La Suisse financerait la moitié du déficit du centre de la zone euro

Je me permets de vous remettre cet article dans lequel j’expliquais que la BNS achetait  – avec son accumulation d’euros – des emprunts obligataires allemands notamment.

http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8087

dont le passage:

“Certains pensent que la BNS fait une très bonne affaire en achetant de l’euro et de le placer dans des obligations allemandes et françaises (car pour mémoire le Portugal, l’Irlande ne figurent plus sur la liste des investissements recommandés). L’article: SNB kauft nur deutsche und französische Anleihen. Si Je comprends bien cet article, on achète une dette qui est de meilleur qualité en pensant que malgré le fait que l’émetteur soient lourdement engagé sur la mauvaise qualité, cela n’aura pas d’impact. Personne n’envisage d’effet domino? Tiens cela me rappelle le subprime ou l’exemple pris par Konrad Hummler qui parlait de mélanger les qualités de saucisses médiocres avec la bonne saucisses de Saint-Gall en espérant avoir une bonne saucisse en finalité.”

Et le très bon quotidien ” Le Temps” raconte que S&P a étudié le cas et que La Suisse financerait la moitié du déficit du centre de la zone euro

Et après cela, les pays, qui nous entourent, continuent de nous mettre une pression dingue.

J’avais écrit une phrase agressive, je vais me retenir. (pour cette fois, car je commence à en avoir assez)

Ma question. Que va-t-il se passer désormais ?

  1. La Suisse tiendrait-elle la zone euro par la barbichette ?
  2. Que se passe-t-il si la BNS balance tous les euros sur le marché (et par la même occasion les emprunts d’Etat allemands, français) ? les taux vont s’envoler et c’est la fin de la zone
  3. Pourquoi la Suisse n’envoie pas ballader ces Etats agressifs qui achètent des données volées et sont des receleurs ?
  4. Serait-ce David contre Golliath?
  5. Le secret bancaire ne serait qu’un prétexte pour nous forcer à faire allégeance ?
  6. autres suggestions bienvenues… (et scenarii)
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BNS: David contre Goliath

Le site zerohedge consacre un billet fort intéressant sur l’activité de la BNS avec son plancher à 1.2 CHF pour 1 EUR.

Les économistes sont divisés sur le sujet: la strategie de la bns divise les economistes (20 minutes)

Pour rappel tous mes articles concernant la BNS: Crottaz-BNS

Je résume brièvement l’article de zerohedge. Les graphiques parlent d’eux-mêmes

  • La BNS a augmenté ses positions en monnaies étrangères en passant de moins de 100 milliards de CHF à fin 2009 à 300 milliards (ou 60% du PIB) au 3ème trimestre 2011. C’est une somme importante pour un petit pays. (CHF 50’000 par citoyen !)
  • La BNS a aussi acheté beaucoup de USD (doublement de sa détention au Q3).
  • Depuis début 2010 la BNS n’a pas réussi à contrer la baisse de l’euro.

 

  • L’or (jaune) est évalué mark-to-market et engendre un gros impact que le compte perte et profit de la BNS.
  • Comme la BNS invsestit dans des obligations étrangères (bleu), un changement de taux a un impact important sur les cours des obligations.
  • Le BNS semble posséder aussi une grande position en actions. Au Q3 les principaux indices ont chuté de 11%(SMI), 14& SP500) et 25% (DAX). En tenant compte d’une baisse moyenne de 15% la BNS doit avoir environ 20 milliards en actions (étant donné la perte de 3 milliards au 3ème trimestre dans les comptes).
  • Le plus grand impact vient des positions en devises (rouge). Sur 5 trimestres (Q2/00 à Q2/11, la BNS a perdu 42 milliards ou 8% du PIB. C’est un montant énorme qui se voit généralement en uniquement en période de crise.

 

article complet: David Versus Goliath – The SNB Against Everybody Else

ndlr: ça fait peur !

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La bulle des emprunts d’Etats

Comme vous avez pu le constater, les taux offerts par certains Etats pour leurs obligations sont très faibles (voire, pour certaines échéances, négatifs: lire mon article: “La Confédération se fait des ronds“)

Voici un tableau récapitulatif des taux d’intérêts à 10 ans des quelques pays (source Bianco Research)

 

L’évolution sur 20 ans des taux suisses à 10 ans.

La Suisse – dans sa quête de vouloir à tous prix maintenir le taux de change plancher avec l’euro – ne serait-elle pas aussi en train d’entretenir la bulle sur les emprunts d’Etat ?

En effet, le BNS achète des euros à chaque fois que le cours passe au-dessous de 1,2. Que fait-elle avec les euros achetés ? Elle les place probablement en bons du trésor allemands (Pays réputé être le plus solide de la zone euro) ou des bons du trésor d’autres pays de la zone (Hollande, France), ce qui revient à faire monter les prix et donc baisser les rendements.

Dire que les banques centrales alimentent la bulle, il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir.

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La B.N.S. serre les fesses

Voilà plusieurs semaines que je ne vous ai écrit ce que je pense toujours du plancher de change EURO/CHF qui a été mis en place par la BNS.

Pour mémoire quelques uns de mes billets:

La BNS devra rendre des comptes

Les bilans des banques centrales en % du PIB

Les billets de banque en francs suisses sont-ils couverts par de l’or ?

Ces derniers jours, il me semble qu’on assiste à beaucoup d’agitation autour de la BNS et de la défense du cours de change plancher CHF contre EURO (à 1.20 CHF pour 1 EURO) (je rappelle que l’utilisation du terme PEG est erronée car ce n’est pas un taux de change fixe (parité) que la BNS défend. Dans le cas cas de figure d’un PEG, elle devrait acheter et  surtout vendre en permanence pour maintenir ce fameux PEG.

Dans le modèle actuel de plancher, la BNS ne fait que de soutenir l’euro (ou affaiblir le CHF) dès que le cours de change passe au-dessous du plancher de 1.2.

Thomas Jordan persiste et signe

La BNS veut des mesures pour réduire l’attrait de la Suisse

Il reste encore quelques idées et possibilités comme la mise en place d’un taux d’intérêt négatif sur les compte en CHF détenu pas des non-résidents

Des PPE aux prix clairement surfaits

La BNS se plaint d’un bulle immobilière, mais elle en est parteillement responsable. Je lui propose quelques idées (politiquement incorrectes) pour décourager les acheteurs, comme:  L’accession à la propriété doit devenir plus difficile en empêchant les retraits de prévoyance ou en imposant  ces mêmes retrait de manière plus forte.  Autre idée: Forcer les banques à avoir encore plus de capitaux propres, elles ne pourront plus trop prêter ces prochains temps. Par contre, impossible (comme il est suggéreé) d’avoir un impact sur les taux (sauf ceux que la BNS maîtrise soit très court terme). Les taux sont déterminés généralement par le marché !

SNB considers capital controls if euro falls apart

hayek bns

Le Fils de feu Nicolas Hayek se contredit:

D’un côté, il demande que l’on affaiblisse le CFH à 1,3 voire 1,35 contre euro et de l’autre que les matières premières baissent….Je n’ai pas fait de grandes études, mais toute chose étant égale par ailleurs, si le CHF s’affaibit à 1,35, il y aura instantanément une hausse (en CHF) des matière premières.

La force du CHF est un avantage depuis longtemps pour les importations…personne n’en parle.

Par contre, subsiste toujours le problème d’avoir lié la destinée du franc suisse à l’euro.

Surtout si la sortie de la Grèce se confirme et que cela coûte 1’000 milliards d’euros..
http://www.bloomberg.com/news/2012-05-25/dallara-says-greek-euro-exit-may-exceeed-1-trillion-euros.html

et la BCE serait insolvable

http://www.agefi.fr/articles/marches-la-bce-serait-insolvable-si-la-grece-devait-quitter-l-europe–250034.html

et Madame Lagarde qui met de l’huile sur la feta

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/-Tous-les-Grecs-doivent-payer-leurs-imp-ts–24094729

Je continue de dire que ce lie euro-chf est une pure folie.

Nous ne connaîtrons qu’en juillet ce qui a été réalisé par la BNS durant le deuxième trimestre de l’année (je parle du détail)

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BNS today

Il y a une heure, la BNS vient de publier son rapport d’activité dont le contenu a retenu toute mon attention.

Notre Banque Centrale a acquis des devises étrangères, je cite:

“La banque centrale a tout de même acquis des devises pour une contre-valeur de 17,8 milliards de francs en 2011. Les achats ont été conclus “avec un large cercle de contreparties en Suisse et à l’étranger”, selon le rapport d’activité paru jeudi”

Le fonds de stabilisation a rapporté 440 millions de CHF: Le fonds de stabilisation UBS a apporté 440,2 millions à la BNS

Grâce à cette fixation de taux plancher la BNS a réalisé un gain de plus de 13 milliards (contre une perte de plus de 20 l’année précédente), surtout à la hausse des actifs comme l’or notamment.

la banque centrale confirme son retour au bénéfice en 2011

voici deux graphiques du cours de change euro contre franc suisse

Je me permets de vous proposer à nouveau deux articles que j’avais rédigés concernant le bilan de la BNS et aussi sur le fait qu’elle devrait rendre des comptes.

La BNS devra rendre des comptes

Les bilans des banques centrales

Son intervention n’est pas anodine. Pour l’instant le maintien du plancher n’a pas engendré de coûts massifs, mais que se passera-t-il au cas où l’euro se trouve dans de graves turbulences ?

La question est posée et je suppute que même les dirigeants de la BNS ne savent pas ce qu’il pourrait se produire. Devoir acheter des dizaines de milliards d’euros n’est pas à la portée de toute les banques centrales.

N’est pas le FED qui veut !

à lire ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=7901

 

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La BNS annexe de la BCE ?

La BNS ne serait que l’antichambre de la BCE, c’est ce que pense Olivier Baumgartner: 20111102-Bilan

Son article a été rédigé avant la nomination de M. Hildebrand comme vice-chairman, voir mon article d’hier: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8475 et cette dernière nomination confirme-t-elle cet état de fait ?

Quand j’avais écrit que l’idée derrière tout cela est de faire adhérer la Suisse à la Zone Euro en la mettant devant le fait accompli, on m’avait dit que je délirais. Et si ma vision n’était pas si fausse que cela ? Il faudra quand même passer devant le peuple, mais peut-être que – ce jour – là la situation sera tellement catastrophique qu’on arrivera à faire passer cette idée.

C’est d’ailleurs dans les crises et difficultés qu’on peut faire voter n’importe quoi sous couvert de pouvoir sauver les meubles. Quand les périodes sont calmes et détendues, les gens réfléchissent et ne paniquent pas. Ils votent donc avec le cerveau alors qu’en cas de panique ils perdent tout discernement. C’est également valable au sujet des investissements boursiers.

Zero Hedge nous apprend que l’Allemagne (d’après “Wikileaks” se préparerait à la faillite de la zone euro: Wikileaks Exposes German Preparations For A Eurozone Chapter 11)

et les taux italiens continuent leur ascension

Je cherche chaque jour des arguments positifs, mais il est difficile d’en trouver dans l’économie et l’environnement actuel.

Même en Chine ça va mal ! Les patrons ne peuvent plus payer, se suicident: China Credit Squeeze Prompts Suicides, Violence

malgré tout ce qui précède je vous souhaite une belle journée.

 

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Un pas en avant, un pas en arrière, le tango des politiques et la compétitivité

Après le pseudo referendum grec, voici qu’on met une pression énorme pour empêcher les dévaluations monétaires compétitives:

On peut lire dans le communiqué du G20: “We affirm our commitment to refrain from competitive devaluation of currencies” et on peut lire dans le communiqué du FSB : FSB announces its new Chairman and Vice-Chairman

The FSB announced the appointment of Mark Carney as its new Chairman, succeeding Mario Draghi, and Philipp Hildebrand as Vice-Chairman, both as of 4 November. (http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20111104_1/source/pre_20111104_1.fr.pdf%20)

De cette dernière annonce, on note que Philippe Hildebrand (de la BNS) est nommé “vice-chairman”  du FSB ( http://www.financialstabilityboard.org/ à ne pas confondre avec le EFSF: http://www.efsf.europa.eu/about/index.htm ) et on peut lire sur le site de la BNS la déclaration de M. Hildebrand au sujet de sa nomination: http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20111104_2/source/pre_20111104_2.fr.pdf

De plus, ce week-end on peut lire dans les journaux:

“La Banque nationale suisse (BNS) est prête à agir à nouveau sur le marché des devises pour affaiblir le franc, deux mois après sa première intervention. Pour son président, Philippe Hildebrand, la monnaie helvétique reste surévaluée et que la BNS pourrait à nouveau intervenir pour affaiblir le CHF”

La BNS prête à de nouvelles mesures pour affaiblir le franc

On constate donc toutes les contradictions de ce monde. Il faudrait savoir ! Dévaluation compétitive ou non ?

M.Hildebrand joue dans quelle équipe ? L’a-t-on nommé pour le museler ? Sera-t-il aussi libre au volant de la BNS désormais ? Ou s’attache-ton les services de celui que certians considèrent comme le meilleur “banquier” du monde ?

Il est ainsi fort probable que la BNS intervienne à nouveau (seule, comme la dernière fois) pour affaiblir le CHF. Un plancher de 1,30 contre euro n’est donc pas impossible. Les syndicats suisse réclament même 1,40 .

Suite au G20 et FSB, Jean-Pierre Chevallier nous livre un graphique du levier des banques dans le monde.

lien de son article: http://www.jpchevallier.com/article-leverage-des-banques-systemiques-88064196.html

Monsieur Chevallier constate aussi la classe de la BNS et M.Hildebrand: http://www.jpchevallier.com/article-bns-bravo-les-artistes-87651264.html et affirme que la BNS va s’enrichir quoiqu’il arrive: http://www.jpchevallier.com/article-bns-franc-et-87259565.html

Ce avec quoi je suis en désaccord, car au moment où il va falloir défendre un plancher, la BNS va devoir se mettre en position acheteuse d’euros et là, nous allons voir ce que nous allons voir ! La guerre des dévaluations compétitives va reprendre ?

On comprend dès lors pourquoi Nicolas, Barak et les autres mettent une pression démoniaque sur la Suisse en attaquant ce “soi-disant” paradis fiscal (alors que l’OCDE constate les efforts de cette même Helvétie). Philippe Barraud exprime se que ressent une grande partie des suisses qui se sentent lachés et peu défendus: http://www.commentaires.com/suisse/m-sarkozy-nous-ne-voulons-pas-dun-gauleiter

Nicolas ferait mieux de se demander pourquoi autant de contribuables partent, pourquoi en Grèce il y a plus de Porsche que de contribuables déclarant plus de 50’000 euros de revenus (ici: http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ianmcowie/100012894/fast-cars-and-loose-fiscal-morals-there-are-more-porsches-in-greece-than-taxpayers-declaring-50000-euro-incomes/ ) et d’attaquer les vrais paradis fiscaux: notamment d’autres pays comme le Royaume-Uni avec les Trusts anglo-saxons ( Le trust, rival gagnant du secret bancaire ) et aux Etats-Unis avec le Delaware.

La maxime du jour: “Il est plus facile de voir la paille dans l’oeil du voisin et que la poutre dans le sien”

 

 

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Audio/Vidéo: le test de la limite

Sur la Radio Suisse Romande ce matin:

En septembre 2011, la Banque Nationale Suisse (BNS) prenait la décision historique de fixer un taux plancher de 1 franc 20 pour un euro. La décision est risquée. Certains analystes prédisent notamment que les hedge funds vont tester cette limite et tenter de faire sauter ce plancher. L’interview de Michel Dominicé, gérant d’un hedge fund à Genève

A retenir: Crédibilité, pas de temps d’agir pour la BNS en cas de problème de la zone euro, la Suisse s’en remet à la zone Euro, la taxe “Tobin” une très mauvaise idée, les taxe doivent frapper équitablement l’économie, les banques françaises inquiètent, l’effet domino.

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Je suis d’accord avec ce qui est dit (et je l’ai écrit sans être gérant de Hedge Funds), la limite EUR/CHF va être testée par le marché et encore plus si la BNS ose monter le plancher au dessus des 1.20 CHF pour 1 EUR.

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BNS today, 100 milliards de pertes

Quand je vous écrivais que la BNS devra rendre des comptes: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8051

Voici une analyse de Monsieur Chevallier: http://chevallier.biz/2011/10/bns-100-milliards-de-francs-de-pertes/ qui conforte encore mieux ma prise de position: “Un jour noir pour la Suisse.”

100 milliards de pertes ! 13’000 francs par suisse (y.c. nos chères têtes blondes), on a tapé dans les réserves !

Comme l’écrit Monsieur Chevallier, il n’y a que peu de solutions. Soit on essaie de devenir aussi un mauvais élève par crainte de sa propre force (C’est évidemment le choix le plus facile) soit un assume sa différence et ON SE BAT.

Le monde dans lequel nous vivons est un monde “du nivellement par le bas”. Je pense que nos aïeux doivent de retourner dans leurs tombes, eux qui économisaient et connaissaient la valeur de l’argent.

“Et maintenant que vais je faire ? de tous ces euros  ? qui m’indiffèrent !”

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La BNS devra rendre des comptes

J’avais parlé de la possibilité de fixer un plancher de cours pour l’euro à 1,20 ou d’arrimer le franc suisse à l’euro.

Ce matin la BNS a donc tranché en faveur du plancher à 1,20 à défendre coûte que coûte avec selon le communiqué tous les moyens nécessaires et illimités.

Voici le communiqué de la BNS: BNS communique pre_20110906.fr

Et la presse, les syndicats applaudissent à tout rompre, le commun des mortels qui ne s’y intéresse pas croît que les décisions sont de toute manière prises par des gens qui “savent ce qu’ils font” et moi je pleure (heureusement je ne suis pas le seul dans cet état).

Par chance mon blog est un espace de liberté et après avoir réfléchi, analysé cette décision, il me vient des idées, des conclusions et une prise de position. Exceptionnellement les commentaires sont ouverts, car le sujet est important (pour autant qu’ils concernent le sujet).

Je suis fâché, oui vous avez lu, je suis fâché.

Désormais, la Suisse au travers de la BNS acquiert de l’euro jusqu’à 1.20.

Croyez vous que l’euro va remonter à 1.4, voire 1.60?

En ce qui me concerne, je n’y crois pas, car la mise en place d’un plancher va créer une nouveau sport: L’arbitrage devise Euro/CHF, à savoir que dans le marché il y a une donnée certaine: La BNS vous rachète votre euro à 1,2 quoiqu’il arrive !

Toutes les idées se bousculent dans ma tête et je vous les livre en bloc.

  1. Que va-t-il se passer si la zone euro explose et que l’euro s’écroule ?  Ou si l’Allemagne sort de l’euro, ou si les pays de la zone euro font faillite. La BNS va-t-elle acheter de l’euro comme une folle et va faire s’écrouler le franc suisse de concert ? Il va dès lors falloir rendre des comptes aux citoyens suisses et leur expliquer pourquoi la BNS est en faillite ou en difficulté. Je tiens à faire remarquer que la BNS est une S.A. dont les actionnaires sont les cantons pour 1/3, les banques cantonales pour 1/3 et les particuliers pour 1/3. La confédération n’est pas actionnaire. En conséquence, il faudra – en cas de gros problèmes – que les actionnaires passent à la caisse et très certainement les contribuables. (ici mon article: “N’est pas la FED qui veut !”). Les grands argentiers des cantons vont devoir se préparer à avoir un sacré trou dans leurs budgets, eux qui se plaignent déjà de ne probablement plus recevoir le dividende de la BNS qu’ils considèrent comme acquis: (relire mon article: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=6446)
  2. Les nations qui ont essayé de défendre leurs monnaies ont lamentablement échoué! L’Angleterre et sa livre (attaquée) :1992 George Soros fait chuter la livre et l’Argentine et sa parité avec le USD:  crise Argentine (SI L’HISTOIRE DOIT NOUS SERVIR DE GUIDE…)
  3. Finalement en achetant de l’euro à tour de bras (on a vu le succès de la BNS depuis 1,43 euros…) on renfloue la Grèce et la zone euro. Nous sommes en train d’acheter des dettes pourries ! Est-ce vraiment légal ? Ne doit-on pas demander au peuple ce qu’il en pense ?
  4. La BNS a pris cette décision seule: La Banque centrale européenne (BCE) a dit qu’elle avait pris note de la  décision de la BNS qui a été prise “sous sa propre responsabilité“, a précisé le conseil dans un communiqué. C’est la première fois qua le BCE commente directement les efforts de la BNS pour limiter la force du franc.
  5. Le Conseil Fédéral laisse la responsabilité de cette opération à la BNS. C’est le délire M. Hildebrand est devenu ce matin le roi des suisses ? Le roi soleil ?
  6. Et si tout cela n’était qu’une manoeuvre déguisée ? Certains ministres qui forment le conseil fédéral n’ont depuis longtemps qu’une seule idée en tête: Adhérer à la zone euro. Le peuple s’est déjà prononcé plusieurs fois contre cette adhésion. Et si on mettait la Suisse dans une position qui fait qu’elle ne peut plus revenir en arrière, à savoir être tellement liée à la zone euro qu’on ne peut plus faire autre chose que de se plier au dictat de Bruxelles.
  7. Que va-t-il se passer maintenant  ? Dans l’immédiat deux problèmes (je cite un ami avec lequel je suis d’accord)
  • “Le capital de la BNS a fondu comme neige au soleil ces derniers mois, à cause des pertes qu’elle a subies sur le marché des changes en voulant lutter, sans aucun succès, contre l’appréciation du franc contre l’Euro. Pour mémoire, son capital était de 66 milliards de francs à la fin 2009 contre 16 à fin juillet dernier. De nouvelles pertes, inévitables si la pression sur l’Euro ne cesse pas par enchantement, et la BNS devra être re-capitalisée. Qui passera à la caisse ? La Confédération (et les Cantons ?), donc vous et moi contribuables et consommateurs via les impôts, TVA et autres taxes que nous payons. L’Europe et l’Euro sont dans la mouise, mettons la Suisse et son franc dans la mouise aussi ! Voilà le message, un message de nivellement par le bas. D’ailleurs, quand la BNS parle de créer de l’argent en “quantité illimitée”, elle a quand même une limite : sa taille. L’institut a vu son bilan croître par un facteur de 2.3 depuis fin 2005, principalement par la création de monnaie à partir de rien. Avec un bilan passé à 250 milliards à fin juillet dernier, cela
    représente près de 50% du PIB suisse ! Impossible de continuer ainsi bien longtemps sans ruiner complètement le pays ! La BNS fait donc un pari dangereux.
  • L’autre problème majeur se fera sentir plus tard. Ces énormes injections monétaires ont le grand risque de provoquer de l’inflation à terme comme cela a été le cas dans les années 70 (où notre chère BNS avait pris une décision similaire). L’inflation a alors provoqué une hausse des prix, donc une baisse de notre pouvoir d’achat, ainsi qu’une hausse des taux d’intérêts. Ainsi, en se focalisant sur le court terme et essayer de sauver quelques emplois (nos exportateurs souffrent de cette hausse du franc), la BNS a décidé de sacrifier le futur et faire payer tout le monde. Cette hausse des prix et des taux d’intérêts auront de fâcheuses conséquences pour tout le monde je le répète. Une baisse du pouvoir d’achat de tous les habitants, des problèmes de compétitivité pour nos entreprises (et exportateurs aussi qu’elle essaye d’aider), des problèmes accrus de financement pour les entreprises et particuliers (les taux hypothécaires seront plus élevés), un chômage plus élevé, etc. Bref, on se rapprochera ainsi des conditions que vivent les autres pays européens. On nous forcera probablement ainsi à entrer dans la zone Euro alors que le peuple suisse s’y est refusé et s’y refuse toujours.” fin de citation.

En résumé: “Un jour noir pour la Suisse”.

Le cours de change s’est, bien entendu, approché des 1.20. La BNS espère probablement que le cours ira plus haut (par quel miracle ? il faudrait que les conditions économiques de la zone euro soient bonnes, ce qui n’est, de toute évidence, pas le cas) pour vendre les euros accumulés.

Ma vision est que le cours va rester vers les 1.2 – le fameux plancher – et que le marché va commencer à tester la solidité de ce plancher en lui tapant bien fort dessus. A chaque passage au-dessous de 1.2, le BNS achète de l’euro, pour combien de temps ? Telle est la question.

On se fige sur ce cadavre, on s’arrime au Titanic, la BNS est dos au mur et ne voudra pas revenir en arrière sauf si on l’y contraint.

 

 

 

 

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La BNS intervient ce matin

et annonce qu’il fixe un plancher sur l’euro à 1,20 CHF. Je trouve cette décision incroyablement inquiétante!

Je m’exprimerai dans un prochain article, comme je l’ai fait précédemment, ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=7901

La BNS ne pourra pas soutenir cette parité éternellement, j’en met ma main au feu !

ZURICH, Sept 6 (Reuters) – The Swiss National Bank said on Tuesday it would
set a minimum exchange rate target of 1.20 francs to the euro and would enforce
it by buying foreign currency in unlimited quantities.

“With immediate effect, it will no longer tolerate a EUR/CHF exchange rate
below the minimum rate of CHF 1.20. The SNB will enforce this minimum rate with
the utmost determination and is prepared to buy foreign currency in unlimited
quantities,” it said in a brief statement.

The franc has soared against the euro  and the dollar
in recent months and nearly touched parity with the common currency on Aug. 9,
as investors anxious about debts in the euro zone and slowing global growth
sought a safe haven.

To cushion the economy from a downturn as the strong franc hurts exports, the
SNB cut an already low interest rate target to nil on Aug. 3. It is also
boosting the amount of liquidity in the banking system, and it had threatened
further measures.

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L’Euro à 1.1 contre CHF et alors ?

Plusieurs personnes m’ont félicité de ma prévision de cours de change à 1.1 pour l’euro contre le CHF (prononcée alors que le cours était de 1.45 – 1.5). Et Maintenant ?

Il est temps de fournir quelques détails, explications, articles, graphiques etc. avant de poursuivre.

Tout d’abord le graphique de l’euro contre CHF (source Reuters):

et 2 derniers jours (nouvelle intervention dès ce matin ?)

La BNS n’a pas fait de commentaire sur une possible intervention. Le Franc suisse c’est déprécié fortement contre toutes les monnaies du monde ces derniers jours après avoir touché la parité contre euro. Je crois grandement qu’une intervention de la BNS a été orchestrée.

A mon avis, l’espoir (ou la volonté non affichée) semble être: Parvenir à faire remonter l’euro vers 1,2 et ensuite d’annoncer son arrimage à la monnaie unique.

C’est possible à réaliser, mais…

  1. Tout d’abord, il faudra acheter massivement de l’euro (ou vendre massivement du franc suisse) afin d’obtenir le cours désiré.
  2. Il faut ensuite faire une annonce (un décret ? une loi ? appelez cela comme vous voulez qui fixe la parité euro/chf à 1,20
  3. Il faut défendre cette parité coûte que coûte. Cela signifie simplement acheter de l’euro dès qu’il est à 1.1990 et vendre de l’euro dès qu’il est à 1,2010, ceci en permanence
  4. Il faut donc avoir un interventionnisme permanent sur la paire de devises et cela aura un coût énorme à terme. Cette stratégie n’est pas viable à long terme et l’Argentine (en arrimant son Pesos au USD) en avait fait l’amère expérience

J’ai des propositions beaucoup plus décalées pour affaiblir le CHF

  1. Augmenter l’endettement de la Suisse au même niveau que les pays européens et américain….soit 100% du PIB (en résumé ne plus être le moins mauvais (ou le meilleur selon la perception que l’on affiche de la dette suisse))
  2. Instaurer des taux d’intérêts négatifs (la plus plausible) sur les comptes courants (pour les non-résidents). Problème de taille, le cash CHF se déplacera probablement sur les obligations qui- à force d’être achetées – offriront finalement un rendement négatif (hausse du cours des obligations), puis le cash ira sur les actions suisses (dont certaines possèdent des P/E de 4 et des rendements au dividende de 3-4% annuels. Nestlé par exemple ou Kudelski, pour autant que les bénéfices restent stables) ou sur de l’immobilier.
  3. Laisser UBS ou Credit Suisse faire faillite (intérêt national de les maintenir en vie sinon la Suisse est à genoux. UBS + CS = 7x le PIB suisse), ce qui fera s’écrouler le CHF (pas souhaitable du tout !)
  4. Acheter massivement de l’euro ou du USD (je parle de milliers de milliards) en espérant que cela aura un impact. De toute manière les comptes de la BNS seront  dans le rouge et la BNS imprimera de la monnaie de singe aussi (c’est ce qui arrive). Problème, cet afflux de liquidité va provoquer un problème d’inflation en Suisse par la suite.
  5. Adhérer à l’EU…..(eu…là je crois qu’aujourd’hui le peuple voterait massivement contre..)

En tout cas, c’est silence radio de la part du gouvernement et de la BNS (d’ailleurs je ferait de même si j’étais à leurs places)

Je vous livre quelques articles:

l’euro dépasse brièvement 1-09 franc (suite à l’intervention, on verra cela dans les comptes de la BNS)

La BNS prend de nouvelles mesures pour enrayer le franc fort

La Suisse doit-elle plus investir pour s’en sortir

Alors que faire me direz vous ?

Etant donné la forte volatilité de la monnaie à cause d’interventions, je ne prendrais pas de position actuellement en CHF pour des investisseurs qui n’en détiennent pas car il se peut que le CHF s’affaiblisse encore.

Pour ceux qui sont déjà investis, je garderai la position.

A court terme, la chute de l’euro était terminale (tout le monde en parle, les journaux), mais je ne vois pas ce qui a changé en quelques jours dans les économies mondiales. A court terrme l’euro peut remonter assez fort. On va voir ce qui va se passer à plus long terme.

Malheureusement (ou heureusement) la Suisse est un petit pays, maniable et flexible, mais il n’a pas la capacité de contrer avec sa BNS les flux de capitaux mondiaux.

Si les chinois, américains, européens veulent acheter du CHF (ou plutôt vendre leurs monnaies respectives), la seule possibilité offerte à la Suisse sera de les décourager et non de lutter contre cet afflux de capitaux.

 

 

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Audio: Stéphane Garelli, le club de Paris, myopie et amnésie.

Pour faire suite à mon article d’hier et de l’exemple des emprunts obligataires argentins voici:

Le Professeur Garelli de l’IMD – que j’aime bien écouter- qui nous parle de ce qu’il faudrait faire pour essayer de sauver la zone euro, de l’histoire des dettes et de sa vision du politique.

Je comprends bien ses raisonnements et je ne possède pas le 10ème de sa culture économique. J’aurais bien voulu lui poser quelques questions et faire part de quelques remarques.

Ecoutons tout d’abord:

  1. La dette mexicaine
  2. Le Club de Paris (422 restructions de dettes…depuis 1956)
  3. Sur Jean-Claude Trichet
  4. Le Hair Cut et le plan Brady de 1989
  5. Les décisions qui sont prises par des politiques (sous entendu, plus intéressés par les élections que l’économie…)
  6. La BNS (la grande muette) (Ndlr: bourrée d’euros…) et la petite pique sur l’immobilier Suisse vu par le président de la BNS

ici: Stéphane Garelli le-journal-du-matin_20110720 RSR 11 minutes

Mes questions/remarques:

  1. Oui mettons qu’on octroie du temps aux grecs: Lorsque le plan Brady a été mis en place…quels étaient les endettements des pays “sauveurs” ? Certainement pas au même niveau que ceux d’aujourd’hui.
  2. Les banques doivent participer à la facture (passer à la caisse). Je pense que les banques sont beaucoup plus fragiles surtout après 2008 et Lehman et qu’il va être difficile de les faire payer.
  3. Combien de pertes la BNS subit aujourd’hui avec sa tentatvie déserpérée d’affaiblir le franc suisse ?

Si l’histoire doit nous servir de guide, cela va se faire dans la douleur.

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La mort du dollar…..

C’est l’idée derrière le livre de Myret Zaki.

Le dollar va mourir, vive l’euro

Je ne fais pas de publicité pour ce livre dont je trouve le titre très racoleur.

Discussion au sujet de cet ouvrage sur la Radio Suisse Romande: forum_20110414_standard_developpement-9_0ad906da-d5f4-4a14-b24b-4db3ac766005-128k

Je veux bien que les USA soient dans la panade (je l’ai écrit plusieurs fois déjà), que les Etats américains soient dans la panade (idem) et que les municipalités soient en difficultés (idem bis), mais c’est comme voir la paille dans l’oeil du voisin, mais pas la poutre dans le sien.

Cette dame dit que l’Europe va mieux.

C’est faux et le banquier de Bordier le relève très bien.

Elle dit aussi que ce sont les hedge funds qui sont responsable de la chute de l’euro. Je n’y crois pas. Ils peuvent initier un mouvement, mais très certainement pas décider de la tendance. On l’a bien vu avec la BNS qui a acheté plus de 100 milliards d’euros et n’a pas réussi à faire remonter la monnaie européenne.

Elle écrit aussi dans son livre que si la Grèce fait faillite ce n’est rien, tout au plus comme si un petit canton suisse faisait défaut. Elle occulte tous les pays de la zone euro et le calendrier colossal des emprunts dont le prochain: L’Espagne.

Il existe une similitude entre les USA et l’Europe: Les achats par les banques centrales de dettes pourries.

Il existe de grandes différences entre les USA et l’Europe:

Aux USA on parle la même langue, on mange la même chose, ce qui n’est de toute évidence pas la cas en Europe, d’où une grande différence de mentalité, entre autres. Le poids de la finance est très différent dans l’économie (beaucoup plus lourd en Europe, je ne tiens pas compte des dérivés)

Techniquement, aujourd’hui, les bulls sur le dollar index ne sont plus que 7%.

La sortie de ce livre (pour un contrariant) serait-elle annonciatrice et correspond-elle à d’un jet de l’éponge des positifs sur le dollar ? Cela nous donnerait un rebond du dollar.

Quant à dire que les BRICs vont prendre le relais et qu’un panier de monnaies fortes va être créé, là je souris devant tant de naïveté (et mon article sur le Braise-île – montrant que tout est monté à crédit – le prouve bien) et avancé que le franc suisse c’est comme de l’or……là je doute fort.

Des monnaies fortes vous avez dit ?

Les monnaies sont toutes faibles.

Elles ont toutes perdu leur pouvoir d’achat dans le temps, sans AUCUNE exception et je vous encourage à relire mes articles:

Laquelle choisir ?

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Le cours de l’or en Franc Suisse (CHF)

L’évolution de l’or montre un chemin vertigineusement incliné vers le haut.

Même contre le franc suisse, la hausse commence à être impressionnante. Voici deux graphiques du kilo d’or exprimé en CHF.

Depuis 2001

Depuis 1993

Je ne me lasse pas de revenir sur la mention maintes fois rapportée sur ce blog, à savoir:

Les super ventes de réserves d’or  de nos Etats à des prix défiants toute concurrence.

Ainsi, on félicitera Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour leurs ventes d’or: Entre 1999 et 2002 pour Gordon et entre 2004 et 2006 pour Nicolas.

Gordon Brown a vendu la moitié de la réserve de la banque d’Angleterre, soit 400 tonnes (auction = aux enchères), à un prix au plus bas depuis 20 ans.

 

Depuis cette vente le prix de l’or en livre Sterling a plus que quadruplé.

Quant à notre Banque Nationale Suisse, on ne peut pas dire que ce fût un timing parfait.

Si ces personnes commencent à en (r)acheter, je vends tout mon or…..

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Suisse: Quel est le lien entre chômage et cours de change suite 2 ?

En addition du mon article de ce matin, voici la corrélation entre les deux objets susmentionnés

Pour qu’une corrélation soit confirmée, il faut que le R2 (R carré) affiche la valeur de 0,8 ou plus. Nous en sommes très très très loin.

Donc je confirme: aucune corrélation (mathématiquement prouvé)

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Suisse: Quel est le lien entre chômage et cours de change ?

Le syndicat suisse Unia demande une intervention contre la hausse du Franc suisse: unia exige une intevention contre le franc fort, Il y a 6 mois, elle tirait déjà la sonnette d’alarme: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4964

Je me suis mis en tête de produire un graphique qui montre l’évolution du chômage et de cours de change du franc suisse contre euro.

Malheureusement pour le syndicat Unia, il  n’y a aucune preuve de corrélation  entre une chute de l’euro (ou hausse du franc suisse) et l’impact sur le taux de chômage en Suisse. J’ai même essayé de décaler le chômage de 6 mois, mais rien à se mettre sous la dent.

La situation sur le marché de l’emploi en Suisse: seco_am_dezember_10_fr[1]

Unia parle de 100’000 emplois en danger.

Actuellement les chômeurs se répartissent ainsi:

Tout d’abord je tiens à faire une remarque d’importance, le chômage en Suisse est calculé sur une base de population de l’an 2000 (oui vous avez bien lu !).

Cela signifie que le taux de chômage est bien plus bas que ce que nous annoncent les autorités. Il est par contre vrai que, structurellement parlant, la Suisse n’est pas armée pour affronter des taux de chômage avoisinant les taux européens.

Aujourd’hui la croissance suisse est excellente, les exportations vont bien, le chômage est bas, etc.

Et les suisses se plaignent de la force du franc suisse.

Allez expliquer cela à un grec ou à un irlandais ! (Andreas Höfert dixit)

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Audio/vidéo: Les dividendes de la BNS et le carry trade sur le CHF

Ce matin sur RSR: le-journal-du-matin_20110125_standard_passe-present_Les dividendes de la BNS

Je vous ai déjà parlé des dividendes attendus par les cantons dans un article précédent: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=6446

Dans le fichier audio de la RSR ci-dessus, on peut entendre: 

A. “Les réserves monétaires devenaient phénoménales, des dizaines et des dizaines et de milliards qui n’avaient aucun sens. Le franc suisse est la monnaie la plus réputée au niveau mondial et c’est elle qui court le moins de risque du point de vue monétaire international.”

B. “C’est pour cela que la BNS a vendu une partie de son or en 2004 (une tonne environ) pour combler le trou de l’AVS”

C. “Le bilan de la BNS affiche une perte de 21 milliards due aux achats massifs de l’euro pour freiner le renchérissement du franc suisse”

D. “Dans les pays de l’est, en particulier en Hongrie, les particuliers et entreprises hongroises se sont endettés en franc suisse. Quatre-vingt pourcent de l’endettement hypothécaire en Hongrie est réalisé en franc suisse auprès d’établissements suisses.” Je vous encourage grandement à écouter le reportage de la RSR: le-12h30_20110124_les hongrois pieges par les emprunts en chf

A la suite de quoi, il m’est possible d’aborder les points mentionnés précédemment.

A. Je vais me faire le porte-parole du diable.

Effectivement le franc suisse est une monnaie refuge.

Effectivement, le franc suisse est la monnaie d’un pays moins endetté que les autres pays.

Si je peux me permettre deux remarques qui me semblent importantes: La première est que la couverture or des billets en Suisse est aussi faible que dans les pays environnants. Pour ceux qui n’avaient pas lu mon article à ce sujet, je vous renvoie à “Les billets sont couverts par l’or….mon oeil” (mai 2009). Avec un taux de couverture de 4.17%, la Suisse ne peut pas de vanter d’être en bonne posture. La seconde, c’est qu’avec des banques dont le poids économique est aussi important, le franc suisse présente une faiblesse (le poids du secteur bancaire). Pour l’instant, les objectifs des ratios de Bâle III et les mesures prises dans les grandes banques suisses semblent porter leurs fruits, mais gare à l’effet domino ! En effet, si des banques venaient à être en difficulté dans d’autres pays, il se peut que l’impact (mondial) sur les banques helvétiques se fasse ressentir (et très certainement vice-versa)

(Source Reggie Middleton 2010)

 (Source Zero Hedge 2008)

B. On félicitera la vente de l’or à un moment historique de prix bas (brader semble être le terme idoine):

C. Je me suis largement exprimé sur ces achats massifs d’euros (ou cette vente massive de CHF c’est selon). On peut noter que la BNS ne possède pas la puissance de feu nécessaire pour endiguer le flots/flux massifs d’achat de franc suisse par des intervenants sur le marché des changes. (Tous mes articles au sujet de la BNS : http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns)

D. Le carry trade: Déjà évoqué en mai 2009: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1529, il semble que les leçons du passé sont rarement tirées. Entendre une économiste (le cordonnier le plus mal chaussé ?) dire qu’elle engage 80% de ses revenus pour payer sa dette en franc suisse me fait sourire…(jaune). Si des économistes sont capables de prendre de tels risques, imaginez dès lors les petits épargnants ou investisseurs qui ne possèdent pas les connaissances suffisantes et nécessaires. De plus, le carry trade pourrait avoir un effet non pris en compte par la BNS: L’appel d’air.

Cette expression bien connue voudrait signifier que plus le franc suisse se renforce, plus la dette des emprunteurs augmente et plus ils doivent ACHETER du franc suisse pour rembourser les crédits.

Si l’histoire doit nous servir de guide !

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Audio/Vidéo: Quand le franc suisse était considéré comme du franc CFA

L’émission “passé-présent” de la RSR nous livre un reportage audio étonnant pour les jeunes mémoires que nous sommes…

RSR-le-journal-du-matin_20110124 quand le franc suisse

Je vous renvoie à mon article sur le Franc Français contre Franc Suisse sur 200 ans: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3740

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