Le #SP500 : performance en trompe l’oeil.

Les vacances sont terminées et les enfants ont repris le chemin de l’école ce lundi dans la canton de Vaud. Après cette pause estivale me voilà aussi de retour.

Le marché américain des 500 valeurs (le fameux Standard and Poor’s 500) a continué son ascension initiée après la chute de mars.

Malheureusement, la majorité des médias ne parle que de l’indice et non pas des composants de celui-ci. Je vais donc me dévouer pour, comme d’habitude, démontrer que cette hausse de l’indice est très sélective.

En effet, 5 titres sont responsables de cette hausse, le reste des sociétés affichant des performances en moyenne de -6% depuis le début de l’année !

Voici l’article en anglais https://www.cnbc.com/2020/08/06/stocks-rise-after-better-than-expected-jobs-data-what-to-watch-now.html

Je cite dans l’article :

" Ainsi, les cinq premières entreprises dont nous parlons toujours autant et qui sont concentrées dans le S&P sont en hausse de 35% depuis le début de l'année. Si vous prenez les 495 dernières entreprises, en baisse de 6% depuis le début de l'année."

Ou un autre article qui nous informe que le SP500 est au plus haut et que 40 sociétés “value stocks” sont en baisse de 30%

https://247wallst.com/investing/2020/08/24/sp-500-all-time-highs-but-40-value-stocks-still-down-over-30-ytd/

Les bénéfices réels du SP500 chutent, ce qui n’est pas bon signe.

Les titres technologiques sont fortement en hausse et commencent à vraiment être sur-évalués.

Un certain titre qui va intégrer le SP500 bientôt affiche un p/e de plus de 1000. Payer plus de 1’000 x les bénéfices me fait assez peur (Tesla). Cela me rappelle la bulle techno de 2000.

Après le début d’achat de minières (Barrick) par Warren Buffet et sa vente d’actions bancaires, il semble que les ultra-riches sont en train de vendre pour se positionner cash : https://finance.yahoo.com/news/ultra-rich-club-stockpiles-cash-141234659.html

Jusqu’à quel moment est-ce que cela va durer ?

Impossible de le dire, mais il est probable qu’en 1929 on pensait aussi que le marché ne pouvait chuter. En superposant aujourd’hui à 1929, on peut réellement se faire peur. Pour mémoire le marché américain avait chuté de 90%, mais bon cela n’arrivera pas aujourd’hui car tout est différent…..me dit-on.

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4 mauvais marchés baissiers

Je suis tombé sur un article très intéressant de

mentionnant “Four Bear Markets” et leurs remontées. Je recommande fortement leurs graphiques (D-Short)

  1. Le Krach de 1929 (grande dépression)
  2. Le choc pétrolier 1973 suivi d’une stagflation vicieuse
  3. L’explosion de la bulle Techno
  4. La Crise Financière de 2008
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La BNS va-t-elle vendre les OATs français si leur rating descend à “single A”?

Telle est la question que me pose Olivier Delamarche.

Force est de constater que c’est une excellente question !

Les règles prudentielles stipulent que la BNS ne peut pas détenir plus de 10% de son portefeuille dans des obligations d’un seul et même Etat

A fin septembre sur un total de 429 milliards (de CHF) de devises

source: http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_2_Devisenanlagen_der_SNB.pdf

La BNS possède une exposition de 342 milliards (de CHF) en titres:

source: http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_1_Waehrungsreserven_der_CH.pdf

Comme je vous l’ai souligné début juin la BNS alimente la Bulle obligataire : “La Bulle des Emprunts d’Etats

Moody’s vient d’abaisser la note de la Fance à AA.

Qu’est-ce que cet abaissement signifie pour les détentions obligataires de la BNS, sachant que 88% des réserves sont placés dans ces véhicules d’investissement (cf page 6 de cette source: http://www.snb.ch/fr/mmr/speeches/id/ref_20121108_zur/source/ref_20121108_zur.fr.pdf du 8 novembre 2012) et 96% dans des emprunts AAA ou AA (page 7).

Le règlement autorise à la BNS de s’écarter de ces pourcentages pour des raisons tactiques.

Toujours est-il que la BNS possède probablement (supposition) une exposition à la dette souveraine française d’environ 10% (le maximum autorisé) soit un peu plus de 30 milliards de CHF.

En cas de vente, cela devrait mettre de la pression sur le cours des OAT et faire augmenter le rendement. Après avoir alimenté la Bulle, le BNS risque de faire exploser cette bulle.

Pour l’instant, rien de bien probant sur les taux à 10 ans français dernièrement

Mais voilà des mois que l’écart se creuse et Jean-Pierre Chevallier le mentionne: http://www.jpchevallier.com/article-ah-ah-ah-112637342.html, notamment l’écart avec les taux suisses

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