1,2,3 robinet coule !

Qui n’a pas joué à ce jeu étant enfant (ou à 1,2,3 soleil).

Le robinet des dividendes de la BNS va se tarir de manière importante et peut-être durable.

Essorée par le franc fort, la BNS envisage de fermer le robinet aux collectivités publiques

Les phrases comme:  “le dividende, comme d’habitude”, me font froid dansle dos. Nous sommes aujourd’hui dans une telle globalisation de l’habitude de recevoir, l’habitude de faire, l’habitude de dire, etc.

Je vous avait écrit un article sur les cantons suisses assistés et je pense qu’il va falloir que les grands argentiers des provinces suisses trouvent une solution pour remplacer ce qui tombait automatiquement, comme un dû, dans les poches des cantons.

Prochain jeu: la bague d’or ?

 

 

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BNS today, 100 milliards de pertes

Quand je vous écrivais que la BNS devra rendre des comptes: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8051

Voici une analyse de Monsieur Chevallier: http://chevallier.biz/2011/10/bns-100-milliards-de-francs-de-pertes/ qui conforte encore mieux ma prise de position: “Un jour noir pour la Suisse.”

100 milliards de pertes ! 13’000 francs par suisse (y.c. nos chères têtes blondes), on a tapé dans les réserves !

Comme l’écrit Monsieur Chevallier, il n’y a que peu de solutions. Soit on essaie de devenir aussi un mauvais élève par crainte de sa propre force (C’est évidemment le choix le plus facile) soit un assume sa différence et ON SE BAT.

Le monde dans lequel nous vivons est un monde “du nivellement par le bas”. Je pense que nos aïeux doivent de retourner dans leurs tombes, eux qui économisaient et connaissaient la valeur de l’argent.

“Et maintenant que vais je faire ? de tous ces euros  ? qui m’indiffèrent !”

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La BNS renoue instantanément avec les bénéfices

C’est ce que nous dit le Blick: Nationalbank macht schon wieder Gewinn

Car d’après l’article, la BNS a gagné 20 milliards de CHF (dont 10 sur la hausse du cours de l’or), a acheté des euros à 1.12, qu’elle possède aussi des réserves dans d’autres devises (USD), de l’or et que par la baisse du franc suisse, les réserves de devises sont montées (189 milliards).

Soit, j’en prends acte, c’est dès lors génial cette stratégie. C’est limite du délit d’initié (ou Front Running). On achète lourdement des euros à 1.12 et on lance une O.P.A. sur l’euro à 1.2.

Je suis aussi d’accord qu’une hausse soit “comptablement parlant” enregistrée sur quelques jours, mais qu’en est-il des euros acheté à 1.43 et 1.40 ? Ah oui j’oubliais! On remet les compteurs à zéro tous les trimestres. On agit comme les sociétés cotées en bourse avec un trimestre bénéficiaire à 10 millions – qu’on applaudit – oubliant au passage les 10 trimestres déficitaires à 100 millions.

Revenons à notre mouton BNS (qui ne se laissera pas tondre)

J’ai été catastrophé par la fixation du plancher à 1.2 pour les raisons que j’ai évoquées ici: “La BNS devra rendre des comptes” . Mais je ne suis pas aussi borné que cela et je vais essayer de prendre du recul.

  • Certains pensent que la BNS fait une très bonne affaire en achetant de l’euro et de le placer dans des obligations allemandes et françaises (car pour mémoire le Portugal, l’Irlande ne figurent plus sur la liste des investissements recommandés). L’article: SNB kauft nur deutsche und französische Anleihen. Si Je comprends bien cet article, on achète une dette qui est de meilleur qualité en pensant que malgré le fait que l’émetteur soient lourdement engagé sur la mauvaise qualité, cela n’aura pas d’impact. Personne n’envisage d’effet domino? Tiens cela me rappelle le subprime ou l’exemple pris par Konrad Hummler qui parlait de mélanger les qualités de saucisses médiocres avec la bonne saucisses de Saint-Gall en espérant avoir une bonne saucisse en finalité.
  • D’autres pensent que la BNS a agit avec grande intelligence et qu’elle est en train de revendre les euros qu’elle a acheté. L’idée est que le prix moyen des euros à 1,43, puis 1,40, puis, puis..on obtient un cours d’achat moyen à 1.2 et que la BNS est en train de vendre pour s’en sortir. Elle annoncera par la suite ne plus soutenir le plancher. Cela relève plus de la stratégie d’un trader plutôt que celle d’une banque centrale, j’ai de la peine à y croire.
  • D’autres encore pensent que c’est pure folie: Unlimited Spelled Backwards Is Zimbabwe et que la BNS va devoir dépenser 200 milliards: Swiss May Spend 200 Billion Euros on Peg, BMO Says (alors que nous ne détenons que 1040 tonnes d’or soit 55 milliards de CHF) ou que c’est suicidaire: swiss-move

L’avenir nous dira donc si c’est un coup de génie, un coup monté ou un coup pour se faire démonter.

Je me demande de plus en plus s’il ne faut pas acheter du dollar…..mais là aussi je doute.

 

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La BNS devra rendre des comptes

J’avais parlé de la possibilité de fixer un plancher de cours pour l’euro à 1,20 ou d’arrimer le franc suisse à l’euro.

Ce matin la BNS a donc tranché en faveur du plancher à 1,20 à défendre coûte que coûte avec selon le communiqué tous les moyens nécessaires et illimités.

Voici le communiqué de la BNS: BNS communique pre_20110906.fr

Et la presse, les syndicats applaudissent à tout rompre, le commun des mortels qui ne s’y intéresse pas croît que les décisions sont de toute manière prises par des gens qui “savent ce qu’ils font” et moi je pleure (heureusement je ne suis pas le seul dans cet état).

Par chance mon blog est un espace de liberté et après avoir réfléchi, analysé cette décision, il me vient des idées, des conclusions et une prise de position. Exceptionnellement les commentaires sont ouverts, car le sujet est important (pour autant qu’ils concernent le sujet).

Je suis fâché, oui vous avez lu, je suis fâché.

Désormais, la Suisse au travers de la BNS acquiert de l’euro jusqu’à 1.20.

Croyez vous que l’euro va remonter à 1.4, voire 1.60?

En ce qui me concerne, je n’y crois pas, car la mise en place d’un plancher va créer une nouveau sport: L’arbitrage devise Euro/CHF, à savoir que dans le marché il y a une donnée certaine: La BNS vous rachète votre euro à 1,2 quoiqu’il arrive !

Toutes les idées se bousculent dans ma tête et je vous les livre en bloc.

  1. Que va-t-il se passer si la zone euro explose et que l’euro s’écroule ?  Ou si l’Allemagne sort de l’euro, ou si les pays de la zone euro font faillite. La BNS va-t-elle acheter de l’euro comme une folle et va faire s’écrouler le franc suisse de concert ? Il va dès lors falloir rendre des comptes aux citoyens suisses et leur expliquer pourquoi la BNS est en faillite ou en difficulté. Je tiens à faire remarquer que la BNS est une S.A. dont les actionnaires sont les cantons pour 1/3, les banques cantonales pour 1/3 et les particuliers pour 1/3. La confédération n’est pas actionnaire. En conséquence, il faudra – en cas de gros problèmes – que les actionnaires passent à la caisse et très certainement les contribuables. (ici mon article: “N’est pas la FED qui veut !”). Les grands argentiers des cantons vont devoir se préparer à avoir un sacré trou dans leurs budgets, eux qui se plaignent déjà de ne probablement plus recevoir le dividende de la BNS qu’ils considèrent comme acquis: (relire mon article: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=6446)
  2. Les nations qui ont essayé de défendre leurs monnaies ont lamentablement échoué! L’Angleterre et sa livre (attaquée) :1992 George Soros fait chuter la livre et l’Argentine et sa parité avec le USD:  crise Argentine (SI L’HISTOIRE DOIT NOUS SERVIR DE GUIDE…)
  3. Finalement en achetant de l’euro à tour de bras (on a vu le succès de la BNS depuis 1,43 euros…) on renfloue la Grèce et la zone euro. Nous sommes en train d’acheter des dettes pourries ! Est-ce vraiment légal ? Ne doit-on pas demander au peuple ce qu’il en pense ?
  4. La BNS a pris cette décision seule: La Banque centrale européenne (BCE) a dit qu’elle avait pris note de la  décision de la BNS qui a été prise “sous sa propre responsabilité“, a précisé le conseil dans un communiqué. C’est la première fois qua le BCE commente directement les efforts de la BNS pour limiter la force du franc.
  5. Le Conseil Fédéral laisse la responsabilité de cette opération à la BNS. C’est le délire M. Hildebrand est devenu ce matin le roi des suisses ? Le roi soleil ?
  6. Et si tout cela n’était qu’une manoeuvre déguisée ? Certains ministres qui forment le conseil fédéral n’ont depuis longtemps qu’une seule idée en tête: Adhérer à la zone euro. Le peuple s’est déjà prononcé plusieurs fois contre cette adhésion. Et si on mettait la Suisse dans une position qui fait qu’elle ne peut plus revenir en arrière, à savoir être tellement liée à la zone euro qu’on ne peut plus faire autre chose que de se plier au dictat de Bruxelles.
  7. Que va-t-il se passer maintenant  ? Dans l’immédiat deux problèmes (je cite un ami avec lequel je suis d’accord)
  • “Le capital de la BNS a fondu comme neige au soleil ces derniers mois, à cause des pertes qu’elle a subies sur le marché des changes en voulant lutter, sans aucun succès, contre l’appréciation du franc contre l’Euro. Pour mémoire, son capital était de 66 milliards de francs à la fin 2009 contre 16 à fin juillet dernier. De nouvelles pertes, inévitables si la pression sur l’Euro ne cesse pas par enchantement, et la BNS devra être re-capitalisée. Qui passera à la caisse ? La Confédération (et les Cantons ?), donc vous et moi contribuables et consommateurs via les impôts, TVA et autres taxes que nous payons. L’Europe et l’Euro sont dans la mouise, mettons la Suisse et son franc dans la mouise aussi ! Voilà le message, un message de nivellement par le bas. D’ailleurs, quand la BNS parle de créer de l’argent en “quantité illimitée”, elle a quand même une limite : sa taille. L’institut a vu son bilan croître par un facteur de 2.3 depuis fin 2005, principalement par la création de monnaie à partir de rien. Avec un bilan passé à 250 milliards à fin juillet dernier, cela
    représente près de 50% du PIB suisse ! Impossible de continuer ainsi bien longtemps sans ruiner complètement le pays ! La BNS fait donc un pari dangereux.
  • L’autre problème majeur se fera sentir plus tard. Ces énormes injections monétaires ont le grand risque de provoquer de l’inflation à terme comme cela a été le cas dans les années 70 (où notre chère BNS avait pris une décision similaire). L’inflation a alors provoqué une hausse des prix, donc une baisse de notre pouvoir d’achat, ainsi qu’une hausse des taux d’intérêts. Ainsi, en se focalisant sur le court terme et essayer de sauver quelques emplois (nos exportateurs souffrent de cette hausse du franc), la BNS a décidé de sacrifier le futur et faire payer tout le monde. Cette hausse des prix et des taux d’intérêts auront de fâcheuses conséquences pour tout le monde je le répète. Une baisse du pouvoir d’achat de tous les habitants, des problèmes de compétitivité pour nos entreprises (et exportateurs aussi qu’elle essaye d’aider), des problèmes accrus de financement pour les entreprises et particuliers (les taux hypothécaires seront plus élevés), un chômage plus élevé, etc. Bref, on se rapprochera ainsi des conditions que vivent les autres pays européens. On nous forcera probablement ainsi à entrer dans la zone Euro alors que le peuple suisse s’y est refusé et s’y refuse toujours.” fin de citation.

En résumé: “Un jour noir pour la Suisse”.

Le cours de change s’est, bien entendu, approché des 1.20. La BNS espère probablement que le cours ira plus haut (par quel miracle ? il faudrait que les conditions économiques de la zone euro soient bonnes, ce qui n’est, de toute évidence, pas le cas) pour vendre les euros accumulés.

Ma vision est que le cours va rester vers les 1.2 – le fameux plancher – et que le marché va commencer à tester la solidité de ce plancher en lui tapant bien fort dessus. A chaque passage au-dessous de 1.2, le BNS achète de l’euro, pour combien de temps ? Telle est la question.

On se fige sur ce cadavre, on s’arrime au Titanic, la BNS est dos au mur et ne voudra pas revenir en arrière sauf si on l’y contraint.

 

 

 

 

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La BNS intervient ce matin

et annonce qu’il fixe un plancher sur l’euro à 1,20 CHF. Je trouve cette décision incroyablement inquiétante!

Je m’exprimerai dans un prochain article, comme je l’ai fait précédemment, ici: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=7901

La BNS ne pourra pas soutenir cette parité éternellement, j’en met ma main au feu !

ZURICH, Sept 6 (Reuters) – The Swiss National Bank said on Tuesday it would
set a minimum exchange rate target of 1.20 francs to the euro and would enforce
it by buying foreign currency in unlimited quantities.

“With immediate effect, it will no longer tolerate a EUR/CHF exchange rate
below the minimum rate of CHF 1.20. The SNB will enforce this minimum rate with
the utmost determination and is prepared to buy foreign currency in unlimited
quantities,” it said in a brief statement.

The franc has soared against the euro  and the dollar
in recent months and nearly touched parity with the common currency on Aug. 9,
as investors anxious about debts in the euro zone and slowing global growth
sought a safe haven.

To cushion the economy from a downturn as the strong franc hurts exports, the
SNB cut an already low interest rate target to nil on Aug. 3. It is also
boosting the amount of liquidity in the banking system, and it had threatened
further measures.

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La confédération helvétique gagne de l’argent en empruntant !

100.19% c’est le prix de l’émission d’aujourd’hui pour un emprunt de la confédération à court terme (du doux nom de créance comptable)  et ceci après 100.508% pour l’avant dernière du 23 août dernier.

Cela signifie qu’il faut payer pour prêter de l’argent à la confédération helvétique.

Sont trop forts ces suisses !!

source : http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/claims_res/source/claims_res.fr.pdf

 

 

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N’est pas la FED qui veut ! (et la BNS l’apprendra à ses dépens)

Discussion avec un ami qui amène certaines questions et remarques:

Le cours de l’action de la BNS:

Dans un article du quotidien 24 heures, on pouvait lire ceci :

“Les interventions de la Banque nationale suisse (BNS) et l’hypothèse que le cours du franc pourrait être provisoirement arrimé à celui de l’euro ont amené quelque répit dans l’appréciation du franc, valeur refuge mais considérée actuellement comme nettement surévaluée.”

Question 1: Le BNS est une Société Anonyme, cotée en bourse et dont le capital est détenu:

  1. Par les Cantons suisses
  2. Par les Banques Cantonales
  3. par les particuliers (1 tiers)

La Confédération Helvétique ne possède aucune action.

Cette idée d’un arrimage du franc suisse à l’euro me paraît totalement folle. Pourquoi ?
Il suffit d’aligner quelques chiffres:

PIB suisse (à fin 2009) : 536 milliards de francs

Dette Confédération: 111 milliards de francs soit 20.7% du PIB

Dette Confédération., Cantons et communes  : 210 milliards de francs soit 39.2% du PIB

Bilan de la BNS (à fin juin 2011) : 258 milliards de francs soit 48.1% du PIB !!!

 

La BNS a essuyé une perte de 19.17 milliards de francs en 2010.

Cette année, la perte se monte à 10.8 milliards au premier semestre. Le capital de BNS a fondu de moitié en un an  à 28.6 milliards à fin juin 2011 (l’euro était au-dessus de 1.20 pour mémoire).

Et si cela continue, qui viendra renflouer la BNS ?

réponse: Les actionnaires : Cantons et banques cantonales pour 55%,et les particuliers pour le reste.

Pour comparaison, après toutes les folies réalisées par la Banque centrale US, la Fed, son bilan représente “seulement” 20% du PIB américain.

Arrimer le franc suisse à l’euro ne fera qu’accentuer les problèmes pour les caisses de pension. Elles devront vraiment encaisser la perte sur la devise européenne car celle-ci ne pourra plus monter !

50 mias partis en fumee

Il me semble que cette histoire d’arrimage est une rumeur pour enfumer -un peu plus – les marchés.

je vous livre les quelques articles au sujet de la BNS que j’ai rédigé depuis quelques mois.

Les réserves monétaires de la BNS 2003-2010: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=7206

Les cantons suisses assistés: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=6446

La BNS toujours impuissante ! et inconsciente ?: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4584

 

 

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Les réserves monétaires de la BNS 2003-2010

Un lecteur m’a fait remarquer le graphique suivant (qu’il est possible de trouver dans le rapport 2010 de la BNS à la page 60)

compte rendu activité BNS

Tout cela pour voir que les réserves sont principalement constituées de monnaies fiduciaires (vive l’euro) et que l’or baisse, baisse,..

Je vous renvoie à mon article de l’époque (mai 2009) qui montrait déjà la faible couverture or de nos billets de banques (et c’est bien pire dans d’autres pays comme l’Angleterre par exemple)

Les billets sont grantis par l’or…mon oeil 

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Le cours de l’or en Franc Suisse (CHF)

L’évolution de l’or montre un chemin vertigineusement incliné vers le haut.

Même contre le franc suisse, la hausse commence à être impressionnante. Voici deux graphiques du kilo d’or exprimé en CHF.

Depuis 2001

Depuis 1993

Je ne me lasse pas de revenir sur la mention maintes fois rapportée sur ce blog, à savoir:

Les super ventes de réserves d’or  de nos Etats à des prix défiants toute concurrence.

Ainsi, on félicitera Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour leurs ventes d’or: Entre 1999 et 2002 pour Gordon et entre 2004 et 2006 pour Nicolas.

Gordon Brown a vendu la moitié de la réserve de la banque d’Angleterre, soit 400 tonnes (auction = aux enchères), à un prix au plus bas depuis 20 ans.

 

Depuis cette vente le prix de l’or en livre Sterling a plus que quadruplé.

Quant à notre Banque Nationale Suisse, on ne peut pas dire que ce fût un timing parfait.

Si ces personnes commencent à en (r)acheter, je vends tout mon or…..

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Audio/vidéo: Les dividendes de la BNS et le carry trade sur le CHF

Ce matin sur RSR: le-journal-du-matin_20110125_standard_passe-present_Les dividendes de la BNS

Je vous ai déjà parlé des dividendes attendus par les cantons dans un article précédent: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=6446

Dans le fichier audio de la RSR ci-dessus, on peut entendre: 

A. “Les réserves monétaires devenaient phénoménales, des dizaines et des dizaines et de milliards qui n’avaient aucun sens. Le franc suisse est la monnaie la plus réputée au niveau mondial et c’est elle qui court le moins de risque du point de vue monétaire international.”

B. “C’est pour cela que la BNS a vendu une partie de son or en 2004 (une tonne environ) pour combler le trou de l’AVS”

C. “Le bilan de la BNS affiche une perte de 21 milliards due aux achats massifs de l’euro pour freiner le renchérissement du franc suisse”

D. “Dans les pays de l’est, en particulier en Hongrie, les particuliers et entreprises hongroises se sont endettés en franc suisse. Quatre-vingt pourcent de l’endettement hypothécaire en Hongrie est réalisé en franc suisse auprès d’établissements suisses.” Je vous encourage grandement à écouter le reportage de la RSR: le-12h30_20110124_les hongrois pieges par les emprunts en chf

A la suite de quoi, il m’est possible d’aborder les points mentionnés précédemment.

A. Je vais me faire le porte-parole du diable.

Effectivement le franc suisse est une monnaie refuge.

Effectivement, le franc suisse est la monnaie d’un pays moins endetté que les autres pays.

Si je peux me permettre deux remarques qui me semblent importantes: La première est que la couverture or des billets en Suisse est aussi faible que dans les pays environnants. Pour ceux qui n’avaient pas lu mon article à ce sujet, je vous renvoie à “Les billets sont couverts par l’or….mon oeil” (mai 2009). Avec un taux de couverture de 4.17%, la Suisse ne peut pas de vanter d’être en bonne posture. La seconde, c’est qu’avec des banques dont le poids économique est aussi important, le franc suisse présente une faiblesse (le poids du secteur bancaire). Pour l’instant, les objectifs des ratios de Bâle III et les mesures prises dans les grandes banques suisses semblent porter leurs fruits, mais gare à l’effet domino ! En effet, si des banques venaient à être en difficulté dans d’autres pays, il se peut que l’impact (mondial) sur les banques helvétiques se fasse ressentir (et très certainement vice-versa)

(Source Reggie Middleton 2010)

 (Source Zero Hedge 2008)

B. On félicitera la vente de l’or à un moment historique de prix bas (brader semble être le terme idoine):

C. Je me suis largement exprimé sur ces achats massifs d’euros (ou cette vente massive de CHF c’est selon). On peut noter que la BNS ne possède pas la puissance de feu nécessaire pour endiguer le flots/flux massifs d’achat de franc suisse par des intervenants sur le marché des changes. (Tous mes articles au sujet de la BNS : http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns)

D. Le carry trade: Déjà évoqué en mai 2009: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1529, il semble que les leçons du passé sont rarement tirées. Entendre une économiste (le cordonnier le plus mal chaussé ?) dire qu’elle engage 80% de ses revenus pour payer sa dette en franc suisse me fait sourire…(jaune). Si des économistes sont capables de prendre de tels risques, imaginez dès lors les petits épargnants ou investisseurs qui ne possèdent pas les connaissances suffisantes et nécessaires. De plus, le carry trade pourrait avoir un effet non pris en compte par la BNS: L’appel d’air.

Cette expression bien connue voudrait signifier que plus le franc suisse se renforce, plus la dette des emprunteurs augmente et plus ils doivent ACHETER du franc suisse pour rembourser les crédits.

Si l’histoire doit nous servir de guide !

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Ca sent l’intervention B-N-eSque

Bizarre que le franc suisse corrige ainsi contre euro et contre dollar….

Tout d’abord un graphique de l’euro contre franc suisse

puis celui du dollar américain contre franc suisse

Il est très étrange de voir comment – de concert – ces deux monnaies ont rebondi contre le franc suisse

On peut y voir plusieurs explication:

  1. La BNS est intervenue et intervient encore (mon scénario favori)
  2. Les Hedge Funds couvrent de grande position à découvert qu’ils avaient créés durant la chute de l’euro (mais cela ne durera qu’un temps)
  3. Une vision des investisseurs qui pensent que momentanément les attaques sur la zone euro vont se calmer suite aux dernières déclarations des gouvernants

Voici le graphique euro contre dollar sur 10 ans

Et si le rebond de l’euro n’était que passager et qu’à la moindre étincelle:

  1. La BNs ne puisse plus soutenir le CHF
  2. Les Hedge Funds recommencent la valse des monnaies
  3. Les investisseurs se remettent à douter

En ce qui me concerne, et du point de vue fondamental, rien n’a beaucoup changé par rapport à ma vision sur EF3 (Euro Fall 2 du 28 octobre 2010: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=5751).

Je reste toujours humble face au marché et je me dis souvent qu’une hirondelle ne fait pas le printemps.

Préparez-vous donc à EF3…..

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Les cantons suisses « assistés » ?

Pascal Broulis le grand argentier du canton de Vaud s’inquiète de plus recevoir son dividende de la part de la BNS !

Les cantons ont besoin des dividendes de la Banque nationale suisse

et certains proposent des remèdes contre la force du franc suisse qui a pénalisé la BNS dans ses résultats: Vendre l’or de la BNS ou payer les salariés en euros et Des pistes pour contenir la force du franc

Pour mémoire, voici la liste de mes articles au sujet la BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Pour revenir sur la BNS, elle se doit d’essayer de réguler le marché et juguler les hausses et baisses du franc suisse.

Au sujet de ce dernier, ce n’est pas lui qui monte, mais l’euro et le dollar américain qui baissent. Preuve en est que le YEN, le dollar australien sont en hausse 2010 contre le CHF et d’autres monnaies périphériques n’ont pas chuté comme les devises européennes et américaines.

La BNS distribue ses bénéfices aux cantons, mais ce n’est pas un dû contrairement à ce que Pascal Broulis semble dire.

Evidemment si la BNS fait des pertes, il semble logique qu’elle ne distribue pas de dividendes.

Un ménage ne réclamera pas de prime, si aucun bonus de fin d’année n’est accordée pas l’employeur.

Un ménage ne compte pas sur ce “sucre”, le budget pour le loyer étant fixé sur le salaire annuel sans revenu extraordinaire.

Il serait bienvenu que nos politiques arrêtent de gérer nos deniers en tant compte de revenus aléatoires aussi importants. Je sais bien qu’il est difficile de prévoir les rentrées fiscales et dépenses. Je tiens à faire remarquer que, contrairement à ce qu’avance monsieur Attali, les cantons ne sont pas endettés à la hauteur des pays européens et que la dette des cantons et de la confédération ont été réduites de manière importante durant ces dernières années, au contraire des pays européens qui la creusent. (ici en exemple le Vaud, vers 25% du PIB vaudois. Ce canton fait d’ailleurs figure de cancre par rapport à d’autres cantons sans dettes)

 

poids de la dette vaud

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212 milliards de mille sabords

C’est le cri poussé par la BNS !

212 milliards

et les pièces:

Je ne vais pas revenir sur mes différents articles à ce sujet.

La question qui est importante devient: “Et maintenant que vais-je faire ?”

La BNS est bien empruntée, car elle n’a pas beaucoup d’options.

  1. Elle peut continuer d’essayer de lutter contre la hausse du franc suisse, mais c’est peine perdue contre la puissance du marché. La BNS va s’épuiser.
  2. Elle peut mettre 100 milliards de CHF en circulation et s’essayer au Quantitative Easing avec une risque énorme de surchauffe en Suisse, car la situation économique de la Suisse n’est pas identique à celle de ses voisins européens de tout points de vue: chômage, dettes, etc..
  3. Elle pourrait proposer de mettre des taux d’intérêts négatifs sur les comptes détenus par les titulaires résidant à l’étranger (comme dans les années 1970)
  4. Elle pourrait demander à la Confédération de s’endetter comme les PIIGS  (c’est plutôt mon côté humoristique..)
  5. Elle pourrait demander notre adhésion à la zone euro (aie, pas sûr que le peuple soit très fan de cette proposition, lui qui a déjà refusé cette idée à l’époque. Je ne crois pas que tous ceux qui ont voté OUI à l’époque feraient de même aujourd’hui…)
  6. La BNS pourrait demander de fixer un taux de change fixe avec l’euro (là je doute très fort du succès, les tentatives d’il y a quelques lustres de lier les pesos, reals etc..ont largement échoué. La parité tient un moment avant de lâcher très très fort comme un élastique qu’on tend, il finit pas claquer sur les doigts).

La seule solution…est que les Etats du monde passent la crise et arrivent à se désendetter…..C’est pas gagné !

En conclusion la BNS est bien mal prise. Peut-être qu’à force de perdre de l’argent en accumulant des devises qui chutent, elle va peut-être arriver à s’affaiblir elle même et indirectement déstabiliser la Suisse et…sa monnaie.

J’ajoute que – si par le plus grand des hasards – l’euro remonte très haut, il se peut que certaines voix s’élèvent pour critiquer la BNS qui s’est “fait des sous sur le dos de l’Europe et que c’est gagner de l’argent sur le dos de ceux qui souffrent de la crise”.

Ce sera l’occasion de trouver une nouvelle devise pour la BNS

En attendant les entreprises suisses souffrent d’après la BNS toujours (le dit-elle pour justifier ses interventions ou est-ce vrai ? je penche plus pour la deuxième réponse. Ce n’est pas une bonne nouvelle,  mais cela oblige les entreprises à se remettre en question et trouver des parades)

l’article: bns cherte CHF

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L’euro va-t-il perdre encore 60% de sa valeur contre le Franc Suisse ?

C’est le scénario qu’aurait laissé sous-entendre M. Hildebrand de la BNS lors d’une réunion avec le Conseil Fédéral. Pour l’instant aucune confirmation de ses dires, mais pas de dénégation non plus.

L’article de “La Tribune de Genève”: Dans un moment d’intimité avec le Conseil fédéral, le patron de la Banque centrale aurait évoqué le risque d’un euro à 50 centimes suisses

Sans vouloir me vanter, ni critiquer (c’est toujours trop facile après)

  1. J’avais vu la chute de l’euro puisque le 7 janvier 2010 j’avais écrit: L’Euro en chute libre alors que son cours était de 1.4790 contre CHF (aujourd’hui 1.2650 soit 14.4% de baisse) et son cours 1.4318 contre USD (aujourd’hui 1.3140 soit 8.2% de baisse)
  2. La chance m’avait souri (ou l’intuition) puisque qu’après un rebond de l’euro, j’ai annoncé sa rechute dans mon article “Préparez-vous à EF2” du 28 octobre 2010.

En Image cela donne:

J’ai parlé plusieurs fois de l’impuissance, de l’inconscience et des pertes comptables de la BNS (qui s’accentuent).

Le dernier rapport de la BNS: Remarques introductives de Philipp Hildebrand 16-12-2010

 

La question que je me pose est pourquoi acheter de l’EURO contre CHF si on anticipe une valeur finale de 60% de moins ? Faut-il être suicidaire ou est-ce pour se protéger et pouvoir dire par la suite: ” On a tout essayé !”

Je ne crois pas que l’euro puisse chuter à 50 centimes prochainement. Cela relève d’une idée panique.

Cette annonce me rappelle furieusement le cas du pétrole qui, lorsqu’il se trouvait vers 150 USD le baril, alimentait les spéculations les plus folles avec des objectifs stratosphériques vers 200 ou 300 USD. On a vu ce qui s’est passé ensuite. De manière inverse lorsque le pétrole a chuté vers 35 USD, on pouvait lire qu’il continuerait sa descente vers 9 USD.

En ce qui me concerne, et même si je suis toujours baissier sur l’euro jusqu’à 1.1, on pourrait le voir se stabiliser vers les niveaux actuels pour des raisons techniques (survendu).

Il semble que la crainte d’une franc suisse fort fasse paniquer nos instances dirigeantes alors que les exportations suisses se portent bien, notamment vers l’Asie.

En conclusion, tout est possible sur l’euro, tout dépendra des prochains problèmes politiques et économiques de la zone euro. en ce qui me concerne, je reste toujours à l’écart, les incertitudes étant toujours grande sur le devenir de la zone euro et des dettes des pays composant cette même zone. Pour ceux qui ne voudraient pas acheter du franc suisse parce que trop cher à leur avis, ils peuvent acheter des USD ou d’autres monnaies plus exposées à de meilleurs fondamentaux.

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Maintenant l’Irlande, et demain ?

Tout le monde connaît: “Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rit reçoit un claquette”

Depuis quelques temps c’est:  “je te sauve, tu me sauves par la planchette, le premier qui crie reçoit une rallongette”

Tout d’abord, ce matin, c’est la joie dans les médias: L’Irlande (dont les politiques niaient l’évidence de l’urgence d’un prêt alors que les spécialistes l’annonçaient et se moquaient du ministre irlandais des finances le 1er octobre dernier: Ireland’s finance minister Brian Lenihan ridiculed by City investors) reçoit une aide d’urgence d’un montant proche de celui octroyé à la Grèce.

Comme à leurs habitudes, les intervenants trouvent cela bien et on assiste à un rebond de l’euro( tout du moins au début ou est-ce plutôt des couvertures de short qui engendrent une petite hausse de l’euro ?)

Toujours est-il que, peu de temps après sa hausse, l’euro repart à la baisse.

Voici deux graphiques (minute par minute) de l’euro contre CHF et contre USD

Et les taux ? Vont-ils faire comme ceux de la Grèce avec l’intervention européenne, puis l’arrivée des chinois, c’est à dire baisser dans un premier temps ?

Ce semble être le cas, bien que la baisse ne soit pas énorme. Les taux des autres pays de la zone restent stables à de hauts niveaux dans le même laps de temps.

Comment est-ce possible de continuer de la sorte en prêtant de l’argent à des Etats qui n’ont pas les moyens de rembourser, tout cela par simple volonté politique  ?

Comment tout cela va-t-il se terminer ?

Loïc Abadie l’explique très bien dans son dernier article et je le rejoins: http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/loic-abadie-a-quel-prix-un-pays-peut-il-repudier-sa-dette

Je continue de penser que l’euro est voué à un échec programmé: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=5899

Sauver tout le monde est impossible, parce que les faibles affablissent les “forts” et que ce système ne peut être soutenu encore longtemps.

Les politiques voient la fin, voient le mur, mais ne font que de gagner du temps. Que peuvent-ils faire d’autres ?

Ils pourraient aussi promulguer des lois qui prendraient l’épargne des citoyens en brandissant la cause nationale.

  • Utilisation des retraites pour financer les déficits
  • Utilisation des retraites pour financer les émissions obligataires d’Etats (voir mon article d’il y a bientôt 2 ans: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1202)
  • vendre l’or des Etats et les biens publics

D’ailleurs à ce dernier sujet, j’avais mentionné la super vente d’or de Gordon Brown à un prix défiant toute concurrence.

On félicitera Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour leurs ventes d’or entre 1999 et 2002 pour Gordon et entre 2004 et 2006 pour Nicolas.

Gordon Brown a vendu la moitié de la réserve de la banque d’Angleterre, soit 400 tonnes (auction = aux enchères), à un prix au plus bas depuis 20 ans.

 

Depuis cette vente le prix de l’or en livre Sterling a quadruplé.

Quant à Nicolas il avait vendu pour réduire les déficits et investir dans la monnaie fiduciaire: http://www.jlgagnaire.com/pouvoir-d-achat-et-economie/vente-des-stocks-d-or-de-la-banque-de-france-par-nicolas-sarkozy

Un simple petit calcul d’un lecteur donne ce qui suit:

“En 2004, 20% du stock d’or est vendu, soit 600 tonnes à 350 euros l’once. Le kilo oscillait vers 10’000 euros et aujourd’hui il si trouve vers 32’000 euros. Nicolas aurait donc fait “perdre” (manque à gagner diront certains) la modique somme de 600’000 *(32’000-10’000) = 13 milliards d’euros soit 200 euros par français, bébé et vieillards compris”

Quant à la BNS elle n’est pas en reste et donne ses explications: vente or de la bns 2000-2005

D’ci à dire que les politiques sont encore plus mauvais gestionnaires que les financiers, il n’y a qu’un pas.

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La BNS et l’Euro s’épuisent

Dans un article du 28 octobre dernier,  je vous avait dit de vous préparer à l’EF2 (Eurofall 2).  J’annonçais qu’après le premier effondrement de l’euro depuis le début de l’année et son rebond initié en juin 2010, nous allions assister à un nouveau plongeon de la devise de l’euro-zone.

Depuis cette article, l’euro a baissé de 2.5% contre CHF et 1.65% contre USD et à mon avis ce n’est pas fini et ceci malgré les promesses du G20, comme celle d’arrêter la guerre des devise (dévaluation compétitive)

G20 engagement sur les dévaluations compétitives

En général, je ne prends pas un ton moqueur, mais là ça me fait rire.

Pourquoi ? Parce que les Etats n’ont aucune influence sur les monnaies et les taux. On le remarque tous les jours. Si les grands seigneurs qui nous gouvernent avaient un quelconque impact ou une quelconque crédibilité, les taux seraient aux niveaux que le dirigeants fixeraient et non au niveau que le marché fixe.

Preuve en est que la Banque Nationale Suisse persiste à détenir des devises étrangères et pénalise fortement son bilan(Les pertes de la BNS s’alourdissent) pour un résultat peu convaincant

Regardez l’évolution des taux européens:

Allemands et Hollandais

Français

Finlandais

Anglais

Suisses

et pour terminer les pays qui posent ou vont poser de grave problèmes: La Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie (le marché est très inquiet: Les dettes privées portugaises et irlandaises sous forte pression)

Ce qui donne en comparaison” européenne” (avec seule la Suisse qui obtient une comparaison positive avec l’Allemagne)

Comme je l’avais écrit, il faudra que soit des pays quittent la zone, soit des pays quittent la zone, sous-entendu, soit par le haut, soit par le bas. Cette situation est intenable. Il n’existe pas trente milles solutions.

De toute manière, il va y avoir des dégâts.

Soit des pays font faillites, soit des pays quittent la zone avec comme hypothèses:

  1. un départ de pays faibles qui reprennent leurs monnaies (faibles aussi), dévaluent et les créanciers enregistrent une perte
  2. un départ des pays forts qui reprennent leurs monnaies (fortes) qui deviennent encore plus fortes. Ces pays enregistrent une perte sur l’euro et voient leurs croissances chuter de par la force de leurs monnaies
  3. une création de deux euros distincts, l’eurostrong et l’euroweak et les pays dits forts vont encaisser une perte

Ce ne sont pas les Etats qui décideront, c’est le marché qui l’imposera.

Regardez déjà la divergence entre le taux de chômage allemand et le taux en France.

et la dette publique allemande qui va probablement s’infléchir alors que celle de la France continue de monter

Il va falloir prendre des mesures extrêmement drastiques comme, par exemple, en Angleterre (Le gouvernement britannique durcit les règles pour les chômeurs) car aujourd’hui l’assistanat a eu son heure de gloire, maintenant c’est le moment de retourner à la mine (c’est valable aussi pour l’Etat)

Le dicton du jour: “A trop vouloir lutter, on se casse le nez”

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La Banque Nationale Suisse a perdu 14 milliards de CHF dans la chute de l’Euro

Notre chère banque nationale annonce aujourd’hui qu’elle a perdu 14 milliards de CHF dans la chute de l’euro.

SNB loses 14 billion Swiss francs on euro’s fall

Quand je vous écrivais dans mes articles précédents que la BNS était impuissante et inconsciente: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4584 et le 6 mai 2010: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4584, je n’étais pas loin de la vérité puisqu’aujourd’hui on nous communique l’étendue des dégâts.

Touts ces achats ont été effectués avec la stratégie d’affaiblir le franc suisse pour que nos exportations ne souffrent pas de la hausse de notre devise. Quel échec!

Je persiste à dire qu’il est impossible de se battre contre le marché (l’expression “pisser contre le vent” prend dès lors tout son sens) et que l’euro va continuer sa chute. Pourquoi être aussi pessimiste sur la monnaie unique ? Parce que les Etats sont trop endettés et que l’union ne fait plus la force. L’Union engendre la faiblesse. Les pays encore sains (pour autant qu’ils le soient) doivent soutenir les pays malades au risque de s’affaiblir eux-mêmes.

Si on reprend les graphiques que j’avais osé présenter sur l’évolution de l’euro depuis sa création contre CHF et du franc français sur 200 ans contre le CHF, on peut se rendre compte que la seule direction des monnaies contre le CHF reste le sud.

Constatez à nouveau:

 

La hausse de la proportion de devises étrangères dans les réserves de la BNS est évidente (et dangereuse ?)

Le franc suisse reste fort de chez fort !

Quand on sait que la BNS a vendu 1’300 tonnes d’or en 2005 au plus bas…presque aussi bas que Gordon Brown en 1999  !

Que va-t-il se passer maintenant ?

Je ne crois pas que la BNS va pouvoir acheter plus d’euro s’il chute plus encore.

Imaginez à quel niveau serait la monnaie unique si la BNS n’en n’avait pas acheté en masse ? (très certainement également par les autres banques centrales).

Aujourd’hui les shorts se sont couverts sur l’euro, mais ils peuvent revenir dès que la tendance baissière se remet en place.

les issues possibles:

  • L’euro sera revendu par la BNS en cas de hausse.
  • L’euro ne sera pas acheté en cas de baisse prochaine, les poches des banques centrales sont pleines.

Conclusion: L’euro ne peut que continuer sa descente.

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Que va faire la BNS ?

Le Franc Suisse s’envole:

Contre USD

Contre CAD

Conte Euro

Il semble qu’à nouveau la BNS essaie de contrer cette baisse en achetant encore des euros.

En ce qui me concerne, j’avais anticipé la chute de l’euro.

Je n’aurais par contre jamais imaginé que le franc suisse s’apprécierait si fortement contre les autres monnaies et surtout contre le USD (que je vois toujours remonter prochainement).

Il s’agit d’un mouvement de panique du marché et certainement que les banques centrales de tous pays achètent du bon franc suisse (ou vendent l’euro). Le CHF reste une valeur refuge par excellence et la monnaie d’un pays beaucoup moins endetté que ses voisins directs (la France, etc. sont 2,5x plus endettés que la Suisse)

La BNS semble empruntée , l’USS lui demande d’intervenir (l’euro touche un nouveau plancher – BNS priée d’intervenir) pour contrer cette hausse.

Ces syndicats pensent que la BNS peut faire quelque chose avec ses petits moyens financiers. Que Nenni, elle ne peut pas contrer le monde entier.

Par contre ce qui pourrait arriver est une prise de mesures rapides comme dans les années 70, en imposant des taux d’intérêts négatifs sur les comptes pour les non-résidents !

Dans mon délire je me suis imaginé que:

1) les gens seraient d’accord de payer pour avoir du franc suisse

2) les obligations 0%  (zéro coupon) coteront au dessus du pair… (c’est un petit délire de ma part que de voir un jour une obligation 0% 2012 à 104%)

3) les investisseurs étrangers vont alors investir dans des titres actions suisse en se disant que le dividende leur sera versé en guise rémunération. Cela offrira un soutien aux actions suisses.

4)  un “reverse dividend”, à savoir que l’investisseur devra payer la société pour pouvoir détenir les titres en action…là je pousse un peu le bouchon, je vous l’accorde (autre délire de ma part)

5) la BNS allait vendre son or (1000 tonnes environ) pour acheter des euros…aie aie aie.

Et si de guerre lasse la BNS demandait à la suisse d’adhérer à la Zone Euro, cela lui enlèverait une sacrée épine du pied ?  Tout peux arriver en ce bas monde, mais je n’y crois pas un seul instant.

Citation: La qualité tiendra longtemps après que le coût ait été oublié. Henri Royce

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La BNS toujours impuissante ! et inconsciente ?

Il y a quelques temps j’avais écrit un article sur l’impuissance de la BNS à contrer la force du Franc Suisse: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4182

Aujourd’hui il semble que la BNS se gave d’Euro (qui baisse régulièrement) afin de freiner la hausse du franc.

Voici un graphique sur lequel on voit bien les paliers d’intervention de la BNS:

Et l’Euro contre CHF depuis 5 ans

Cette hausse du Franc Suisse contre la devise européenne commence à poser des problèmes. Est-ce vraiment si grave ou est-ce que la BNS ne panique-t-elle pas en achetant à tour de bras des Euros ?

Il semblerait que désormais la BNS (les derniers chiffres ne sont pas encore communiqués) possède plus de 100 milliards d’Euros (Dans l’article de la tribune de Genève on parle d’une augmentation de 95 à 230 milliards des réserves de change: La Banque nationale suisse a décidé hier de maintenir 

Je suis quasiment certain que la majeure partie de ces réserves est en libellé Euros (ce n’est en fait qu’une simple écriture)

L’excellent journal “Le temps” mentionne le problème de Franc Suisse: La bataille du franc et L’évolution de l’Europe et le franc fort pèseront sur l’économie suisse

Il y a quelques années, les banque centrale des pays comme les Emirats, l’Arabie Saoudite, la Russie se plaignaient de la faiblesse du dollar américain et voulaient faire coter les matières premières – plus spécifiquement le pétrole – dans un panier de monnaies, voire en Euro. Ces mêmes banques centrales ont ainsi accumulé des Euros durant des années afin de diversifier leurs réserves.

Elles se retrouvent avec une grande quantité de devise européenne qui baisse tous les jours.

Les Banques Centrales, à mon humble avis, commencent à paniquer et faire n’importe quoi, partagée entre l’envie de soutenir une devise qu’elles possèdent en masse dans leurs “coffres” et l’envie de la vendre pour sortir de ce “traquenard”.

Plus les Banques Centrales attendent, plus elles sont mal prises et plus les décisions de ventes ou d’achats seront irréfléchies. Qui va perdre de l’argent à la fin ? Je vous le livre en mille: Le contribuable

J’espère que la BNS a prévu un plan de repli, car selon l’adage bien connu  “Never try to catch a falling knife”, elle pourrait bien se retrouver à devoir rendre des comptes.

LA BNS se doit aussi mettre la pression sur les banques suisses et contrôler leurs couvertures: La BNS insiste contre UBS et ceci malgré le fait que les banques suisses ont passé le cap de l’année 2009 Les banques suisses surmontent le choc de 2009 et le rapport de la BNS à ce sujet: BNS pre_20100617_2.fr

Cette dernière pression sur les banques suisses est bienvenue. Ce n’est pas parce qu’elles ont bien passé un cap d’une année que tout est réglé. Il subsiste encore bien des inquiétudes au sujet des banques en général.

Force est de constater que le Franc Suisse se renforce désormais contre toutes les monnaies du monde sur les dernières semaines, ce qui montre que les intervenants se réfugie sur cette monnaie. La BNS n’a absolument pas les reins assez solides pour contrer cette déferlante. Sa seule solution serait d’imposer des intérêts négatifs sur les comptes épargnes comme dans les années 70 pour empêcher un afflux de liquidités sur la monnaie nationale.

Ce qui risque d’arriver (et qui n’était pas arrivé à l’époque car les investisseurs était moins investis dans d’autres véhicules de placement que les comptes épargnes) c’est que les investisseurs ne placent plus sur les comptes, mais directement sur des actions suisses:

Ceci expliquant cela, on comprend ainsi mieux pourquoi les indices actions des divers pays évoluent en ordre dispersé, les investisseurs privilégiant l’Allemagne, la Suisse plutôt que l’Italie, l’Espagne ou même la France

En conclusion le BNS n’est-elle pas la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf ?

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La BNS impuissante ?

Depuis quelques semaines le Franc Suisse-  qui s’était renforcé auparavant contre l’euro – semblait très fermement collé aux alentours de 1 euro =  1.43 Chf.

Alors que les monnaies se renforçaient contre l’Euro, le Franc suisse de son côté restant dans les rangs.

Je suppose que cela était dû à l’intervention de la BNS (Banque Nationale Suisse) qui, très certainement, achetait des Euros et vendait des Francs Suisses.

Pourquoi ?

Parce que la Zone euro est un partenaire important pour les échanges commerciaux transfrontaliers et que si leFranc Suisse venait à trop se raffermir, nos exportations en pâtiraient.

Sauf que…

La BNS n’a pas un pouvoir étendu au point de pouvoir régater durant des mois à ce rythme. Le fait d’acheter une monnaie qui subit une défiance internationale semble une hérésie.

J’ajoute que l’Asie peut être aussi une porte de sortie pour nos exportations, tout comme les USA dont la monnaie (et ce n’est pas faute de l’avoir dit à plusieurs reprise sur ce même blog: déjà en 2009 http://blog.crottaz-finance.ch/?p=2655) se renforce mondialement.

Pour mémoire mon article sur 30 ans d’EURO: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3809 et 200 ans de Franc Français : http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3740 (l’horreur ces monnaies !) et je parlais en janvier du Carry Trade: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=3703

Ce matin vers 10h00 le franc suisse s’est renforcé contre TOUTES LES MONNAIES.

la preuve en graphiques

La minute culturelle et patriotique du CHF (sans chauvinisme aucun de ma part)

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