Le franc suisse se renforce. Pour combien de temps ? #CHF #USD #EUR

Certains lecteurs ne se rendent peut-être pas compte (car ils sont français, belges, canadiens francophones, etc.) que les suisses souffrent grandement de l’appréciation de leur franc suisse face aux autres devises. Cela dure depuis toujours.

On peut probablement imputer cela au faible endettement du pays (avant coronavirus à 35% du PIB) et à une certaine stabilité politique.

Pour mémoire, j’avais construit deux graphiques qui permettaient de se rendre compte de la force du franc suisse dans le temps

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Major currencies vs #Gold over time

The year 2020 is now behind us, please find a graph showing the loss of value of the major currencies against gold over time.

This is probably a chart that no Central Bank will produce.

The Swiss Franc, the less worst currency in the world, has lost 93.6% of its value during the last 120 years.

The German Mark (now Euro), fell and reached twice ZERO during this period.

From 1948, It is the less bad currency with a loss versus gold at around 95.5%.

As for the American Dollar (USD), first reserve currency, its loss of value reaches 98.9%.

Who is saying that gold is babarous relic ? Who is saying that gold is not a safe haven ? Who is saying gold is not a currency ?

But the final question remains : “How to preserve your purchasing power over time ?”

Then Buy Gold or at minimum gold stocks.

Do not hesitate to contact me if you would like some gold stocks ideas

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Les principales monnaies face à l’or dans le temps

L’année 2020 étant terminée, voici un graphique représentant la perte de valeur de quelques monnaies par rapport à l’or sur le temps.

Probablement un graphique qu’aucune banque centrale ne publiera.

Le franc suisse, la moins mauvaise monnaie du monde, a perdu près de 93.6% de sa valeur en 120 ans.

Le mark allemand, maintenant euro, est par deux fois est tombé à zéro durant cette période.

Depuis 1948, c’est la deuxième moins mauvaise monnaie avec une perte de valeur (par rapport à l’or) d’un peu plus de 95.5%.

Quant au dollar américain, première monnaie de réserve, sa perte de valeur est de 98.9% !!!

Qui a dit que l’or est une relique barbare ? Qui dit que l’or n’est pas une valeur refuge ? Qui dit que l’or n’est pas une monnaie ?

Mais la question finale à se poser est : “Comment conserver son pouvoir d’achat dans le temps ?”

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La #BNS spécule avec l’argent des #banques (donc le vôtre)

Comme vous le savez peut-être, la banque nationale suisse (BNS) possède un bilan en constante augmentation. Comme le PIB recule – à cause de la crise du Covid19 – l’impact sur le ratio est donc plus important.

Pour l’instant, dans la course de la banque centrale avec le plus grand bilan, la BNS et la banque du Japon (BOJ) mènent (et de loin) le bal.

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Résultats de la BNS

La BNS vient d’annoncer ses résultats pour le premier semestre.

Je cite : Cette performance en demi-teinte s’explique par les positions en monnaies étrangères qui ont affiché une perte de 6,8 milliards de francs, explique la BNS.

Parallèlement l’or, qui plus que jamais continue de jouer son rôle de valeur refuge dans les moments difficiles de la conjoncture mondiale, a dégagé une plus-value de 7,1 milliards francs (contre 2,8 milliards au trimestre précédent). De leur côté, les positions en francs ont permis d’engranger un bénéfice de 0,6 milliard de francs, alors que le produit retiré sur les intérêts et les dividendes s’est établi respectivement à 4,1 milliards (2,1 milliards au trimestre précédent) et à 1,8 milliard de francs (0,7 milliard).

Au total les pertes de change ont atteint 19,1 milliards de francs.

J’ai pu lire sur internet que le bénéfice était notamment dû aux encaissements sur les intérêts négatifs. Quelle blague ! C’est surtout l’or qui a permis de compenser les pertes de change.

Cette position or qui représentait (au 31.12.2019) seulement 5.7% du bilan a permis d’engranger 7,1 milliards. Dommage que la banque centrale suisse s’entête à ne vouloir accumuler que des monnaies fiduciaires !

D’ailleurs parlons-en !

En un mois (mai à juin) la détention de monnaies étrangères a augmenté de 34 milliards alors que les monnaies baissent. Petite déduction, la BNS continue d’accumuler des dollars et des euros.

Résultat le bilan explose (graphique fin mai, on se situe donc à 130% du PIB aujourd’hui)

Imaginez si le PIB chute ?? Le ratio monte !

La BNS est en train de jouer sa crédibilité !

https://www.swissinfo.ch/eng/business/monetary-policy_snb-s-swollen-balance-sheet-poses-risk-to–credibility-/45740088

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History of world currencies vs gold

From 1900 to the end of 2019, all currencies lost their value relative to gold.

The British Pound lost 99.63% and the US dollar 98.64%. Even worse, for the Japanese Yen and the French Franc.

The German currency lost its value completely twice and is about to go for a third time !

The German Mark called the Goldmark (backed by gold) was introduced in 1873. With the outbreak of World War I, the Mark was taken off the gold standard and became the Papiermark and briefly the Rentenmark in 1923.

The German currency lost all of its value.

From 1924, a new currency appeared, the Reichsmark. The German currency also lost all of its value and disappeared in 1945.

In 1948, a new currency appeared, the Deutsche Mark. In 1999, this currency became the Euro (at a rate of 1.95583 DM for one €). The German currency will probably lose all of its value for the third time. So far, it has lost 94.9% of its value relative to gold.

What about the Swiss Franc, the strongest currency in the world? 

The mighty Swiss Franc has lost 92.69% of its value relative to gold during the period 1900-2019.

So, gold, the “barbarous relic” has proven to be really useful to keep the purchasing power over the years.

All my english articles : https://www.crottaz-finance.ch/blog/category/english/

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La BNS a encore acheté des actions américaines dans la baisse.

Quelle découverte ! Je ne suis pas le seul depuis des années à me demander si la BNS agit de manière juste (le futur du franc suisse en dépend). Je vous avait prédit l’abandon du taux plancher intenable lorsqu’il a été mis en place. Il a fallu attendre 3 ans et demi pour qu’il cède sous les coups de boutoir du marché. Ah ce sacré marché qui a toujours raison !

Le site Zerohedge a remarqué que la BNS avait une exposition stable aux actions américaines alors que les bourses chutaient. ZH a donc creusé un peu et démontré que la BNS avait fait des emplettes dans la baisse (il paraît assez logique et simple de se rendre compte que si le marché chute et que l’exposition action est identique après la baisse, c’est que la BNS a acheté des actions).

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Gold Supply and Demand : Analysis for the 1st quarter 2020

Central Banks (China, Russia and some other small) have been buying gold. The net balance started to be positive from 2010

Unfortunately for the European and North American “tax payers”, their Central banks did not purchase any gold ounces

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BNS, les taux vont encore être baissés

Je vous ai parlé de long en large de la BNS : ici : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

  1. De son bilan démesuré supérieur au PIB suisse
  2. De ne pas avoir vendu les euros achetés quand elle le pouvait
  3. D’avoir dû abandonner le taux plancher de 1.2 CHF pour 1 EUR sous la pression du marché (je l’avais prévu, mais la BNS a quand même tenu 3 ans et demi)
  4. Qu’avec les taux négatifs, les caisses de pensions (donc les retraites) subissent des ponctions anormales
  5. Que la BNS ne veux pas acheter d’or au risque de décrédibiliser les monnaies fiduciaires
  6. Que les taux négatifs sur le Franc Suisse mettent les banques dans la panade car si ces dernières les répercutent sur les grand clients, elles n’osent pas sur les petits de peur de voir un bank run

Désormais, je vous annonce que la BNS n’a pas d’autres choix que de baisser encore les taux.

Evolution de CHF contre EUR

Pourquoi ? Parce que les taux sont devenus négatifs sur les autres devises et pays (France jusqu’à 10 ans entre autres, voir plus bas) et que les taux aux USA sont en train de baisser. Malgré des taux négatifs sur le CHF jusqu’à l’échéance de 50 ans, il va falloir se résoudre à faire quelque chose !

Les taux à 50 ans sur le CHF
Les taux deviennent négatifs dans le monde entier, la Suisse perd son effet concurrentiel
Le bilan de la BNS est supérieur au PIB

En conclusion, préparez-vous à une baisse drastique prochaine des taux en Suisse.

Je me permets de vous mentionner un livre concernant la BNS

et l’impact des taux négatifs. Merci à Vincent Held :

Le crépuscule de la banque nationale suisse: http://www.heidiffusion.ch/Detail/Editions/livre/xenia-editions/held-vincent/le-crepuscule-de-la-banque-nationale-suisse/9782888922124

la BNS aspire l’épargne : https://www.illustre.ch/magazine/bns-aspire-lepargne-suisses

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Avertissement concernant la “roulette suisse” de la Banque Nationale

Le très sérieux journal TagesAnzeiger sort un article ce matin sur les risques pris par la Banque Nationale Suisse (BNS) : Warnung vor demSchweizer Roulettetschaft Konjunktur tagesanzeiger

Ci-après la traduction française de l’article en Allemand

Deux économistes allemands déconseillent d’investir en Suisse. La politique de la BNS pourrait mettre le pays en faillite.

“Nous déconseillons de placer de l’argent en Suisse et d’acheter des francs suisses.” Cet avertissement a été publié ce week-end par les deux économistes allemands Matthias Weik et Marc Friedrich (voir leur société : https://www.fw-fonds.de/ ) sur la plateforme d’information suisse Infosperber. La raison de leur mise en garde est la politique de la Banque nationale suisse (BNS).

Soit le président de la BNS, Thomas Jordan, est un génie, soit il joue à un nouveau jeu:  “la roulette suisse”. Les deux compères font ainsi allusion à la roulette russe potentiellement mortelle dans laquelle un joueur tient un revolver sur sa tempe avec une seule balle dans le barillet et espère que la balle ne sera pas pour lui. “Si la politique de la BNS en matière de banque centrale tourne mal, la Suisse sera de facto en faillite du jour au lendemain”, justifient les économistes.

Ils justifient leurs avertissements avec les deux points les plus importants de la politique monétaire suisse confirmés par la BNS jeudi dernier : Les taux d’intérêt négatifs et les achats de devises par des francs nouvellement créés pour éviter une appréciation excessive du franc. Au vu de cette politique, la Banque nationale est «en charge de la manipulation des devises».

Les deux économistes jugent durement l’achat des devises étrangères ( ce que la BNS n’a pas fait depuis l’été 2017) mais la BNS continue de rester ouverte. Avec 778 milliards de francs suisses, les réserves accumulées représentent environ 94% du bilan de la BNS, qui a atteint 830 milliards de francs suisses. Même avant la crise financière, ils étaient relativement stables dans la fourchette de 50 milliards de francs. Le bilan de la BNS dépasse donc le produit intérieur brut de la Suisse (124%). Comme les auteurs le déclarent, aucune autre banque centrale au monde n’a un bilan aussi gonflé.

Plus d’actions Facebook que Zuckerberg

Les deux économistes ont également du mal à comprendre le poids de la Banque nationale sur les marchés boursiers, où elle a investi environ un cinquième de ses investissements en devises. Par exemple, elle possède plus d’actions Facebook que son fondateur, Mark Zuckerberg. Les réserves de change lui permettent même avec de petits changements d’évaluation des profits très élevés, mais ils risquent aussi des pertes gigantesques.

“La Suisse est sous l’emprise de la BCE, de l’euro et des marchés boursiers”, ont résumé Weik et Friedrich. Pour la désintégration de l’Europe et l’effondrement de l’euro, les Suisses avaient même fait des préparatifs militaires. Ils font référence aux exercices de l’armée suisse “Stabilo Due” de 2012 et “Conex 15” de 2015.

Matthias Weik et Marc Friedrich sont surtout connus en Allemagne pour des livres tels que “Le plus grand raid de l’histoire ( Der grösste Raubzug der Geschichte) “, “Le crash est la solution ( der Crash ist die Lösung )”, “Erreur capitale ( Kapitalfehler) ” et “Sinon, ça va taper! ( Sonst knallt’s! )”. Tous les travaux sont un avertissement, une alarme. Les deux auteurs se considèrent comme des francs-tireurs.

Mais ils ne sont pas les seuls à critiquer la BNS. Des voix commencent à se faire entendre et vont dans le même sens que celui des deux économistes allemands. La BNS est également soupçonnée de manipulation monétaire par le gouvernement américain, par exemple. Par conséquent, elle est sous surveillance au Trésor américain depuis un certain temps et pas seulement depuis que Donald Trump est entré en fonction.

La critique de l’ex-économiste en chef de la BNS

Sur le plan intérieur, le ministre des Finances, Ueli Maurer, a déjà fait la une des journaux en mettant en garde contre un bilan trop volumineux. Les critiques les plus sévères, cependant, sont les taux d’intérêt négatifs.

Des commentaires critiques émanent même des propres rangs de la BNS. Ainsi, l’ex-économiste en chef très respecté de la banque centrale, Kurt Schiltknecht, ne cache pas son rejet de cette mesure. Dans un commentaire et une contribution vidéo de la Neue Zürcher Zeitung, il a déclaré que le coût des taux d’intérêt négatifs – des taux extrêmement bas, de gros problèmes pour les fonds de pension, les épargnants et les banques – ne serait pas comparable. Les mesures d’urgence en cours prises par la BNS sont d’autant moins bien comprises que l’économie suisse se porte toujours très bien.

Néanmoins, la politique de la Banque nationale ne devrait pas changer avant un certain temps. Personne ne s’attend à ce que les taux d’intérêt augmentent avant la fin de l’année prochaine et les taux d’intérêt négatifs ne devraient pas prendre fin avant 2020. Cela est principalement dû au fait qu’ils ne veulent pas risquer une nouvelle appréciation du franc s’ils devaient avancer avec une hausse des taux avant même la Banque centrale européenne (BCE). Deplus que la BCE ne prévoit pas de hausse de taux avant le second semestre de 2019.

Les dernières données de l’économie réelle font même craindre que la normalisation de la politique monétaire ne s’éternise. En ce qui concerne la zone euro, les indicateurs avancés tels que les indices PMI (Purchasing Managers ‘Indices’ Managers) affichent une image plus mauvaise qu’elle ne l’était depuis longtemps, et l’économie suisse s’est également affaiblie de manière surprenante au troisième trimestre, le produit intérieur brut ayant même légèrement reculé par rapport au trimestre précédent. (Editeurs Tamedia)

Créé: 17.12.2018, 20:54 heures

 

Je me sens désormais moins seul….

pour mémoire tous mes articles sur la BNS : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

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Despite hellish swings, gold kept its value

Before talking about currencies, we must have a quick look at some important dates :

-1850, replacement of provincial currencies by the Swiss Franc (https://en.wikipedia.org/wiki/Swiss_franc)

-1907, Creation of the Swiss National Bank  (SNB).

-1926, End of the latine monetary union. Only CHF has an legal price in Switzerland (https://en.wikipedia.org/wiki/Latin_Monetary_Union)

-1931, Bimetallism is abandoned, and the Swiss Franc is only defined using the gold price (https://en.wikipedia.org/wiki/Bimetallism)

-1936, 30% Swiss Franc devaluation compared to gold (https://snb.ch/en/mmr/reference/festschrift_summ/source/festschrift_summ.en.pdf)

-1971, end of convertibility of USD in gold

-1973, end of fixed currencies exchange rate system

On the following graph, we can notice that the purchasing power of currencies faced a huge decrease over time.

However Swiss Franc was (is) worldwide considered as a very strong currency !

It is easy to imagine how much purchasing power the other currencies have lost in the mean time  (my old articles : 200 years of Sterling Pound VS French Franc et 200 years of French Franc vs Swiss Franc )

 

And the evolution of the USD against CHF on a 200 years period and the gold price in CHF on the same long time frame

After reading this article, only a Central Banker can tell you that paper money is what you must hold.

I am hearing about purchasing power for ages (especially on French TV)  !

Happy paper investing

PS: here are all my english articles https://www.crottaz-finance.ch/blog/category/english/

PS 2: Thanks to the my friend who contributed to help me in writing this article

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Suisse: L’immobilier devrait bientôt se planter (updated)

Il y a bien longtemps que je ne me suis penché sur l’immobilier.

En Suisse, comme vous le savez, la BNS a infligé des taux négatifs sur le franc suisse pour affaiblir la monnaie.

Ce combat dure depuis bien des années et les répercutions seront probablement douloureuses.

Ces taux négatifs ont été décidés pour tout le monde sans exception.

Je pense, humblement, qu’il aurait plutôt fallu mettre des taux négatifs sur le franc suisse, mais uniquement pour les avoirs étrangers (un bon 3% par exemple) et non sur les suisses. Pourquoi ?

  1. Parce que les suisses possèdent du franc suisse et ne peuvent que le vendre (ne spéculent pas)
  2. Parce que les caisses de pensions doivent payer 0.75% d’intérêts pour placer leurs francs suisses auprès des banques (une anecdote : une caisse de pension suisse paie même 0.95% car la banque lui prend encore 0,2% de marge)
  3. Parce que comme le cash est puni, l’épargne est investie dans des actifs plus risqués dont l’immobilier, sujet de ce billet.

Revenons à nos moutons (tondus).

Ce matin à la radio – au journal- on parle de l’augmentation du taux de vacance des logements (cela fait un petit moment que je guette ces signes et je les remarque avec le nombre élevé de bâtiments construits à même les bordures d’autoroutes).

Article du jour : Le taux de logements vacants en Suisse a atteint son plus haut niveau depuis 18 ans

Voici le graphique de l’évolution du taux de vacance en Suisse depuis 1980

Avant de commenter, il faut mettre en perspective avec les taux des intérêts hypothécaires (à mon humble avis) car l’immobilier (et sa bulle suisse) ont été largement soutenus par les taux extrêmement bas. Cette anomalie de taux a artificiellement augmenté la valeur des biens.

La pointe de taux vers 7% des années 1990 – 1992 à l’éclatement de la bulle.

Si le nombre de logements à louer sur le marché augmente, cela va engendrer une pression sur les prix de loyer. On observe déjà des exemples, comme à Sierre (Valais), où pour louer un appartement, on vous offre 6 mois de loyers gratuits. Depuis la vidéo (2017), on vous paie désormais le déménagement aussi.

Très bien expliqué à la fin de la vidéo : Les caisses de pension achètent ou développent à tout va, les rendements des immeubles fondent et comme ils ne sont pas loués, c’est la spirale.

La baisse des prix de biens loués va, par ricochet, se répercuter sur les prix de vente des biens.

Au surplus, il est à noter que les suisses – personnellement – sont les plus endettés au monde notamment pour l’immobilier : https://www.variantperception.com/2018/09/09/switzerland-facing-effects-of-consumer-debt-binge/

Les prix de l’immobilier en Suisse depuis 1970 à nos jours :

Voici le taux de vacances d’un dernier document UBS paru il y a peu : Immobilier suisse_fr_1385962

Ma question des plus naïve : Que va-t-il se passer le jour où – en plus d’avoir pléthore d’offres – les taux d’intérêts montent ?

Happy Investing

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Plus de 200 ans de livre sterling contre franc suisse (mise à jour)

Voici un graphique des plus révélateurs concernant la livre sterling

La puissance de frappe de l’empire anglais s’est totalement effritée durant les deux siècles derniers. Sachant que le franc suisse lui même a perdu 90% de son pouvoir d’achat depuis l’abandon de l’étalon or en 1936, on peut raisonnablement se poser des questions au sujet de la monnaie fiduciaire et du pouvoir d’achat de la Livre Sterling

When Britain ruled the World, il fallait 25 francs suisses pour acheter une livre sterling. Aujourd’hui, moins de 1.5 !

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Les taux négatifs feront de gros dégats

Tout d’abord quelques chiffres

suisse infl tx 20-11-2015

Inflation suisse (ou plutôt déflation): -1.4%

Les taux:

tx suisse 20-11-2015

 

Ce qui produit la courbe des taux suivante:

courbe taux chf 20-11-2015

Et l’évolution du taux CHF à 2 ans:

suisse tx 2 ans 20-11-2015

La première réflexion qui me vient est que si les taux futurs sont le reflet des anticipations actuelles de taux courts dans deux ans, cela reviendrait à dire que les taux courts dans deux ans seront à -0.9%.

Voilà bientôt un an que la BNS agit en appliquant un taux négatif à court terme de -0.75% et l’impact désiré (à savoir un affaiblissement du CHF, notamment contre Euro) tarde à déployer ses effets.

La BNS pénalise même les retraites, car les caisses de pensions subissent aussi les effets du taux négatif.

C’est un impôt déguisé et comme je l’ai écrit depuis bientôt 5 ans, la BNS devra rendre des comptes.

Aujourd’hui un article qui fustige la politique de la BNS: Un vent de révolte contre la politique de la BNS

La BNS est à la solde des autres banques centrales ne favorisant que la finance et je le prouverai tout à l’heure.

La Banque Nationale Suisse est totalement coincée entre des taux négatifs qu’elle ne peut encore trop baisser au grand risque de voir toutes les banques les répercuter et un bilan démesuré dont elle ne peut liquider les positions sans subir un effet négatif et faire subir un impact au marché financier.

Je m’explique:

Au cas où la BNS baisserait encore le taux de référence (allez mettons -2%), les banques commerciales devront alors répercuter cette baisse à tous clients (ce qui est le cas déjà de beaucoup de banque privées qui n’octroient pas de prêts hypothécaires sur lesquels les banques commerciales peuvent encore se faire un marge compensatoire).

Lorsque les banques appliqueront le taux négatif de -2%, les clients retireront leurs avoirs et nous assisterons à un magnifique: BANK RUN

Ce serait la fin des banques car – pour mémoire-  les banques créent aussi de l’argent de rien (ex-nihilo) avec les dépôts des clients et ceci avec un levier de 20.

Les liens suivants vous renseignent sur les standards minimaux:

https://www.finma.ch/fr/news/2014/11/aktuell-geaenderte-mindeststandards-20141110

http://www.bis.org/publ/bcbs266.htm

Imaginez donc la panique bancaire en cas de taux encore plus négatifs !

En conséquence, on empêchera probablement les épargnants de retirer à cause du risque systémique. C’est la mort du cash.

Je rappelle l’initiative pour que seule la BNS désormais puisse créer de l’argent et non plus des sociétés privées comme les banques: http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

L’autre problème c’est de savoir comment la BNS va se sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise toute seule, à savoir diminuer son bilan en vendant les euros ou les actions etc. sans subir de pertes.

Pour terminer, je peux vous assurer que ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés des prix des divers actifs (notamment des matières premières (au plus bas) et des actifs financiers (au plus hauts) et le fait de l’activité irréfléchie des banques centrales qui provoquent une distorsion des prix.

commo asset move

Monsieur Charles Dereeper nous écrit récemment qu’il a un souci de confiance envers les marchés: http://www.objectifeco.com/riche-rentier/argent/investir/j-ai-un-conseil-a-vous-donner-concernant-vos-placements-sur-les-marches-financiers.html

Je le rejoins, ça ne sent pas bon à cause des interventions de banques centrales.

Tout a une fin, reste à savoir quand.

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LA BNS se gave toujours

Voilà un petit moment que je n’avais parlé de notre noble institution qui fait ce qu’elle veut sans rendre de compte au peuple.

Les derniers chiffres du bilan de la BNS sont sorti et nous annoncent encore 9 milliards de plus dans des réserves de monnaies étrangères.

http://www.24heures.ch/economie/nouvelle-hausse-reserves-devises-etrangeres/story/16671451

Dans un article de l’hebdomadaire Bilan on parle aussi d’énorme perte sur les actions (pour mémoire la BNS possède 100 milliards de CFH en actions) dans le gaz se schiste

bilan bns monnaie sept 02015

Et une magnifique perte sur Valeant (Biotech) de 120 mios

http://www.fuw.ch/article/die-angst-der-snb-vor-dem-eigenen-reichtum-2/

La BNS persiste dans son erreur, mais cela nous le constaterons à la fin de l’aventure.

Quant à l’or métal toujours pas d’achat (c’est normal la BNS prône la monnaie fiduciaire à outrance)

Sur le site de la BNS,  il est possible de retravailler les chiffres:

https://data.snb.ch/fr

Et je ne vous mens pas depuis des années. Le bilan de la BNS gonfle comme la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

BNS ev bilan sept 2015

 

Nous allons arriver à me prévisions d’un bilan d’une banque centrale égal au PIB du pays. AUCUN PAYS n’est aussi hautement engagé. Le Japon n’est qu’à 50% !

relisez ces deux articles SVP:

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

et celui-ci

http://blog.crottaz-finance.ch/les-billets-sont-garantis-par-de-lor-mon-oeil-mise-a-jour-2015/

 

Mundus Vult Decipi

 

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Si la Banque Nationale Suisse (BNS) m’était «comptée»

Pour mes lecteurs, voici l’article paru sur les Econoclastes il y a deux jours.

Pour commencer voici l’article qui régit les attributions de la BNS :

Article 99 de la constitution fédérale

Art. 99 Politique monétaire

1. La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.

2. En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération.

3. La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or.

4. Elle verse au moins deux tiers de son bénéfice net aux cantons.

Il faut ajouter que le Banque nationale est une société anonyme fondée en 1907, cotée en bourse, mais régie par une loi spéciale depuis 2002. Les détenteurs du capital sont :

La Confédération suisse ne possède aucune action.

La surveillance de la Banque nationale suisse est explicitement exclue du mandat du Contrôle fédéral des finances.

La fixation d’un taux « plancher » (floor)

Suite à la hausse vertigineuse du Franc suisse (CHF) depuis des années et de manière beaucoup plus prononcée entre 2008 et 2011, il a fallu que la BNS intervienne de manière drastique pour freiner cette hausse en appliquant un taux de change plancher contre la monnaie du principal partenaire économique (l’UE), ceci afin de stopper la force de la monnaie qui commençait à engendrer des problèmes importants pour les exportations suisses.

En conséquence en date du 6 septembre 2011 un taux de change de 1 EUR = 1.20 CHF a été fixé. La BNS a annoncé qu’elle défendrait ce seuil contre vents et marées.

Pour l’instant cette stratégie a fonctionné et s’est révélée globalement assez payante puisque ce plancher de 1.20 n’a (pour le moment) pas été attaqué.

CHF euro 1998 - 2014

La conséquence, un bilan démesuré

Suite à ce combat engagé par la BNS, le bilan de cette dernière a littéralement explosé depuis cette intervention pour se retrouver à un niveau jamais atteint. (ndlr : La BNS avait déjà acheté des euros à 1.43 plusieurs fois avant 2011 afin de tenter de freiner la hausse du CHF)

bilan BNS 1996 -2014

 

Un ratio Bilan de la BNS /PIB hallucinant 

Cette augmentation du bilan doit être remise en perspective du PIB pour se rendre compte de l’énormité du bilan de la BNS.

Ce dernier est à mettre en perspective avec les bilans des autres grandes banques centrales (toujours en rapport avec le PIB de chacun des Etats).

On constate bien évidemment la gigantesque hausse du bilan de la « Bank of Japan » suite aux injections massives de Yens

Total central bank assets as percentage of GDP 14

Si cela vous paraît déjà démesuré, cela ne m’étonne qu’à moitié. Et bien sachez (pour ceux que ne lisent pas mon blog) que la BNS fait encore plus fort !

La BNS a un bilan de 517.329 milliards de CHF (juillet 2014) et que le PIB suisse est de 151.900 milliards de CHF au 2ème trimestre 2014 (en stagnation).

En conclusion, le ratio Bilan /PIB (estimation PIB 2014) = 517.329 / 607.600 =

85.14%

Le bilan de la BNS c’est quoi ?

De quoi se constitue le bilan de la BNS aujourd’hui pour être devenu si énorme ?

Principalement de devises européennes (46%), américaines (27%) et japonaises (9%)

Et comment sont investies ces devises ? Pour 84% en obligations (73% en obligations d’Etats) et tenez vous bien, en actions et ceci pour un pourcentage de 16% représentant la modique somme de 82 milliards de CHF, soit plus de 10’000 CHF par habitant.

reserves de devises et titres en CHF BNS Q2 14


Et l’or dans tout cela ?

On se doute bien que dans toute cette histoire de devises, il y a un acteur qui a été largement laissé de côté et pour cause…l’or.

Rappel : La BNS a comme mission de conserver de l’or (mais le mandat n’est pas clairement défini puisque ce dernier ne mentionne pas la quantité et pour mémoire la BNS a vendu environ 1’300 tonnes d’or entre 2000 et 2005 (mon article de 2012 à ce sujet :http://blog.crottaz-finance.ch/?p=10238)) et il lui en reste 1040 tonnes aujourd’hui.

En conséquence, une initiative pour sauver l’or de la Suisse a été lancée et le peuple devra se prononcer le 30 novembre 2014: http://www.initiative-or.ch/initiative/index.html

Bien évidemment les milieux politiques demandent de rejeter cette initiative, car elle prive la BNS de liberté de création monétaire sans contrepartie

Depuis des années, la quantité d’or (en pourcent du bilan de la BNS) ne fait que chuter.

reserves monetaires BNS 2006-2013

Alors que son bilan explose de monnaies diverses et variées.

bilan BNS gold devises reserves

Un plancher en papier et un risque monétaire

Ces derniers temps, l’euro s’est passablement affaibli et le plancher de 1.20 se rapproche dangereusement (une intervention supplémentaire de la BNS ne peut désormais plus être exclue).

change euro chf une année

La valeur du franc suisse est indéniable car la dette publique suisse n’est que 35,2% du PIB environ (confédération et cantons) et c’est pour cela que le marché va en acheter (pour probablement se protéger de la chute des autres monnaies. En conséquence, la BNS va devoir se mettre en face des acheteurs en vendant le CHF. Pour combien de temps ? Avec quelle puissance ? Que va-t-elle faire de tous ces euros ? Achetez de la dette des pays ? Acheter des actions ?La BNS se transforme gentiment en hedge funds.

Pourquoi la BNS n’a-t-elle pas allégé son énorme position lorsque l’euro flirtait avec 1.25 CHF ?

Pourrait-on imaginer un scénario de lente intégration (rampante) de la Suisse dans l’euro (ce que veulent les dirigeants mais pas le peuple (souverain je le rappelle !)) ?

Imaginez que soudainement la BNS possède des milliers de milliards d’euros et que son message soit : « Adhérons à l’euro sinon nous sommes ruinés ! »

Et si de toute façon cette création monétaire ex-nihilo ne nous ruinait pas finalement en tuant notre pouvoir d’achat ?

Les prochains temps seront déterminants pour la Suisse, la BNS et sa politique monétaire.

Tous mes articles sur la BNS ici : http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

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L’euro dépasse 1.25 contre CHF et la BNS possède toujours plein d’euros

L’histoire de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf est en train de se dérouler sous nos yeux.

Jusqu’à quand la BNS arrivera-t-elle a garder ses euros sans exploser ?

En tous les cas, pour l’instant, force est de constater que la BNS a de la chance (ou de la classe ?) avec l’évolution du cours de change du CHF.

Elle est en train d’affaiblir sa monnaie (sauf contre YEN car les japonais sont super plus forts à ce jeux là !).

Le Bilan de la BNS est à hurler en rapport au PIB, mais cela je vous l’avais déjà mentionné

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rapidement un lien pour un site que recense les banques suisses et leurs ratios: www.swissbankequity.ch

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Que va faire la BNS ?

Le Franc Suisse s’envole:

Contre USD

Contre CAD

Conte Euro

Il semble qu’à nouveau la BNS essaie de contrer cette baisse en achetant encore des euros.

En ce qui me concerne, j’avais anticipé la chute de l’euro.

Je n’aurais par contre jamais imaginé que le franc suisse s’apprécierait si fortement contre les autres monnaies et surtout contre le USD (que je vois toujours remonter prochainement).

Il s’agit d’un mouvement de panique du marché et certainement que les banques centrales de tous pays achètent du bon franc suisse (ou vendent l’euro). Le CHF reste une valeur refuge par excellence et la monnaie d’un pays beaucoup moins endetté que ses voisins directs (la France, etc. sont 2,5x plus endettés que la Suisse)

La BNS semble empruntée , l’USS lui demande d’intervenir (l’euro touche un nouveau plancher – BNS priée d’intervenir) pour contrer cette hausse.

Ces syndicats pensent que la BNS peut faire quelque chose avec ses petits moyens financiers. Que Nenni, elle ne peut pas contrer le monde entier.

Par contre ce qui pourrait arriver est une prise de mesures rapides comme dans les années 70, en imposant des taux d’intérêts négatifs sur les comptes pour les non-résidents !

Dans mon délire je me suis imaginé que:

1) les gens seraient d’accord de payer pour avoir du franc suisse

2) les obligations 0%  (zéro coupon) coteront au dessus du pair… (c’est un petit délire de ma part que de voir un jour une obligation 0% 2012 à 104%)

3) les investisseurs étrangers vont alors investir dans des titres actions suisse en se disant que le dividende leur sera versé en guise rémunération. Cela offrira un soutien aux actions suisses.

4)  un “reverse dividend”, à savoir que l’investisseur devra payer la société pour pouvoir détenir les titres en action…là je pousse un peu le bouchon, je vous l’accorde (autre délire de ma part)

5) la BNS allait vendre son or (1000 tonnes environ) pour acheter des euros…aie aie aie.

Et si de guerre lasse la BNS demandait à la suisse d’adhérer à la Zone Euro, cela lui enlèverait une sacrée épine du pied ?  Tout peux arriver en ce bas monde, mais je n’y crois pas un seul instant.

Citation: La qualité tiendra longtemps après que le coût ait été oublié. Henri Royce

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La BNS impuissante ?

Depuis quelques semaines le Franc Suisse-  qui s’était renforcé auparavant contre l’euro – semblait très fermement collé aux alentours de 1 euro =  1.43 Chf.

Alors que les monnaies se renforçaient contre l’Euro, le Franc suisse de son côté restant dans les rangs.

Je suppose que cela était dû à l’intervention de la BNS (Banque Nationale Suisse) qui, très certainement, achetait des Euros et vendait des Francs Suisses.

Pourquoi ?

Parce que la Zone euro est un partenaire important pour les échanges commerciaux transfrontaliers et que si leFranc Suisse venait à trop se raffermir, nos exportations en pâtiraient.

Sauf que…

La BNS n’a pas un pouvoir étendu au point de pouvoir régater durant des mois à ce rythme. Le fait d’acheter une monnaie qui subit une défiance internationale semble une hérésie.

J’ajoute que l’Asie peut être aussi une porte de sortie pour nos exportations, tout comme les USA dont la monnaie (et ce n’est pas faute de l’avoir dit à plusieurs reprise sur ce même blog: déjà en 2009 http://blog.crottaz-finance.ch/?p=2655) se renforce mondialement.

Pour mémoire mon article sur 30 ans d’EURO: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3809 et 200 ans de Franc Français : http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3740 (l’horreur ces monnaies !) et je parlais en janvier du Carry Trade: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3703

Ce matin vers 10h00 le franc suisse s’est renforcé contre TOUTES LES MONNAIES.

la preuve en graphiques

La minute culturelle et patriotique du CHF (sans chauvinisme aucun de ma part)

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L’ECU, puis l’EURO sur trente ans contre CHF

Les quotidiens, que nous lisons, font leur choux gras des problèmes budgétaires et monétaires. Mon blog en parle depuis déjà bien longtemps.

Permettez-moi de remettre en perspective l’évolution de l’EURO (anciennement ECU) contre notre franc suisse (CHF).

Au sujet de ce même Franc Suisse, j’avais produit, il y a peu, un graphique contre le Franc Français sur 200 ans, vous pouvez le retrouver ici ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3740

Selon Wikipedia, l’ECU (pour European Currency Unit) a été créée en 1979 en même temps que le Système monétaire européen (SME) dans le but de donner aux pays membres de la CEE une zone de stabilité monétaire en limitant les fluctuations des taux de change entre les pays membres.

Ce n’était pas une vraie monnaie, mais un panier de valeurs, et la valeur de l’ECU était mécaniquement plus stable que celle des monnaies qui le composent. La faiblesse éventuelle d’une monnaie du panier étant compensée par la force des autres monnaies. L’ECU a été utilisé comme unité de compte pour les institutions européennes et les banques centrales des pays membres, ainsi que comme monnaie de placement et d’endettement sur les marchés financiers. La livre anglaise en faisait partie.

L’ECU est devenu l’EURO, une monnaie bien réelle cette fois, le 1er janvier 1999 (sans la livre anglaise cette fois)

Voici, pour votre information, un graphique représentant l’évolution du cours de change de ces monnaies (ECU devenu EURO) contre notre cher franc suisse sur trente ans. Pas brillant…

 

En relatif, le franc suisse se comporte mieux, MAIS…

Dans notre système de change flottant (qui devrait être appelé change coulant, car la valeur réelle des monnaies chute tout le temps), les actifs renchérissent en permanence. Les monnaies perdent leurs pouvoirs d’achat durant leurs existences.

Si l’on se réfère à l’indice des prix à la consommation (source BNS), notre franc suisse a perdu près de la moitié de sa valeur (46.6%) au cours de ces trente dernières années et ceci malgré sa hausse face aux autres monnaies. Cela signifie que les autres monnaies se sont…ECROULEES !

Pourquoi une telle perte de valeur ? Parce que banquiers et politiciens, principaux bénéficiaires de ce système, en fabriquent trop. Le bon peuple ne s’en rend pas compte. Avec une inflation moyenne de 2 à 3% l’an, cette sorte d’impôt qui frappe tout le monde, insidieusement, passe complètement inaperçu.

Les pauvres sont les plus durement touchés par cette inflation. Ils ne peuvent s’en protéger, car ils n’ont pas la possibilité d’acheter des actifs qui ne dépérissent pas comme la monnaie fiduciaire. Que se passe-t-il alors ? La fracture sociale augmente et le clivage (terme adorée par Francis Lalanne) grandit chaque jour.

Depuis l’abandon de l’étalon or en septembre 1936, le franc suisse a perdu plus de 87% de son pouvoir d’achat (soit 2.9% par an en moyenne)…

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