Combien d’or papier pour de l’or réel ?

Comme souvent évoqué sur ce blog, la monnaie fiducaire et les écritures scripturales permettent de faire tout et n’importe quoi (à court terme je le rappelle aussi, car tout a une fin)

Aujourd’hui sur le COMEX les stocks d’or sont à un niveau des plus bas.

 

comex warehouse 2015

Le levier est à 1 pour 300 désormais (ou 300 onces en papier pour 1 once réelle)

http://www.silverdoctors.com/bullion-bank-leverage-soars-to-near-3001/

http://www.tfmetalsreport.com/blog/7170/comex-bank-run-scotia-mocatta

http://www.tfmetalsreport.com/blog/7241/futures-market-fraud

http://harveyorganblog.com/2015/11/03/nov-3another-2-98-tonnes-leaves-the-gldin-the-past-3-days-8-04-tonnes-have-leftcomex-dealer-registered-gold-down-to-only-4-7-tonnes-gold-open-interest-does-not-fall-much-with-the-raid-yesterday/

 

Comment est-ce que cela va se terminer ?

 

Combien de temps encore cela peut-il durer ?

 

J’ai ma petite idée

 

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Chine, marché des actions : Mundus Vult Decipi, Ergo Decipiatur

La fortune du faux au travers des siècles nous amène à nous questionner sur la propension de l’homme à s’abuser lui-même, mundus vult decipi, ergo decipiatur, le monde veut être trompé, qu’il donc le soit ! Même les esprits les plus éclairés – lettrés ou scientifiques – se laissent parfois emporter par enthousiasme ou tentation.


Ce paysan chinois a tout perdu ! Il a misé en Bourse, mais surtout il a été convaincu par des promesses du gouvernement et aussi par l’ambiance générale.

Il a surtout commis la grande erreur de faire un levier de 5 fois

Au début de son aventure, il a investi 164’000 USD, puis emprunté 1’000’000 de USD, soit plus de 5x son portefeuille.

Aujourd’hui il doit encore rembourser le même montant qu’il avait investi au départ suite à l’appel de marge sur ses avoirs.

Du point de vue de l’indice, la chute de 2008 a été pire

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Mais alors pourquoi cette panique ?

Parce que les montants en jeu sont considérablement différents de l’époque de 2008

Le volume en jeu est devenu très grand

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et ce sont surtout les petites valeurs qui baissent

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On constate la grande volatilité

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source: http://www.cnbc.com/2015/07/28/

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Bruno Bertez: La tromperie sur la stimulation

Je ne pouvais pas résister à vous produire l’article de Monsieur Bruno Bertez de ce jour. Promesses électorales, liens entre banquiers et gouvernants, tout y est.

11 septembre 2013

Les milliards injectés par les banques centrales et les gouvernements se retrouvent dans le système bancaire. Et non dans l’économie.

Bruno Bertez

Les responsables de la conduite des affaires, banquiers centraux et gouvernements, prétendent, pour justifier leur action, mener des politiques de stimulation. A les entendre, ils stimulent depuis 2009.

«Simulent» est un terme qui conviendrait mieux! Les politiques menées ne sont que marginalement stimulantes, sauf bouffées spéculatives temporaires qui créent «un climat», un «sentiment» positif éphémère.

Ces politiques, contrairement à ce que l’on dissimule et donc à ce que l’on croit, sont très efficaces pour… maintenir à flots le système bancaire et tenter de reconstituer les fonds propres disparus dans la crise.

Les politiques de soi-disant stimulation sont en réalité des cache-sexes qui dissimulent l’obscénité de la manœuvre. Faire payer aux citoyens, ménages, contribuables, épargnants, le prix de la crise que le couple maudit formé par les banques et les gouvernements ont provoquée.

La propagande des responsables a réussi à faire passer les mesures monétaires qui ont été prises pour des mesures de stimulation. C’est un gros, un très gros mensonge. La Fed n’injecte pas 85 milliards de dollars par mois dans l’économie américaine. Elle achète pour un montant de 85 milliards de titres à long terme, valeurs du Trésor et titres hypothécaires. Cet argent se retrouve dans le système bancaire et non pas dans l’économie. Tout le problème de la gestion de la crise est précisément de résoudre le problème de la transmission de la sphère financière à la sphère de l’économie réelle. Comment faire pour que l’argent qui se trouve dans le système bancaire se transforme en monnaie et vienne alimenter l’économie. A ce jour, personne n’a trouvé la réponse à cette question. L’analyse vaut également pour l’action de la BCE de Draghi.

Une grande partie de l’argent est conservée par le système bancaire sous forme de réserves excédentaires. Si les banques n’emploient pas cet argent sous forme de prêts, c’est parce qu’il n’y a pas de demande solvable suffisante. Il est faux de dire que les banques sont responsables de la croissance lente, elles souhaiteraient certainement une croissance plus rapide. Simplement, le système est grippé. La crise est une crise d’excès de dettes, une crise de surendettement. Tous les agents économiques, et maintenant partout dans le monde, on le voit avec la crise en cours des émergents, sont surendettés. Avec un surendettement en mis-match de durée et de risque. C’est ce surendettement qui constitue un boulet pour les économies. En situation d’excès de dettes, si on se refuse à la restructuration généralisée qui allègerait le fardeau, il faut se résoudre à une croissance lente pendant longtemps.

Il est évident que les milliers de milliards qui ont été transférés aux banques auraient pu être mieux utilisés. Mais c’est une autre histoire. La meilleure économiste de France, Anne Roumanov, vous savez celle qui dit «on ne nous dit pas tout» a livré une piste de réflexion que les grands de ce monde feraient bien de méditer: «si cet argent, ils nous l’avaient donné à nous, nous, on aurait su quoi en faire». L’erreur de 2009 a été de donner la priorité au sauvetage du système bancaire, au sauvetage des actionnaires et des détenteurs d’obligations des banques.

On n’a pas sauvé l’économie, on a sauvé les banques. Pour être exact, il conviendrait de dire: on tente de sauver les banques. Car il est évident, pour qui regarde et comprend le fonctionnement du système, que ce n’est qu’un répit. Il ne faut pas confondre les facilités que confèrent «les accommodements comptables» et les excès de liquidités avec les vraies solutions.

Comme nous l’avons dit plus haut, à partir du moment où on se refuse au moratoire et aux restructurations, rééchelonnements, le stock de dettes constitue un handicap pour les économies. Imaginez un chasse-neige qui repousse devant lui la neige accumulée. C’est exactement la situation mondiale; le stock de dettes ne se réduit pas, au contraire, il ne cesse d’enfler. Il ne cesse d’enfler parce que les gouvernements et les banques centrales n’ont qu’une idée en tête: relancer le crédit. La tendance très lourde des économies est à ce que l’on appelle le «deleveraging»; le «deleveraging», c’est le désendettement. Les agents économiques voudraient assainir leurs bilans. Ils sont donc frileux. Les responsables de la conduite des affaires essaient de les inciter à prendre des risques, ils manipulent le prix du risque, mais les gens sont raisonnables, ils savent au fond d’eux-mêmes que rien n’est résolu. Ils préfèrent rester prudents. Les seuls risques que l’on prend dans le système, ce sont les risques de la spéculation financière. On joue sur la valeur des choses.

La durée de la stagnation induite par cette situation n’est pas fixée d’avance. Elle dépendra de beaucoup de choses, entre autres de la dépréciation des monnaies. C’est dire des rapports des forces sociales. Si les banques centrales réussissent à gonfler l’inflation effective, sans, en contrepartie, faire monter les taux d’intérêt, donc en contrôlant les anticipations, alors le désendettement réel sera plus rapide et la croissance nominale repartira plus vite. Ce processus viendra compléter la répression fiscale.

Parmi les erreurs des responsables, il y en a une qu’il ne fallait pas commettre. C’est celle du changement des standards comptables du secteur financier (normes du FASB). En changeant les standards comptables, on a dispensé les banques de fournir des comptes honnêtes, de prendre leurs pertes, de se recapitaliser sérieusement. On a fait exactement ce que l’on avait déconseillé de faire en son temps aux Japonais. C’est ainsi que l’on a transformé une crise qui aurait pu durer deux ans en une crise générationnelle.

En dehors d’une opération Vérité très improbable, opération qui consisterait à reconnaître la vraie valeur dépréciée des dettes et créances, il y a très peu de solutions pour retrouver une croissance raisonnable. L’activité économique d’un pays dépend à la fois des revenus et du crédit. Pendant des années, les revenus salariaux ont stagné, voire régressé en termes réels. Ils stagnent encore. Et ils sont amputés par la hausse du prix des services fournis par les Etats, les impôts. Le phénomène est aggravé par le chômage. L’absence de gain de pouvoir d’achat a été compensée par le recours au crédit. Le recours au crédit est maintenant bloqué pour cause de surendettement. Quelles sont les solutions? On peut imaginer de favoriser la hausse des revenus salariaux; d’augmenter l’endettement du gouvernement s’il le peut encore; de piller la demande des autres pays en favorisant la baisse de sa monnaie, c’est la carte mercantiliste.

On ne peut monter les revenus salariaux car il y a risque de perte de compétitivité et incidence sur les taux d’intérêt. On ne peut augmenter à l’infini la dette des Etats car ils sont déjà en majorité insolvables. Quant au mercantilisme, tout le monde s’y essaie, ce qui en annule les bénéfices. L’une des choses qui passe inaperçue, mais qui est très grave, est que le consensus, la coopération, qui ont permis de faire face en 2009 ont disparu. Les réunions en «G» ne donnent plus de résultats, les forces dissociatives sont à l’œuvre, partout. Nous sommes dans une phase de fragmentation généralisée, de re-domestication. On défait l’histoire. Les trente dernières années ont été celles d’un mix qui a débouché sur une catastrophe: innovations technologiques, mondialisation, laxisme monétaire, goût du risque. Le mix se dissocie. Les remèdes sont dérisoires.

La politique qui est suivie, et qui vise à favoriser la constitution d’un «effet de richesse» pour s’opposer à l’appauvrissement réel, est totalement inefficace. Les ménages ne tombent pas dans le piège que leur tendent les banques centrales, ils ne dépensent pas la richesse fictive qui est créée par le gonflement temporaire des cours de bourse. Les agents économiques ne dépensent que les revenus qu’ils considèrent comme stables. C’est l’une des découvertes de Milton Friedman, découverte qui lui a, parmi d’autres, valu le Prix Nobel en 1976. Un gonflement des cours de Bourse de 1% produit, au mieux, une hausse du PIB de 0,03%.

La hausse des cours des actifs financiers constitue ce que l’on appelle de la «création de valeur», on ajoute des zéros dans les livres de comptes. Hélas, la création de valeur n’équivaut pas à de la création de richesse, ce n’est pas parce que vous aurez rajouté des zéros partout que vous aurez produit plus de biens et services échangeables! Le gonflement de la valeur des assets est en réalité un mécanisme de transfert de richesse, de vraie richesse, cette fois. En effet, celui qui bénéficie du gonflement des valeurs boursières se trouve à la tête d’un pouvoir d’achat qui lui permet de se payer, de s’attribuer un droit de prélèvement supplémentaire sur la production nationale et mondiale réelle. La création de valeur boursière dilue le patrimoine et les revenus de tous ceux qui ne participent pas au festin. La création de valeur est un moyen de fausser la répartition du gâteau national et mondial. Au lieu de favoriser la reprise économique, elle la bloque.

La montée des antagonismes, le chômage, provoquent dislocation et délitation du tissu social. La tentation du bouc émissaire refait surface. On joue avec le feu sous cet aspect. La stigmatisation de l’industrie financière ou de groupes sociaux est encouragée par les politiciens à la petite semaine. L’industrie financière ne serait pas ce qu’elle est si les gouvernements n’étaient pas ce qu’ils sont et si les banques centrales retournaient à leurs pratiques traditionnelles. Ce sont les gouvernements qui ont poussé à la dérégulation financière afin de pouvoir s’endetter plus. Afin de payer les additions de leurs promesses électorales. Ce sont les banques centrales complaisantes qui ont accepté de mener les politiques monétaires ultra-laxistes qui ont permis les dérives bancaires.

En fait, tout le monde est responsable, ou coupable, comme l’on veut. Les gouvernements et les banques centrales ont répondu à une demande sociale qui veut que l’on puisse jouir plus vite tout en faisant moins d’effort. Nous sommes dans des sociétés de moindre effort, de confort, de «convenience», sans autre frein au glissement sur la mauvaise pente, que les crises, lesquelles se produisent lorsque les promesses dont vit et se reproduit le système, ne peuvent plus être tenues. Il faut bien comprendre que le système produit ses propres justifications, morales, émotionnelles, théoriques; on trouve toujours une théorie pour justifier les comportements et décisions des Pouvoirs. Il suffit de regarder ce qui se passe pour justifier les interventions guerrières, on invente le principe du «punitisme». S’il n’y a en a pas, le système se charge d’en produire une et de l’imposer. Ceci signifie que, dans notre conception, les changements, les corrections, ne peuvent être conduits par les «chefs», fussent-ils légitimement élus. Non, le changement ne peut être qu’imposé par la Nécessité, par la Réalité. La situation actuelle se définit, précisément, comme un déni de cette Réalité.

 

 

Je me permets d’ajouter un graphique de circulation de la monnaie fiduciaire aux USA…no comment

velocity sept 2013

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