Le SP500 à se faire peur

En janvier 2020, je vous avais écrit un article qui suggérait de vendre le SP500 et d’acheter de l’or et des mines d’or.

Le marché des actions américaines avait plongé violemment par la suite (mars), les actions minières aussi et l’or brièvement. Aujourd’hui, après l’énorme rebond du marché américain depuis les plus bas, quelle est la situation ?

  • Le SP500 est à – 4,1% (après avoir passé par -35%)
  • Les actions minières (GDX) sont à + 14.2%
  • L’or est à + 7.9%

Parfois quelques graphiques parlent plus que des mots. Ci-après 3 graphiques qui font vraiment peur pour ceux qui restent investis dans le SP500.

Le ratio Put/Call est au plus bas des plus bas

Beaucoup des titres du SP500 affichent un RSI supérieur à 70 (niveau sur-acheté), le nombre de titre au dessus de leurs moyennes mobiles à 50 jours est au plus haut depuis 20 ans et c’est le plus grand rally de hausse de l’histoire.

Les petits traders ont acheté des calls comme jamais (très mauvais signe pour une continuation de la hausse)

Ce dernier graphique me fait penser à l’abréviation FOMO (Fear of Missing Opportunity) qui est le fait d’acheter à n’importe quel prix par peur de rater la hausse.

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L’argent, l’or du pauvre

L’or étant assez cher, il est possible d’acheter un autre métal précieux qui a aussi un cours “monétaire” : L’argent métal

Pour la Suisse : Il n’y a pas de TVA sur les achats / ventes d’or, mais sur l’argent oui (TVA 7,7% à ce jour)

Pour comprendre la relation entre l’argent et l’or, on peut déjà se pencher sur le ratio qui les lie.

Ce dernier a oscillé (en moyenne) entre 50 et 80, mais dernièrement il a battu tous les records, montant allègrement au dessus de 110

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Les indices / ETFs juniors ne le sont pas vraiment

Les deux ETF Miniers les plus connus sont le GDX et le GDXJ (Vaneck). Ces ETFS – de tailles respectables – sont composés de minières. Le GDX avec de grands producteurs et les GDXJ soi-disant avec des juniors. Nous allons voir plus bas que ce n’est pas vraiment le cas pour ce dernier et que comparer une société junior au GDXJ n’est pas tout à fait correct. (merci à Heinz pour l’idée de cet article)

Voici les deux “fact sheets”

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La BNS en position de faiblesse.

Voilà bien longtemps que je n’ai écrit sur la BNS et son bilan démesuré.

La publication, ce jour, des résultats de la BNS pour le premier trimestre 2020 m’a fait l’ effet d’une piqure de rappel.

LA BNS perd 38,2 milliards (UBS avait anticipé 30 milliards)

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Découvrir, creuser, valoriser et mettre une mine en production

En 2018, je vous avais mentionné : Le chemin de vie d’une mine

Découvrir un dépôt, le valoriser, obtenir les autorisations (permis), construire (financement) et mettre en production ne peut se faire aussi rapidement que certains l’aiment à penser.

Voici des diagrammes qui montrent la durée nécessaire et suffisante à toutes les étapes pour entrer en production.

La constatation est – qu’en moyenne – il faut 16,9 ans. Certains pays ont des écarts importants entre le temps le plus court et le temps le plus long. Je suppose que cet état de fait est probablement dû aux difficultés d’obtention de permis (le graal) et de difficultés de financement (marché non porteur)..

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L’écart augmente entre le cours spot de l’or et les futures

L’écart augmente entre le cours spot de l’or et les futures

On constate aujourd’hui 50 USD de différence.

Pourquoi ?

Il y a plusieurs facteurs qui entre en ligne de compte :

  • La demande est plus forte que l’offre (ceci malgré que la Russie et La Chine ont stoppé leurs achats (momentanément ?)
  • Les mines ferment à cause du Covid19 (chute de production)
  • Les avions ne volent plus beaucoup et l’or physique peine a être livré
  • Les injections monétaires colossales des pays dans l’économie affaiblissent les monnaies et les investisseurs se ruent sur les métaux.
  • Les raffineries ferment comme déjà mentionné dans un article précédent (elles semblent réouvrir de manière légère)
  • Les intervenants ont peur, alors ils achètent le “safe haven”
  • Les produits (ETF) sur l’or ne livre pas l’or en finalité et les investisseurs s’en rendent enfin compte. Il y a plus (+) d’or papier en circulation que d’or physique

Cette situation risque de probablement de durer et le l’écart augmenter. Aurons-nous un jour un cours physique complètement décorrélé du cours papier ?

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Il y a encore beaucoup de place pour la baisse des marchés actions

Il y a encore beaucoup de place pour la baisse des marchés actions

On me demande mon avis sur l’évolution prochaine des marchés suite à une pandémie mondiale. N’étant pas médecin, ni chercheur, je ne peux que constater les faits et essayer d’en tirer des conclusions (plus ou moins justes ou fausses) sur les implications financières du Covid19.

Les faits sont la mise en quarantaine (de 14 jours en général alors que quarantaine veut dire 40 !) de millions de personnes, de villes et que soit 1) les gouvernements sur-réagissent ou 2) sous-réagissent. Je pense que c’est le deuxième cas de figure qui a lieu, pourquoi ?

Parce qu’on nous dit qu’il y a quelques cas en Suisse par exemple (on parle de 8, mais que soudainement : On interdit les manifestations de plus de 1’000 personnes, on va jouer les matches de hockey à huis clos et que la journée de football de première division est tout bonnement annulée ! Le salon de l’automobile est annulé et cela va engendrer des pertes colossales. Ce n’est rien à côté des pertes que vont subir les marchés financiers et surtout les caisses de pensions et accessoirement la BNS !

Les marchés financiers sont donc en phase de petite correction, car comme vous le voyez plus bas, ils étaient en véritable lévitation.

Le Dow Jones sur une année est en légère baisse
Le Dow Jones sur 20 ans est en très forte hausse

Dernièrement, certains avaient tiré la sonnette d’alarme sur la sur-valorisation des actions (dont mon article : https://www.crottaz-finance.ch/blog/short-squeeze-et-tous-aux-abris/ qui mentionne un autre article de ce début d’année : https://www.crottaz-finance.ch/blog/vendez-le-sp500-et-allez-sur-les-mines-dor-maintenant/ ). Désormais, il semble que cela soit parti.

Concernant les métaux précieux, je continue de penser que l’or reste et restera une valeur refuge (même si une correction passagère peut survenir à cause de vente de margin call ou autre). Le cours de l’or semble très bien se tenir. L’argent quant à lui, étant beaucoup plus industriel subit quand même un peu de pression vendeuse.

L’or sur un mois
L’argent sur un mois

Concernant les actions minières, elles sont encore sous-valorisées, mais il se peut qu’elles corrigent aussi à cause de vente en appel de marge” ou de panique (on vend tout sans réflexion). A mon humble avis, elles corrigeront moins ou peu et seront un endroit où les entrées de fonds seront dirigées prochainement surtout si l’or continue sa hausse. Je ne suis pas trop inquiet sur ce secteur.

Concernant les actions dites “standards”, il peut y avoir une énorme correction car les p/e étaient déjà élevés et si la croissance chute, les p/e seront toujours élevés. Une anecdote : Après les grandes corrections, les titres boursiers affichent des p/e de 2 (2 fois les bénéfices) avec des gros dividendes, mais personnes n’en veut.

Les personnes qui pensent que les banquent centrales peuvent tout sauver se trompent grandement, car le flux vendeur peut être gigantesque.

L’élément le plus dramatique à mon avis c’est la dette !!

Avec le ratio dettes/ PIB on sait déjà que les Etats sont fortement endettés et un ralentissement, s’il perdure, va laisser d’énormes traces sur le PIB. La dette (qui est incompressible d’un claquement de doigts) aura un poids plus grand pour un PIB en baisse……moralité le ratio dettes/PIB va s’envoler.

En cas de baisse de 10% du PIB…..la dette de la France passe à 111%.

Un résumé, il peut y avoir un rebond des marchés, mais si rien ne change vraiment ce sera un occasion de vendre les actions standards car la baisse va s’installer durablement. Quant aux minières, ce secteur ne me semble pas devoir subir une énorme correction, toujours à mon humble avis (restons humble toujours face aux marchés).

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Vendez le SP500 et allez sur les mines d’or maintenant

Vendez le SP500 et allez sur les mines d’or maintenant

Souvent les graphiques en disent plus que 1’000 mots.

1 – Le poids des 5 plus grandes sociétés du SP500 est aujourd’hui à un record.

2 – Le cas Apple (AAPL) (à mon humble avis) montre la totale exubérance du marché des actions. La capitalisation boursière de cette société est identique à la taille totale du marché australien des actions !

3 -La capitalisation d’Apple est aussi plus grande que l’entier du secteur de l’énergie

4 – L’évolution du cours de bourse d’Apple est complètement dé-corrélé de l’évolution des bénéfices de la société !

5 – Du côté du marché, personne ne semble réellement inquiet. Les indices grimpent chaque jour plus haut. Un indicateur important, le très connu PUT / CALL ratio touche des niveaux très bas. Cela signifie que personne n’a peur et que tout le monde est positif sur la future hausse du marché.

6 – Le nombre de “bears” qui voient la chute du SP500 est au plus bas.

7 – Le VIX (indice de la volatilité) est aussi vers ses plus bas niveaux.

J’entends des analystes, des bloggeurs qui s’attendent à une continuation de la hausse du marché en disant à qui veut bien l’entendre que les “pessimistes vont être décimés”.

8 – La valorisation du marché américains. : Prices / ventes estimées et les bénéfices sont vers les plus hauts. Les P/E semblent chers (source Shiller)

9 – Finalement le SP500 / BEAVIT est au même niveau d’avant l’explosion de la bulle internet de 2000.

10- Les taux d’intérêt peuvent être aussi le déclencheur de la prochaine chute du marché.

Tout ce qui précède me dit que ça ne sent pas très bon, que quelque chose couve. Cela me pousse à chercher une place pour investir son argent.

L’or est au bord d’un fantastique come-back après sa grande chute depuis les hauts de 2011 (1900 USD) jusqu’aux bas de 2015 (1050 USD ). L’or est le sous-jacent des actions minières et je désire montrer la sous-évaluation de ce secteur.

A – Pour commencer, l’or a toujours conservé son pouvoir d’achat contre toutes les monnaies.

B – L’or n’a baissé que 4 fois sur les 20 dernières années.

C – Les actions minières comparées au SP500 sont bon marchés.

D – Les actions minières ont touché le fonds.

E – Les actions minières juniors sont meilleur marché que les séniors

En résumé, Je pense qu’il est temps de quitter l’entier du marché standard et de plonger dans le secteur minier. Vous pouvez trouver différentes catégories de sociétés, les producteurs (moins de risque mais rendement espéré moins grand) mais elle ont déjà répondu à la dernière hausse de l’or, les développeurs (risqué mais avec un potentiel de gain important spécialement quand le projet est dans une juridiction de qualité et que le projet a reçu un permis) et finalement les explorateurs (très haut risque, mais aussi énorme potentiel de gain).

J’ai identifié un titre minier avec un grand potentiel. Si vous voulez en savoir plus contactez-moi ici : Contact

Happy Investing et n’oubliez pas de lire mon “disclaimer”

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Il est venu le temps des mines

Il est venu le temps des mines

L’or est dans une phase de consolidation depuis plusieurs mois

Pour mémoire, j’avais recommandé l’or en 2015 (vers 1050) et encore une fois en 2017 (vers 1300), voir graphique attaché et les articles ci-après

Les articles d’octobre 2015 c’est parti mon goldy et d’août 2017 c’est reparti mon goldy

Pour l’instant le cours du sous-jacent est monté et quelques producteurs aussi (ceux de qualité qui avaient des coûts d’extractions bas).

Par exemple Agnico Eagle (AEM) (graphique sur 10 ans)

Les autres par contre sont toujours à la traine car n’ont pas encore annoncé des bénéfices (ça va venir car il n’y a eu qu’un trimestre reporté (T3) avec l’or au-dessus de 1300)

par exemple Iamgold et Argonaut

Actuellement, le marché subit de ventes (tax loss) de fin d’année au Canada qui met un peu de pression sur les cours (comme chaque fin d’année), mais si – comme en 2018 – les ventes se présentent en avance, il est possible d’assister un rallye de fin d’année.

De toute manière, 2020 sera l’année du secteur minier. En effet, les sociétés sont en train d’emmagasiner du cash (les marges augmentent) et vont faire des acquisitions (qui ont commencé comme on peut le voir ces jours)

St-Barbara qui rachète Atlantic Gold pour 490 millionshttps://www.mining-journal.com/gold-and-silver-news/news/1367879/st-barbara-completes-atlantic-takeover

Osisko rachète Barkerville : https://www.juniorminingnetwork.com/junior-miner-news/press-releases/350-tsx/or/70005-osisko-gold-royalties-completes-acquisition-of-barkerville-gold-mines.html

Kirkland Lake achète Detour Gold pour 3.7 milliards : https://www.mining.com/kirkland-lake-buying-detour-gold-in-stock-deal-worth-3-7-billion/

RedLake qui se fait racheter par des australiens (Evolution Mining pour 375 millions) https://evolutionmining.com.au/red-lake-acquisition/

Continental Gold est acheté par le chinois Zijin pour 1.4 millard : https://www.reuters.com/article/us-china-mining-zijin/chinas-zijin-mining-to-buy-canadas-continental-gold-for-about-1-billion-idUSKBN1Y617H

Ce matin Edeavour lance une opa sur Centamin (1.9 milliard) https://www.proactiveinvestors.co.uk/companies/news/908347/endeavour-mining-proposes-merger-with-centamin-908347.html

Quant aux juniors (explorer et developers) leur heure arrive tout soudain. On assiste a des acquisitions par des grandes sociétés, mais les sociétés de tailles moyennes appelées mid-tiers doivent aussi remplacer leurs réserves et leurs ressources.

Je me permets de joindre quelques graphiques parlants :

Le retard des titres miniers juniors par rapport au seniors

Le ratio indice minier Barron’s divisé par le prix de l’or. Les actions ont beaucoup de retard

Et que l’indice minier est en énorme retard sur le SP500

je suis de près le marché et les sociétés qui pourraient être cibles de convoitises et je conseille de faire de même.

Happy Investing

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Incrementum : #GOLD, the 7th Sense of Financial Markets

Incrementum : #GOLD, the 7th Sense of Financial Markets

Voici la présentation de Ronald-Peter Stöferle de Incrementum qui rédige la publication annuelle “In Gold We Trust” que je mets aussi plus bas dans cet article.

Pour avoir eu la chance de rencontrer Ronald à Zurich et d’avoir pu échanger avec lui. Je peux vous certifier que c’est une pointure sur le sujet !

Malheureusement uniquement en anglais

Tout tout vous saurez tout sur l’or !!

In gold we Tust version courte :

In Gold We Trust version longue :

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Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Depuis des années le secteur minier voit le cours des actions d’exploration et de développement se faire plomber régulièrement alors que le cours du sous jacent (l’or) monte. Cette chute entraine inexorablement les titres vers leurs plus bas alors que les ressources s’améliorent. Ce phénomène (et je m’en doutais fortement) semble être expliqué par les algorithmes qui vendent à découvert les actions des sociétés.

Hier, je suis tombé sur un article des plus intéressants qui montre que désormais le secteur veut que les régulateurs remettent en place les règles qui avaient cours en 2012 : https://www.newsfilecorp.com/release/49806/Junior-Mining-Sector-Responds-to-Predatory-Short-Selling-Launches-Save-Canadian-Mining

Voici une traduction internet du site : https://savecanadianmining.com

En 2012, l’OCRCVM et les ACVM ont supprimé une règle de négociation connue sous le nom de «test de tick», qui limitait la vente à découvert à la neutralité ou la vente à des variations de prix positives au moment de la vente. Ces modifications ont été appliquées non seulement au lieu principal d’inscription à la cote de la Bourse de croissance TSX, mais également à toutes les plates-formes de négociation canadiennes, il y en a 14 aujourd’hui, ce qui réduit la capacité de la Bourse de croissance TSX d’effectuer tout changement. Depuis la suppression du test de tick, les marchés canadiens ont évolué et il existe maintenant une dynamique dans laquelle les activités de vente à découvert, de trading à haute fréquence et d’algorithmes exploitent l’absence de test de tick, au détriment des marchés émergents du Canada. Nous demandons aux ACVM et à l’OCRCVM d’évaluer la possibilité de réinstaurer le test des tiques. Save Canadian Mining est un mouvement visant à ramener les règles du marché à la norme juste et transparente qui a permis d’assurer la prospérité pendant plus de 142 ans. Ensemble, nous pouvons sauver le secteur minier canadien.

Dans le conseil d’administration, siègent Terry le CEO de Chilean Metals et le très connu Eric Sprott : https://en.wikipedia.org/wiki/Eric_Sprott

Il semble que ce groupe a très prochainement rendez-vous avec les régulateurs et si ces derniers font correctement leur travail, il verra que leur décision en 2012 n’a pas aidé le secteur minier.

En conclusion, un “short squeeze” pourrait apparaître sur le marché des minières canadiennes

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Acheter ou fusionner plutôt que de travailler ?

C’est en forgeant qu’on devient forgeron dit la maxime. Dans le secteur minier aujourd’hui ce n’est (actuellement) plus le cas. Pourquoi ?

Parce que forer, découvrir, développer coûte plus cher (ou est moins rentable) que de s’emparer d’actifs sous valorisés.

En effet, la chute des actions minières offrent des opportunités incroyables pour ceux qui ont 1) des moyens 2) un actif aussi sous valorisé à adjoindre pour des synergies / économies de coûts 3) du courage

Les coûts d’acquisitions sont aujourd’hui plus bas que les coûts d’exploration

La dernières fois que ce cas de figure est apparu, c’était en 2015…suivez mon regard :
https://www.crottaz-finance.ch/blog/lor-et-les-mines-cest-parti-mon-goldy/

Aujourd’hui, encore plus qu’en 2015, le P/E des minières est très attractif

Sachant désormais qu’acquérir ou fusionner est une meilleure affaire que forer, à quel prix doivent être payées les onces à acheter ?

Les grandes sociétés font face à des coûts importants pour remplacer leurs onces (214 USD en moyenne)

Parce que les découvertes sont de plus en plus rares et difficiles à trouver.

Les budgets dévolus à la découverte sont en baisse depuis le pic de 2012

Les coûts des onces découvertes restent élevés

En conclusion, les coûts d’acquisition des onces restent meilleurs marchés que de forer.

Comme vous pouvez le constater, les graphiques ci-dessus couvrent des périodes de 2008 à 2017. Avec la hausse important de l’or depuis juin 2019, les sociétés productrices minières vont annoncer des bénéfices pour le troisième trimestre, augmenter leur cash et recouvrer du courage pour se lancer dans des acquisitions / fusions.

Source des graphiques :
https://www.dollarcollapse.com/katusa-junior-gold-miners-buying-binge/ (juillet 2018)

https://www.kitco.com/news/2018-10-08/Short-Sellers-Beware-Gold-Must-Go-Higher-Edelson-Institute.html (octobre 2019)

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Quelques graphiques parlants sur l’or

Bon dimanche à tous

Indice Barron’s gold divisé par le cours de l’or. On est au plus bas des actions par rapport à l’or
L’or bat la stratégie de warren Buffet sur long terme
Le ratio indice TSX Gold divisé par l’or se trouve aussi dans les plus bas
Le ratio gold/silver en fonction de la population
La production d’or par rapport au prix
A quel cours devrait être l’or pour un retour à l’étalon or standard ?
Les “bulls markets” historiques et le mouvement actuel. Le potentiel est devant !
Le cycle de vie du cours de l’action d’une mine (sans nouvelles découvertes ou augmentation des ressources)
Mise à jour à fin septembre de l’évolution des indices XAU et HUI par rapport à l’or.

N’ayant pas la science infuse, je vous livre juste mon sentiment. L’or a de beaux jours devant lui et les mines devraient engendrer un rattrapage important.

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Gold, en hausse ! On attend désormais les mines et du volume

Gold, en hausse ! On attend désormais les mines et du volume

Plusieurs fois ces dernières années, je vous ai recommandé d’acheter de l’or. En octobre 2015, quand l’or tapait les 1050 USD :https://www.crottaz-finance.ch/blog/lor-et-les-mines-cest-parti-mon-goldy/ ) et en août 2017 vers 1300 USD
https://www.crottaz-finance.ch/blog/cest-parti-goldy-cest-reparti-goldy/ comme on peut le constater sur le graphiques ci-après c’était approprié.

Je vous laisse aussi relire tous les articles concernant l’or et les mines ici, il y a quantité de graphiques intéressants sur la production d’or etc.
https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/gold/

Le propos du jour est de comprendre pourquoi je me suis trompé sur les mines (actions), car force est de constater qu’à ce jour l’or est monté mais que les minières n’ont dans l’ensemble pas suivi. On le constate sur le graphique suivant. L’or monte mais les indices HUI et XAU sont à la traîne. Pourquoi ?

Les indices n’ont pas pas encore rattrapé l’or dans sa hausse malgré que ces derniers intègrent des productrices (qui montent quand même). Cela signifie que ce sont les productrices qui commence le mouvement. Elles seront probablement suivies par ruissellement par les développeurs et pour finir par les explorateurs. Il va falloir attendre les prochains résultats semestriels pour constater un retour aux bénéfices pour certains producteurs car l’or n’a commencé à grimper au dessus de 1300 qu’à fin juin. On constate des entrées de fonds dans les ETFs (800 millions d’USD) ainsi que des investisseurs très connus comme Eric Sprott (milliardaire) qui investi 160 millions dans des projets miniers.

L’or en termes réels se comporte extrêmement bien et bat désormais même Warren Buffet

La production future d’or est anticipée en baisse

Par contre, il est à noter que l’or n’est que peu utilisé industriellement.

En conséquence, je m’attends (le timing toujours le timing) à une forte hausse des mines dans les prochains trimestres, des fusions et des acquisitions. Happy Investing

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Un super investissement

Comme je vous l’ai déjà évoqué, la BNS est assez mal prise entre 1) essayer d’affaiblir le franc suisse et 2) son bilan démesuré.

Je vous propose un excellent investissement sûr et réputé sans risque : Acheter des obligations de la Confédération Suisse à 50 ans (pour vos très très vieux jours)

Ainsi pour votre généreuse contribution au financement de la Suisse, vous allez être récompensé par un magnifique, que dis-je, merveilleux rendement de – 0,38% annuel (oui moins zéro virgule trente-huit pour-cent)! Cela signifie tout simplement que les “investisseurs” sont d’accord de perdre pour mettre leur argent à l’abri (ou comme les caisse de pension sont, pour des raisons légales, obligées de le faire).

Toutes les échéances de la confédération sont à taux négatifs désormais

courbe des taux en CHF

La BNS a par ailleurs encore été active sur le marché des devises

3.77 milliards de plus pour la BNS la semaine dernière et 9.8 milliards depuis 4 semaines

Ces taux négatifs ont envahi le monde entier. Les prix des quelques obligations encore en territoire positif se sont littéralement envolés (on dirait une bulle !)

Cours de l’obligations 100 ans Autriche

La quantité d’obligations en territoire négatif est au plus haut historique.

On constate aussi que: Plus les taux sont négatifs, plus l’or monte. Pour mémoire, les banquiers ont toujours dit aux clients de vendre leur or, car ce dernier ne rapportait pas d’intérêt. Aujourd’hui situation inverse. Par contre, les banquiers ne recommandent pas encore d’acheter de l’or. Ils préfèrent recommander des actions (à cause des dividendes entre autres, mais aussi pour garder les clients et des mouvements sur les comptes)….vous voyez où je veux en venir. tout cela ne peut que mal finir.

Les taux négatifs ont aussi un impact sur les cours des banques, car ces dernières souffrent beaucoup des taux bas. L’évolution de l’indice des banques est affreux, nous sommes au plus bas.

En conclusion, et pour revenir, au super investissement… Cet investissement n’est profitable qu’à la BNS elle-même. Je vous invite et encourage grandement à lire l’article de Liliane Held-Khawam concernant la ponction des avoirs bancaires par la BNS :
https://lilianeheldkhawam.com/2019/08/19/la-bns-ponctionne-les-avoirs-bancaires-et-garde-largent-finews-com/

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Qui est sur ou sous-évalué ?

En octobre 2015, je vous avais poussé un cri d’achat dans mon article : c’est parti mon goldy. L’or avait touché un bas vers 1050 USD l’once et les commentaires négatifs s’accumulaient. Force est de constater que c’était un bon appel à l’achat. En août 2017, je me suis permis de repousser un cri : c’est reparti mon goldy

Voici le graphique montrant à quel moment j’ai recommandé d’acheter de l’or

Le propos du jour est que – malheureusement pour les investisseurs en actions – les titres (actions) miniers n’ont pas beaucoup réagit à la hausse du sous-jacent or. Pour l’instant, car je n’ai pas de doutes au sujet de la finalité du mouvement car 100 USD de hausse sur le sous-jacent métal engendre un énorme impact sur la valeur de l’actif et des bénéfices. Voici les graphiques du GDX et du GDXJ (junior mining)

Suite à la hausse de l’or et la non réaction des actions minières, il s’en suit une grande divergence d’évolution qu’on peut constater dans deux graphiques très parlants.

La Barron’s index divisé par le prix de l’or
Les indices XAU et HUI (miniers) divisés par le cours de l’or

En Conclusion, soit, l’or est trop haut, soit les mines sont (beaucoup) trop basses !

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Résultats 2018 de la BNS, les comptes d’apothicaire

La BNS a publié hier une estimation son résultat annuel 2018 et a annoncé une probable perte de 15 milliards de CHF.

voici l’article : https://www.20min.ch/ro/economie/news/story/Quinze-milliards-de-pertes-pour-la-BNS-31864819

Ce qui me marque, c’est le phrasé (formulation) dans l’article, car il est mentionné :

” Le stock d’or de la BNS, qui représente environ 5% du bilan de la banque centrale, a pour sa part accusé une moins-value de 300 millions de francs, ressort-il du communiqué diffusé mercredi par la banque centrale dans sa traditionnelle première estimation de résultat annuel. Quant aux positions en francs, elles ont dégagé un bénéfice de 2 milliards, à la faveur notamment des taux d’intérêts négatifs appliqués aux avoirs à vue des banques commerciales auprès de l’institut d’émission.”

Je me permets de faire quelques petits calculs:

  • 2 milliards de profit grâce à des taux d’intérêts négatifs (rappel : on paie pour mettre son argent à la BNS (en sécurité paraît-il) et ceci impact aussi les caisses de pensions, donc nos retraites….
  • La perte attendue est de 15 milliards, mais il y a ces fameux 2 milliards de profit. On peut donc légitimement en déduire que la BNS a perdu environ 17 milliards sur les positions en devises, actions et or (0,3 milliard pour l’or)
  • Les 0,3 milliard de “perte non réalisée” sur l’or, ne représente que 1.75% du total des pertes (17 milliards) pour une exposition de 5% du bilan.
  • La perte totale de 15 milliards sur le bilan de 800 milliards donne une “performance” négative (méformance) de -1,875%, dont l’or est responsable de 0,0375%, le CHF (taux négatifs) responsable de +0,25% et le reste (devises, actions, obligations = -16,7 milliards) pour -2,087%

A trop vouloir décrédibiliser la position or, cela devient assez ridicule.

Voici quelques graphiques intéressants tirés de zerohedge

La taille de la position en actions

Les positions détaillées en actions US

Les bénéfices / pertes historiques (depuis que le bilan a augmenté on remarque bien évidemment de plus grandes fluctuations (en milliards))

et l’évolution du cours de l’action de la BNS

 

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FTSE all Shares et la livre Sterling (GBP)

 

Avant le week-end, voici quelques graphiques qui montrent l’évolution du marché anglais depuis 1693.

L’indice FTSE All-Share, initialement connu sous le nom d’indice FTSE Actuaries All Share, est un indice pondéré en fonction de la capitalisation, composé d’environ 600 sociétés sur plus de 2 000 négociées à la Bourse de Londres. Au 29 décembre 2017, les composantes de cet indice totalisaient 641 sociétés. Wikipédia (anglais)

Mais en l’adaptant avec l’inflation, le résultat n’est pas le même.

et par rapport à l’or ce n’est pas folichon

Pour terminer, le pouvoir d’achat de la livre sterling

Aujourd’hui la pièce de monnaie anglaise est un mélange de cuivre, nickel et zinc.

EN 1489 (la naissance de la livre sous Henry VII), le pièce d’une livre contenait une demi once d’or.

La valeur de l’once aujourd’hui est d’environ £950 . Ainsi une demi once vaut £475…

Que pouvez-vous faire aujourd’hui avec une livre ?

 

“Une monnaie papier, basée sur la seule confiance … finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c’est à dire zéro” Voltaire

“Plus vous savez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur”. Churchill

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Le SMI dans tous ses états

Le SMI existe depuis 1980 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Swiss_Market_Index

Voici plusieurs graphiques sur le long terme sur l’indice phare suisse.

L’inflation (IPC) et le cours de l’or permettent de mettre tout cela en perspective.

Le premier graphique est le celui long du SMI en terme nominal.

Le second est l’Inflation (IPC Indice des prix à la consommation : https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/prix/indice-prix-consommation.html

Le 3ème graphique représente le prix réel du SMI (SMI divisé par l’inflation). On peut ainsi remarquer la grande différence entre les graphiques nominaux (le cours qu’on observe) et le cours réel (moins l’inflation).

Le 4ème graphique est un zoom sur les 40 dernières années environ en termes nominaux.

Pas beaucoup d’évolution depuis 20 ans pour le SMI.

Le 5ème graphique représente le prix de l’or en Francs Suisses

et le 6ème et dernier représente le ratio SMI divisé par le cours de l’or.

Quand le ratio monte, les titres surperforment l’or.

On peut observer qu’il y a des cycles longs durant lesquels les titres (l’indice) fait mieux et d’autres où les titres performent faiblement contre l’or.

Le sommet du ratio est à la fin des années 90. depuis, l’or a largement battu l’indice SMI

NB : Pour les données antérieure au SMI, l’indice Credit Suisse General Index a été utilisé.

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