La Grèce s’engraisse

de l’épargne des autres.

Aujourd’hui superbe nouvelle !

La Grèce est sauvée (momentanément) et qui met la main à la poche ?

Je vous le livre en mille: Plan de sauvetage record de 237 milliards d’euros pour la Grèce

Si on utilise tout bêtement les chiffres annoncés, soit 21’500 euros par grec et qu’on met cela en relation avec le salaire moyen de 750 euros (http://lemoci.com/Grece/14-Legislation-du-travail.htm?nom_modele=fiches-pays/grece/legislation-du-travail) et investir en Grèce: IiG_InvestmentOverview_2009_EN

On peut se rendre compte que c’est un montant énorme par rapport aux capacités contributives des habitants, car cela représente: 28, 6 mois de salaires (sans charges sociales, ni impôts,e tc.) soit plus de 2 ans de salaires par habitant.

Je rajoute que les créanciers vont devoir s’asseoir sur pas mal d’argent et donc il va falloir trouver cette manne ailleurs, je cite:

“L’autre volet porte sur un effacement de la dette de la Grèce détenue par ses créanciers privés, banques et fonds d’investissement.

Ils doivent accepter une perte de 53,5% au final sur la valeur faciale de leurs créances grecques, soit un effort accru par rapport à l’objectif initial qui était de 50%. Cela doit permettre de réduire la dette du pays d’un montant de 107 milliards d’euros, un record dans l’histoire économique mondiale.”

Tout cela est assorti de conditions que les, créanciers, les banques etc. soient d’accord et tout cela pour réduire l’endettement à 120% du PIB en ……2020.

Que va-t-il se passer quand ce sera le tour d’autres pays ? Vont-ils aussi réclamer un abandon de créance ?

Ce n’est que repousser le problème (ce qui est fait depuis des lustres) ou Renvoyer aux calendes grecques (Ad kalendas graecas)  qui signifie « repousser indéfiniment la réalisation d’une action ».

En effet, les Grecs n’ayant jamais eu de calendes, l’expression fait référence à une date inconnue, ce qui revient donc à « renvoyer à la Saint Glinglin ».

 

 

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Maintenant l’Irlande, et demain ?

Tout le monde connaît: “Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rit reçoit un claquette”

Depuis quelques temps c’est:  “je te sauve, tu me sauves par la planchette, le premier qui crie reçoit une rallongette”

Tout d’abord, ce matin, c’est la joie dans les médias: L’Irlande (dont les politiques niaient l’évidence de l’urgence d’un prêt alors que les spécialistes l’annonçaient et se moquaient du ministre irlandais des finances le 1er octobre dernier: Ireland’s finance minister Brian Lenihan ridiculed by City investors) reçoit une aide d’urgence d’un montant proche de celui octroyé à la Grèce.

Comme à leurs habitudes, les intervenants trouvent cela bien et on assiste à un rebond de l’euro( tout du moins au début ou est-ce plutôt des couvertures de short qui engendrent une petite hausse de l’euro ?)

Toujours est-il que, peu de temps après sa hausse, l’euro repart à la baisse.

Voici deux graphiques (minute par minute) de l’euro contre CHF et contre USD

Et les taux ? Vont-ils faire comme ceux de la Grèce avec l’intervention européenne, puis l’arrivée des chinois, c’est à dire baisser dans un premier temps ?

Ce semble être le cas, bien que la baisse ne soit pas énorme. Les taux des autres pays de la zone restent stables à de hauts niveaux dans le même laps de temps.

Comment est-ce possible de continuer de la sorte en prêtant de l’argent à des Etats qui n’ont pas les moyens de rembourser, tout cela par simple volonté politique  ?

Comment tout cela va-t-il se terminer ?

Loïc Abadie l’explique très bien dans son dernier article et je le rejoins: http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/loic-abadie-a-quel-prix-un-pays-peut-il-repudier-sa-dette

Je continue de penser que l’euro est voué à un échec programmé: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=5899

Sauver tout le monde est impossible, parce que les faibles affablissent les “forts” et que ce système ne peut être soutenu encore longtemps.

Les politiques voient la fin, voient le mur, mais ne font que de gagner du temps. Que peuvent-ils faire d’autres ?

Ils pourraient aussi promulguer des lois qui prendraient l’épargne des citoyens en brandissant la cause nationale.

  • Utilisation des retraites pour financer les déficits
  • Utilisation des retraites pour financer les émissions obligataires d’Etats (voir mon article d’il y a bientôt 2 ans: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1202)
  • vendre l’or des Etats et les biens publics

D’ailleurs à ce dernier sujet, j’avais mentionné la super vente d’or de Gordon Brown à un prix défiant toute concurrence.

On félicitera Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour leurs ventes d’or entre 1999 et 2002 pour Gordon et entre 2004 et 2006 pour Nicolas.

Gordon Brown a vendu la moitié de la réserve de la banque d’Angleterre, soit 400 tonnes (auction = aux enchères), à un prix au plus bas depuis 20 ans.

 

Depuis cette vente le prix de l’or en livre Sterling a quadruplé.

Quant à Nicolas il avait vendu pour réduire les déficits et investir dans la monnaie fiduciaire: http://www.jlgagnaire.com/pouvoir-d-achat-et-economie/vente-des-stocks-d-or-de-la-banque-de-france-par-nicolas-sarkozy

Un simple petit calcul d’un lecteur donne ce qui suit:

“En 2004, 20% du stock d’or est vendu, soit 600 tonnes à 350 euros l’once. Le kilo oscillait vers 10’000 euros et aujourd’hui il si trouve vers 32’000 euros. Nicolas aurait donc fait “perdre” (manque à gagner diront certains) la modique somme de 600’000 *(32’000-10’000) = 13 milliards d’euros soit 200 euros par français, bébé et vieillards compris”

Quant à la BNS elle n’est pas en reste et donne ses explications: vente or de la bns 2000-2005

D’ci à dire que les politiques sont encore plus mauvais gestionnaires que les financiers, il n’y a qu’un pas.

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