Blog Suisse: La loi qui a permis la financiarisation à haut risque de la BNS

Je suis tombé sur un article d’un blog suisse (Lausanne) et son dernier article que je remets tel quel.

Le blog de Liliane Held-Khawam (je vous invite à lire ses articles sur “l’indépendance” de la BNS…..)

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voici l’article:

BNS. Banque Nationale suisse! Autrefois temple de la fiabilité, du professionnalisme et de la prospérité Swiss Made, la BNS est aujourd’hui dans la tourmente.

Elle s’était distinguée depuis de nombreuses décennies par une excellente gestion du patrimoine et de la politique monétaire suisse. C’est dire à quel point le peuple lui est attaché et lui voue une confiance totale.

Malgré une structure impeccable et une stabilité qui ont fait leurs preuves, le département fédéral des finances, sous la direction de M. Villiger, s’est attelé de 1996 à 2003 à redéfinir la BNS de fond en comble. Les autorités chargèrent des groupes d’experts successifs de restructurer la politique, la législation, la gestion monétaire, la politique de placement et la distribution des bénéfices de la BNS (1). C’est ainsi que le 1er janvier 2000, la parité franc suisse-or était abolie. La vente de l’or à un prix ridiculement bas pouvait alors commencer. Pourquoi la BNS a-t-elle choisi ce moment pour le faire ? Bien qu’ayant renoncé à la parité avec l’or, elle n’y était pas obligée… Pour donner une idée du prix, les 1040 tonnes d’or détenues actuellement par la BNS n’auraient valu à l’époque que 15.8 milliards, au lieu des 37 mias affichés(2).

Cette redéfinition du modèle de la BNS s’est soldée par une loi adoptée en 2003, sans avoir été soumise à référendum. Son entrée en vigueur est passée quasiment inaperçue du grand public. D’un jour à l’autre et contrairement à l’esprit de la Constitution, la BNS est ainsi devenue souveraine, ne devant plus rendre de comptes aux autorités. On lui demande simplement de les informer. Pourtant, la Constitution dans son art 99 al2 stipule ceci : En sa qualité de banque centrale indépendante, la Banque nationale suisse mène une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays; elle est administrée avec le concours et sous la surveillance de la Confédération. Actuellement, cet article ne semble pas respecté, puisque l’article 6 de la loi sur la BNS de 2003 dit explicitement que : “Dans l’accomplissement des tâches de politique monétaire visées à art. 5, al. 1 et 2, la Banque nationale et les membres de ses organes ne peuvent ni solliciter ni accepter d’instructions du Conseil fédéral, de l’Assemblée fédérale ou d’autres organismes.”

Or, la BNS est une société anonyme, ce qui signifie que son conseil d’administration en est l’organe suprême. En outre, le contrôleur de sa gestion et de ses comptes est une société internationale privée. Cette loi a donc rendu de facto des personnes privées souveraines par rapport au pays et au peuple que la BNS était supposée servir. Elle échappe ainsi à tout contrôle fédéral public! Quand on sait que peuvent y siéger des représentants ou des lobbyistes d’établissements financiers directement impliqués dans les crises des marchés financiers (par exemple des subprimes ou de l’évasion fiscale de ressortissants étrangers), on est en droit de s’interroger sur tous les risques liés aux conflits d’intérêts. La BNS, bien que garantie par l’argent public, peut en effet se trouver au centre de tensions puissantes entre les intérêts privés d’une puissante corporation privée d’un côté, et l’intérêt du peuple de l’autre. Tout le monde a compris ces dernières années que les intérêts des uns et des autres sont inconciliables…

L’article 4 de la loi de 2003 a en outre donné autorité exclusive à la BNS de créer la monnaie du pays. Il dit ceci : “La Banque nationale a le droit exclusif d’émettre les billets de banque suisses.” Il contrevient directement à l’article 99 al 1de la Constitution, qui stipule que : “1 La monnaie relève de la compétence de la Confédération; le droit de battre monnaie et celui d’émettre des billets de banque appartiennent exclusivement à la Confédération.” Comment dès lors une société anonyme à haut potentiel de conflits d’intérêts peut-elle récupérer ce droit?

Dans le cadre de sa souveraineté, une liberté totale et sans conditions pour diriger notre politique monétaire lui sont octroyées, au nom de sa souveraineté. Les règles de prudence dans la gestion de ses actifs et passifs ont, en revanche, disparu. A partir de ce moment, la probabilité que la BNS suive la tendance générale à la spéculation (y c. sur les devises) des marchés financiers devient grande. L’influence potentielle, entre autres, de puissants actionnaires du marché financier international ou de certains de ses administrateurs ne peut être occultée. Par ailleurs, la nomination en 2010 par Mme Widmer-Schlumpf (administratrice et vice-présidente de la BNS de 2004 à 2008) d’un spécialiste de fonds spéculatifs à la tête de la BNS n’est pas neutre.

Enfin, la loi de 2003 interdit à la BNS de financer la Confédération à bon compte. Celle-ci est donc forcée d’aller s’endetter auprès du marché financier, qui bénéficie du taux quasi nul de la BNS et réalise ainsi des bénéfices immédiats. En revanche, elle peut prêter massivement à d’autres gouvernements même à des taux négatifs (!), alors même que certains d’entre eux sont à haut risque de défaut de paiement… On cherche encore, dans cette loi sur la BNS de 2003, une mention de l’intérêt général et public suisse…

C’est ainsi que le bilan, la structure des actifs et des passifs de la BNS se sont métamorphosés. On y découvre, par exemple, que le total de ses actifs est passé de 111 à 495 mia de fin 2006 à fin 2013 (3). Il a donc gonflé de 346% en quelques années. Pour la même période, le PIB est passé de 508 à 603 mia, soit une progression de 18% seulement. C’est donc pratiquement sans lien avec l’évolution de l’économie réelle ou nationale que le bilan de la BNS atteint aujourd’hui 82% du PIB du pays. Les statistiques montrent par ailleurs que ce dopage a commencé bien avant l’introduction du taux plancher entre l’euro et le franc suisse.

Un compte à l’actif retient en particulier l’attention. Il est intitulé “placements de devises” et s’élève à 446 mia, soit 90% de son bilan! Ce sont des actifs immobilisés en devises étrangères dont le rendement est de 0.7%, toutes prises de risques comprises!

Le passif n’est pas moins inquiétant puisqu’on y trouve un compte intitulé “comptes de virement des banques en Suisse”, qui a littéralement explosé. Il s’agit des dépôts des établissements financiers auprès de la BNS, qui sont passés de 7 mia en 2004 à près de 318 mia en 2013. Ce sont des dettes à vue que les établissements commerciaux détiennent auprès de la BNS. Est-ce par ce compte que la BNS finance ses devises? Ce sont des dettes à vue en franc suisse que les établissements commerciaux détiennent auprès de la BNS.

Les deux comptes ci-dessus montrent le gigantesque déséquilibre de ce bilan. La BNS a immobilisé des actifs sur le long terme en devises étrangères et en grande partie sous forme de créances gouvernementales, en échange d’emprunts bancaires tout aussi gigantesques en franc suisse et à court terme. Elle finance donc le long terme avec du court terme! C’est exactement ce qu’avaient fait les victimes américaines des subprimes: financer leurs hypothèques (long terme) avec des taux variables (court terme).

La BNS et la Confédération risquent de perdre le contrôle de la politique monétaire, et du taux de change du franc suisse lui-même. La tentation de vendre l’or restant pour renflouer et maintenir une stratégie perdante est déjà évoquée par certains. Mais voici à tout hasard l’article 99 al3 plein de bon sens de la Constitution qui demanderait le contraire: “3 La Banque nationale constitue, à partir de ses revenus, des réserves monétaires suffisantes, dont une part doit consister en or”.

La loi sur la BNS de 2003 semble avoir permis de lever les règles de prudence qui devraient garantir les intérêts du citoyen, des cantons et du pays. Quelle est la validité d’une loi qui contredit la Constitution et l’intérêt général? Comment des élus ont-ils eu la possibilité de détacher un pan vital de la finance et du patrimoine du pays de la politique financière nationale ? Qu’est-ce qui a pu autoriser l’octroi d’une souveraineté à un groupe de personnes privées, dont certaines présentent des conflits d’intérêts manifestes? Une autre interrogation s’impose au vu du bilan: la BNS serait-elle en voie de devenir un établissement bancaire “Too big to fail”?

(1) Circonstances des ventes d’or de la BNS, Rapport du Conseil fédéral, 28 juillet 2008

(2) L’or de la BNS continuera à être vendu, Communiqué de presse de l’Administration fédérale des finances, 26 septembre 2003

(3) Postes du bilan de la BNS (séries temporelles)

A lire également :

http://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2013/09/05/la-democratie-suisse-devoyee/http://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2013/01/29/les-dangers-du-pouvoir-de-la-haute-finance/http://lilianeheldkhawam.wordpress.com/2013/01/29/le-taux-plancher-avec-leuro-est-un-choix-partisan/

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Notre ministre des finances ne sait pas qui est actionnaire de la BNS

Je vous laisse vous poser la question sur les connaissances de ceux qui nous dirigent.

A une minute et 30 secondes, Monsieur Broulis avance que les cantons sont propriétaires de la BNS à 2/3 et la confédération à hauteur  1/3.

Ah bon j’apprends quelque chose….sachant que la BNS est cotée en Bourse et qu’1/3 est détenu en mains privées, 1/3 par les banques cantonales et 1/3 par les cantons, je ne comprends pas d’où il tient cela (et par la même occasion, les journalistes ne savent rien non plus (ils auraient pu se préparer non ??))

En tant que ministres des finances cantonales, recevant de l’argent de la BNS, la moindre des choses c’est de savoir qui nous versent de l’argent gratuit.

Par contre, il souligne un point important et très juste..1 centimes de variations de l’EURO c’est ENORME !!! Je ne me réjouis pas de voir l’EURO ou le USD s’écrouler.

En 2011, ils craignait déjà qu’on coupe cette manne qui tombe du ciel.

Les cantons ont besoin des dividendes de la Banque nationale suisse

Il s’inquiétait aussi du soutien de la BNS à l’euro à hauteur de 30 milliards (aujourd’hui 200 !)

 

Only time will tell

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Inside Paradeplatz: BNS: un pas de plus vers la faillite

Je ne pouvais passer sous silence l’article de ce site (http://insideparadeplatz.ch/) concernant la BNS

http://insideparadeplatz.ch/2014/01/07/snb-ist-insolvenz-einen-schritt-naeher/

L’analyse est pertinente.

On nous fait croire que c’est l’or qui a fortement baissé et qui a généré les pertes de la BNS en 2013. Oui c’est vrai, mais les autres années ? Quand l’or valait 250 USD l’once ?

La hausse – durant des lustres – de l’or a compensé quoi ??? LES PERTES DES CHANGE ! (et la suisse a vendu 1400 tonnes d’or vers 450 USD)

Aujourd’hui avec 480 milliards  au bilan dont près de 200 milliards d’euros, des USD, des YEN et 70 milliards en actions, le BNS présente le flanc à toute attaque!

Comme le relève Inside Paradeplatz (Marc Meyer), il est possible (comme votre serviteur l’a déjà évoqué) que la stratégie cachée est une adhésion à l’euro.

L’avenir nous le dira, mais je confirme mon article : la BNS devra rendre des comptes (au peuple !)

Voici la traduction depuis l’allemand avec un traducteur online

SNB est un pas de plus vers la faillite

Mega perte de la banque centrale rend la concentration des risques pour l’ensemble du pays de manière significative, écrit Marc Meyer.

Notre Banque Nationale a annoncé hier pour l’année 2013: «Une perte de valeur sur les avoirs en or de l’ordre de 15 milliards de francs compensée par un gain de l’ordre de 3 milliards de francs dans les positions en devises et un gain de plus de 3 milliards de francs provenant de la vente de StabFund.  »

Non seulement la perte complètement inutile est ennuyeux – ennuyeux, c’est que la BNS continue de dissimuler sa situation financière désastreuse. Quant à la perte qu’elle parle par euphémisme de «perte de valeur» – souvent appelée « perte comptable ».

En ce qui concerne le bénéfice qu’elle parle mais en aucun cas un «gain d’évaluation» ou «bénéfice comptable», mais bien sûr d’un réel «gagner». Notre Banque nationale joue contre le peuple suisses continuer « avec les cartes marquées ».

La BNS tordu les messages clés – il trompe le peuple suisse. Katastrophalstes Exemple: Les dettes de la BNS sont présentés comme des actifs de la BNS.

Encore et encore, dit-on, notre Banque nationale ne pouvait pas être comparée à une banque commerciale – ils doivent gagner aucun profit.

En outre, la Banque nationale pourrait même ne jamais être insolvable ou illiquide – la BNS ne pouvait tout simplement « imprimer de l’argent» et de cette manière toutes les obligations de paiement à tout moment, pour répondre (chef BNS Jordanie).

Ce serait une « multiplication miraculeuse de l’argent » à la BNS. Une affirmation absurde peut être placé dans le monde des affaires à peine.

Quelle est la différence entre la Banque nationale et les banques commerciales?

Corriger: Le résultat n’est pas au centre d’une banque centrale. Sa mission est de mener sa politique monétaire dans l’intérêt du pays. Il veut donc la Constitution fédérale.

Mais peut-il être dans l’intérêt général du pays si notre Banque nationale de l’actif total d’environ 500 milliards de francs seulement 3,5 milliards de dollars, ce qui signifie moins de 1 pour cent, investir en Suisse?

La principale différence entre la Banque nationale et une banque commerciale est que, à un commercial actionnaires des banques assument le risque financier – aux contribuables de la Banque Nationale. Et des impôts plus élevés.

Le fait que la BNS « peut imprimer des billets de banque » dans le cas d’une dette tout simplement à augmenter le capital social négatif, en tant que chef BNS Jordan affirme est absurde.

Récemment, notre Banque nationale est ainsi remarqué qu’ils ont appelé « Too Big To Fail » a classé les grandes banques et ZKB par «disponible». Ces banques ont maintenant à chercher un ratio de fonds propres de jusqu’à 19 pour cent.

Qui est d’importance systémique? La BNS ou les grandes banques ou la Banque cantonale de Zurich?

Il y a un an, le ratio de fonds propres de la BNS était un peu plus de 11 pour cent. Avec la perte, la BNS identifie pour la dernière année, le ratio de fonds propres de la BNS pourrait s’attendre à avoir chuté en dessous de 10 pour cent. Ainsi, la BNS est à l’égard de (non pondérées) des fonds propres nettement moins bons que les grandes banques et ZKB.

La BNS fonctionne maintenant avec un effet de levier spéculatif de plus de 10 fois. C’est hautement spéculatif. La BNS est donc extrêmement vulnérable, elle a le souffle court.

Venez, ajoutant que la Banque nationale soit responsable de la BCZ et les grandes banques. Et il est absurde quand un débiteur à ses créanciers a imposé des exigences de fonds propres.

Un proverbe dit: « il faut balayer devant sa porte». Cela est également vrai pour notre BNS.

Le pire, c’est aussi le retour de la BNS. Dans son communiqué, la banque centrale souligne: qu’ils avaient fait sur leurs devises positionne un «gain» de 3 milliards.

Mais considérer le risque: Les réserves de change ont atteint déjà 450 milliards de francs incroyables. Ensuite, la BNS a donc généré un rendement de 0,7 pour cent. Et avec un risque élevé inacceptable (voir aussi http://insideparadeplatz.ch/2013/12/12/hedgefund-snb-wer-stoppt-den-wahnsinn/ ).

Avec garanti par la limite inférieure BNS à l’euro et l’annonce, « par tous les moyens » pour défendre cette « illimité » et que les gestionnaires de subventions les investisseurs en euros ou moins une option de vente de durée illimitée.

Le risque de cette option de vente portent les contribuables et les contribuables fiscales suisses. Ainsi, la BNS devrait gagner sur les investissements à risque suit une prime d’environ 10 à 20 pour cent par an ou plus.

Nous parlons donc d’un retour d’au moins 50 à 100000000000, qui générerait à ce risque, la BNS – pas 3 milliards.

Si vous ajoutez que la BNS avec leur démesurée, à haut risque et les investissements étrangers inutiles, les économies étrangères augmente au détriment de la Suisse.

En raison de leur monopole des billets de banque, la Banque nationale a l’avantage qu’il peut refinancer sans intérêt. Techniquement, ce n’est pas possible, chaque propriétaire d’un projet de loi un intérêt à payer pour le temps où il avait le projet de loi.

Pendant des décennies, payé la BNS seulement 80 cents pour les cantons pour ce soi-disant «seigneuriage». Dans une circulation des billets de l’époque environ 50 milliards qui étaient avec une population de moins de 7 millions de personnes, environ 5 millions de francs.

Alors je me suis assis à l’Assemblée générale de la BNS à Berne en 1996 pour veiller à ce que la banque centrale de leur de l’argent avec le taux de marché et les distributions du montant à la Confédération et aux cantons. Cela s’est passé alors.

Si la BNS a annoncé aujourd’hui qu’ils feront pas de distribution à la Confédération et les cantons pour cette année, il comprend les gens de ce qui appartient au peuple.

Dans une démocratie, le «seigneuriage» n’appartient plus à tout les “Seignieurs”, c’est à dire la Banque nationale, mais les gens. La BNS a ainsi violé les principes démocratiques les plus simples.

Au cours des dernières années, le ratio de fonds propres de la BNS a diminué de façon constante. De autrefois plus de 60 pour cent à moins de 10 pour cent. Au cours des dernières années, il a été la hausse du prix de l’or, qui passé sous silence le résultat de la BNS.

De une forte baisse de l’euro, la BNS a jusqu’ici été épargnée, heureusement, depuis l’introduction de la limite inférieure. Mais cet effondrement forte viendra tôt ou tard – qui est aussi sûr “que de l’Amen à l’église.”

Toutes les devises, qui sont résumées dans la zone euro ont eu tendance au cours des décennies les plus faibles par rapport au franc suisse. Et l’industrie d’exportation forte en Suisse conduit à une forte demande de francs. Ainsi, les Francs doit augmenter.

Le dollar est tombé d’environ 4,30 à taux de change flottants maintenant 90 cents – si depuis, il a perdu environ 80 pour cent.

Imaginez, la BNS aurait osé dans ces décennies d’introduire une limite inférieure au dollar. Personne ne peut sérieusement croire qu’ils auraient les cours minimum à défendre avec succès.

Tout comme personne ne peut croire sérieusement que, dans le long terme, il est le taux de change minimum de euros à défendre. Et ce qui se passe si le prix minimum est cassé? La perte de la BNS sera si élevé que les fonds propres de la BNS va tomber rapidement dans la zone négative.

Notre BNS veut dans ce cas simplement «imprimer de l’argent” – notre Banque nationale a clairement pris congé de ses sens.

Chef BNS professeur Jordan, selon la presse estime que le «cerveau» de notre Banque nationale, a déclaré ce qui suit à ce sujet:

“Parce que, avec” l’argent d’impression “équité peut se dis-je, insoutenable augmenté. La création de monnaie ne permet conformer pleinement aux obligations de paiement. La Banque nationale a clairement basé sur la structure du bilan actuel aucun problème de solde structurel. »(« Est-ce que l’équité de la Banque nationale suisse? “Thomas Jordan, conférence à la statistique-économique Société, Bâle, p 13).

Jordan veut dire dans le cas de l’équité négative “imprimer de l’argent”. Il nous donne à comprendre qu’il considérait billets et “dépôts à vue des banques auprès de la BNS” (base monétaire) dans les capitaux propres de la BNS.

Base monétaire est mais au contraire la dette BNS, pas l’équité. Il pense également que la BNS pourrait par soi-disant honneur “création monétaire” les obligations de paiement dans leur intégralité.

Que puis il y a les “obligations de paiement” de la BNS, dont la Jordanie parle? La grande majorité de ces paiements sont les «dépôts» des banques à vue “déjà mentionnés. Il s’agit de prêts des banques à la BNS.

Les dépôts à vue de ces banques appartiennent à la base monétaire de la BNS. Cette base monétaire créée par ce qu’on appelle “la création de monnaie”.

Ainsi, vous pouvez dire: Les dépôts à vue de la BNS causés par «la création de l’argent”. Ils font partie de la base monétaire. Il s’agit de prêts par les banques à la BNS ou en empruntant la BNS.

Ou vous pouvez appeler les dépôts à vue que les obligations de paiement de la BNS. La dette et les obligations de paiement sont les mêmes.

Donc, la Jordanie affirme:

a) par “la création de monnaie” conduit à des obligations de paiement de la BNS (les Les dépôts à vue des banques, l’argent de la banque centrale), et il affirme également,

cette dépôts à vue (obligations de paiement) sont dégradées b) que par la création monétaire.

Et maintenant? Augmenter ou diminuer les dépôts à vue des banques à la création de l’argent?

Définitions:

Les dépôts à vue des banques = obligation de paiement de la BNS = base monétaire = Passif de la BNS.

Tous ces termes signifient la même chose.

Il ne peut donc prétendre que par “la création de monnaie” lieu d’une part, la base monétaire ou les soldes des comptes courants de la BNS et ainsi que d’autre part, les obligations de paiement de la BNS sont également dégradées par la BNS.

Les obligations de paiement des dépôts de la BNS et de la vue des banques sont les mêmes. Par conséquent, la création de monnaie ne peut pas représenter simultanément une alimentation et à une diminution de la même.

Avons-nous la BNS simplement croire quoi que ce soit – juste parce que c’est la BNS? Il s’agit déjà plus de 450 milliards de francs de la dette souveraine, qui a déclaré à tort la BNS à l’actif de la BNS.

Le courant, carte misérable ans avec la perte de 9 milliards est seulement “un coup de semonce”.

Si le chef BNS Jordan affirme que la BNS serait “manifestement pas un problème de solde structurel», de sorte que c’est naïf.

Bien pire peut se produire, si l’euro de nouveau tendance à être faible et la BNS maintient sa limite inférieure:

1 Les capitaux propres de la BNS sera négatif.

2 Le contribuable et le contribuable devront recapitaliser la Banque nationale par le biais des impôts plus élevés, et le plus rapidement possible.

3 A défaut, la BNS est insolvable.

4 Parce que du plafond de la dette, l’État ne peut pas donner une garantie de l’Etat pour la BNS et ce financement par l’emprunt.

5 Note de la Suisse est détériorée massivement.

6 Les banques vont retirer leurs dépôts à vue à la BNS.

7 La BNS devra refinancer leurs euros sur les obligations à haut rendement.

8 Les taux d’intérêt augmenteront donc massivement.

9 La BNS résout le krach immobilier de lui-même.

10 Les banques prêteuses vont faire faillite à la fin car ils doivent écrire leurs soldes à la BNS en conformité avec des capitaux propres négatifs. Des fonds propres négatifs de la BNS est ensuite transféré un par un pour les banques prêteuses.

11 Pour éviter cela, la Suisse cherche à adopter l’euro ou à adhérer à l’UE (au taux de 1,20 de change).

12 Sinon, il s’agit de la réforme de la monnaie.

Où sont les autorités de contrôle de la Banque nationale? BNS Conseil de banque? Fédérale? Parlement? FINMA?

La BNS devrait cesser de parler de la politique monétaire “macro-prudentielle”.

Vous devriez préférer enfin réaliser et admettre qu’ils financés tout euro de la dette souveraine et que leurs avoirs en devises complaisants représentent un plus grand risque pour notre pays que le prix de l’or sur laquelle la BNS se lamente maintenant.

Avec le retour annuel actuel, la BNS a revenir à leur propre faillite un pas de plus. Il contrôle l’attention sur l’incapacité de payer l’ensemble de la Suisse, si elle maintient son taux de change minimum et comment menacé “illimités” acheter Euros et finance la dette veut.

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BNS: ce qui devait arriver, arriva

Bonne année à toutes et tous.

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Voici que l’actualité me donne un article prévisible (que j’avais prévu) ici en janvier 2011 !: Les cantons suisses « assistés » ?

Le “grand argentier* du canton de Vaud s’inquiète (c’est le moment…): Broulis Un coup dur pour la Suisse et les cantons

Tant que la BNS continuera d’être une annexe de la BCE et que la politique de garder de l’Euro, des dollars et des yen en masse sera maintenue, les résultats financiers seront influencés par la monnaie papier.

Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi la BNS ne vend pas les euros quand cette monnaie monte vers 1.25, histoire de diminuer un bilan extra-gonflette !

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La BNS persiste et signe ! Attention le danger se rapproche chaque mois (Iceberg droit devant)

La BNS devra rendre des comptes

 

Only time will tell !

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Audio RTS:Le wishfull thinking est monnaie courante et il faut y croire

Ce matin sur la Radio Suisse Romande Jean-Pierre Beguelin ancien chef économiste de la BNS et de Pictet qui nous raconte sa jolie vision des choses (sans contradicteur bien sûr). Le pays des bisounours.

Tout va bien, les banques sont super capitalisées et les banques centrales ont tout pouvoir.

Je me marre… (jaune) et heureusement que sur son site un autre Jean-Pierre (Chevallier) nous explique la BCE en folie: http://www.jpchevallier.com/article-les-marioles-de-la-bce-en-folie-120229607.html

et du besoin de 4 banques françaises: http://www.jpchevallier.com/article-leverage-reel-des-banques-francaises-2-trimestre-2013-119425554.html. D’après M. Chevallier il faut déjà 4x plus d’argent que ce qu’annonce M. Beguelin.

Certains intervenants comme les analystes, économistes proches du pouvoir ou des banques n’ont pas vu la crise 2008 arriver.

Rien n’a changé depuis (voire c’est pire en ce qui concerne les dettes et le chômage), mais pour eux tout va bien. Retour à la normalité paraît-il.

Il m’est toujours impossible de comprendre comment il est possible de ne pas voir, ni admettre les évidences.

MUNDUS VULT DECIPI ERGO DECIPIATUR

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Audio/Vidéo: RTS, La politique monétaire de la FED mène-t-elle le monde à sa ruine?

Cédric Tille et Pierre Leconte en contradiction.

La politique monétaire de la FED mène-t-elle le monde à sa ruine? – 19.09.2013

La FED, la Réserve fédérale américaine, continue d’inonder le marché de ses liquidités alors que les spécialistes s’attendaient plutôt à une réduction. Cette politique monétaire extrêmement expansive pour la Banque centrale américaine est destinée à soutenir à tout prix l’économie et réduire le chômage. Le débat entre Cédric Tille, professeur d’économie à l’Institut de hautes études internationales et du développement et Pierre Leconte, gérant de fortune chez Buchs Finance à Genève et président fondateur du Forum monétaire de Genève pour la paix et le développement.

Cédric Tille: https://sites.google.com/site/cedrictilleheid/ un proche de la BNS.

Il ne peut donc pas nier l’action d’une banque centrale (2011- à aujourd’hui: Member of the Bank Council of the Swiss National Bank). Pour lui la FED est toute puissante….on en reparle dans quelques années.

Pierre Leconte: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Leconte

Suis d’accord avec lui on aurait dû laisser des banques faire faillite.

 

 

 

 

 

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L’euro dépasse 1.25 contre CHF et la BNS possède toujours plein d’euros

L’histoire de la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le bœuf est en train de se dérouler sous nos yeux.

Jusqu’à quand la BNS arrivera-t-elle a garder ses euros sans exploser ?

En tous les cas, pour l’instant, force est de constater que la BNS a de la chance (ou de la classe ?) avec l’évolution du cours de change du CHF.

Elle est en train d’affaiblir sa monnaie (sauf contre YEN car les japonais sont super plus forts à ce jeux là !).

Le Bilan de la BNS est à hurler en rapport au PIB, mais cela je vous l’avais déjà mentionné

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rapidement un lien pour un site que recense les banques suisses et leurs ratios: www.swissbankequity.ch

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LA BNS fait un bénéfice de 11 milliards (mais n’a pas vendu un seul EURO)

Ce matin la BNS annonce avoir réalisé un bénéfice de 11 milliards de CHF !

mazette, génial !

regardons de plus près

http://www.rts.ch/info/economie/4863329-la-bns-a-degage-un-benefice-de-11-2-milliards-au-1er-trimestre.html

Je cite RTS info

“Appréciation du dollar et de l’euro

Les positions en monnaies étrangères ont pour leur part dégagé un gain de 11,16 milliards de francs, à comparer à une perte de 2,59 milliards un an plus tôt. Le résultat des positions en monnaies étrangères a été généré principalement par des gains de change à hauteur de 5,2 milliards et des plus-values sur les actions de 4,9 milliards, précise la BNS.”

Le cours de l’euro était au 31.12.2012 de 1.2074 contre 1.2166 fin mars 2013. soit une appréciation de 0.76% (je n’ai pas les cours qu’utilise la BNS mais cette dernière parle de gain de 0.9%).

Etant donné l’énorme position en devise euro (175 milliards d’euros soit 175’000 mios d’euros ou 175’000’000’000’000 CHF) cela revient à un gain de 1.575 milliards (gain non réalisé je précise)

On voit donc qu’une variation de 0.9% sur la position euros engendre 1.575 milliards de CHF de gain.

Pour mémoire les divers mouvements de l’EUR/CHF

euro chf bns 30.04.2013

Ce que je constate c’est que la BNS n’a pas l’intention de vendre ses euros (elle aurait pu le faire bien plus haut que le cours d’aujourd’hui et réduire sa position au cas où soudainement, dans un accès de faiblesse, l’euro chute à nouveau et qu’il faille en accumuler pour défendre le plancher de 1.20.

 

POURQUOI LA BNS NE VEND-ELLE PAS LES EUROS QUAND ELLE GAGNE ? Au risque de passer pour un adepte de la théorie du complot (je rappelle que le rôle de la BNS est de maintenir la stabilité des prix), je pense que – derrière cette détention complètement folle d’euros – se cache une volonté autre (adhésion future à l’UE ?)

On peut ainsi constater que la position euro n’a pas varié (ou si peu) sur le dernier trimestre

bns devises fin marrs 2013

On constate aussi que la part des actons en pourcent a passé de 9% à 15% !

reserves devises bns au 30-3-2013

 

 

En tous les cas, si la BNS se trouve mal prise parce prochainement l’euro s’effondre ou que les actions s’effondrent, il faudra qu’elle rende des comptes au peuple.

D’ailleurs l’initiative “sauver l’or de la Suisse” (si elle passe), va museler la BNS dans son champ d’actions démesuré.

C’est pour cela que la BNS demande (bien évidemment) de rejeter cette initiative. Le peuple décidera.

 

 

 

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La BNS possède 70% de son or sur territoire suisse

Enfin une bonne nouvelle ! On ne va pas de voir attendre, comme l’Allemagne, 2020 pour récupérer notre or de “Fort Knock down”

http://www.rts.ch/info/suisse/4854717-la-banque-nationale-stocke-70-de-son-or-en-suisse.html

145950403

70% en Suisse, 20% en Angleterre et 10% au Canada, voilà un excellente nouvelle et je pense que certaines banques centrales ne peuvent pas en dire autant.

On peut aussi lire dans l’article que la BNS demande de rejeter l’initiative sur l’or.

http://www.initiative-or.ch/index.html

Normal !

La BNS sera muselée et ne pourra pas faire ce qu’elle veut et ne pourra pas jouer au faux monnayeur, créateur de monnaie papier.

Le rôle de la BNS c’est la stabilité des prix. (A tout prix ?)

NB: Les chiffres clés de la BNS fin mars (trimestre) ne sont pas encore sorti, je me réjouis de les parcourir et constater si la BNS a vendu les tonnes d’euros accumulés.

 

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La BNS devra – un jour – se séparer de toutes les monnaies étrangères

La Question c’est quand et surtout …comment ??

Entrer dans une guerre des devises, c’est un jeu dangereux, surtout s’il on a affaire ou à faire à de gros poissons (certainement plus gros que soi).

Entrer dans une guerre monétaire avec les USA, le Japon qui sont des pays qui ont – durant des décennies – pratiqué ce jeu est un combat qui relève de la gageure.

Lier son destin à une zone euro qui tente aussi de faire de même semble suicidaire, surtout en finançant des déficits !

L’Euro va ainsi décider pour le franc suisse.

Un jour, si la BNS ne veut plus jouer ce jeu, alors il va falloir qu’elle se sorte du pétrin dans lequel elle s’est, elle-même, plongé.

Oui je suis un peu (un tout petit peu) d’accord que sans intervention sur le taux de change, l’économie suisse aurait plongé (quoique ce n’est que supposition puisque cela n’a pas eu lieu et que le taux de chômage est au plus bas depuis 10 ans), mais on aurait pu agir sur d’autre levier (comme les taux négatifs par exemple)

Aujourd’hui la BNS est remplie – à ne plus savoir qu’en faire – de devises étrangères, surtout d’euros. (source zero hedge. J’avais dressé le même constat ici: Les bilans des banques centrales en % du PIB et JP Chevallier à fin décembre: http://chevallier.biz/2013/01/bns-bilan-fin-decembre/)

SNB20Balance20Sheet

Je vous ai déjà indiqué que posséder des euros est un moyen de pression, mais c’est aussi une pression.

D’un côté la BNS tient un peu le couteau par le manche vis à vis de la zone euro (en cas de vente massive des euros), mais la zone euro tient aussi la Suisse par la barbichette, leurs destins se lient de plus en plus.

En cas de vente agressive d’euros détenus par la BNS, la zone euro va voir l’euro chuter (intéressant pour les exportations) mais la BNS va certainement essuyer une grosse perte, comme il arrive certains hedge funds peuvent perdre des milliards avec l’effet levier FX (l’effet kiss cool): One Of The Biggest ‘Hedge Funds’ In The World Is Getting Destroyed By The Yen ( la BNS est mentionnée en fin d’article)

La Suisse et l’Angleterre sont donc aussi entrés dans une guerre des devises : Switzerland and Britain are now at currency war

CHF20vs20sdfsSNB

source: WSJ

Je continue de soutenir que cette guerre des devises entraîne la BNS sur une mauvaise pente.

 

 

 

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La BNS va-t-elle vendre les OATs français si leur rating descend à “single A”?

Telle est la question que me pose Olivier Delamarche.

Force est de constater que c’est une excellente question !

Les règles prudentielles stipulent que la BNS ne peut pas détenir plus de 10% de son portefeuille dans des obligations d’un seul et même Etat

A fin septembre sur un total de 429 milliards (de CHF) de devises

source: http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_2_Devisenanlagen_der_SNB.pdf

La BNS possède une exposition de 342 milliards (de CHF) en titres:

source: http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/A3_1_Waehrungsreserven_der_CH.pdf

Comme je vous l’ai souligné début juin la BNS alimente la Bulle obligataire : “La Bulle des Emprunts d’Etats

Moody’s vient d’abaisser la note de la Fance à AA.

Qu’est-ce que cet abaissement signifie pour les détentions obligataires de la BNS, sachant que 88% des réserves sont placés dans ces véhicules d’investissement (cf page 6 de cette source: http://www.snb.ch/fr/mmr/speeches/id/ref_20121108_zur/source/ref_20121108_zur.fr.pdf du 8 novembre 2012) et 96% dans des emprunts AAA ou AA (page 7).

Le règlement autorise à la BNS de s’écarter de ces pourcentages pour des raisons tactiques.

Toujours est-il que la BNS possède probablement (supposition) une exposition à la dette souveraine française d’environ 10% (le maximum autorisé) soit un peu plus de 30 milliards de CHF.

En cas de vente, cela devrait mettre de la pression sur le cours des OAT et faire augmenter le rendement. Après avoir alimenté la Bulle, le BNS risque de faire exploser cette bulle.

Pour l’instant, rien de bien probant sur les taux à 10 ans français dernièrement

Mais voilà des mois que l’écart se creuse et Jean-Pierre Chevallier le mentionne: http://www.jpchevallier.com/article-ah-ah-ah-112637342.html, notamment l’écart avec les taux suisses

In Bubble we trust

 

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Les problèmes européens vont avoir un impact en Suisse

La crise 2008 n’a pas eu l’impact sociétal, immobilier aussi puissant en Suisse qu’en Europe.

La Suisse a été passablement épargnée.

Tout au juste la grande UBS a dû être sauvée par les contribuables-citoyens parce que cette banque était internationalement exposée.

Aujourd’hui, les choses semblent bien différentes.

Le Franc Suisse a joué son rôle de valeur refuge et cette force a obligé la BNS à intervenir pour ne pas voir les monnaies étrangères telles que l’Euro ou le Dollar s’effondrer. La BNS a artificiellement freiné la hausse inéluctable de la devise helvétique. Elle continue encore et toujours de manière illimitée.

Ce qui a attiré les investisseurs à l’époque étaient la stabilité politique, la démocratie et le faible endettement du pays comparativement aux voisins qui nous entourent.

Quatre ans plus tard, en 2012, nous sommes au début d’une contagion des problèmes européens à l’échelle suisse et ceci malgré la santé insolente de l’économie suisse (chômage 2.9% actuellement selon les derniers chiffres.

Tout d’abord les banques et le secret bancaire sont dans la tourmente, ensuite l’industrie (exportation) commence à avoir des difficultés supplémentaires autres qu’uniquement des problèmes de changes.

On assiste à des licenciements chez Swisscom, Lonza auxquels s’ajouteront ceux des banques (UBS, CS)

Un membre du directoire s’exprime à ce sujet: L’économie suisse s’affaiblit encore

Le cadre étant posé, cela me permet de rebondir sur des évolutions dont je vous parle depuis des années, celle de l’inflation et celle des taux d’intérêts.

Comment voulez vous voir de l’inflation (période de croissance) alors que tout semble vouloir aller de plus en plus mal d’un point de vue économique. La consommation va chuter (en Europe) et les prix ne monteront pas.

Au sujet des taux, on va aussi voir que ces derniers vont rester bas car il n’y aura pas de croissance.

Pour que les taux montent, il faut une surchauffe, une consommation et une circulation de la monnaie (vélocité). Sur ce dernier point, je vous produits le graphique de la vélocité de la monnaie aux USA.

source: http://research.stlouisfed.org/fred2/series/M2V?cid=32242

la monnaie ne circule pas !

Les obligations suisses sont toujours le refuge

source : http://www.jpchevallier.com/article-crise-aggravation-obabamesque-112305984.html

Il semble donc que le franc suisse sot toujours très demandé ! En plus des problèmes économiques, la BNS va avoir un problème de change. Elle va devoir acheter de l’euro en masse !

On se situe entre le marteau et l’enclume (reste juste à savoir qui de l’Europe ou des USA joue le rôle l’enclume)

 

 

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La Suisse financerait la moitié du déficit du centre de la zone euro

Je me permets de vous remettre cet article dans lequel j’expliquais que la BNS achetait  – avec son accumulation d’euros – des emprunts obligataires allemands notamment.

http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8087

dont le passage:

“Certains pensent que la BNS fait une très bonne affaire en achetant de l’euro et de le placer dans des obligations allemandes et françaises (car pour mémoire le Portugal, l’Irlande ne figurent plus sur la liste des investissements recommandés). L’article: SNB kauft nur deutsche und französische Anleihen. Si Je comprends bien cet article, on achète une dette qui est de meilleur qualité en pensant que malgré le fait que l’émetteur soient lourdement engagé sur la mauvaise qualité, cela n’aura pas d’impact. Personne n’envisage d’effet domino? Tiens cela me rappelle le subprime ou l’exemple pris par Konrad Hummler qui parlait de mélanger les qualités de saucisses médiocres avec la bonne saucisses de Saint-Gall en espérant avoir une bonne saucisse en finalité.”

Et le très bon quotidien ” Le Temps” raconte que S&P a étudié le cas et que La Suisse financerait la moitié du déficit du centre de la zone euro

Et après cela, les pays, qui nous entourent, continuent de nous mettre une pression dingue.

J’avais écrit une phrase agressive, je vais me retenir. (pour cette fois, car je commence à en avoir assez)

Ma question. Que va-t-il se passer désormais ?

  1. La Suisse tiendrait-elle la zone euro par la barbichette ?
  2. Que se passe-t-il si la BNS balance tous les euros sur le marché (et par la même occasion les emprunts d’Etat allemands, français) ? les taux vont s’envoler et c’est la fin de la zone
  3. Pourquoi la Suisse n’envoie pas ballader ces Etats agressifs qui achètent des données volées et sont des receleurs ?
  4. Serait-ce David contre Golliath?
  5. Le secret bancaire ne serait qu’un prétexte pour nous forcer à faire allégeance ?
  6. autres suggestions bienvenues… (et scenarii)
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Un joyeux anniversaire au plancher

Le 6 septembre prochain nous fêterons le premier anniversaire du taux de change plancher de l’euro contre le franc suisse.

Comme je le répète souvent, je pense que cette décision se révèlera dangereuse dans le futur, mais je dois admettre que le rush sur le CHF était très important à l’époque et qu’une intervention devait être entreprise. Je pense que des taux négatifs auraient été moins impactant que l’achat de tonnes d’euros.

Aujourd’hui la BNS a annoncé son exposition aux devises à fin juillet, la voilà:

source: http://www.snb.ch/fr/iabout/stat/statpub/balsnb/stats/balsnb

Soit une hausse en un mois de 44 milliards (12% de hausse par rapport à fin juin)

Les entreprises ont salué cette décision il y a un an: le-journal-du-matin_20120831

Pour mémoire l’émission”Passé-Présent” rappelle certains événements historiques au sujet du CHF: le-journal-du-matin_20120831_standard_passe-present_ CHF

C’est juste la Suisse a déjà tenté le coup en 1978 ! BNS 75ème anniversaire intervention en 1978 sur le marché des changes …

Quid de l’inflation par la suite

 

Le décision d’aujourd’hui engendrent des conséquences demain. Quelle seront-elles ?

 

 

 

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BNS: Questions et réponses ?

Chers lecteurs,

j’ai reçu plusieurs courriels me demandant mon avis sur l’action de la BNS (maintes fois répétés sur mon blog) et surtout sur les conséquences.

Ici deux exemples auxquels je réponds, mais tout d’abord la dernière vidéo du téléjournal suisse du 13 août dernier.

Voici deux  messages reçus:

A) Bonjour, j’aurais beaucoup de plaisir à avoir votre avis cher Olivier. Les avis des différents intervenants sur ce blog sont bien évidement aussi les bienvenus.

Vous avez publié de nombreux articles concernant les actions de la BNS pour maintenir le cours EUR/CHF. Vous êtes très critiques (et vous n’êtes pas le seul). Mais de mémoire, vous rester toujours assez vague concernant les conséquences, pertes gigantesques ou autres fonds propres négatifs.

Hier soir, au TJ de 19h30 un économiste est intervenu pour donner son avis (ndlr: voir ci-dessus)

Selon lui, ce n’est pas un souci, la BNS a investi dans les “bons” bonds allemands, finlandais, etc.

Ma question est donc:

Que penser de son intervention? Est-elle sincère? Est-elle fondée? Pour lui, sous-entendu, la BNS ne risque rien à agir de la sorte et il semble assez catégorique…

Ou bien, c’est-ce de la propagande déguisé de nos chers politicards et autre journalistes de gauche travaillant à la TSR ?

B) Bonsoir Olivier,
Défendre sa monnaie à n’importe quel prix, accumuler des euros, ..
La BNS ne force-t-elle pas l’entrée dans la zone euro ? Qu’en pense les suisses ?
Bonne soirée

Ah ça fait vraiment plaisir ! De bonnes questions ! Ai-je les bonnes réponses ? Seul l’avenir nous le dira ! Voici ce que je pense (je l’ai déjà écrit dans plusieurs billets et même pour une de mes idées, on m’a écrit que c’était impossible….voyons cela)

Tout d’abord un lien avec tous mes articles au sujet de le BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns

Certains articles contiennent une partie de la réponse à la question A: “La BNS devra rendre des comptes” qui contient des références historiques et “n’est pas la FED qui veut

A) L’intervention est sincère, bien que très risquée (trop ?) et l’accumulation d’euros (même placés en bons du trésor allemands) est un risque pour le pays comme expliqué dans les deux articles cités précédemment. On nous soutient que c’est pour notre bien et qu’affaiblir le CHF est la solution. On a sauvé la Suisse face à une envolée du franc suisse, mais on ne sauvera pas la Suisse si la zone euro part en sucette. Croyez-vous que les allemands vont éternellement soutenir tout cet édifice ? Ils le disent, mais le feront-ils ? L’opinion publique allemande commence à s’énerver. Que va-t-il se passer si l’Allemagne (dont le taux d’endettement est élevé je vous le rappelle) perd son AAA. Je pense que le pari de la BNS est d’affaiblir le CHF et de placer en Allemagne en se disant que si la zone euro saute, la BNS se retrouvera avec des bons allemands en Deutsche Mark (au pire). je pense que personne ne sait vraiment ce qui peut arriver. En ce qui me concerne, je regarde toujours l’histoire (qui doit nous servir de guide) et cette dernière nous montre que les peg et floor ne fonctionne pas !

B) Effectivement j’avais mentionné cette possibilité (mais on m’avait rétorqué que la théorie du complot). Il se pourrait qu’un jour pour cause de catastrophe monétaire que le conseil fédéral annonce au peuple qu’avec les 2’000 milliards d’euros en caisse de la BNS, l’adoption de l’euro devient le seul moyen de survie ! Le peuple a toujours refusé l’euro, ce sera un moyen de le mettre devant le fait accompli.

D’après certains la BNS est une annxe de la BCE

et d’autres profitent de la force du franc: Ceux qui profitent toujours de la force du franc

En conséquence, nul ne sait ce qui peut advenir de la Suisse, de la BNS et de son franc avec la stratégie du jour.

Il me vient juste une seule question: Comment la BNS se débarrassera-t-elle de tous ces euros en cas de besoin ?

 

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La BNS persiste et signe ! Attention le danger se rapproche chaque mois (Iceberg droit devant)

Comme vous avez pu le lire dans vos quotidiens, la BNS a accumulé encore et encore des euros pour défendre le placher EUR/CHF à 1,2.

Le journal “Le temps” en a fait un de ses titres: “Plus de 100 milliards en six mois pour défendre le taux plancher”

En pourcent du total des détentions, on constate que l’euro représente 60% (contre 51% précédemment)

 

Et on sait de source bien informée que les réserves en Juillet on encore augmenté de 40 milliards:

BNS réserves de devises fin juillet 406,5 (fin juin 365) mrd CHF

Le bilan de la BNS (par rapport au PIB) continue de se dégrader

La Suisse est championne du monde dans ce domaine. Même les grandes banques centrales ne nous arrivent pas à la cheville !

Bilan qui ressemble comme un frère jumeau à l’augmentation des réserves de devises (normal le PIB ne bouge pas trop grandement)

 

La BNS détient ainsi 1/5 des devises mondiales: suisse 5eme des reserves devises du monde et fait le beurre de qui ?24Heures ME 08.08.2012 BNS fait le beurre de Paris et Berlin

Je vous renvoie à tous mes articles sur la BNS (http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns) qui semble vouloir interpréter à sa manière la fable de la grenouille et du boeuf

A relire: Si l’histoire doit nous servir de guide: “La BNS devra rendre des comptes

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Les vilains petits suisses seraient-ils responsable des malheurs de l’euro ?

C’est en tous cas ce que laisse entendre l’article du Monde: le monde la suisse la chine de l europe

Si vous lisez bien cet article vous y verrez ou omprendrez que le rédacteur n’a ABSOLUMENT rien compris et cite à la suite des arguments en complète opposition.

Je m’explique:

Tout d’abord il écrit que c’est à cause des ventes massives d’euro par la Suisse que la couronne suédoise et le dollar australien sont au plus haut contre euro (juste entre nous l’euro baisse contre toutes les monnaies du monde, Yen y compris)

Puis un paragraphe plus bas, Le rédacteur avance que le Suisse ne fait que d’acheter des euros !

Il faudrait savoir. On achète ou on vend ?

Je pense malheureusement que l’auteur de l’article ne maîtrise pas le sujet ou la langue de rédaction.

En ce qui concerne l’euro, la Suisse est le principal acheteur de cette devise et soutient ainsi son cours. Preuve en est l’augmentation à 60% (contre 51% le trimestre précédent) de l’exposition à l’euro dans le secteur des devises.

Le rapport fin juin de la BNS : http://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20120731/source/pre_20120731.fr.pdf

Je continue de penser que cela ne pourra pas durer éternellement et que la BNS se met en danger à vouloir accumuler des euros sans limite.

Trois de mes articles à ce sujet: La BNS devra rendre des comptesN’est pas la FED qui veut ! (et la BNS l’apprendra à ses dépens) et Les bilans des banques centrales en % du PIB

On dit merci qui Monsieur Euro ? Merci la BNS

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BNS: David contre Goliath

Le site zerohedge consacre un billet fort intéressant sur l’activité de la BNS avec son plancher à 1.2 CHF pour 1 EUR.

Les économistes sont divisés sur le sujet: la strategie de la bns divise les economistes (20 minutes)

Pour rappel tous mes articles concernant la BNS: Crottaz-BNS

Je résume brièvement l’article de zerohedge. Les graphiques parlent d’eux-mêmes

  • La BNS a augmenté ses positions en monnaies étrangères en passant de moins de 100 milliards de CHF à fin 2009 à 300 milliards (ou 60% du PIB) au 3ème trimestre 2011. C’est une somme importante pour un petit pays. (CHF 50’000 par citoyen !)
  • La BNS a aussi acheté beaucoup de USD (doublement de sa détention au Q3).
  • Depuis début 2010 la BNS n’a pas réussi à contrer la baisse de l’euro.

 

  • L’or (jaune) est évalué mark-to-market et engendre un gros impact que le compte perte et profit de la BNS.
  • Comme la BNS invsestit dans des obligations étrangères (bleu), un changement de taux a un impact important sur les cours des obligations.
  • Le BNS semble posséder aussi une grande position en actions. Au Q3 les principaux indices ont chuté de 11%(SMI), 14& SP500) et 25% (DAX). En tenant compte d’une baisse moyenne de 15% la BNS doit avoir environ 20 milliards en actions (étant donné la perte de 3 milliards au 3ème trimestre dans les comptes).
  • Le plus grand impact vient des positions en devises (rouge). Sur 5 trimestres (Q2/00 à Q2/11, la BNS a perdu 42 milliards ou 8% du PIB. C’est un montant énorme qui se voit généralement en uniquement en période de crise.

 

article complet: David Versus Goliath – The SNB Against Everybody Else

ndlr: ça fait peur !

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La bulle des emprunts d’Etats

Comme vous avez pu le constater, les taux offerts par certains Etats pour leurs obligations sont très faibles (voire, pour certaines échéances, négatifs: lire mon article: “La Confédération se fait des ronds“)

Voici un tableau récapitulatif des taux d’intérêts à 10 ans des quelques pays (source Bianco Research)

 

L’évolution sur 20 ans des taux suisses à 10 ans.

La Suisse – dans sa quête de vouloir à tous prix maintenir le taux de change plancher avec l’euro – ne serait-elle pas aussi en train d’entretenir la bulle sur les emprunts d’Etat ?

En effet, le BNS achète des euros à chaque fois que le cours passe au-dessous de 1,2. Que fait-elle avec les euros achetés ? Elle les place probablement en bons du trésor allemands (Pays réputé être le plus solide de la zone euro) ou des bons du trésor d’autres pays de la zone (Hollande, France), ce qui revient à faire monter les prix et donc baisser les rendements.

Dire que les banques centrales alimentent la bulle, il n’y a qu’un pas qu’il est facile de franchir.

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