Les titres de valeurs n’ont jamais été si bas…(#growth vs #value)

Les titres de croissance (growth) qui offrent des P/E élevé et des rendements faibles – voire inexistants – sont toujours au firmament alors que les titres de valeurs (value) sont au plus bas !

En divisant l’indice MSCI des titres de valeurs par le MSCI des titres dits de croissance, on constate que c’est effectivement le cas.

Par rapport au SP500 c’est aussi remarquable de dé-corrélation.

Historiquement, quand les titres “values” sont au plus bas contre ceux de croissance, on arrive dans un très haut de marché !

En conclusion et au risque de me tromper, je privilégie les titres avec de la VALEUR au détriment de ceux affichant de la CROISSANCE.

Happy Investing

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Audio : Jancovici, vers un monde avec moins de moyens et plus de problèmes

En octobre 2019, je vous avais publié une vidéo des plus intéressantes (dont le sujet était le CO2 et le PIB) avec M.Jancovici (https://jancovici.com) comme intervenant : https://www.crottaz-finance.ch/blog/jancovici-co2-ou-pib-il-faut-choisir/

Je suis tombé sur un audio récent de France Culture sur le pétrole avec M.Jancovici

A écouter sans modération (27 minutes bien investies)

Jean-Marc Jancovici : “Nous nous dirigeons vers un monde où nous aurons moins de moyens pour plus de problèmes”

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Les marchés des actions en dé-corrélation

Les marchés des actions sont (à mon humble avis) complètement dé-corrélés de la réalité économique.

Les dernières nouvelles sur le front économique sont affreuses.

La production industrielle allemande s’écroule à un niveau historique en mars. La production totale (manufacturing , Energy and Construction) s’est effondrée de 9.2% par rapport à février et de 11,6% en comparaison annuelle.

Les Commandes d’usines allemande ont – elles aussi – chuté.

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PIB et évolution(s) des marchés

Comme vous l’avez certainement lu, les PIBs des pays sont en fortes contractions au premier trimestre 2020 (janvier- mars). Les mois d’avril, mai ne figurent pas (encore) dans ces statistiques.

Le PIB de la France

Celui de l’Espagne

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La croissance est-elle infinie ou insoutenable ? Philippe BIHOUIX

Joyeux Noël à vous et vos foyers.

Je vous souhaite le bonheur et surtout la santé.

Pour avoir vécu personnellement une année 2019 assez difficile du côté de la santé, il est évident que cette dernière prime sur tout.

Pour ce jour assez calme en terme d’activité pour certains, voici une vidéo intéressante d’un ingénieur qui se nomme Philippe Bihouix.

Philippe BIHOUIX, ingénieur centralien et spécialiste des ressources non renouvelables, balaye les promesses d’un monde technologique meilleur, d’abondance et de bonheur pour tous, du rêve d’énergies propres qui ne tiennent pas compte des limites de notre planète “fatiguée”. L’auteur du livre “Le bonheur était pour demain” esquisse des solutions moins naïves, que nous pouvons mettre en oeuvre dès maintenant. Les médias nous donnent des promesses de technologies toujours meilleures : progrès du numérique, smart-city, hyperloop avec Elon MUSK, conquête spatiale avec Jeff BEZOS, minage des astéroïdes, techno-esclaves grâce aux machines (robots, voitures autonomes), promesses trans-humanistes…. on nous promet un futur radieux. Mais ces promesses se heurtent à une autre réalité : problème climatique, effondrement de la biodiversité, ressources non renouvelables, pic de pétrole jusqu’à un point ou certaines personnes prédisent un effondrement de la civilisation industrielle. Alors, va t’on vers un monde d’abondance ou un monde de pénurie ? Le développement est-il infini ? Ou va t-il y avoir un effondrement ? Le débat est lancé !

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Jancovici : CO2 ou PIB, il faut choisir

Cette intervention de Jean-Marc Jancovici à Sciences Po du 29/08/2019 est à écouter attentivement. La croissance infinie est totalement impossible. Démonstration énergétique sans faille.

Les politiques, rois des promesses, les journalistes ne disent pas la vérité.

Tout y est !

son site : https://jancovici.com

Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Jancovici

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Taux bas ne signifient pas immobilier haut. Le Japon est en la démonstration.

Voilà des semaines que je possède dans mon ordinateur des données concernant l’immobilier japonais et même un graphique que je vous produis ci-après.

Je suis tombé sur cette vidéo d’aujourd’hui et cela m’a rappelé ce que j’avais sous le coude.

Le titre de mon article est basé sur l’expérience qu’ont vécu les japonais.

La croyance populaire (basé sur le court terme, je précise) est:

Lorsque les taux baissent, les prix de l’immobilier montent ! Et c’est probablement vrai, mais à court terme !

Les baissent de taux engendrent des charges d’intérêts plus basses et permettent (si les banques prêtent, mais elles le font quand les taux sont à la baisse) d’acheter des biens à des prix de plus en plus élevés .

Tout cela c’est bien joli et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes sauf que…….si la déflation s’en mêle, les propriétaires s’emmêlent.

La croissance n’étant pas au rendez-vous et le boum de l’immobilier s’essoufflant, on assiste soudain à un flux de vente de biens immobiliers.

Les taux bas n’amenant pas la quantitié d’acheteur nécessaires à soutenir la demande, les prix commencent à baisser.

C’est le début de la spirale.

Voici le graphique très intéressant

real estate price vs interest rates

Au début de la baisse des taux, l’immobilier monte, puis les baisses n’ont plus d’effet !

japanese-home-prices

Japan20Real20estate20crash

Si la croissance ne revient pas, nous pourrions assister à ce scénario aussi en Suisse.

Les taux hypothécaires en Suisse

tx hypubs re b

 

On peut lire l’UBS real estate bubble du 4ème trimestre 2015:  ubs-bubble-index-q4-2015-fr

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La Suisse championne du monde des taux négatifs

Ce matin la presse en parle:

La Suisse emprunte à 10 ans à un rendement négatif

C’est quand même hallucinant de voir que des personnes (ou institutions) placent leur argent à 10 ans avec un taux NEGATIF

Cela signifie qu’ils paient pour déposer leur argent durant 10 ans ! C’est complétement DEBILE

J’ajoute qu’en plus ils doivent supporter les coûts (frais de transactions, droits de garde) d’un tel investissement et qu’on empêche le retrait cash de milliards

La courbe des taux en Suisse se déplace vers le bas de manière quasi parallèle depuis une année.

La question est quand cela va-t-il s’arrêter ?

CCJDsIcUsAEBDJ5

structure des taux suisses dans le temps

indice prix cons suisse 8-4-2015

source: communiqué de presse: http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/news/medienmitteilungen.Document.193165.pdf

Avec des croissances aussi faibles et en ralentissement, je ne vois pas comment les taux pourraient remonter.

En comparaison internationale, les allemands et français proposent aussi des taux négatifs sur un certain nombre d’échéances

structure des taux comparaison internationale

Comme je vous l’ai dit plusieurs fois, nous sommes en déflation et les chiffres qui sortent sont mauvais, mais personne ne semble s’en inquiéter. Les marchés des actions montent sans cesse alors que nous sommes dans une situation pire qu’avant 2008. (merci à Chalres Sannat): http://www.economiematin.fr/news-situation-etats-unis-crise-economique-graphique-sannat

 

Pour en revenir aux taux, j’ai une explication (qui vaut ce qu’elle vaut).

Je vous la livre en mille (billets de) : Les caisses des pensions

En effet, nos chères caisses de pensions doivent investir

  1. Le cash qui rentre des cotisations (tous les mois)
  2. Une grande partie des fonds dans les obligations libellées en CHF
  3. Dans des obligations avec une notation élevée

Les caisses de pensions doivent faire face à un grande problème, à savoir comment générer du revenu pour servir des rentes alors qu’on leur donne un rendement négatif. Pour mémoire, un taux d’intérêt positif doit être octroyé sur la part obligatoire (c’est la loi). La part sur-obligatoire -quant à elle – peut subir un intérêt négatif.

Je rappelle aussi que les caisses de pensions on transféré le risque aux assurées depuis des années en passant de la primauté des prestations à la primauté des cotisations. pour mémoire: prévoyance posez-vous les bonnes questions

En 2009 déjà, je vous avais parlé que les Etats feraient tout pour trouver des financement: David Vincent les a vus !

et votre retraite à taux zéro: votre retraite placé à un taux 0% et prévoyance négative c’est possible

 

 

 

 

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