La Suisse championne du monde des taux négatifs

Ce matin la presse en parle:

La Suisse emprunte à 10 ans à un rendement négatif

C’est quand même hallucinant de voir que des personnes (ou institutions) placent leur argent à 10 ans avec un taux NEGATIF

Cela signifie qu’ils paient pour déposer leur argent durant 10 ans ! C’est complétement DEBILE

J’ajoute qu’en plus ils doivent supporter les coûts (frais de transactions, droits de garde) d’un tel investissement et qu’on empêche le retrait cash de milliards

La courbe des taux en Suisse se déplace vers le bas de manière quasi parallèle depuis une année.

La question est quand cela va-t-il s’arrêter ?

CCJDsIcUsAEBDJ5

structure des taux suisses dans le temps

indice prix cons suisse 8-4-2015

source: communiqué de presse: http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/medienmitteilungen.Document.193165.pdf

Avec des croissances aussi faibles et en ralentissement, je ne vois pas comment les taux pourraient remonter.

En comparaison internationale, les allemands et français proposent aussi des taux négatifs sur un certain nombre d’échéances

structure des taux comparaison internationale

Comme je vous l’ai dit plusieurs fois, nous sommes en déflation et les chiffres qui sortent sont mauvais, mais personne ne semble s’en inquiéter. Les marchés des actions montent sans cesse alors que nous sommes dans une situation pire qu’avant 2008. (merci à Chalres Sannat): http://www.economiematin.fr/news-situation-etats-unis-crise-economique-graphique-sannat

 

Pour en revenir aux taux, j’ai une explication (qui vaut ce qu’elle vaut).

Je vous la livre en mille (billets de) : Les caisses des pensions

En effet, nos chères caisses de pensions doivent investir

  1. Le cash qui rentre des cotisations (tous les mois)
  2. Une grande partie des fonds dans les obligations libellées en CHF
  3. Dans des obligations avec une notation élevée

Les caisses de pensions doivent faire face à un grande problème, à savoir comment générer du revenu pour servir des rentes alors qu’on leur donne un rendement négatif. Pour mémoire, un taux d’intérêt positif doit être octroyé sur la part obligatoire (c’est la loi). La part sur-obligatoire -quant à elle – peut subir un intérêt négatif.

Je rappelle aussi que les caisses de pensions on transféré le risque aux assurées depuis des années en passant de la primauté des prestations à la primauté des cotisations. pour mémoire: prévoyance posez-vous les bonnes questions

En 2009 déjà, je vous avais parlé que les Etats feraient tout pour trouver des financement: David Vincent les a vus !

et votre retraite à taux zéro: votre retraite placé à un taux 0% et prévoyance négative c’est possible

 

 

 

 

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La caisse des pensions

Ce matin sur RTS, un de mes sujets fétiches : Les retraites et le taux de couverture de nos chères caisses de pensions étatiques.

Les marchés actions sont en hausse (pour l’instant) et cela donne un peu de souffle au rendement des caisses de pensions car du côté de l’obligataire, c’est le désert des taux-tarres

Hé bien ce n’est toujours pas le cas des caisses de pensions étatiques !

Elles affichent des taux de couvertures catastrophiques (Neuchâtel 59% de taux de couverture)

Ceci malgré la hausse de leurs indices de référence (LPP Pictet 2000)

 

evolution indices pictet depuis 1985

En fait, et c’est presque toujours le cas, les caisses étatiques sont très-très-trop généreuses avec les affiliés (notamment les montants de retraites par rapport aux cotisations), car elles savent que le contribuable sera toujours là pour mettre la main à la poche et renflouer.

 

 

Dans les caisses privées en cas de difficultés, on fait appel aux affiliés eux-mêmes et un prélèvement est effectué sur les salaires à des fins des contributions supplémentaires. (je l’ai vécu).

 

Les cantons romands sont les mauvais élèves (1.4 milliards à renflouer pour Vaud, 6 milliards pour Genève) et les suisses allemands font mieux (je ne suis pas étonné par la rigueur germanique).

 

Je me permets de vous remettre un article de  mai 2012 qui date un  peu, mais reste d’actualité: Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je) et qui traite de la caisse de Neuchâtel notamment.

 

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Prévoyance: Quelle primauté ?

J’ai entendu hier – sur les ondes de la RTS – M.Ferrari dont j’avais déjà parlé.

Il s’exprime au sujet du changment de primauté des caisses, voir mes anciens articles à ce sujet(2009): Prévoyance: Posez-vous les bonnes questions ! et Votre retraite placée à un taux de 0% et Bulle Immobilière en Suisse ? (intervention de M.Ferrari dans ce dernier billet

Voici la dernière intervention de M.Ferrari: le-journal-du-matin_20120904_ferrariprimaute

 

 

 

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Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je)

J’aime à revenir sur ce que j’écris, cela permet de juger si j’avais du bon sens (c’est ce dernier qui est le meilleur conseiller)

Voici donc les articles sur la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16, articles dans lesquels je vous annonçais les problèmes de rendements et de financements des retraites. Pas besoin d’être un génie, un économiste, un ingénieur des mines etc. pour anticiper ce qui se produit graduellement chaque jour.

Aujourd’hui voici un article polémique qui fera certainement plaisir à deux autres blogs francophones: http://auxinfosdunain.blogspot.com/ et http://leblogalupus.com/, puisque, me semble-t-il, ils partagent mon point de vue sur le système qui a été mis en place depuis les années 80 (en Suisse) et qui aujourd’hui est en train d’exploser. J’y reviendrai par la suite.

Depuis quelques jours, soudainement (ce doit être le printemps), les médias se sont attaqués au sujet des caisses de pension de manière importante.

– Les journaux tout d’abord, avec des articles du temps (pour les abonnés):

et le rapport de swisscanto sur la situation des caisses: swisscanto 513835

– La radio (pas plus tard que ce matin):

J’apprécie le ton positif de Monsieur Ghelfi, mais je n’abonde pas en son sens (N’y a-t-il a pas de contradicteurs en ce bas monde ?) et ceci pour plusieurs raisons:

  1. Monsieur Ghelfi parle d’investissement à long terme 30-40-50 ans.Ndlr: Sur certain marchés financiers (actions), les actions sont au plus bas depuis plus de 20 ans.
  2. Monsieur Ghelfi parle d’une situation de taux médiocres temporaire?). Ndlr: Et si cela dure ? Scénario à la japonaise ?
  3. Il parle des caisses de pension publiques surtout. Ndlr: Je vous l’avais déjà mentionné, c’est le publique qui est le plus mal géré. Désormais ce sont des dizaines de milliards qui seront nécessaires pour renflouer les caisses étatiques. Qui va payer ? Le contribuable, je ne vois pas d’autres solutions. Donc vous et moi ! Je tiens à mentionner que dans le canton de Neuchâtel, trois caisses publiques (ville de La-Chaux-de-Fonds, Ville de Neuchâtel et Canton de Neuchâtel) ont fusionné pour donner naissance à un organisme centralisé … qui se retrouve être plus grand- en terme de nombre d’employés (pas d’affiliés !) par la nouvelle entité – que les trois séparées…quelle économie réalisée !!!
  4. Monsieur Ghelfi avance qu’il ne faut pas paniquer……Ndlr: Moi je suis en mode panique et je vais vous expliquer pourquoi !
  5. Monsieur Ghelfi parle d’immobilier, parlons-en ! Le professeur Jeanrenaud en parle dans l’impartial: (source: L’impartial, le 15 mai 2012)

La gestion des caisses publiques est donc toujours inquiétante.

Monsieur Ghelfi oublie un élément ESSENTIEL ! La pyramide des âges, mais aussi l’allongement de la durée de vie et l’explosion des coûts de la santé ! Il y a de moins en moins de personnes actives pour chaque retraité: Les retraités vivent de plus en plus vieux !

Il me semble donc que monsieur Ghelfi prêche pour sa paroisse, puisque lui-même bénéficie de largesse de caisse de pension (il est âgé de 70 ans) et qu’après son court passage en politique (une législature, conseiller communal de Neuchâtel de 72 à 76) il bénéficiait ( La loi a été modifiée en 87 puisencore une dexuième fois par la suite après avec le problème de Pierre Bonhote: http://www.rtn.ch/rtn/Actualites/Regionale/20120113-Pierre-Bonhote-ne-touchera-pas-de-rente-a-vie.html) d’une clause qui lui attribuait une rente à vie s’il ne trouvait pas d’emploi ou une rente de compensation pour la différence avec son salaire politique tout cela financé par l’Etat, donc le contribuable. Une véritable rente de situation.

Certains estiment qu’il faudrait plus de 3 millions de réserves techniques pour garantir la rente d’un seul Conseiller d’Etat à Neuchâtel après 2 législatures complètes, soit huit ans de travail. Les cotisations qu’il faudrait payer dans une caisse de pension normale sont plus élevées que le salaire perçu pendant ces huit ans!!!

Et en plus, on m’informe que:

“Les montants des cotisations et intérêts  accumulés avant l’entrée en fonction de Conseiller d’Etat reste acquis à la personne sur un compte de libre passage pour l’âge de la retraite, il n’est pas transféré dans la Caisse de Pension des Conseillers d’Etat. Le comble, c’est qu’ il n’existe pas de véritable Caisse de Pension pour ces Messieurs, c’est le budget de l’Etat qui verse ces rentes à vie. Idem pour les villes. Par conséquent la sous-couverture de la CPNE (caisse pension Neuchâtel) est théoriquement encore plus élevée que réelle, car une rente à payer sur le budget de fonctionnement, c’est une dette de consommation pour le futur.”

Pauvre jeunesse de ce beau canton…

Mon informateur ajoute:

“A l’âge de 28 ans et après seulement 4 ans au Conseil Communal de la Ville de Neuchâtel, (Il n’avait pas été réélu), le règlement de l’époque garantissait à M. Ghelfi une rente à vie de 50% de son salaire et avec indexation ! Excusez du peu.

Le règlement de la Caisse de Pension a heureusement été changé (voir plus haut) une première fois, juste après ce scandale (légal) appelé à l’époque l’affaire « GHELFI ». Il y a de cela maintenant 43 ans…

Il est très facile de travailler après l’âge de 28 ans pour différents organismes d’Etat en sachant que l’on a déjà une rente garantie à vie de 50 % de son dernier salaire.”

 

J’estime donc que Monsieur Ghelfi n’est pas, à proprement parler, la personne la mieux placée pour s’exprimer sur les retraites et leurs financements, car il est juge et partie. La Radio Romande ferait mieux de nous inviter des contradicteurs, plutôt que de faire passer des monologues univoques.

Voici donc le début de mon article polémique:

Je prie les lecteurs de bien tout lire et de prendre du recul sans sortir des cas isolés ou spéciaux, cet article affronte le système global.

Nous sommes à l’aube d’une guerre. Laquelle me direz-vous ? La guerre des générations. Pourquoi ?

Parce depuis les années 1970, la fin du choc pétrolier et l’abandon de l’étalon or, la génération de l’époque s’est gavée (sur le site auxinfosdunain, ils sont nommés les goinfres). Elle a dépensé sans compter, creusé des déficits sans se soucier de ce qu’elle allait laisser à ses enfants. Des exemples parmi tant d’autres:

  • Depuis 1974 la France n’a jamais eu un budget à l’équilibre
  • Des Etats endettés jusqu’à la dernière tuile
  • La création des caisses de pension (LPP, 2ème pilier) était en discussion depuis ces années 70 et a été introduite le 1er janvier 1985. Ce modèle “économique” est basé sur un principe “faux”, celui de la croissance à long terme. Je vous avais fait la démonstration que même 2% de croissance, c’est impossible ! à relire ici: mille milliards de mille sabords et la croissance infine ? Le leurre des pourcentages

Philippe Wanner, professeur à l’institut d’études démographiques de l’Université de Genève qui est l’auteur d’une étude publiée en 2008 sur la situation économique des actifs et des retraités. Cette étude montre que les 55 à 75 ans sont les mieux lotis économiquement en Suisse. (ouf j’ai 45 ans….)

Le pire dans tout cela, c’est qu’aujourd’hui cette génération de dépensiers ne se rend même pas compte du mal qui a été fait. Il va falloir payer la note, mais pas sur les retraites actuelles que touchent les retraités. C’est une plaisanterie ! Avec l’allongement de l’espérance de vie, on se retrouve avec des affiliés qui coûtent bien plus (+) que ce qu’ils ont cotisé, c’est une évidence.

Je ne leur jette pas la pierre, ils faisaient partie d’un système qu’ils pensaient bon et bien organisé/régulé, malheureusement il s’agissait d’un postulat erroné.

Ce qui m’attriste, c’est que le comportement de certains n’a pas changé !

Les seniors claquent leur pension puis sollicitent l’Etat

Ils continuent à mener la grande vie !

L’Etat cherche donc à empêcher les retraits de LPP: vives critiques des restrictions envisagées et http://www.illustre.ch/2eme-pilier-prevoyance-fonds-de-caisse-de-pension-devenir-proprietaire_159588_.html

On a d’un autre côté, beaucoup de personnes qui vivent au crochet de l’Etat sans vouloir travailler (ou si peu).

Chaque mesure, règlement, loi, a des conséquences que peu de gens semblent pouvoir prévoir. Le filet de protection social mis en place dans nos Etats-providence a- non pas – renforcé la solidarité, mais au contraire renforcé l’égoïsme, chacun cherchant à vivre au dépens des autres et transformé beaucoup de gens en assistés irresponsables…

Un égoïste c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi…(à méditer)

Je prêche presque dans le désert, j’en suis conscient…..

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Immobilier et prévoyance ne font plus bon ménage.

La confédération planche sur un changement de loi concernant l’accès à la propriété au travers de la prévoyance. Pourquoi ?

lire l’article du matin: Adieu villa de mes rêves

Comme je l’ai souvent mentionné, (bulle immobilière en Suisse ? et le tout premier article de ce blog en 2008: Taux hypothécaire et Bérézina) l’utilisation de la prévoyance retraite comme apport de capital pour l’achat d’un bien immobilier peut engendrer des problèmes dans le futur pour ceux qui n’auront pas regarni leurs niveaux d’épargne retraite par la suite et dans le temps.

On considère que 20% de ces “ménages” seront dans la panade dans le futur et d’après nos dirigeants ce n’est pas à l’Etat de parer à cette problématique (ce qui semble une position justifiée).

Sachant que l’utilisation du 2ème pilier pour l’accession à la propriété n’a été possible que depuis le 1er janvier 1995 (rapport très complet de la confédération: Wohneigentumsförderung_definitiv_f), les statistiques ne peuvent être fiables considérant que les babyboomers arriveront dans quelques lustres à la retraite. Nous n’avons pas encore assez de recul.

A l’âge de la retraite il se peut que le manque de revenu pose un problème d’où une nécessité de vendre le bien immobilier à ce moment là.

Comme le nombre de retraités sera important, il se peut (mais pas sûr) que les prix baissent (risque de perte sur le bien immobilier !). Il est possible ainsi que des pertes nettes sur l’immobilier (indirectement sur la retraite) s’affichent à ce moment là.

Actuellement l’endettement des ménages pour les emprunts hypothécaires en Suisse est à 143% du PIB (contre 91% aux USA et surtout 249% en Hollande)

voir article de l’hebdo à ce sujet: hebdo avis de tempete

Au sujet du deuxième pilier  (cette fameuse prévoyance retraite) (lire explication sur les différents piliers ici) il se peut aussi qu’il ne soit plus possible de retirer le capital à l’âge de la retraite (seule obtention d’une rente) et que les personnes revendiquant le statu d’indépendant ne puisse pas non plus retirer le capital pour créer leur société, car 10% de ces patrons fait faillite et perd tout.

Ce sont peut-être aussi des excuses pour obliger les assurer à garder leurs capitaux dans les caisses de retraites, les retraits affaiblissant les caisses et les rendements futurs. On constate aussi (en suivant les fameux indices LPP de Pictet) que les rendements des caisses sont mauvais et que les marchés des actions et des taux ne produisent plus ou pas les rendements escomptés !

Les possibles décisions à venir de nos gouvernants montrent combien un système – qui semble positif lors de son introduction- peut engendrer des dégâts collatéraux insoupçonnés.

Que pouvons-nous tirer de tout ce qui précède ?

  1. Un aveu de faiblesse du système pas assez contraignant dans l’amortissement de la dette ou du renflouement ?
  2. Afin de décourager les retraits il est question d’annuler la déductibilité des intérêts (forçant les propriétaires à amortir plus vite) et en compensation, une autre annulation, celle de la valeur locative (loyer fictif pour le propriétaire qui s’additionne au revenu)
  3. Une hausse à court terme des prix de l’immobilier (les assurés voudront retirer rapidement leur prévoyance avant l’introduction des nouvelles mesures)
  4. Une chute des prix de l’immobilier plus tard par arrêt des retraits de 2ème pilier
  5. L’Etat intervient dans la prévoyance pour assurer la survie du système

Comme je l’ai écrit plusieurs fois, le retrait du deuxième pilier doit se faire sous certaines conditions:

  1. Le renflouer par la suite (ou plutôt conclure des assurances privées complémentaires ou se créer un bas de laine d’une autre manière) sous peine de devoir vendre son bien à la retraite car plus assez de revenus, ces derniers ayant été amputés (Berne s’en inquiète par ailleurs berne veut rendre moins facile achat logement 2eme pilier)
  2. Ne pas avoir trop de dettes, car pour mémoire tant que le bien n’est pas intégralement remboursé, la banque peut vous obliger à vendre ou à lui fournir des garanties plus grandes
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Les comptes de la ville de Lausanne dans le rouge à cause des retraites

Et voilà madame Irma Crottaz a de nouveau frappé ! Bon, là je n’ai pas trop de lauriers à recevoir, c’était gagné d’avance.

Je vous avais écrit plusieurs articles sur un sujet qui intéressait les contribuables lausannois, à savoir leurs impôts et que ces mêmes contribuables allaient passer à la caisse. La ville demande désormais même au canton de participer à sa mauvaise gestion.

La caisse de pension plombe les comptes de Lausanne

Pour remettre dans le contexte, la caisse de pension de la ville de Lausanne n’a jamais (ou je dis bien jamais) été bien gérée. La cours des comptes s’y est d’ailleurs intéressé. Même en période de haute conjoncture, la caisse affiche de misérables performances. Pourquoi ? Parce que les affiliés sont trop grassement assurés et que personne ne s’est vraiment attaqué à ce sujet, laissant Daniel Brélaz le syndic-multiples-casquettes aux commandes. Ce que les affiliés devraient se poser comme questions sont:

– est-ce normal d’en appeler aux citoyens pour renflouer ma caisse ? (mal gérée, puisque dans les caisses privées il n’y pas le même problème de rendement)

– est-ce juste de penser que le taux de rémunération de mes avoirs par la caisse est adapté et ne vaut-il pas mieux avoir 100% (à la fin) d’un montant inférieur que 40% (actuellement) d’un montant supérieur

Il est évident que tant qu’on va renflouer la caisse, ces questions restent sans importance. Mais si la ville venait à faire faillite ? Si l’Etat n’avait plus les moyens ? Bien évidemment qu’on va me rétorquer que c’est impossible. Je suis désormais habitué à ce genre de discours formaté.

Je vous rappelle mes articles dans l’ordre chronologique:

Ponzi, Madoff, Pensions, Etat, même combat 12 janvier 2009 (déjà !)

Prévoyance Lausannoise, retraites en péril 20 janvier 2011

La ville de Lausanne se finance à bon compte sur les marchés (pour combien de temps ?) 11 novembre 2011

La Ville de Lausanne bientôt en Faillite ? 15 décembre 2011

 

Heureusement que les cantons ne suivent pas les villes dans leur gestion:

Le canton de Vaud boucle ses comptes 2011 sur un excédent de 343 millions de francs

les cantons gère mieux leur argent que prévu

 

Un autre cas de ville que fait n’importe quoi: NICE: La ville de Nice paie 8,3 mios d’euros de loyer pendant 27 ans….pour un stade avec moins 15’000 spectateurs en moyenne qui, à la fin, aura coûtéla bagatelle de 245 millions d’euros, tout cela pour l’euro 2016: http://www.observatoiredessubventions.com/2012/combien-coute-le-stade-de-nice/

 

Je profite de cet article pour mettre à jour les indices de prévoyance Pictet qui, à première vue, devraient avoir repris des couleurs depuis quelques mois avec la hausse des marchés financiers.

Oui depuis 2012 la performance est positive, mais depuis sa création, c’est toujours pauvre (bien que positif).

Si vous le pouvez, remboursez vos dettes et épargnez (ou investissez) vous-même pour vos vieux jours.

 

 

 

 

 

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La Ville de Lausanne bientôt en Faillite ?

Est-ce mon article du 11 novembre dernier qui a réveillé quelques journalistes ?

Pour rappel: La ville de Lausanne se finance à bon compte sur les marchés (pour combien de temps ?)

Toujours est-il que désormais on constate enfin publiquement que la ville a été très très mal gérée financièrement avec un passif aujourd’hui de plusieurs milliards de CHF (dette supérieur – en montant – à celle du canton de Vaud dont Lausanne est le chef-lieu). Où est passé cet argent ?

J’ajoute en que la caisse de pension (la prévoyance retraite) de la Ville de Lausanne est en sous-couverture très très importante et le syndic (maire) est épinglé par la cours des comptes. Ce dernier réfute toute mauvaise gestion de la caisse.

Daniel Brélaz fait débat

L’article de Lausanne Cité: http://www.lausannecites.ch/node/1758

 

Un exemple de faillite par le passé: Loèche-les-Bains (Leukerbad)

Il semble que mondialement les communes font preuve de largesse financière. Ceci étant normal ce n’est pas leur argent, mais celui des contribuables. Toujours facile de dépenser l’argent des autres.

J’aime à répéter Milton Friedman à ce sujet:

1) Vous dépensez votre propre argent pour vous-même. Vous faites alors attention et essayez d’obtenir le plus possible de votre argent.

2) Vous dépensez votre propre argent pour quelqu’un d’autre. Par exemple, vous achetez un cadeau pour quelqu’un que vous connaissez. Vous ferez sans doute plus attention au coût du présent qu’au plaisir qu’il pourra procurer.

3) Vous dépensez l’argent de quelqu’un d’autre pour vous-même. Par exemple, vous êtes à un déjeuner d’affaires que vous allez régler avec la carte de crédit de votre entreprise. Vous ferez certainement moins attention au coût et plus au fait de bien manger.

4) Enfin, vous dépensez l’argent de quelqu’un d’autre pour quelqu’un d’autre. Dans ce cas-là, vous ne serez pas inquiets au sujet de la dépense, ni préoccupés par ce que vous allez dispenser.

L’Etat représente le tiers de notre revenu national…(en Suisse) et 50% en France.

PS: Pour la version originale, voir « Free to choose » de Milton Friedman

 

 

 

 

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La prévoyance à fin juillet 2011

Voilà bien longtemps que je n’avais écrit un article sur la prévoyance suisse (article qui peut s’appliquer globalement sur les systèmes de retraites).

Pour commencer, je rappelle que le système de prévoyance/retraites en Suisse est l’un des meilleurs du monde (description rapide du système ici: le concept des trois piliers). Par contre, il encourt des risques, ntoamment systémiques quand la machine s’enraye et surtout quand les postulats sur lesquels cette prévoyance est basé sont erronés.

Je m’explique et m’exprime sur le deuxième pilier.

Il s’agit d’un montage dans lequel, les assurés cotisent durant leur vie pour financer une retraite. Jusque là rien de bien sorcier, sauf que les assurés versent les montants dans une caisse globale qui leurs assure une rendement (sur une partie seulement, la partie obligatoire). Le postulat est que les marchés (actions notamment) montent toujours sur le long terme.

Questions:

  1. Qu’est-ce qu’aujourd’hui le long terme ? Les caisses doivent financer des prestations à court-moyen terme avec des stratégies à court terme, ce qui engendre des problèmes lorsque les marchés/devises/obligations chutent.
  2. Comment allons-nous financer les retraités alors qu’ils sont de plus en plus nombreux et les cotisants de moins en moins nombreux (pyramide des âges oblige)
  3. Les caisses de pension étatiques sont mal gérées, qui va payer ? (prévoyance lausannoise, retraites en péril)
  4. Quelles mesures pourraient être prises ? (votre retraite placée à un taux de 0% ou prévoyance négative c’est possible)

Mais je persiste et signe, les caisses de pension sont un schéma de Ponzi légalisé: Ponzi, Madoff, Pensions, Etat, même combat

Après avoir rémémoré à tous les lecteurs, mes articles passés, je passe à l’actualité du jour.

L’Indice Pictet qui est l’indice de référence pour les caisses de pension

Depuis le début de l’année les caisses affichent des rendements bien négatifs, certainement dus aux devises en grande partie.

Comme je l’ai écrit plusieurs fois, le retrait du deuxième pilier doit se faire sous certaines conditions:

  1. Le renflouer par la suite (ou plutôt conclure des assurances privées complémentaires ou se créer un bas de laine d’une autre manière) sous peine de devoir vendre son bien à la retraite car plus assez de revenus, ces derniers ayant été amputés (Berne s’en inquiète par ailleurs berne veut rendre moins facile achat logement 2eme pilier)
  2. Ne pas avoir trop de dettes, car pour mémoire tant que le bien n’est pas intégralement remboursé, la banque peut vous obliger à vendre ou à lui fournir des garanties plus grandes

Entre retirer un montant certain aujourd’hui et incertain demain, certains ont fait leur choix.

N’oubliez jamais qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ou alors les belles promesses rendent les fous joyeux.

Conseil du jour: remboursez vos dettes dès que possible

 

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Retraites: la spirale infernale

Si vous suivez mon blog depuis longtemps, vous savez qu’il y a des onglets par thème (à droite) dont un de mes favoris est: Le prévoyance (retraite).

Depuis plusieurs années, je dénonce un système qui ne peut tenir. Il y a de plus en plus de retraités pour moins en moins d’actifs. La prévoyance est une méthode de Ponzi, sauf que dans le cas qui nous occupe, elle est LEGALE !

Pour relire tous les articles sur le sujet: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16

Et le journal “Les Echos”, nous gratifie d’un article à ce sujet: http://lecercle.lesechos.fr/node/33636

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Votre retraite placée à un taux de 0%

Les articles précédents en parlaient déjà. Les caisses de pension (en Suisse la prévoyance du deuxième pilier) ont subit déjà de graves dégâts en 2008. Il semble que 2009 (après le rebond mars-juin qui a amené les indices presque étale pour les grands marchés suisse et européens) se déroule, pour l’instant, légèrement mieux.

L’article du temps qui nous renseigne sur les résultats 2009 des caisses:Une bouffée d’oxygène pour les caisses de pension-

et un autre du même quotidien qui exprime le désarroi des caisses qui doivent octroyer un taux positif alors que les marchés ne rapportent rien: Economiquement, le taux minimal LPP devrait être-

En résumé et comme souvent écrit ici, la prévoyance est un looser game pour les caisses de pension. En effet, elle doivent assurer et assumer des risques que l’assuré lui-même ne prend pas puisque qu’on lui promet (légalement) un rendement positif sur la partie obligatoire.

Certaines caisses ont déjà anticipé le problème en changeant de système et en passant au système de primauté des cotisations (voir un de mes articles précédent) et de ce fait reportant le risque sur l’assuré. De plus je rappelle que la loi autorise un rendement négatif sur la part sur-obligatoire

Voici en images les indices dont parle l’article précédent:

indices LPP 2005 pictet au 30-06-09

Soyez prudents et prévoyants…

Et voici un autre article qui me dit qu’il suffit de chasser le naturel pour qu’il revienne au galop: La City de Londres a repris ses mauvaises

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Prévoyance: Posez-vous les bonnes questions !

L’article qui suit est surtout orienté pour les personnes assurées dans des caisses de pensions (2ème pilier) en Suisse.

Pour mémoire, vous trouverez ici l’explication des piliers et de la prévoyance en Suisse: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=273

Je n’avais pas abordé le côté technique et la différence entre une primauté des cotisations et primauté des prestations jusqu’à ce jour. Une “découverte” sur internet (voir plus bas) m’a mis la puce à l’oreille et donné l’envie d’éclaircir, un peu, le sujet.

A/Primauté des cotisations: C’est un système de détermination des prestations fondé sur le montant des contributions versées par les assurées (et leurs employeurs) pendant la durée d’affiliation; ces contributions sont ordinairement exprimées par la loi ou par le règlement de l’institution de prévoyance en % du salaire cotisant. Le montant des prestations est alors fixé, pour chaque assuré INDIVIDUELLEMENT, en fonction du montant des cotisations dont il a été crédité pendant toute la durée de son affiliation (et en tenant compte, dans le système de capitalisation, des intérêts accumulés). Toute variation du salaire entraîne une modification du niveau des cotisations, mais les prestations ne varient pas dans la même proportion, du fait que la durée résiduelle des cotisations, jusqu’à l’âge de la retraite, devient plus courte lors de chaque nouvelle augmentation de salaire; il est toutefois possible de corriger ce phénomène par l’application de taux de cotisations progressif selon l’âge atteint.

Avantage du système de la primauté des cotisations: Il confère une grande sécurité financière aux employeurs et aux assurés, leurs charges étant déterminables avec exactitude

Inconvénient du système de la primauté des cotisations: Exprimées en % du salaire, les prestations diminuent lors de chaque adaptation de celui-ci.

B/ Primauté des prestations: c’est un système dans lequel les prestations sont déterminées par la loi ou un règlement de l’institution de prévoyance selon un certain pourcentage du salaire assuré, qui peut être le dernier salaire touché, le salaire moyen des cinq ou dix dernières années, voire le salaire moyen calculé sur toute la durée d’affiliation. Le pourcentage du salaire assuré dépend en général de l’âge de l’affilié lors de son admission, souvent aussi de l’âge atteint lors de l’augmentation de salaire ou de changements de catégorie professionnelle. Pour que le taux des prestations puisse être maintenu lors des variations du salaire, les charges supplémentaires qui en résultent doivent être financées par des “rappels ou des suppléments” de cotisations. Si le salarié, lors de son affiliation, dépasse l’âge d’entrée qui permet d’obtenir les prestations réglementaires ordinaires, une “finance de rachat” portant sur les années d’assurance manquantes doit être demandée par l’institution d’assurance, faute de quoi le taux des prestations sera réduit.

Avantage principal du système de la primauté des prestations: Il permet de maintenir le niveau relatif des prestations en cas de variations du salaire assuré.

Inconvénient majeur du système de la primauté des prestations: Il impose des charges financières de plus en plus lourdes lors de chaque adaptation du montant des prestations à l’évolution des salaires, tout particulièrement en périodes de forte inflation.

(source socialinfo.ch)

Le cadre est posé.

Je découvre aujourd’hui qu’une grande banque Suisse (qui a vanté les mérites  du système des prestations pendant de longues années) passe prochainement à la primauté des cotisations pour une partie des employés et les nouveau affiliés. Qu’est-ce qui se cache là derrière ? ?

primautes

Rien d’après le commentaire. En ce qui me concerne, je n’en suis pas si sûr. C’est comme le verre à moitié vide et le verre à moitié plein, le point de vue créé l’objet.

Si je résume en gros: Le risque est surtout désormais pris par l’assuré ! C’est normal en période de marchés difficiles, la caisse essaie de se désengager des risques. Il est écrit que les assurés profitent directement des bons résultats financiers…qu’en est-il des mauvais résultats financiers si c’est l’assuré qui prend les risques ?

Tout est expliqué ici: http://pk.cspix.ch/app/e-voting/index.cfm?fuseaction=EVArticle&aoid=8689&lang=FR

Bien que chaque système possède ses avantages et ses inconvénients, il est quand même très suspect d’effectuer ce changement en pleine crise. Il se pourrait que ce procédé fasse des émules.

Et si tous mes commentaires/articles précédents avaient vu juste ?

PS: Pour les suisses qui connaissent l’actualité, certaines têtes bien-pensantes veulent déjà fusionner votre 2ème pilier avec l’AVS pour sauver cette dernière (et par la même occasion l’A.I. (assurance invalidité)). Si vous le pouvez, remboursez vos dettes et épargnez (ou investissez) vous-même  pour vos vieux jours.

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