La BNS se bat comme une tigresse

Ce matin, la BNS vient de laisser son taux directeur inchangé à -0,75%.

Comme je l’ai écrit maintes fois, ce taux négatif est une catastrophe pour la réalité des prix. Tout est corrompu ! En forçant les investisseurs à se détourner de l’épargne, les risques que ces derniers prennent sont en augmentation. Il y a donc déplacement du cash sur d’autres actifs dont les prix montent sans aucune réalité avec leurs vraies valeurs.

Il faut aussi savoir que l’épargne est ainsi taxée comme, par exemple, le cash (et obligations puisque celles-ci offrent aussi un rendement à l’échéance négatif) dans les caisses de pensions.

On vous vole tout simplement votre épargne.

A l’époque la caisse de la confédération avait essayé d’obtenir un passe droit pour ne pas avoir d’intérêt négatif….honteux…mais cela avait été corrigé rapidement sous la pression et la colère générale.

Pour mémoire, voici les taux d’intérêts dans le monde avec le leader suisse du taux négatif.

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Concours : résultats

Malheureusement personne n’a trouvé les deux réponses au concours. Les deux graphiques représentaient des données concernant la BNS.

Le premier graphique montre la détention de devises étrangères (Foreign currency reserves (CHF m)). On peut ainsi constater que la BNS continue de vendre du CHF pour acheter des devises étrangères

Le deuxième graphique correspond à L’évolution de la valeur en CHF des 1’040 tonnes d’or détenues par cette même BNS

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La BNS a encore acheté des actions américaines dans la baisse.

Quelle découverte ! Je ne suis pas le seul depuis des années à me demander si la BNS agit de manière juste (le futur du franc suisse en dépend). Je vous avait prédit l’abandon du taux plancher intenable lorsqu’il a été mis en place. Il a fallu attendre 3 ans et demi pour qu’il cède sous les coups de boutoir du marché. Ah ce sacré marché qui a toujours raison !

Le site Zerohedge a remarqué que la BNS avait une exposition stable aux actions américaines alors que les bourses chutaient. ZH a donc creusé un peu et démontré que la BNS avait fait des emplettes dans la baisse (il paraît assez logique et simple de se rendre compte que si le marché chute et que l’exposition action est identique après la baisse, c’est que la BNS a acheté des actions).

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Les marchés des actions en dé-corrélation

Les marchés des actions sont (à mon humble avis) complètement dé-corrélés de la réalité économique.

Les dernières nouvelles sur le front économique sont affreuses.

La production industrielle allemande s’écroule à un niveau historique en mars. La production totale (manufacturing , Energy and Construction) s’est effondrée de 9.2% par rapport à février et de 11,6% en comparaison annuelle.

Les Commandes d’usines allemande ont – elles aussi – chuté.

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La BNS en position de faiblesse.

Voilà bien longtemps que je n’ai écrit sur la BNS et son bilan démesuré.

La publication, ce jour, des résultats de la BNS pour le premier trimestre 2020 m’a fait l’ effet d’une piqure de rappel.

LA BNS perd 38,2 milliards (UBS avait anticipé 30 milliards)

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Interview de Felix Zulauf

Interview de Felix Zulauf

Voici ci-après la traduction de l’interview de Felix Zulauf dans la NZZ de vendredi (original en allemand : https://themarket.ch/interview/felix-zulauf-wir-haben-die-groessten-exzesse-in-generationen-geschaffen-ld.1792)

INTERVIEW

Felix Zulauf: “Nous avons créé les plus grands excès de générations”

L’investisseur et observateur du marché, Felix W. Zulauf, critique le fait que les banques centrales ont mené une politique monétaire beaucoup trop souple au cours de l’expansion et ont donc favorisé une dette excessive.Mark Dittli04/02/2020, 14h15ÉcoutezN’oubliez pasImpressionPartagez

Lorsque les choses deviennent turbulentes sur les marchés financiers, l’expérience est requise. Felix Zulauf a connu de nombreuses phases de boom et d’accident au cours de ses presque cinquante ans de carrière.

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Ohé Ohé capitaine abandonné !

Ohé Ohé capitaine abandonné  !

Mon dernier billet annonçait la poursuite de la baisse des marchés : Il y a encore beaucoup de place pour la baisse des marchés

Désormais c’est la Berezina.

Je pourrais prendre tous les indices, mais j’en ai choisi un : Le DAX

Mais juste entre nous….il y’a en encore de la place pour la baisse

Comme souvent, j’ai été trop en avance sur ce qui se déroule et mes visions (basées sur le fondamental) ont tiré la sonnette d’alarme sur les marchés depuis longtemps déjà. Je me suis rendu compte en janvier que les signaux étaient tous au rouge et que la correction arrivait. Non pas uniquement due à un virus, mais aux valorisations, à la dette et aux achats sur marges d’actions américaines.

Dernièrement, les personnes que j’ai croisées m’ont tenu des théories qui m’ont alerté. Ma gentillesse habituelle (et rien ne sert de vouloir convaincre des croyants endoctrinés à la drogue monétaire) m’a fait me mettre en retrait de ces grands théoriciens qui ne veulent et ne peuvent voir que la hausse.

Voici quelques exemples qui m’ont alerté:

  • Une vidéo/ interview internet du 14 janvier : “Les pessimistes vont encore se faire laminer en 2020” (je vous laisse la chercher)
  • Un email reçu le 20 janvier : Les marchés vont monter à l’infini, les banques centrales ont tous les pouvoirs…
  • Une rencontre dans la rue fin janvier : Ce coronavirus c’est juste une grippette, les marchés ne baisseront jamais (normal du point de vue de mon interlocuteur qui est dans la finance depuis maximum 7-8 ans et qui n’a jamais vu de krach ( je peux en citer quelques uns – liste non exhaustive – 1987, 1998, 2000, 2008 etc..))
  • Un reportage du TJ suisse sur les milliers d’ouvertures de comptes chez un courtier en ligne et une dame qui n’y connaît rien et qui a suivi un cours pour faire des investissements….J’ai juste passé des années à en suivre (je ne suis pas le meilleur loin de là et suis peut-être dans la finance depuis très (trop) longtemps).

Un article du 25 février (qu’on peut retrouver sur internet je vous fais grâce de l’entier, mais un passage m’a interpelé), je cite:

” Alors autant vous dire que ce matin ce n’est que du bonheur à lire la presse. Rien qu’avec tous ces abrutis qui font des comparaisons avec « les autres fois où le Dow Jones a perdu 1’000 points » et que ce n’est QUE la seconde fois dans l’histoire que le Dow Jones perd 1’000 points et c’est donc forcément HORRIBLE. Ce que ces imbéciles oublient de préciser c’est que PLUS LE DOW JONES MONTE, PLUS LE NOMBRE DE POINTS DEVIENT INSIGNIFIANT PROPORTIONNELLMENT PARLANT !!! – espèce de débiles – le jour où le Dow Jones sera à 100’000 points – parce que ça arrivera, faites-moi confiance – 1’000 points ça sera 1% – ils ne vont donc pas nous faire une théorie sur la fin du monde à chaque fois !!!”

“Imbéciles, débiles..” jamais je ne pourrais écrire cela, j’ai bien trop de respecte et d’humilité par rapport au marché.. J’ajoute gentiment que si le DOW passe à 10’000, hé bien 1’000 points ce sera 10%. Il est possible que le dow monte à 100’000, mais il faudrait tenir compte de l’inflation et de la monnaie pour connaître sa hausse réelle à la fin. Le Venezuela est au plus haut en bolivar…. J’ajoute que les achats des actions américaines sont faits sur MARGE !

En conclusion de ce qui précède, tous les ingrédients étaient en place pour une immense déwagonnée (la purge magistrale ?). La question à laquelle je n’ai pas la réponse est : “quand est-ce que cela va se terminer”. Certains ont essayé d’acheter il y a une semaine en pensant faire une bonne affaire : “Never try to catch a falling knife”. Je pense qu’il faut attendre de voir comment cela se déroule dans les prochains temps et attendre de trouver un fond.

J’avais écrit un article en 2015 : Le krach de 1929 a laissé des traces durant des décennies avec quelques graphiques dont celui-ci :

Ceux qui étaient investi juste avant le krach ont mis jusqu’en 1958 pour se refaire (en termes réels en tenant compte de l’inflation). Ce que je peux vous dire c’est qu’au plus bas en 1932, on trouvait des titres avec des P/E de 2-3 et personne n’en voulait. Ce genre de correction offre de magnifiques opportunités.

Le seul actif qui pour l’instant tient c’est l’or, car même les mines (qui sont des actions et dont j’ai écrit qu’elle pouvaient subir des ventes à cause des margin calls) subissent une pression vendeuse. Je continue de penser que quand ce sera un peu plus calme, les titres avec de la valeur reviendront à des cotations raisonnables en premier. Aujourd’hui tout est déraisonnable. Je n’exclu pas une intervention énorme des banques centrales, des baisses de taux directeur etc. La BNS doit être dans une sacrée panade actuellement.

Il est urgent d’attendre, mais soyez prêt à faire quelques achats prochainement, notamment sur des titres avec de la valeur (actifs), mais surtout prenez soin de vous et des vôtres.

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Un super investissement

Comme je vous l’ai déjà évoqué, la BNS est assez mal prise entre 1) essayer d’affaiblir le franc suisse et 2) son bilan démesuré.

Je vous propose un excellent investissement sûr et réputé sans risque : Acheter des obligations de la Confédération Suisse à 50 ans (pour vos très très vieux jours)

Ainsi pour votre généreuse contribution au financement de la Suisse, vous allez être récompensé par un magnifique, que dis-je, merveilleux rendement de – 0,38% annuel (oui moins zéro virgule trente-huit pour-cent)! Cela signifie tout simplement que les “investisseurs” sont d’accord de perdre pour mettre leur argent à l’abri (ou comme les caisse de pension sont, pour des raisons légales, obligées de le faire).

Toutes les échéances de la confédération sont à taux négatifs désormais

courbe des taux en CHF

La BNS a par ailleurs encore été active sur le marché des devises

3.77 milliards de plus pour la BNS la semaine dernière et 9.8 milliards depuis 4 semaines

Ces taux négatifs ont envahi le monde entier. Les prix des quelques obligations encore en territoire positif se sont littéralement envolés (on dirait une bulle !)

Cours de l’obligations 100 ans Autriche

La quantité d’obligations en territoire négatif est au plus haut historique.

On constate aussi que: Plus les taux sont négatifs, plus l’or monte. Pour mémoire, les banquiers ont toujours dit aux clients de vendre leur or, car ce dernier ne rapportait pas d’intérêt. Aujourd’hui situation inverse. Par contre, les banquiers ne recommandent pas encore d’acheter de l’or. Ils préfèrent recommander des actions (à cause des dividendes entre autres, mais aussi pour garder les clients et des mouvements sur les comptes)….vous voyez où je veux en venir. tout cela ne peut que mal finir.

Les taux négatifs ont aussi un impact sur les cours des banques, car ces dernières souffrent beaucoup des taux bas. L’évolution de l’indice des banques est affreux, nous sommes au plus bas.

En conclusion, et pour revenir, au super investissement… Cet investissement n’est profitable qu’à la BNS elle-même. Je vous invite et encourage grandement à lire l’article de Liliane Held-Khawam concernant la ponction des avoirs bancaires par la BNS :
https://lilianeheldkhawam.com/2019/08/19/la-bns-ponctionne-les-avoirs-bancaires-et-garde-largent-finews-com/

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BNS, les taux vont encore être baissés

Je vous ai parlé de long en large de la BNS : ici : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

  1. De son bilan démesuré supérieur au PIB suisse
  2. De ne pas avoir vendu les euros achetés quand elle le pouvait
  3. D’avoir dû abandonner le taux plancher de 1.2 CHF pour 1 EUR sous la pression du marché (je l’avais prévu, mais la BNS a quand même tenu 3 ans et demi)
  4. Qu’avec les taux négatifs, les caisses de pensions (donc les retraites) subissent des ponctions anormales
  5. Que la BNS ne veux pas acheter d’or au risque de décrédibiliser les monnaies fiduciaires
  6. Que les taux négatifs sur le Franc Suisse mettent les banques dans la panade car si ces dernières les répercutent sur les grand clients, elles n’osent pas sur les petits de peur de voir un bank run

Désormais, je vous annonce que la BNS n’a pas d’autres choix que de baisser encore les taux.

Evolution de CHF contre EUR

Pourquoi ? Parce que les taux sont devenus négatifs sur les autres devises et pays (France jusqu’à 10 ans entre autres, voir plus bas) et que les taux aux USA sont en train de baisser. Malgré des taux négatifs sur le CHF jusqu’à l’échéance de 50 ans, il va falloir se résoudre à faire quelque chose !

Les taux à 50 ans sur le CHF
Les taux deviennent négatifs dans le monde entier, la Suisse perd son effet concurrentiel
Le bilan de la BNS est supérieur au PIB

En conclusion, préparez-vous à une baisse drastique prochaine des taux en Suisse.

Je me permets de vous mentionner un livre concernant la BNS

et l’impact des taux négatifs. Merci à Vincent Held :

Le crépuscule de la banque nationale suisse: http://www.heidiffusion.ch/Detail/Editions/livre/xenia-editions/held-vincent/le-crepuscule-de-la-banque-nationale-suisse/9782888922124

la BNS aspire l’épargne : https://www.illustre.ch/magazine/bns-aspire-lepargne-suisses

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Résultats 2018 de la BNS, les comptes d’apothicaire

La BNS a publié hier une estimation son résultat annuel 2018 et a annoncé une probable perte de 15 milliards de CHF.

voici l’article : https://www.20min.ch/ro/economie/news/story/Quinze-milliards-de-pertes-pour-la-BNS-31864819

Ce qui me marque, c’est le phrasé (formulation) dans l’article, car il est mentionné :

” Le stock d’or de la BNS, qui représente environ 5% du bilan de la banque centrale, a pour sa part accusé une moins-value de 300 millions de francs, ressort-il du communiqué diffusé mercredi par la banque centrale dans sa traditionnelle première estimation de résultat annuel. Quant aux positions en francs, elles ont dégagé un bénéfice de 2 milliards, à la faveur notamment des taux d’intérêts négatifs appliqués aux avoirs à vue des banques commerciales auprès de l’institut d’émission.”

Je me permets de faire quelques petits calculs:

  • 2 milliards de profit grâce à des taux d’intérêts négatifs (rappel : on paie pour mettre son argent à la BNS (en sécurité paraît-il) et ceci impact aussi les caisses de pensions, donc nos retraites….
  • La perte attendue est de 15 milliards, mais il y a ces fameux 2 milliards de profit. On peut donc légitimement en déduire que la BNS a perdu environ 17 milliards sur les positions en devises, actions et or (0,3 milliard pour l’or)
  • Les 0,3 milliard de “perte non réalisée” sur l’or, ne représente que 1.75% du total des pertes (17 milliards) pour une exposition de 5% du bilan.
  • La perte totale de 15 milliards sur le bilan de 800 milliards donne une “performance” négative (méformance) de -1,875%, dont l’or est responsable de 0,0375%, le CHF (taux négatifs) responsable de +0,25% et le reste (devises, actions, obligations = -16,7 milliards) pour -2,087%

A trop vouloir décrédibiliser la position or, cela devient assez ridicule.

Voici quelques graphiques intéressants tirés de zerohedge

La taille de la position en actions

Les positions détaillées en actions US

Les bénéfices / pertes historiques (depuis que le bilan a augmenté on remarque bien évidemment de plus grandes fluctuations (en milliards))

et l’évolution du cours de l’action de la BNS

 

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Avertissement concernant la “roulette suisse” de la Banque Nationale

Le très sérieux journal TagesAnzeiger sort un article ce matin sur les risques pris par la Banque Nationale Suisse (BNS) : Warnung vor demSchweizer Roulettetschaft Konjunktur tagesanzeiger

Ci-après la traduction française de l’article en Allemand

Deux économistes allemands déconseillent d’investir en Suisse. La politique de la BNS pourrait mettre le pays en faillite.

“Nous déconseillons de placer de l’argent en Suisse et d’acheter des francs suisses.” Cet avertissement a été publié ce week-end par les deux économistes allemands Matthias Weik et Marc Friedrich (voir leur société : https://www.fw-fonds.de/ ) sur la plateforme d’information suisse Infosperber. La raison de leur mise en garde est la politique de la Banque nationale suisse (BNS).

Soit le président de la BNS, Thomas Jordan, est un génie, soit il joue à un nouveau jeu:  “la roulette suisse”. Les deux compères font ainsi allusion à la roulette russe potentiellement mortelle dans laquelle un joueur tient un revolver sur sa tempe avec une seule balle dans le barillet et espère que la balle ne sera pas pour lui. “Si la politique de la BNS en matière de banque centrale tourne mal, la Suisse sera de facto en faillite du jour au lendemain”, justifient les économistes.

Ils justifient leurs avertissements avec les deux points les plus importants de la politique monétaire suisse confirmés par la BNS jeudi dernier : Les taux d’intérêt négatifs et les achats de devises par des francs nouvellement créés pour éviter une appréciation excessive du franc. Au vu de cette politique, la Banque nationale est «en charge de la manipulation des devises».

Les deux économistes jugent durement l’achat des devises étrangères ( ce que la BNS n’a pas fait depuis l’été 2017) mais la BNS continue de rester ouverte. Avec 778 milliards de francs suisses, les réserves accumulées représentent environ 94% du bilan de la BNS, qui a atteint 830 milliards de francs suisses. Même avant la crise financière, ils étaient relativement stables dans la fourchette de 50 milliards de francs. Le bilan de la BNS dépasse donc le produit intérieur brut de la Suisse (124%). Comme les auteurs le déclarent, aucune autre banque centrale au monde n’a un bilan aussi gonflé.

Plus d’actions Facebook que Zuckerberg

Les deux économistes ont également du mal à comprendre le poids de la Banque nationale sur les marchés boursiers, où elle a investi environ un cinquième de ses investissements en devises. Par exemple, elle possède plus d’actions Facebook que son fondateur, Mark Zuckerberg. Les réserves de change lui permettent même avec de petits changements d’évaluation des profits très élevés, mais ils risquent aussi des pertes gigantesques.

“La Suisse est sous l’emprise de la BCE, de l’euro et des marchés boursiers”, ont résumé Weik et Friedrich. Pour la désintégration de l’Europe et l’effondrement de l’euro, les Suisses avaient même fait des préparatifs militaires. Ils font référence aux exercices de l’armée suisse “Stabilo Due” de 2012 et “Conex 15” de 2015.

Matthias Weik et Marc Friedrich sont surtout connus en Allemagne pour des livres tels que “Le plus grand raid de l’histoire ( Der grösste Raubzug der Geschichte) “, “Le crash est la solution ( der Crash ist die Lösung )”, “Erreur capitale ( Kapitalfehler) ” et “Sinon, ça va taper! ( Sonst knallt’s! )”. Tous les travaux sont un avertissement, une alarme. Les deux auteurs se considèrent comme des francs-tireurs.

Mais ils ne sont pas les seuls à critiquer la BNS. Des voix commencent à se faire entendre et vont dans le même sens que celui des deux économistes allemands. La BNS est également soupçonnée de manipulation monétaire par le gouvernement américain, par exemple. Par conséquent, elle est sous surveillance au Trésor américain depuis un certain temps et pas seulement depuis que Donald Trump est entré en fonction.

La critique de l’ex-économiste en chef de la BNS

Sur le plan intérieur, le ministre des Finances, Ueli Maurer, a déjà fait la une des journaux en mettant en garde contre un bilan trop volumineux. Les critiques les plus sévères, cependant, sont les taux d’intérêt négatifs.

Des commentaires critiques émanent même des propres rangs de la BNS. Ainsi, l’ex-économiste en chef très respecté de la banque centrale, Kurt Schiltknecht, ne cache pas son rejet de cette mesure. Dans un commentaire et une contribution vidéo de la Neue Zürcher Zeitung, il a déclaré que le coût des taux d’intérêt négatifs – des taux extrêmement bas, de gros problèmes pour les fonds de pension, les épargnants et les banques – ne serait pas comparable. Les mesures d’urgence en cours prises par la BNS sont d’autant moins bien comprises que l’économie suisse se porte toujours très bien.

Néanmoins, la politique de la Banque nationale ne devrait pas changer avant un certain temps. Personne ne s’attend à ce que les taux d’intérêt augmentent avant la fin de l’année prochaine et les taux d’intérêt négatifs ne devraient pas prendre fin avant 2020. Cela est principalement dû au fait qu’ils ne veulent pas risquer une nouvelle appréciation du franc s’ils devaient avancer avec une hausse des taux avant même la Banque centrale européenne (BCE). Deplus que la BCE ne prévoit pas de hausse de taux avant le second semestre de 2019.

Les dernières données de l’économie réelle font même craindre que la normalisation de la politique monétaire ne s’éternise. En ce qui concerne la zone euro, les indicateurs avancés tels que les indices PMI (Purchasing Managers ‘Indices’ Managers) affichent une image plus mauvaise qu’elle ne l’était depuis longtemps, et l’économie suisse s’est également affaiblie de manière surprenante au troisième trimestre, le produit intérieur brut ayant même légèrement reculé par rapport au trimestre précédent. (Editeurs Tamedia)

Créé: 17.12.2018, 20:54 heures

 

Je me sens désormais moins seul….

pour mémoire tous mes articles sur la BNS : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

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Les billets sont garantis par de l’or, mon œil (mise à jour 2016)

Le 15 mai 2015, je vous avais rédigé une mise à jour sur cette fameuse couverture or des billets.

Il est grand temps de faire une mise à jour suite à tous les développements 2015 dont l’abandon du taux plancher et ceux de 2016 dont le fameux BREXIT.

Je vais vous montrer la couverture or de nos billets de banques en vous produisant tout simplement les chiffres et tableaux de la BNS (Banque Nationale Suisse).

Tout d’abord le montant en or de la BNS (toutes les données se trouvent sur le site des données de la BNS: https://data.snb.ch/fr)

or bns fin juin 2016

Soit près de 1040 tonnes d’or qui représentent 43,064  milliards de CHF fin mars 2016 (contre 38 milliards fin mars 2015, le médias et la BNS ne le criant pas cette hausse de 5 milliards sur les toits)

Quelle est la quantité de billets en circulation ?

billets en circulation BNS juin 2016

En croissance ininterrompue

billets en circulation BNS juin 2016

Petite parenthèse, la BNS met l’accroissement du nombre de billets sur le compte du renchérissement, comprenez par-là l’inflation. La Suisse est en déflation et le nombre de billets augmente, mettons cela sur les taux plutôt, donc à cause de la BNS elle-même.

Si je sais bien lire 71.810 milliards en billets et 3.068 milliards en pièces pour 43 milliards d’or, soit une couverture en or de 57.51% des billets en circulation (pas de grands changements par rapport à mon article de 2015)

Mais le propos ne s’arrête pas là car il faut tenir compte des autres « billets » qui physiquement pourraient être réclamés. Les comptes à vue (crédit etc.) et des comptes épargnes qui ne figurent pas dans le tableau précédent.

Voici donc le total de ce qui est appelé masse monétaire M3….. et sa merveilleuse évolution

agg monetaire bns juin 2016

 

Si on prend l’extrême, soit 975.698 milliards (17 milliards de plus qu’en 2015) cela offre une couverture or de 4.41%……..je défaille ! (43.064 milliards en or pour une M3 de 975.698 milliards de CHF)

J’ajoute en plus que la BNS a augmenté son exposition en actions à 20 % des devises (635 milliards en devises) soit 127 milliards de CHF en actions, ce qui correspond à 14’941 CHF par habitant (pas par contribuable, je précise !)

placement de devises de la BNS categories fin juin 2016

bilan BNS juin 2016

 

On comprend pourquoi certains titres n’arrêtent pas de monter…

Zerohedge l’a bien mentionné, la BNS possède près de 1.5 milliards de USD dans Apple (entre autres)

Vous trouverez les détails ici: http://www.zerohedge.com/news/2016-08-04/mystery-buyer-revealed-swiss-national-banks-us-stock-holdings-rose-50-first-half-rec

SNB top holdings

 

C’est l’histoire d’un type qui se demande combien font 2+2.

Il demande à son médecin à l’occasion. Ce dernier répond: « Je pense connaître la réponse, mais il va falloir que je demande l’avis de mes confrères ».

Notre homme se tourne alors vers un mathématicien et lui pose la même question. Le savant lui répond 3,9 périodique.

La réponse ne le satisfait pas. En désespoir de cause, il contacte un économiste et un comptable. Combien font 2+2 ?

L’économiste: « D’après mes tables environ 4, mais je vous dirai dans quelques temps pourquoi la réponse que je vous fournis est fausse. »

Le comptable: « Dîtes moi combien vous voudriez que ça fasse ! »

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Les taux négatifs feront de gros dégats

Tout d’abord quelques chiffres

suisse infl tx 20-11-2015

Inflation suisse (ou plutôt déflation): -1.4%

Les taux:

tx suisse 20-11-2015

 

Ce qui produit la courbe des taux suivante:

courbe taux chf 20-11-2015

Et l’évolution du taux CHF à 2 ans:

suisse tx 2 ans 20-11-2015

La première réflexion qui me vient est que si les taux futurs sont le reflet des anticipations actuelles de taux courts dans deux ans, cela reviendrait à dire que les taux courts dans deux ans seront à -0.9%.

Voilà bientôt un an que la BNS agit en appliquant un taux négatif à court terme de -0.75% et l’impact désiré (à savoir un affaiblissement du CHF, notamment contre Euro) tarde à déployer ses effets.

La BNS pénalise même les retraites, car les caisses de pensions subissent aussi les effets du taux négatif.

C’est un impôt déguisé et comme je l’ai écrit depuis bientôt 5 ans, la BNS devra rendre des comptes.

Aujourd’hui un article qui fustige la politique de la BNS: Un vent de révolte contre la politique de la BNS

La BNS est à la solde des autres banques centrales ne favorisant que la finance et je le prouverai tout à l’heure.

La Banque Nationale Suisse est totalement coincée entre des taux négatifs qu’elle ne peut encore trop baisser au grand risque de voir toutes les banques les répercuter et un bilan démesuré dont elle ne peut liquider les positions sans subir un effet négatif et faire subir un impact au marché financier.

Je m’explique:

Au cas où la BNS baisserait encore le taux de référence (allez mettons -2%), les banques commerciales devront alors répercuter cette baisse à tous clients (ce qui est le cas déjà de beaucoup de banque privées qui n’octroient pas de prêts hypothécaires sur lesquels les banques commerciales peuvent encore se faire un marge compensatoire).

Lorsque les banques appliqueront le taux négatif de -2%, les clients retireront leurs avoirs et nous assisterons à un magnifique: BANK RUN

Ce serait la fin des banques car – pour mémoire-  les banques créent aussi de l’argent de rien (ex-nihilo) avec les dépôts des clients et ceci avec un levier de 20.

Les liens suivants vous renseignent sur les standards minimaux:

https://www.finma.ch/fr/news/2014/11/aktuell-geaenderte-mindeststandards-20141110

http://www.bis.org/publ/bcbs266.htm

Imaginez donc la panique bancaire en cas de taux encore plus négatifs !

En conséquence, on empêchera probablement les épargnants de retirer à cause du risque systémique. C’est la mort du cash.

Je rappelle l’initiative pour que seule la BNS désormais puisse créer de l’argent et non plus des sociétés privées comme les banques: http://www.rts.ch/info/suisse/7215951-le-monopole-de-la-creation-d-argent-par-la-bns-sera-soumis-au-peuple.html

L’autre problème c’est de savoir comment la BNS va se sortir du guêpier dans lequel elle s’est mise toute seule, à savoir diminuer son bilan en vendant les euros ou les actions etc. sans subir de pertes.

Pour terminer, je peux vous assurer que ce à quoi nous assistons aujourd’hui sur les marchés des prix des divers actifs (notamment des matières premières (au plus bas) et des actifs financiers (au plus hauts) et le fait de l’activité irréfléchie des banques centrales qui provoquent une distorsion des prix.

commo asset move

Monsieur Charles Dereeper nous écrit récemment qu’il a un souci de confiance envers les marchés: http://www.objectifeco.com/riche-rentier/argent/investir/j-ai-un-conseil-a-vous-donner-concernant-vos-placements-sur-les-marches-financiers.html

Je le rejoins, ça ne sent pas bon à cause des interventions de banques centrales.

Tout a une fin, reste à savoir quand.

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L’intiative Monnaie pleine (Suisse)

Cet article n’est pas pour vous donner des instructions de vote concernant l’intiative “monnaie pleine”, mais vous rendre attentifs à certains points au sujet de la monnaie scripturale que vous utilisez tous les jours.

Il faut absolument vous renseigner pour comprendre ce qu’est l’argent aujourd’hui (si vous ne le savez pas), qui le crée, comment il est détruit. Ce n’est pas compliqué, mais il faut absolument le savoir avant de voter (pour ou contre cette initiative).

http://www.initiative-monnaie-pleine.ch/ (NB: Cette intiative ne vient d’aucun parti)

Les vidéos suivantes vous expliquent ce qu’est la monnaie et comment des sociétés privées (banques) créent de l’argent “public”.

Qui crée de l’argent:

Plus complet ici: (https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Argent_Dette)

Un banquier suisse explique en 36 minutes la création monétaire (part. 1)

Ainsi vous êtes désormais au courant pour avoir votre opinion sur le sujet.

Une autre vidéo sur le sujet:

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LA BNS se gave toujours

Voilà un petit moment que je n’avais parlé de notre noble institution qui fait ce qu’elle veut sans rendre de compte au peuple.

Les derniers chiffres du bilan de la BNS sont sorti et nous annoncent encore 9 milliards de plus dans des réserves de monnaies étrangères.

http://www.24heures.ch/economie/nouvelle-hausse-reserves-devises-etrangeres/story/16671451

Dans un article de l’hebdomadaire Bilan on parle aussi d’énorme perte sur les actions (pour mémoire la BNS possède 100 milliards de CFH en actions) dans le gaz se schiste

bilan bns monnaie sept 02015

Et une magnifique perte sur Valeant (Biotech) de 120 mios

http://www.fuw.ch/article/die-angst-der-snb-vor-dem-eigenen-reichtum-2/

La BNS persiste dans son erreur, mais cela nous le constaterons à la fin de l’aventure.

Quant à l’or métal toujours pas d’achat (c’est normal la BNS prône la monnaie fiduciaire à outrance)

Sur le site de la BNS,  il est possible de retravailler les chiffres:

https://data.snb.ch/fr

Et je ne vous mens pas depuis des années. Le bilan de la BNS gonfle comme la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

BNS ev bilan sept 2015

 

Nous allons arriver à me prévisions d’un bilan d’une banque centrale égal au PIB du pays. AUCUN PAYS n’est aussi hautement engagé. Le Japon n’est qu’à 50% !

relisez ces deux articles SVP:

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

et celui-ci

http://blog.crottaz-finance.ch/les-billets-sont-garantis-par-de-lor-mon-oeil-mise-a-jour-2015/

 

Mundus Vult Decipi

 

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Audio: RTS, Pour Stéphane Garelli, la Suisse devrait se doter d’un fonds souverain

Voilà Un homme respectable qui s’exprime (M. Garelli s’exprime dès la minute 10 sur la BNS):

“Pour l’économiste Stéphane Garelli, invité du Journal du Matin, la Suisse aurait dû créer un fonds souverain plutôt que d’abandonner le taux plancher, afin de garantir sa capacité à investir.

Questionné sur l’abandon du taux plancher, l’économiste et professeur à l’IMD Stéphane Garelli dit qu’il n’a “pas compris la décision de la BNS”.

Pour lui, une réflexion aurait dû être menée avant l’abandon du taux plancher visant à mettre en place une solution alternative, que ce soit un fonds souverain, un fonds public-privé – une idée lancée récemment par Andreas Höfert, chef économiste de l’UBS -, ou un fonds d’infrastructures.

“Dans la situation actuelle, il y a beaucoup trop d’argent sur le marché qui ne sait pas où aller, qui ne sait pas où s’investir”, souligne le professeur de l’IMD, “on est dans un système où on est très riche en cash et très pauvre en investissement.”

“Le monde veut de la stabilité, pourquoi est-ce que nous ne leur en vendrions pas?”

Les fonds de pension cherchent à investir, rappelle Stéphane Garelli, qui souligne qu’en gardant un taux de 1 franc 20 pour 1 euro, il aurait été possible d’engranger l’argent dans un fonds souverain, à l’image de ce que fait la Norvège.

Et en plus, “nous vendons de la sécurité, nous vendons de la stabilité. Le monde en veut, pourquoi est-ce que nous ne leur en vendrions pas”, propose Stéphane Garelli. Il rappelle que le fonds souverain norvégien est le principal actionnaire privé de Nestlé. “Et pourquoi n’est-ce pas nous?”, s’interroge-t-il.

Stéphane Garelli explique qu’avec un tel fonds souverain, il serait possible de laisser une partie du fonds disponible en liquide à la BNS, une partie pourrait servir à acheter des actions comme le fait le fonds souverain norvégien. Enfin, la dernière partie pourrait être un fonds d’infrastructure qui permet d’investir dans les infrastructures en Suisse, avec un retour garanti.

De nombreux intérêts sont en jeu dans la BNS

Questionné sur la non-existence d’un fonds souverain en Suisse, Stéphane Garelli met en cause la grande prudence de la Suisse, mais surtout les nombreux intérêts en jeu dans la BNS:”il y a la BNS elle-même, qui veut garder sa marge de manoeuvre, mais aussi des intérêts politiques: une grande partie des dividendes de la BNS part à la Confédération et aux cantons. Se séparer de cet argent n’est jamais bienvenu, surtout que certains cantons ont mis dans leur budget des revenus de la BNS, qu’ils n’auront pas cette année.”

Dans tous les cas, pour Stéphane Garelli, il n’est pas possible de continuer à avoir plus de 530 milliards de francs d’argent “parqué à quelque part et qui ne fait rien”.

 

 

En Suisse, nous sommes en déflation (voir tableau ci-après)

CPI Switzerland

Où je ne suis pas d’accord avec Monsieur Garelli c’est qu’il avance qu’il fallait garder le taux plancher et que nous sommes est très riche en cash (qui est créé ex-nihilo).

Il parle du fonds souverain Norvégien. Ce dernier a du soucis avec le cours du pétrole et il pourrait vendre ses actifs:

http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-08-10/for-norway-oil-at-50-is-worse-than-the-global-financial-crisis

http://www.theguardian.com/environment/2015/jun/05/norways-pension-fund-to-divest-8bn-from-coal-a-new-analysis-shows

Je crois que Monsieur Garelli ne se rend pas compte des risques que la BNS fait peser sur la Suisse (comme tous ceux qui font partie de la pensée “main stream”)

Ma question quand la BNS va-t-elle revendre ses positions ?

Et si tout va mal, la BNS va probablement faire un tour de passe-passe:

Si La BNS continue à essuyer des pertes:

1) Elle sera recapitalisée

2) La BNS cessera d’évaluer ses actifs aux cours des marchés et peut aisni continuer à accumuler des pertes qu’elle cachera au public.

 

Toutes ces histoires me rappelle des prix Nobel à la tête d’un hedge funds (1998)

Qui se souvient ?

 

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Comment la BNS va-t-elle affaiblir le CHF ?

Je ne vais pas revenir sur la perte de la BNS de 50.1 milliards de CHF pour le premier semestre 2015 dans le détail, je crois que les journaux l’ont assez bien mentionnée.

Ce que je vous prédisais arrive.

Après avoir anticipé- il y a près de 4 ans – l’abandon du taux plancher, je m’aventure dans un pronostic qui peut sembler hasardeux, mais tout à fait plausible.

Tout d’abord, je désire juste mentionner l’article du temps:

50 milliards de pertes pour la BNS dans lequel Monsieur Bakhtiari avance des arguments à tomber de la chaise: La BNS a les reins assez solides pour faire face à des réserves négatives

On doit savoir d’où viennent ces explications fumeuses: De la pensé unique de banquiers. Monsieur Laurent Bakhtiari est diplômé d’un Master en Finance d’Audencia Nantes et d’un Master en mathématiques quantitatives d’Imperial College London. en conclusion, un Français (dont le pays est plombé depuis 1974 sans aucun budget à l’équilibre)) avec une culture de banque anglo-saxonne vient nous dire que ce n’est pas grave de faire des pertes et que la BNS a les reins super solides !

Là je dis tout simplement BRAVO ! On est donc très loin de l’école autrichienne.

Plus sérieusement, comment peut-on être si convaincu que la banque centrale suisse est invincible. L’abandon du taux plancher (sous la pression d’une explosion du Bilan) n’a-t-il pas déjà démontré que la marché est bien plus puissant que toute banque centrale.

J’ajoute que Monsieur Bakhtiari se permet de faire de la politique puisqu’il avance qu’heureusement l’initiative 20% de réserve en or (qui a été balayée parce qu’incomprise par tout un chacun et surtout super attaqué par le lobby financier) était une aberration économique. Tout dépend du moment du vote. Je ne suis pas certains qu’après l’abandon du taux plancher cette initiative aurait été balayée aussi fortement. Tout cela n’est plus qu’histoire)

Pour revenir à notre bilan de la BNS et pour mémoire, car certains – dont Monsieur fait partie – semblent avoir la mémoire très courte.

A certaines périodes les réserves en or de la BNS étaient composées jusqu’à 50% d’or.

Monsieur Dominque Casai mentionne d’ailleurs: “La Banque centrale européenne  possède 27% d’or, les banques centrales des pays de la zone euro affichant des pourcentages très élevés d’or sur leur bilan, à l’instar de l’Allemagne (67%), de la France (65%), ou de l’Italie (66%). La BNS aurait donc une marge si elle devait suivre les allocations de ses voisines. «S’il est vrai que la forte concentration d’or qu’avait la BNS il y a vingt ans n’était pas judicieuse, il faut constater que les 8% actuels sont extrêmement bas”

Allez une piqure de rappel (source Bilan)

or bns bilan

Comme je l’ai mentionné rapidement dans un article, j’imagine (sans être comploteur) ce que nous mijote la BNS (involontairement ?) puisqu’elle garde les euros dans son bilan énorme (quasiment 90% du PIB, alors que les Japon en est à 50% et les autres pays encore plus bas)

Tout d’abord des chiffres:

PIB Suisse 640 milliards de CHF environ

Bilan de la BNS: 577 milliards de CHF (juste petite remarque: la BNS a perdu 50,1 milliards depuis le début de l’année 2015 et son bilan a passé de 561 à 577 (+16)…donc approximativement 66 milliards de CHF d’achats de devises (50+16)

bns bilan fin juin

Dettes de la Suisse (publique Canton et confédération) 34.5%

(source:http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/21/02/ind32.indicator.71103.3208.html) soit environ 220 milliards.

Le monde entier nous envie cette dette basse (sauf les Russes qui en ont une encore plus basse) et c’est probablement le pourquoi de l’intérêt des investisseurs pour le CHF et ceci malgré les taux négatifs imposés sur les liquidités en CHF.

Vous me connaissez, vous me voyez donc venir.

Comment faire pour ne plus attirer les investisseurs ? Il suffit d’être super mauvais comme les autres. Pour cela, il faudrait endetter le pays de manière importante. La BNS nous y amène gentiment.

Il est possible dans un futur proche – sans que cela ne soit une utopie “débilissime” – que la BNS perde beaucoup, mais vraiment beaucoup d’argent, à savoir 100 ou même 200 milliards de CHF sur ses placement devises et aussi actions (pour mémoire la BNS possède une exposition de 100 milliards au marché des actions).

Comment ? hausse des taux, chute des marchés, chutes des devises etc.

Si la BNS perd 220 milliards, on pourrait imaginer qu’elle appelle au secours et demande a être recapitalisée. Par qui ? Par la Confédération (le peuple indirectement) qui lancerait une magnifique émission obligataire géante.

Par ce tour de passe-passe, la Suisse aurait un endettement immédiat de 69% et se rapprocherait des ses voisins.

Mais tout cela n’est que le fruit de mon imagination débordante qui m’avait vu annoncer, le jour de son instauration en 2011, l’abandon du taux plancher avec fracas: http://blog.crottaz-finance.ch/la-bns-devra-rendre-des-comptes/

Tout comme la pensée unique se trompe ou veut nous tromper (comme ici Bilan en 2012: Pourquoi la BNS va gagner son pari sur l’euro )

A relire sans modération:

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-banque-nationale-suisse-bns-metait-comptee/

http://blog.crottaz-finance.ch/si-la-bns-metait-comptee-episode-no-2/

 

La vidéo de la direction de la BNS

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ET la BNS persiste et signe (son arrêt de mort ?)

La BNS continue d’essayer d’affaiblir le CHF. La BNS continue de vendre du franc suisse pour acheter probablement des euros et du dollar.

http://www.tdg.ch/economie/bns-intervenue-marches-stabiliser/story/11982547

Tout est résumé dans la vidéo par le journaliste:

La BNS a perdu – à mon avis – toute sa crédibilité.

et comme je vous l’avais déjà fait remarquer, la BNS détient 100 milliards de francs suisses en actions diverses et variées (notamment américaines).

http://www.rts.ch/info/economie/6901175-apple-exxon-l-industrie-d-armement-la-bns-investit-des-milliards-aux-usa.html

http://www.rts.ch/info/economie/6900778-la-bns-privilegierait-le-gaz-de-schiste-aux-energies-renouvelable.html

Reste juste à connaître le montant des ventes de francs suisse et la taille du bilan scandaleusement dangereux de notre banque nationale.

Ici tous mes articles sur la BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/tag/bns/

 

Pour conclure ce billet, je vous propose un scénario pour affaiblir le franc suisse:

Il était une fois une grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

A ces fins elle commence à manger, manger, manger jusqu’à ingurgiter tellement d’euros et de dollars qu’elle n’a plus aucune marge de manoeuvre.

Soudainement, les actifs qu’elle a emmagasinés commencent à chuter fortement. Lourdement au point de faire une perte abyssale de (allez mettons un chiffre abyssal) de 250 milliards de francs suisses.

Qui va venir à l’aide de cette grenouille pour un montant pareil ?

La Confédération !

Pour mémoire l’endettement de la Suisse (Cantons et Confédération) est d’environ 38% (mettons 40% par simplification) et le PIB Suisse est d’environ 650 milliards de CHF (par simplification aussi et comme on l’a vu en Grèce le PIB peut aussi s’écrouler!)

Si la Confédération lance des emprunts pour 250 milliards pour renflouer la BNS, il s’agira d’environ 40% d’endettement en plus pour le pays.

Le tour sera donc joué. Le suisse sera endetté à la même hauteur que ses voisins européens à 80%

 

Le but dans notre monde actuel n’étant pas d’être le meilleur, mais le moins mauvais  ou comme les autres !

 

 

 

 

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Les billets sont garantis par de l’or…..mon oeil ! (mise à jour 2015)

Le 29 mai 2009, je vous avais écrit un article sur cette fameuse couverture or des billets.

Il est grand temps de faire une mise à jour suite à tous les développements 2015 dont l’abandon du taux plancher sous la pression.

Abandon que je vous avais annoncé le jour même de la fixation de cette hérésie de taux plancher dans mon article: “La BNS devra rendre des comptes” (et ce n’est pas fini, foi de Crottaz ! (j’aurai pu écrire “foie de Crottaz”, tellement le bilan de la BNS est indigeste))

Revenons à nos moutons.

Je vais vous montrer la couverture or de nos billets de banques en vous produisant tout simplement les chiffres et tableaux de la BNS (Banque Nationale Suisse).

Tout d’abord le montant en or de la BNS

bilan bns 2014

Soit 1040 tonnes d’or qui représentent 38’612.4 milliards fin mars 2015

Quelle est la quantité de billets en circulation ?

billet et comptes à vue 2015

Et l’explication “fumeuse” de la croissance ! (à oui la fameuse croissance….on est en déflation en Suisse ! ) la BNS veut dire la croissance du bilan ?

circulation billets de banques ch en 2014

 

Si je sais bien lire 66.897 milliards en billets pour 38 milliards d’or, soit une couverture or de 57.71% des billets en circulation.

Mais le propos ne s’arrête pas là car il faut tenir compte des autres « billets » qui physiquement pourraient être réclamés. Les comptes à vue (crédit etc.) et des comptes épargnes qui ne figurent pas dans le tableau précédent.

Voici donc le total de ce qui est appelé masse monétaire M3….. et sa merveilleuse évolution

agregat monetaire mars 2015

Toutes données peuvent être compulsées ici: annrep_2014_komplett.fr

Si on prend l’extrême, soit 958.546 milliards cela offre une couverture or de 4.02%……..je défaille ! (38.612 milliards en or pour une M3 de 958.546 milliards de CHF)

J’ajoute en plus que la BNS a augmenté son exposition en actions à 18% du bilan soit 100 milliards de CHF en actions, ce qui correspond à 13’000 CHF par habitant (pas par contribuable!)

reserves de devises et titres en CHF BNS

On comprend pourquoi certains titres n’arrêtent pas de monter…

Zerohedge l’a bien mentionné, la BNS possède plus de 1.1 milliards de USD dans Apple (entre autres)

Vous trouverez les détails ici: http://www.zerohedge.com/news/2015-05-07/guess-who-owns-11-billion-apple-stock

Soit vous pensez que les banques centrales ont tout pouvoir (et achetez les titres qu’elles achètent, soit vous pensez que cela ne peut aller à l’infini)

 

C’est l’histoire d’un type qui se demande combien font 2+2.

Il demande à son médecin à l’occasion. Ce dernier répond: « Je pense connaître la réponse, mais il va falloir que je demande l’avis de mes confrères ».

Notre homme se tourne alors vers un mathématicien et lui pose la même question. Le savant lui répond 3,9 périodique.

La réponse ne le satisfait pas. En désespoir de cause, il contacte un économiste et un comptable. Combien font 2+2 ?

L’économiste: « D’après mes tables environ 4, mais je vous dirai dans quelques temps pourquoi la réponse que je vous fournis est fausse. »

Le comptable: « Dîtes moi combien vous voudriez que ça fasse ! »

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Si la BNS m’était “comptée” épisode no 2

En ce 1er mai,  fête du travail, je me permets de faire une mise à jour du bilan de la BNS suite à sa dernière publication.

La-BNS-a-subi-une-perte-de-30-mill

Voilà un nouveau terme pour abyssales: Des perte BNSques !
Hier notre chère banque centrale suisse a annoncé une perte de 30 milliards de CHF (perte comptable qu’elle dit ! Ce qui n’est pas significatif, paraît-il, car sur une partie de l’exercice 2015 uniquement)
Bruno Bertez et votre serviteur l’ont d’ailleurs aussi relevé: Le BNS est un hedge funds !
http://blog.crottaz-finance.ch/?tag=bns
http://brunobertez.com/2015/04/30/la-banque-nationale-suisse-comme-un-hedge-fund/

Passons en revue le bilan:

 

bns bilan Q1-2015 biss Lire la suite