Les robots ont pris le pouvoir sur le #SP500

Pour faire suite à mon article “les robots dirigent le trading“, je me permets encore une fois de revenir sur le sujet.

Pendant que vous dormez, il se passe de drôles de choses…

Une étude et un avis de JPM montrent que 90% de l’activité d’achats / ventes des titres est générée par du trading systématique.

Une recherche complémentaire confirme qu’approximativement 100% du rendement se passe durant la nuit, alors que la session journalière n’engendre quasiment rien !

La même statistique de volume indique que seulement 2% du volume de trading est généré des petits investisseurs (home trading) et que finalement c’est le momentum (tendance) qui capture la plupart des gains.

Le message est clair : La grande partie des changements de prix des actions est le résultat du trading des algorithmes à haute fréquence et une petite partie est le fait des fondamentaux économiques….

Comme vous le savez certainement, l’indice SP500 est formé – comme son nom l’indique – de 500 titres de “grandes sociétés”. C’est un indice pondéré en fonction de la capitalisation des titres qui le composent.

Cinq sociétés – Microsoft, Apple, Amazon, Facebook and Alphabet (Google) – comptent pour 20.29% de l’indice au 28 mai (la pondération 5 des titres énorme comme déjà indiqué dans l’article https://www.crottaz-finance.ch/blog/vendez-le-sp500-et-allez-sur-les-mines-dor-maintenant/ ).

Toutes les pondérations des titres du SP500 peuvent être trouvées ici :
https://www.slickcharts.com/sp500

Un autre indice peu connu, l’indice “value line geometric“contient environ 1700 sociétés. C’est un indice qui est “équipondéré” et qui utilise une moyenne géométrique (les titres affichent la même pondération (poids)).

Explication : https://fr.wikipedia.org/wiki/Value_Line_Composite_Index

Pour mémoire, le phénomène de hausse du SP500 est aggravé par l’indexation passive (voir mon article gestion passive, gestion soumise). Pour répliquer le SP500, il faut acheter plus (+) d’actions qui pèsent le plus (+) dans l’indice, ce qui les fait monter encore plus (+).

Ceci n’arrive pas dans l’indice “value line geometric” dont voici l’évolution comparée à celle du SP500.

Les machines et les humains n’ont certainement pas la même psychologie, sauf si les robots sont programmés par des humains eux-mêmes. Un jour peut-être que les machines décideront seules !

bon week-end et Hasta la vista Baby

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Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Canada : Ventes à découvert, la fronde s’organise

Depuis des années le secteur minier voit le cours des actions d’exploration et de développement se faire plomber régulièrement alors que le cours du sous jacent (l’or) monte. Cette chute entraine inexorablement les titres vers leurs plus bas alors que les ressources s’améliorent. Ce phénomène (et je m’en doutais fortement) semble être expliqué par les algorithmes qui vendent à découvert les actions des sociétés.

Hier, je suis tombé sur un article des plus intéressants qui montre que désormais le secteur veut que les régulateurs remettent en place les règles qui avaient cours en 2012 : https://www.newsfilecorp.com/release/49806/Junior-Mining-Sector-Responds-to-Predatory-Short-Selling-Launches-Save-Canadian-Mining

Voici une traduction internet du site : https://savecanadianmining.com

En 2012, l’OCRCVM et les ACVM ont supprimé une règle de négociation connue sous le nom de «test de tick», qui limitait la vente à découvert à la neutralité ou la vente à des variations de prix positives au moment de la vente. Ces modifications ont été appliquées non seulement au lieu principal d’inscription à la cote de la Bourse de croissance TSX, mais également à toutes les plates-formes de négociation canadiennes, il y en a 14 aujourd’hui, ce qui réduit la capacité de la Bourse de croissance TSX d’effectuer tout changement. Depuis la suppression du test de tick, les marchés canadiens ont évolué et il existe maintenant une dynamique dans laquelle les activités de vente à découvert, de trading à haute fréquence et d’algorithmes exploitent l’absence de test de tick, au détriment des marchés émergents du Canada. Nous demandons aux ACVM et à l’OCRCVM d’évaluer la possibilité de réinstaurer le test des tiques. Save Canadian Mining est un mouvement visant à ramener les règles du marché à la norme juste et transparente qui a permis d’assurer la prospérité pendant plus de 142 ans. Ensemble, nous pouvons sauver le secteur minier canadien.

Dans le conseil d’administration, siègent Terry le CEO de Chilean Metals et le très connu Eric Sprott : https://en.wikipedia.org/wiki/Eric_Sprott

Il semble que ce groupe a très prochainement rendez-vous avec les régulateurs et si ces derniers font correctement leur travail, il verra que leur décision en 2012 n’a pas aidé le secteur minier.

En conclusion, un “short squeeze” pourrait apparaître sur le marché des minières canadiennes

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