l’économie, théorie fumeuse à laquelle je n’adhère pas. Quand c’est cassé, c’est cassé point barre !

 

Certains devraient relire Frédéric Bastiat: La vitre cassé (ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas)

 

La Vitre cassée

Avez-vous jamais été témoin de la fureur du bon bourgeois Jacques Bonhomme, quand son fils terrible est parvenu à casser un carreau de vitre? Si vous avez assisté à ce spectacle, à coup sûr vous aurez aussi constaté que tous les assistants, fussent-ils trente, semblent s’être donné le mot pour offrir au propriétaire infortuné cette consolation uniforme:« À quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l’industrie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres? »

Or, il y a dans cette formule de condoléance toute une théorie, qu’il est bon de surprendre flagrante delicto, dans ce cas très-simple, attendu que c’est exactement la même que celle qui, par malheur, régit la plupart de nos institutions économiques.

À supposer qu’il faille dépenser six francs pour réparer le dommage, si l’on veut dire que l’accident fait arriver six francs à l’industrie vitrière, qu’il encourage dans la mesure de six francs la susdite industrie, je l’accorde, je ne conteste en aucune façon, on raisonne juste. Le vitrier va venir, il fera besogne, touchera six francs, se frottera les mains et bénira de son cœur l’enfant terrible.C’est ce qu’on voit.

Mais si, par voie de déduction, on arrive à conclure, comme on le fait trop souvent, qu’il est bon qu’on casse les vitres, que cela fait circuler l’argent, qu’il en résulte un encouragement pour l’industrie en général, je suis obligé de m’écrier: halte-là! Votre théorie s’arrête à ce qu’on voit, elle ne tient pas compte de ce qu’on ne voit pas.

On ne voit pas que, puisque notre bourgeois a dépensé six francs à une chose, il ne pourra plus les dépenser à une autre.On ne voit pas que s’il n’eût pas eu de vitre à remplacer, il eût remplacé, par exemple, ses souliers éculés ou mis un livre de plus dans sa bibliothèque. Bref, il aurait fait de ses six francs un emploi quelconque qu’il ne fera pas.

Faisons donc le compte de l’industrie en général.

La vitre étant cassée, l’industrie vitrière est encouragée dans la mesure de six francs;c’est ce qu’on voit.

Si la vitre n’eût pas été cassée, l’industrie cordonnière (ou toute autre) eût été encouragée dans la mesure de six francs;c’est ce qu’on ne voit pas.

Et si l’on prenait en considération ce qu’on ne voit pas, parce que c’est un fait négatif, aussi bien que ce que l’on voit, parce que c’est un fait positif, on comprendrait qu’il n’y a aucun intérêt pour l’industrie en général, ou pour l’ensemble du travail national, à ce que des vitres se cassent ou ne se cassent pas.

Faisons maintenant le compte de Jacques Bonhomme.

Dans la première hypothèse, celle de la vitre cassée, il dépense six francs, et a, ni plus ni moins que devant, la jouissance d’une vitre.

Dans la seconde, celle où l’accident ne fût pas arrivé, il aurait dépensé six francs en chaussure et aurait eu tout à la fois la jouissance d’une paire de souliers et celle d’une vitre.

Or, comme Jacques Bonhomme fait partie de la société, il faut conclure de là que, considérée dans son ensemble, et toute balance faite de ses travaux et de ses jouissances, elle a perdu la valeur de la vitre cassée.

Par où, en généralisant, nous arrivons à cette conclusion inattendue:« la société perd la valeur des objets inutilement détruits, »— et à cet aphorisme qui fera dresser les cheveux sur la tête des protectionnistes:« Casser, briser, dissiper, ce n’est pas encourager le travail national, »ou plus brièvement:« destruction n’est pas profit. »

Que direz-vous, Moniteur industriel, que direz-vous, adeptes de ce bon M. de Saint-Chamans, qui a calculé avec tant de précision ce que l’industrie gagnerait à l’incendie de Paris, à raison des maisons qu’il faudrait reconstruire?

Je suis fâché de déranger ses ingénieux calculs, d’autant qu’il en a fait passer l’esprit dans notre législation. Mais je le prie de les recommencer, en faisant entrer en ligne de compte ce qu’on ne voit pas à côté de ce qu’on voit.

Il faut que le lecteur s’attache à bien constater qu’il n’y a pas seulement deux personnages, mais trois dans le petit drame que j’ai soumis à son attention. L’un, Jacques Bonhomme, représente le Consommateur, réduit par la destruction à une jouissance au lieu de deux. L’autre, sous la figure du Vitrier, nous montre le Producteur dont l’accident encourage l’industrie. Le troisième est le Cordonnier (ou tout autre industriel) dont le travail est découragé d’autant par la même cause. C’est ce troisième personnage qu’on tient toujours dans l’ombre et qui, personnifiant ce qu’on ne voit pas, est un élément nécessaire du problème. C’est lui qui bientôt nous enseignera qu’il n’est pas moins absurde de voir un profit dans une restriction, laquelle n’est après tout qu’une destruction partielle.— Aussi, allez au fond de tous les arguments qu’on fait valoir en sa faveur, vous n’y trouverez que la paraphrase de ce dicton vulgaire:« Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres? »

 

 

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La bulle des emprunts d’Etats

Comme vous avez pu le constater, les taux offerts par certains Etats pour leurs obligations sont très faibles (voire, pour certaines échéances, négatifs: lire mon article: “La Confédération se fait des ronds“)

Voici un tableau récapitulatif des taux d’intérêts à 10 ans des quelques pays (source Bianco Research)

 

L’évolution sur 20 ans des taux suisses à 10 ans.

La Suisse – dans sa quête de vouloir à tous prix maintenir le taux de change plancher avec l’euro – ne serait-elle pas aussi en train d’entretenir la bulle sur les emprunts d’Etat ?

En effet, le BNS achète des euros à chaque fois que le cours passe au-dessous de 1,2. Que fait-elle avec les euros achetés ? Elle les place probablement en bons du trésor allemands (Pays réputé être le plus solide de la zone euro) ou des bons du trésor d’autres pays de la zone (Hollande, France), ce qui revient à faire monter les prix et donc baisser les rendements.

Dire que les banques centrales alimentent la bulle, il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir.

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Les bilans des banques centrales en % du PIB

On m’a conseillé de lire l’article de MISH : http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2012/01/chart-of-day-central-bank-balance-sheet.html dans lequel on trouve un graphique intéressant.

On remarque que le bilan de la Banque Centrale Européenne rejoint bientôt celui de la Banque du Japon en terme de taille par rapport au PIB.

Il m’a tout de suite sauté aux yeux que le bilan d’une grand banque centrale (qui veut se faire plus grosse que le boeuf en achetant une quantité astronomique d’euros) manquait à l’appel.

Sans plus attendre voilà le graphique du bilan de la Banque Nationale Suisse en pourcent du produit intérieur brut (nominal)

Source: BNS: http://www.snb.ch/fr/iabout/stat/statpub/statmon/stats/statmon

Comme je l’ai écrit: La BNS devra rendre des comptes et tous mes billets concernant la BNS:

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Suisse: Quel est le lien entre chômage et cours de change ?

Le syndicat suisse Unia demande une intervention contre la hausse du Franc suisse: unia exige une intevention contre le franc fort, Il y a 6 mois, elle tirait déjà la sonnette d’alarme: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4964

Je me suis mis en tête de produire un graphique qui montre l’évolution du chômage et de cours de change du franc suisse contre euro.

Malheureusement pour le syndicat Unia, il  n’y a aucune preuve de corrélation  entre une chute de l’euro (ou hausse du franc suisse) et l’impact sur le taux de chômage en Suisse. J’ai même essayé de décaler le chômage de 6 mois, mais rien à se mettre sous la dent.

La situation sur le marché de l’emploi en Suisse: seco_am_dezember_10_fr[1]

Unia parle de 100’000 emplois en danger.

Actuellement les chômeurs se répartissent ainsi:

Tout d’abord je tiens à faire une remarque d’importance, le chômage en Suisse est calculé sur une base de population de l’an 2000 (oui vous avez bien lu !).

Cela signifie que le taux de chômage est bien plus bas que ce que nous annoncent les autorités. Il est par contre vrai que, structurellement parlant, la Suisse n’est pas armée pour affronter des taux de chômage avoisinant les taux européens.

Aujourd’hui la croissance suisse est excellente, les exportations vont bien, le chômage est bas, etc.

Et les suisses se plaignent de la force du franc suisse.

Allez expliquer cela à un grec ou à un irlandais ! (Andreas Höfert dixit)

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L’euro va-t-il perdre encore 60% de sa valeur contre le Franc Suisse ?

C’est le scénario qu’aurait laissé sous-entendre M. Hildebrand de la BNS lors d’une réunion avec le Conseil Fédéral. Pour l’instant aucune confirmation de ses dires, mais pas de dénégation non plus.

L’article de “La Tribune de Genève”: Dans un moment d’intimité avec le Conseil fédéral, le patron de la Banque centrale aurait évoqué le risque d’un euro à 50 centimes suisses

Sans vouloir me vanter, ni critiquer (c’est toujours trop facile après)

  1. J’avais vu la chute de l’euro puisque le 7 janvier 2010 j’avais écrit: L’Euro en chute libre alors que son cours était de 1.4790 contre CHF (aujourd’hui 1.2650 soit 14.4% de baisse) et son cours 1.4318 contre USD (aujourd’hui 1.3140 soit 8.2% de baisse)
  2. La chance m’avait souri (ou l’intuition) puisque qu’après un rebond de l’euro, j’ai annoncé sa rechute dans mon article “Préparez-vous à EF2” du 28 octobre 2010.

En Image cela donne:

J’ai parlé plusieurs fois de l’impuissance, de l’inconscience et des pertes comptables de la BNS (qui s’accentuent).

Le dernier rapport de la BNS: Remarques introductives de Philipp Hildebrand 16-12-2010

 

La question que je me pose est pourquoi acheter de l’EURO contre CHF si on anticipe une valeur finale de 60% de moins ? Faut-il être suicidaire ou est-ce pour se protéger et pouvoir dire par la suite: ” On a tout essayé !”

Je ne crois pas que l’euro puisse chuter à 50 centimes prochainement. Cela relève d’une idée panique.

Cette annonce me rappelle furieusement le cas du pétrole qui, lorsqu’il se trouvait vers 150 USD le baril, alimentait les spéculations les plus folles avec des objectifs stratosphériques vers 200 ou 300 USD. On a vu ce qui s’est passé ensuite. De manière inverse lorsque le pétrole a chuté vers 35 USD, on pouvait lire qu’il continuerait sa descente vers 9 USD.

En ce qui me concerne, et même si je suis toujours baissier sur l’euro jusqu’à 1.1, on pourrait le voir se stabiliser vers les niveaux actuels pour des raisons techniques (survendu).

Il semble que la crainte d’une franc suisse fort fasse paniquer nos instances dirigeantes alors que les exportations suisses se portent bien, notamment vers l’Asie.

En conclusion, tout est possible sur l’euro, tout dépendra des prochains problèmes politiques et économiques de la zone euro. en ce qui me concerne, je reste toujours à l’écart, les incertitudes étant toujours grande sur le devenir de la zone euro et des dettes des pays composant cette même zone. Pour ceux qui ne voudraient pas acheter du franc suisse parce que trop cher à leur avis, ils peuvent acheter des USD ou d’autres monnaies plus exposées à de meilleurs fondamentaux.

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Le bas de laine des suisses

Chaque suisse possède une richesse moyenne de CHF 333’000 dont le tiers se trouve dans la prévoyance (caisse de pension/fonds de pension/retraite).

On attribue cette fortune au coté écureuil des suisses, à la hausse des marchés boursiers et le fait qu’aucune bulle immobilière (pour l’instant) n’a frappé la Suisse. Cette fortune est donc plus virtuelle que réelle.

On apprend  aussi dans le reportage que les allemands sont des épargnants au contraire des anglo-saxons.

Un mot typiquement suisse: Crousille (signifie tirelire)

Des Fortunes existantes pour autant que les détenteurs de ce pactole ne fassent pas faillite. Voici un reportage touchant sur l’histoire de faillite de sociétés familiales.

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