Vidéo: Pièces à conviction – Banque Pasche (filiale Crédit Mutuel CIC)

Je vais me remettre à publier des articles prochainement.

En attendant, voici une vidéo (merci Robert) qui montre que l’évasion fiscale de France était aussi (et surtout) organisée depuis l’intérieur du pays.

Cela me rappelle un article que j’avais écrit qui dénonçait une cabale contre la Suisse

http://blog.crottaz-finance.ch/ubs-600-milliards-et-merci-myret-zaki/

 

 

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UBS, 600 milliards et merci Myret Zaki

Le dernier livre de d’Antoine Peillon (frère de Vincent Peillon du PS proche de François Hollande)

tape (un de plus) sur les banques suisses et notamment sur l’UBS.

Personne (sauf UBS) ne s’offusque de cette cabale et de cet acharnement sur le petit pays que nous sommes.

Soyons clair, je ne cautionne absolument pas ces procédés, mais il faut relativiser.

Cela me rappelle une devise des Shadocks

 

Personne (ou si peu) n’attaque les paradis offshore en Angleterre ou les sociétés opaques aux Etats-Unis d’Amérique et j’en passe…

Heureusement Myret Zaki recadre:

Les services secrets ont espionné UBS. Mais pas un mot sur les banques françaises

                    Par Myret Zaki, le 9 mai 2012

Cher Antoine Peillon, Vous avez signé cette année l’ouvrage Ces 600 milliards qui manquent à la France, réquisitoire qui se veut très fouillé contre les pratiques d’UBS France en matière d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent. Vous avez refusé de répondre à mes questions au motif que j’étais plutôt critique à l’encontre de ce livre. En préface, vous faites pourtant l’éloge du courage. Passons. Tout d’abord, comment se fait-il qu’à nul moment vous ne mentionniez le rôle des banques françaises dans l’évasion fiscale hexagonale? Si UBS était responsable de 3% des montants évadés de France chaque année, qui fait sortir les 97% restants? Qu’ont à dire vos informateurs si zélés des services secrets français à ce sujet? Pas un mot. Le magazine Marianne a pourtant démontré en 2009 que les banques françaises avaient domicilié 532 milliards d’avoirs de clientèle dans des places offshore, dont seulement 12% en Suisse, et le double dans les Caraïbes. Il s’avère que l’essentiel passe par des juridictions de droit anglo-saxon et non par la Suisse; mais pour saisir cela, il faut déjà avoir conscience que le secret bancaire a été détrôné depuis une quinzaine d’années par les sociétés (LLC) et trusts des places anglo-saxonnes qui sont devenus, en réalité, les outils de loin les plus privilégiés pour l’évasion fiscale des Français les plus riches, comme l’a révélé l’affaire de la succession Wildenstein. Et comme vous omettez cet aspect, vous proposez que la France taxe à 30% ou à 50% les avoirs déposés hors des frontières, sans vous douter que ce qui est détenu dans des trusts est justement intaxable et échappe même, pour les plus confidentiels d’entre eux, à toute forme d’échange d’informations fiscales.

Entretenir le mythe sulfureux du compte suisse

Ensuite, le livre parle du passé, sans jamais dire combien la situation a été bouleversée depuis 2009. Vous y dévoilez des activités douteuses d’UBS France entre 2002 et 2007, et vous indignez de l’immunité dont jouirait la banque suisse en France, grâce à la complicité des hautes sphères politiques françaises. Or on a assisté à la tendance exactement inverse, depuis trois ans. La France, comme le reste de l’UE, s’est faufilée dans la brèche américaine pour vider la Suisse (et uniquement elle) de ses comptes gris à une rapidité fulgurante. C’est simple, avant que vous ne commenciez votre enquête, le marché offshore français n’existait plus en Suisse. Savez-vous que le 13 mars 2009, la Suisse a formellement renoncé à son secret bancaire international? Et qu’aujourd’hui les clients français doivent s’auto-déclarer, tandis que des banques n’acceptent plus cette clientèle? Vous répétez des dizaines de fois qu’UBS est la plus grande banque de gestion de fortune. Mais c’est Bank of America qui occupe ce rang, depuis qu’elle a fusionné en 2008 avec Merrill Lynch. La réalité, c’est que la Suisse a cédé ses parts du marché offshore aux Anglo-Saxons et aux Asiatiques, qui dominent sans partage cette industrie. Une réalité moins sulfureuse que le mythique compte suisse, j’en conviens.

Vous affirmez que les banques suisses possèdent 27% du marché transfrontalier. Non, c’est la place financière suisse (y compris les banques étrangères, dont les françaises établies à Genève) qui possédait cette part de marché, et cela remonte à 2007. Cette part devait l’essentiel aux 1000 milliards de dollars d’avoirs européens offshore déposés en Suisse. A mesure qu’ils se déclarent/se fiscalisent/se résorbent, j’estime que la part de la Suisse pourrait tomber rapidement à 15%, tandis que le Royaume-Uni/les îles anglo-normandes/Dublin conserveraient la part de 28% estimée par Boston Consulting Group. Et même ces chiffres sont lacunaires, car ils ne portent que sur quelque 7500 milliards d’avoirs liquides (valeurs mobilières) déposés offshore, mais omettent l’univers des actifs tangibles, tels qu’objets d’art, immobilier, yachts, bijoux. Avec ces derniers, souvent non déclarés et enregistrés au nom de trusts dans les paradis anglo-saxons, j’estime l’univers non déclaré à 13 500 milliards, dont la part de la Suisse se réduit encore au profit des places anglo-saxonnes. Voilà pour ce qui relève non pas du conte de fées, mais de la  réalité. Au final, on ignore pour quel motif UBS France, d’entre toutes, a été espionnée par les services secrets français, qui ont livré à M. Peillon des tonnes d’informations internes à la banque. Est-ce à dire que BNP Paribas n’a jamais eu, elle, de clients sensibles, africains, russes? Qui peut croire pareille chose? L’auteur a-t-il été instrumentalisé, pour clouer au pilori une banque étrangère, cible commode en période électorale? Aux Etats-Unis aussi, UBS et la Suisse ont payé pour tout le secteur offshore, alors que les banques américaines font évader l’essentiel des avoirs. Mais en France, à présent qu’on a crucifié le coupable, qui se plaindra d’être taxé à 75%?

source

http://www.bilan.ch/editoriaux/mz/ubs-france-parlons-en 

merci à elle.

Question subsidiaire: Que font nos politiques ?

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