L’#or et l’#inflation

Il semble que l’inflation pointe le bout de son nez ou tout du moins les marchés commencent à l’anticiper.

Avec toutes les injections monétaires et plans de relance cela peut arriver effectivement. La question en suspens reste : “est-ce que le marché fait une bonne anticipation ou lecture de ce qui va arriver ?”

Pour mémoire, je vous avais écrit un article en son temps qui expliquait que les actions ne protégeaient pas de l’inflation : https://www.crottaz-finance.ch/blog/les-actions-ne-protegent-pas-de-linflation/

Tout d’abord pour poser les bases du billet du jour : Les injections monétaires n’ont jamais été aussi grandes

Les taux des emprunts des Etats sont en hausse. Les Etats ont une marge de manoeuvre sur les taux très courts, mais c’est – par contre – le marché de l’offre et de la demande qui fixe les prix des obligations plus longues et donc les courts des emprunts.

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Les titres aurifères sont bon marché (#gold #stocks)

A mon papa,

Comme vous l’avez certainement remarqué, les actions minières or ont beaucoup baissé.

J’attribue cette baisse à une sortie massive des ETF et fonds, car ce sont les grands titres qui ont corrigé. A contrario, les plus petites capitalisations ont assez bien résisté, ces dernières ne figurant pas dans lesdits indices.

Le premier graphique montre le ratio Price / Net Asset Value (cours divisé par la valeur d’inventaire nette). Ce même ratio vient d’atteindre ses niveaux bas de 2013 à 2019.

Le deuxième graphiques montre à combien de prime ou d’escompte traitent les titres par rapport à l’or. Les titres traitent à 18% d’escompte en moyenne

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Qu’est-il arrivé à l’or ?

Je serai un peu plus absent ces temps pour des raisons familiales. Je suis quand même tombé sur un article intéressant

source : https://theirrelevantinvestor.com/2021/02/26/what-happened-to-gold/

Si vous alliez dans un laboratoire pour construire un optimiseur de prix de l’or, vous aurez besoin de d’une certain nombre de choses :

  • Un dollar en baisse
  • Perspectives d’inflation à la hausse
  • Impression d’argent
  • Des bilans de banques centrales en expansion
  • Des déficits budgétaires qui augmentent
  • De l’agitation politique

Toutes ces choses étaient en place au cours des derniers mois, et pourtant l’or a fait le contraire de ce que vous vous attendiez à ce qu’il fasse. Il est en baisse de 9 % au cours des 6 derniers mois, et il est inférieur de 15 % à ses sommets d’août.

L’or pourrait se rallier sur l’un des éléments que j’ai mentionnés. Les six étaient même en place en même temps. mais l’or n’a pas pu s’écarter de son chemin baissier.

Le dollar est proche de ses plus bas niveaux pluriannuels, et l’or ne peut pas se en tirer un bénéfice..

Les anticipations d’inflation sur 5 ans sont à leur plus haut niveau en 5 ans, et l’or ne peut pas se redresser.

L’impression d’argent se fait à un rythme sans précédent, et l’or ne peut pas faire de rally.

Le bilan de la banque centrale augmente également à un rythme sans précédent, et l’or ne peut pas se redresser.

Le déficit augmente…

…comme notre dette vis-à-dire le PIB…

…ainsi que l’écart entre nos dépenses et nos revenus. Et l’or ne peut toujours pas faire de rally.

On dit que l’or se porte bien lorsqu’il y a des troubles politiques. Eh bien, le jour de la profanation du Capitole, l’or a chuté de près de 2 %. Deux jours plus tard, il a chuté de plus de 3 %.

Les derniers mois ont été la tempête parfaite pour l’or. Mais même avec le vent à l’arrière, il a coulé au fond de l’océan.

Que s’est-il passé ?

J’ai quelques idées. Nous avons toujours dit que l’or marche au rythme de son propre tambour. Peut-être que les histoires que nous avons attribuées à ses mouvements de prix n’étaient que cela. Peut-être que l’or peut monter et descendre et évoluer latéralement dans n’importe quel environnement de marché. Ou peut-être que l’or, malgré sa hausse de météorite parallèlement à l’inflation dans les années 1970, ne protège-t-il pas vraiment contre l’inflation ?

Voici Peter Bernstein, de The Power of Gold :

Le coût de la vie a doublé de 1980 à 1999 – un taux d’inflation annuel d’environ 3,5 % – mais le prix de l’or a chuté d’environ 60 %. En janvier 1980, une once d’or pourrait acheter un panier de biens et de services d’une valeur de 850 $. En 1999, le même panier coûterait cinq onces d’or.

L’idée que l’or protège contre le déclin de la monnaie papier ou l’avilissement du dollar est une très bonne histoire, qui a intuitivement du sens pour tout le monde. Mais peut-être que ce n’est tout simplement pas vrai ?

Et si Bitcoin était vraiment le nouvel or ? Stanley Druckenmiller, l’un des meilleurs macro traders de tous les temps, pense que c’est une possibilité. Paul Tudor Jones, un autre macro-investisseur légendaire est dans le même bateau.

Le 6 janvier, le jour où le Capitole a été pris d’assaut, le Bitcoin a brillé, pas l’or. Le premier a gagné 9 % ce jour-là tandis que le second a chuté de 2 %.

Ou peut-être que je me fais des histoires. Peut-être que l’or recule juste avant sa prochaine étape plus hausse. C’est certainement une possibilité.

Je suppose que le temps dira si l’or est cassé, ou s’il ne fait que reprendre son souffle.

Quoi qu’il en soit, vous ne pouvez pas vous empêcher de remarquer à quel point ce récent déclin est inhabituel compte tenu du fait que l’or n’a pas évolué vers le haut alors que tout disait qu’il devrait le faire.

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#Silversqueeze

Voici le nouvel Hashtag qui fait fureur ce week-end sur les réseaux sociaux

Quesako ?

Comme vous avez pu le lire dernièrement les petits porteurs se liguent en masse contre les hedge funds notamment pour leur faire mal.

Mon article de la semaine dernière : https://www.crottaz-finance.ch/blog/short-squeeze-gamestop/

Non content d’avoir fait plier les hedge funds (malgré les tentatives des courtiers comme Robinhood et TD de restreindre les transactions, ce qui est illégal et sera poursuivi par des avocats). Je me permets d’ajouter que probablement ces restrictions étaient plus pour se sauver eux-mêmes de pertes que les hedge funds directement (ou les deux). La réaction ne s’est pas faite attendre, les investisseurs cherchant sur google comment fermer leur compte chez les “brokerage firms”.

Il semble que les pertes pour les gros spéculateurs atteignent quelques 55 milliards de USD. Le fonds Melvin affichent un résultat de -50% depuis le début de l’année !

Désormais, les robins des bois semble vouloir s’attaquer à l’argent métal ! Les comptes des réseaux sociaux Twitter et Reddit explosent le nombre des abonnés. r/wallstreetbets vient de passer de 4 millions d’abonnés à 7,4 millions (en augmentation constante)

On a eu déjà une escarmouche fin de semaine dernière avec un petit “short squeeze” sur First Majestic Silver”

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Les principales monnaies face à l’or dans le temps

L’année 2020 étant terminée, voici un graphique représentant la perte de valeur de quelques monnaies par rapport à l’or sur le temps.

Probablement un graphique qu’aucune banque centrale ne publiera.

Le franc suisse, la moins mauvaise monnaie du monde, a perdu près de 93.6% de sa valeur en 120 ans.

Le mark allemand, maintenant euro, est par deux fois est tombé à zéro durant cette période.

Depuis 1948, c’est la deuxième moins mauvaise monnaie avec une perte de valeur (par rapport à l’or) d’un peu plus de 95.5%.

Quant au dollar américain, première monnaie de réserve, sa perte de valeur est de 98.9% !!!

Qui a dit que l’or est une relique barbare ? Qui dit que l’or n’est pas une valeur refuge ? Qui dit que l’or n’est pas une monnaie ?

Mais la question finale à se poser est : “Comment conserver son pouvoir d’achat dans le temps ?”

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BNS : Vous prendrez bien un petit dernier pour la route ?

Ce matin dans les journaux (dont le 20 minutes) on peut lire :

“La BNS a acheté encore pour 11 milliards de devises étrangères au troisième trimestre 2020” https://www.20min.ch/fr/story/la-bns-a-achete-pour-11-milliards-de-devises-au-troisieme-trimestre-435844478875

Le bilan de la BNS au 30 septembre était de 975 milliards de CHF.

Comme le PIB est d’environ 630 – 650 milliards de CHF, le BNS possède un bilan de plus de 150% du PIB Suisse.

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Marché des actions USA des indicateurs inquiétants

Comme je vous l’ai mentionné déjà plusieurs fois, les valorisations sont élevées sur le marché US.

Ces P/E élevés sont certainement le fait d’avoir en face des taux extrêmement bas, voire négatifs.

Cet environnement biaise totalement la valeur des actifs.

Autre conséquence, les investisseurs prennent de plus en plus de risques alors que les titres continuent de monter dans un environnement de baisse des bénéfices.

Ils achètent les titres au plus haut (les technos en exemple ci-après) alors que le momentum global annonce la baisse (advance / decline line). En résumé, ils achètent les grandes capitalisations technos (FOMO = Fear Of Missing Opportunity)

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Résultats de la BNS

La BNS vient d’annoncer ses résultats pour le premier semestre.

Je cite : Cette performance en demi-teinte s’explique par les positions en monnaies étrangères qui ont affiché une perte de 6,8 milliards de francs, explique la BNS.

Parallèlement l’or, qui plus que jamais continue de jouer son rôle de valeur refuge dans les moments difficiles de la conjoncture mondiale, a dégagé une plus-value de 7,1 milliards francs (contre 2,8 milliards au trimestre précédent). De leur côté, les positions en francs ont permis d’engranger un bénéfice de 0,6 milliard de francs, alors que le produit retiré sur les intérêts et les dividendes s’est établi respectivement à 4,1 milliards (2,1 milliards au trimestre précédent) et à 1,8 milliard de francs (0,7 milliard).

Au total les pertes de change ont atteint 19,1 milliards de francs.

J’ai pu lire sur internet que le bénéfice était notamment dû aux encaissements sur les intérêts négatifs. Quelle blague ! C’est surtout l’or qui a permis de compenser les pertes de change.

Cette position or qui représentait (au 31.12.2019) seulement 5.7% du bilan a permis d’engranger 7,1 milliards. Dommage que la banque centrale suisse s’entête à ne vouloir accumuler que des monnaies fiduciaires !

D’ailleurs parlons-en !

En un mois (mai à juin) la détention de monnaies étrangères a augmenté de 34 milliards alors que les monnaies baissent. Petite déduction, la BNS continue d’accumuler des dollars et des euros.

Résultat le bilan explose (graphique fin mai, on se situe donc à 130% du PIB aujourd’hui)

Imaginez si le PIB chute ?? Le ratio monte !

La BNS est en train de jouer sa crédibilité !

https://www.swissinfo.ch/eng/business/monetary-policy_snb-s-swollen-balance-sheet-poses-risk-to–credibility-/45740088

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Le SP500 à se faire peur

En janvier 2020, je vous avais écrit un article qui suggérait de vendre le SP500 et d’acheter de l’or et des mines d’or.

Le marché des actions américaines avait plongé violemment par la suite (mars), les actions minières aussi et l’or brièvement. Aujourd’hui, après l’énorme rebond du marché américain depuis les plus bas, quelle est la situation ?

  • Le SP500 est à – 4,1% (après avoir passé par -35%)
  • Les actions minières (GDX) sont à + 14.2%
  • L’or est à + 7.9%

Parfois quelques graphiques parlent plus que des mots. Ci-après 3 graphiques qui font vraiment peur pour ceux qui restent investis dans le SP500.

Le ratio Put/Call est au plus bas des plus bas

Beaucoup des titres du SP500 affichent un RSI supérieur à 70 (niveau sur-acheté), le nombre de titre au dessus de leurs moyennes mobiles à 50 jours est au plus haut depuis 20 ans et c’est le plus grand rally de hausse de l’histoire.

Les petits traders ont acheté des calls comme jamais (très mauvais signe pour une continuation de la hausse)

Ce dernier graphique me fait penser à l’abréviation FOMO (Fear of Missing Opportunity) qui est le fait d’acheter à n’importe quel prix par peur de rater la hausse.

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L’argent, l’or du pauvre

L’or étant assez cher, il est possible d’acheter un autre métal précieux qui a aussi un cours “monétaire” : L’argent métal

Pour la Suisse : Il n’y a pas de TVA sur les achats / ventes d’or, mais sur l’argent oui (TVA 7,7% à ce jour)

Pour comprendre la relation entre l’argent et l’or, on peut déjà se pencher sur le ratio qui les lie.

Ce dernier a oscillé (en moyenne) entre 50 et 80, mais dernièrement il a battu tous les records, montant allègrement au dessus de 110

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Les indices / ETFs juniors ne le sont pas vraiment

Les deux ETF Miniers les plus connus sont le GDX et le GDXJ (Vaneck). Ces ETFS – de tailles respectables – sont composés de minières. Le GDX avec de grands producteurs et les GDXJ soi-disant avec des juniors. Nous allons voir plus bas que ce n’est pas vraiment le cas pour ce dernier et que comparer une société junior au GDXJ n’est pas tout à fait correct. (merci à Heinz pour l’idée de cet article)

Voici les deux “fact sheets”

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La BNS en position de faiblesse.

Voilà bien longtemps que je n’ai écrit sur la BNS et son bilan démesuré.

La publication, ce jour, des résultats de la BNS pour le premier trimestre 2020 m’a fait l’ effet d’une piqure de rappel.

LA BNS perd 38,2 milliards (UBS avait anticipé 30 milliards)

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Découvrir, creuser, valoriser et mettre une mine en production

En 2018, je vous avais mentionné : Le chemin de vie d’une mine

Découvrir un dépôt, le valoriser, obtenir les autorisations (permis), construire (financement) et mettre en production ne peut se faire aussi rapidement que certains l’aiment à penser.

Voici des diagrammes qui montrent la durée nécessaire et suffisante à toutes les étapes pour entrer en production.

La constatation est – qu’en moyenne – il faut 16,9 ans. Certains pays ont des écarts importants entre le temps le plus court et le temps le plus long. Je suppose que cet état de fait est probablement dû aux difficultés d’obtention de permis (le graal) et de difficultés de financement (marché non porteur)..

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L’écart augmente entre le cours spot de l’or et les futures

L’écart augmente entre le cours spot de l’or et les futures

On constate aujourd’hui 50 USD de différence.

Pourquoi ?

Il y a plusieurs facteurs qui entre en ligne de compte :

  • La demande est plus forte que l’offre (ceci malgré que la Russie et La Chine ont stoppé leurs achats (momentanément ?)
  • Les mines ferment à cause du Covid19 (chute de production)
  • Les avions ne volent plus beaucoup et l’or physique peine a être livré
  • Les injections monétaires colossales des pays dans l’économie affaiblissent les monnaies et les investisseurs se ruent sur les métaux.
  • Les raffineries ferment comme déjà mentionné dans un article précédent (elles semblent réouvrir de manière légère)
  • Les intervenants ont peur, alors ils achètent le “safe haven”
  • Les produits (ETF) sur l’or ne livre pas l’or en finalité et les investisseurs s’en rendent enfin compte. Il y a plus (+) d’or papier en circulation que d’or physique

Cette situation risque de probablement de durer et le l’écart augmenter. Aurons-nous un jour un cours physique complètement décorrélé du cours papier ?

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Vendez le SP500 et allez sur les mines d’or maintenant

Vendez le SP500 et allez sur les mines d’or maintenant

Souvent les graphiques en disent plus que 1’000 mots.

1 – Le poids des 5 plus grandes sociétés du SP500 est aujourd’hui à un record.

2 – Le cas Apple (AAPL) (à mon humble avis) montre la totale exubérance du marché des actions. La capitalisation boursière de cette société est identique à la taille totale du marché australien des actions !

3 -La capitalisation d’Apple est aussi plus grande que l’entier du secteur de l’énergie

4 – L’évolution du cours de bourse d’Apple est complètement dé-corrélé de l’évolution des bénéfices de la société !

5 – Du côté du marché, personne ne semble réellement inquiet. Les indices grimpent chaque jour plus haut. Un indicateur important, le très connu PUT / CALL ratio touche des niveaux très bas. Cela signifie que personne n’a peur et que tout le monde est positif sur la future hausse du marché.

6 – Le nombre de “bears” qui voient la chute du SP500 est au plus bas.

7 – Le VIX (indice de la volatilité) est aussi vers ses plus bas niveaux.

J’entends des analystes, des bloggeurs qui s’attendent à une continuation de la hausse du marché en disant à qui veut bien l’entendre que les “pessimistes vont être décimés”.

8 – La valorisation du marché américains. : Prices / ventes estimées et les bénéfices sont vers les plus hauts. Les P/E semblent chers (source Shiller)

9 – Finalement le SP500 / BEAVIT est au même niveau d’avant l’explosion de la bulle internet de 2000.

10- Les taux d’intérêt peuvent être aussi le déclencheur de la prochaine chute du marché.

Tout ce qui précède me dit que ça ne sent pas très bon, que quelque chose couve. Cela me pousse à chercher une place pour investir son argent.

L’or est au bord d’un fantastique come-back après sa grande chute depuis les hauts de 2011 (1900 USD) jusqu’aux bas de 2015 (1050 USD ). L’or est le sous-jacent des actions minières et je désire montrer la sous-évaluation de ce secteur.

A – Pour commencer, l’or a toujours conservé son pouvoir d’achat contre toutes les monnaies.

B – L’or n’a baissé que 4 fois sur les 20 dernières années.

C – Les actions minières comparées au SP500 sont bon marchés.

D – Les actions minières ont touché le fonds.

E – Les actions minières juniors sont meilleur marché que les séniors

En résumé, Je pense qu’il est temps de quitter l’entier du marché standard et de plonger dans le secteur minier. Vous pouvez trouver différentes catégories de sociétés, les producteurs (moins de risque mais rendement espéré moins grand) mais elle ont déjà répondu à la dernière hausse de l’or, les développeurs (risqué mais avec un potentiel de gain important spécialement quand le projet est dans une juridiction de qualité et que le projet a reçu un permis) et finalement les explorateurs (très haut risque, mais aussi énorme potentiel de gain).

J’ai identifié un titre minier avec un grand potentiel. Si vous voulez en savoir plus contactez-moi ici : Contact

Happy Investing et n’oubliez pas de lire mon “disclaimer”

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Il est venu le temps des mines

Il est venu le temps des mines

L’or est dans une phase de consolidation depuis plusieurs mois

Pour mémoire, j’avais recommandé l’or en 2015 (vers 1050) et encore une fois en 2017 (vers 1300), voir graphique attaché et les articles ci-après

Les articles d’octobre 2015 c’est parti mon goldy et d’août 2017 c’est reparti mon goldy

Pour l’instant le cours du sous-jacent est monté et quelques producteurs aussi (ceux de qualité qui avaient des coûts d’extractions bas).

Par exemple Agnico Eagle (AEM) (graphique sur 10 ans)

Les autres par contre sont toujours à la traine car n’ont pas encore annoncé des bénéfices (ça va venir car il n’y a eu qu’un trimestre reporté (T3) avec l’or au-dessus de 1300)

par exemple Iamgold et Argonaut

Actuellement, le marché subit de ventes (tax loss) de fin d’année au Canada qui met un peu de pression sur les cours (comme chaque fin d’année), mais si – comme en 2018 – les ventes se présentent en avance, il est possible d’assister un rallye de fin d’année.

De toute manière, 2020 sera l’année du secteur minier. En effet, les sociétés sont en train d’emmagasiner du cash (les marges augmentent) et vont faire des acquisitions (qui ont commencé comme on peut le voir ces jours)

St-Barbara qui rachète Atlantic Gold pour 490 millionshttps://www.mining-journal.com/gold-and-silver-news/news/1367879/st-barbara-completes-atlantic-takeover

Osisko rachète Barkerville : https://www.juniorminingnetwork.com/junior-miner-news/press-releases/350-tsx/or/70005-osisko-gold-royalties-completes-acquisition-of-barkerville-gold-mines.html

Kirkland Lake achète Detour Gold pour 3.7 milliards : https://www.mining.com/kirkland-lake-buying-detour-gold-in-stock-deal-worth-3-7-billion/

RedLake qui se fait racheter par des australiens (Evolution Mining pour 375 millions) https://evolutionmining.com.au/red-lake-acquisition/

Continental Gold est acheté par le chinois Zijin pour 1.4 millard : https://www.reuters.com/article/us-china-mining-zijin/chinas-zijin-mining-to-buy-canadas-continental-gold-for-about-1-billion-idUSKBN1Y617H

Ce matin Edeavour lance une opa sur Centamin (1.9 milliard) https://www.proactiveinvestors.co.uk/companies/news/908347/endeavour-mining-proposes-merger-with-centamin-908347.html

Quant aux juniors (explorer et developers) leur heure arrive tout soudain. On assiste a des acquisitions par des grandes sociétés, mais les sociétés de tailles moyennes appelées mid-tiers doivent aussi remplacer leurs réserves et leurs ressources.

Je me permets de joindre quelques graphiques parlants :

Le retard des titres miniers juniors par rapport au seniors

Le ratio indice minier Barron’s divisé par le prix de l’or. Les actions ont beaucoup de retard

Et que l’indice minier est en énorme retard sur le SP500

je suis de près le marché et les sociétés qui pourraient être cibles de convoitises et je conseille de faire de même.

Happy Investing

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Incrementum : #GOLD, the 7th Sense of Financial Markets

Incrementum : #GOLD, the 7th Sense of Financial Markets

Voici la présentation de Ronald-Peter Stöferle de Incrementum qui rédige la publication annuelle “In Gold We Trust” que je mets aussi plus bas dans cet article.

Pour avoir eu la chance de rencontrer Ronald à Zurich et d’avoir pu échanger avec lui. Je peux vous certifier que c’est une pointure sur le sujet !

Malheureusement uniquement en anglais

Tout tout vous saurez tout sur l’or !!

In gold we Tust version courte :

In Gold We Trust version longue :

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Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Depuis des années le secteur minier voit le cours des actions d’exploration et de développement se faire plomber régulièrement alors que le cours du sous jacent (l’or) monte. Cette chute entraine inexorablement les titres vers leurs plus bas alors que les ressources s’améliorent. Ce phénomène (et je m’en doutais fortement) semble être expliqué par les algorithmes qui vendent à découvert les actions des sociétés.

Hier, je suis tombé sur un article des plus intéressants qui montre que désormais le secteur veut que les régulateurs remettent en place les règles qui avaient cours en 2012 : https://www.newsfilecorp.com/release/49806/Junior-Mining-Sector-Responds-to-Predatory-Short-Selling-Launches-Save-Canadian-Mining

Voici une traduction internet du site : https://savecanadianmining.com

En 2012, l’OCRCVM et les ACVM ont supprimé une règle de négociation connue sous le nom de «test de tick», qui limitait la vente à découvert à la neutralité ou la vente à des variations de prix positives au moment de la vente. Ces modifications ont été appliquées non seulement au lieu principal d’inscription à la cote de la Bourse de croissance TSX, mais également à toutes les plates-formes de négociation canadiennes, il y en a 14 aujourd’hui, ce qui réduit la capacité de la Bourse de croissance TSX d’effectuer tout changement. Depuis la suppression du test de tick, les marchés canadiens ont évolué et il existe maintenant une dynamique dans laquelle les activités de vente à découvert, de trading à haute fréquence et d’algorithmes exploitent l’absence de test de tick, au détriment des marchés émergents du Canada. Nous demandons aux ACVM et à l’OCRCVM d’évaluer la possibilité de réinstaurer le test des tiques. Save Canadian Mining est un mouvement visant à ramener les règles du marché à la norme juste et transparente qui a permis d’assurer la prospérité pendant plus de 142 ans. Ensemble, nous pouvons sauver le secteur minier canadien.

Dans le conseil d’administration, siègent Terry le CEO de Chilean Metals et le très connu Eric Sprott : https://en.wikipedia.org/wiki/Eric_Sprott

Il semble que ce groupe a très prochainement rendez-vous avec les régulateurs et si ces derniers font correctement leur travail, il verra que leur décision en 2012 n’a pas aidé le secteur minier.

En conclusion, un “short squeeze” pourrait apparaître sur le marché des minières canadiennes

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