Les marchés des actions en dé-corrélation

Les marchés des actions sont (à mon humble avis) complètement dé-corrélés de la réalité économique.

Les dernières nouvelles sur le front économique sont affreuses.

La production industrielle allemande s’écroule à un niveau historique en mars. La production totale (manufacturing , Energy and Construction) s’est effondrée de 9.2% par rapport à février et de 11,6% en comparaison annuelle.

Les Commandes d’usines allemande ont – elles aussi – chuté.

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Il y a encore beaucoup de place pour la baisse des marchés actions

Il y a encore beaucoup de place pour la baisse des marchés actions

On me demande mon avis sur l’évolution prochaine des marchés suite à une pandémie mondiale. N’étant pas médecin, ni chercheur, je ne peux que constater les faits et essayer d’en tirer des conclusions (plus ou moins justes ou fausses) sur les implications financières du Covid19.

Les faits sont la mise en quarantaine (de 14 jours en général alors que quarantaine veut dire 40 !) de millions de personnes, de villes et que soit 1) les gouvernements sur-réagissent ou 2) sous-réagissent. Je pense que c’est le deuxième cas de figure qui a lieu, pourquoi ?

Parce qu’on nous dit qu’il y a quelques cas en Suisse par exemple (on parle de 8, mais que soudainement : On interdit les manifestations de plus de 1’000 personnes, on va jouer les matches de hockey à huis clos et que la journée de football de première division est tout bonnement annulée ! Le salon de l’automobile est annulé et cela va engendrer des pertes colossales. Ce n’est rien à côté des pertes que vont subir les marchés financiers et surtout les caisses de pensions et accessoirement la BNS !

Les marchés financiers sont donc en phase de petite correction, car comme vous le voyez plus bas, ils étaient en véritable lévitation.

Le Dow Jones sur une année est en légère baisse
Le Dow Jones sur 20 ans est en très forte hausse

Dernièrement, certains avaient tiré la sonnette d’alarme sur la sur-valorisation des actions (dont mon article : https://www.crottaz-finance.ch/blog/short-squeeze-et-tous-aux-abris/ qui mentionne un autre article de ce début d’année : https://www.crottaz-finance.ch/blog/vendez-le-sp500-et-allez-sur-les-mines-dor-maintenant/ ). Désormais, il semble que cela soit parti.

Concernant les métaux précieux, je continue de penser que l’or reste et restera une valeur refuge (même si une correction passagère peut survenir à cause de vente de margin call ou autre). Le cours de l’or semble très bien se tenir. L’argent quant à lui, étant beaucoup plus industriel subit quand même un peu de pression vendeuse.

L’or sur un mois
L’argent sur un mois

Concernant les actions minières, elles sont encore sous-valorisées, mais il se peut qu’elles corrigent aussi à cause de vente en appel de marge” ou de panique (on vend tout sans réflexion). A mon humble avis, elles corrigeront moins ou peu et seront un endroit où les entrées de fonds seront dirigées prochainement surtout si l’or continue sa hausse. Je ne suis pas trop inquiet sur ce secteur.

Concernant les actions dites “standards”, il peut y avoir une énorme correction car les p/e étaient déjà élevés et si la croissance chute, les p/e seront toujours élevés. Une anecdote : Après les grandes corrections, les titres boursiers affichent des p/e de 2 (2 fois les bénéfices) avec des gros dividendes, mais personnes n’en veut.

Les personnes qui pensent que les banquent centrales peuvent tout sauver se trompent grandement, car le flux vendeur peut être gigantesque.

L’élément le plus dramatique à mon avis c’est la dette !!

Avec le ratio dettes/ PIB on sait déjà que les Etats sont fortement endettés et un ralentissement, s’il perdure, va laisser d’énormes traces sur le PIB. La dette (qui est incompressible d’un claquement de doigts) aura un poids plus grand pour un PIB en baisse……moralité le ratio dettes/PIB va s’envoler.

En cas de baisse de 10% du PIB…..la dette de la France passe à 111%.

Un résumé, il peut y avoir un rebond des marchés, mais si rien ne change vraiment ce sera un occasion de vendre les actions standards car la baisse va s’installer durablement. Quant aux minières, ce secteur ne me semble pas devoir subir une énorme correction, toujours à mon humble avis (restons humble toujours face aux marchés).

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Short squeeze et tous aux abris ?

Short squeeze et tous aux abris ?

Il y a quelques jours, je vous ai proposé de vendre le SP500. Je continue de le prôner surtout que – désormais – le coronavirus est entré dans la danse et va faire ralentir l’économie mondiale de manière forte. D’après Goldman Sachs, Morgan Stanley et consorts, un ralentissement mondial de l’ordre de 0,4% va se faire sentir. Votre humble serviteur pense qu’il sera bien plus élevé : https://www.cnbc.com/2020/01/31/goldman-sachs-coronavirus-to-weigh-on-us-economic-growth-this-quarter.html et https://www.reuters.com/article/us-china-health-economy-morgan-stanley/morgan-stanley-warns-coronavirus-could-drag-on-global-chinese-gdp-growth-idUSKBN1ZS27P

Je me permets aussi de relativiser la croissance chinoise et le mythe que la Chine va sauver le monde avec sa croissance. Le PIB chinois est en baisse constante depuis bientôt 10 ans.

La semaine passée un événement s’est produit. La capitalisation boursière de Tesla a explosé suite a de bons résultats (d’après certains analystes alors que d’autres pensent que les comptes sont arrangés et les promesses de ventes exagérées). Cette hausse est surtout le résultat d’un “short squeeze” (liquidation forcée des positions à découvert) car Tesla, Apple et Microsoft sont les titres les plus vendus à découvert en janvier 2020 : https://money.usnews.com/investing/stock-market-news/articles/most-shorted-stocks. On ne peut que constater ce que cela a généré sur leurs cours et les pertes (1.5 milliards de USD) par les shorts : https://www.cnbc.com/2020/01/30/tesla-shorts-lose-more-than-1-billion-as-stock-surges-on-earnings.html

Je me suis intéressé aussi au SP500 et au poids des plus grandes sociétés de l’indice.

A ce jour, les 5 plus grandes sociétés du SP500 affichent un poids jamais vu de 17.5% de l’indice (les 5 sont des “technologiques”) et 28% pour les 10 plus grandes. Leurs hausses ont entraîné l’indice à la hausse.

Au sujet du SP500, que s’est -il passé avant le correction et quelle a été la durée de la hausse ?

Et surtout ce qui m’inquiète, c’est la valorisation des actions de l’indice.

Depuis 10 ans les actions (SP500) ont battu à plate couture les autres investissements.

En conséquence, il me semble que la hausse du SP500 est terminée pour un moment. Only time will tell

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Résultats 2018 de la BNS, les comptes d’apothicaire

La BNS a publié hier une estimation son résultat annuel 2018 et a annoncé une probable perte de 15 milliards de CHF.

voici l’article : https://www.20min.ch/ro/economie/news/story/Quinze-milliards-de-pertes-pour-la-BNS-31864819

Ce qui me marque, c’est le phrasé (formulation) dans l’article, car il est mentionné :

” Le stock d’or de la BNS, qui représente environ 5% du bilan de la banque centrale, a pour sa part accusé une moins-value de 300 millions de francs, ressort-il du communiqué diffusé mercredi par la banque centrale dans sa traditionnelle première estimation de résultat annuel. Quant aux positions en francs, elles ont dégagé un bénéfice de 2 milliards, à la faveur notamment des taux d’intérêts négatifs appliqués aux avoirs à vue des banques commerciales auprès de l’institut d’émission.”

Je me permets de faire quelques petits calculs:

  • 2 milliards de profit grâce à des taux d’intérêts négatifs (rappel : on paie pour mettre son argent à la BNS (en sécurité paraît-il) et ceci impact aussi les caisses de pensions, donc nos retraites….
  • La perte attendue est de 15 milliards, mais il y a ces fameux 2 milliards de profit. On peut donc légitimement en déduire que la BNS a perdu environ 17 milliards sur les positions en devises, actions et or (0,3 milliard pour l’or)
  • Les 0,3 milliard de “perte non réalisée” sur l’or, ne représente que 1.75% du total des pertes (17 milliards) pour une exposition de 5% du bilan.
  • La perte totale de 15 milliards sur le bilan de 800 milliards donne une “performance” négative (méformance) de -1,875%, dont l’or est responsable de 0,0375%, le CHF (taux négatifs) responsable de +0,25% et le reste (devises, actions, obligations = -16,7 milliards) pour -2,087%

A trop vouloir décrédibiliser la position or, cela devient assez ridicule.

Voici quelques graphiques intéressants tirés de zerohedge

La taille de la position en actions

Les positions détaillées en actions US

Les bénéfices / pertes historiques (depuis que le bilan a augmenté on remarque bien évidemment de plus grandes fluctuations (en milliards))

et l’évolution du cours de l’action de la BNS

 

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On va saigner

Cet article n’arrive pas comme la grêle après la vendange.

On va saigner, dans un avion ou sur le pont d’un bateau, on va saigner à se brûler la peau

La baisse d’hier sur les marché n’est, à mon humble avis, que le début de la forte correction qui s’annonce.

Pourquoi ?

Parce que depuis bien longtemps, je vous écris que les dettes sont trop lourdes que tout le système est basé sur le crédit.

Les gens achètent sans discernement.

des Bitcoins à crédit, des actions à crédit et j’en passe.

la preuve: http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2018/02/05/32001-20180205ARTFIG00277-bitcoins-l-interdiction-d-achat-a-credit-decidee-par-les-banques-arrive-en-europe.php

et le pire de tout, c’est le levier sur le SP500:

Ce graphique résume tout. C’EST PIRE QU’EN 2008 !

En rouge, c’est la “balance” négative des investisseurs.

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Le cours de l’uranium pourrait monter de façon importante

En novembre dernier, je vous avais écrit un billet sur le bouillonnant uranium: http://www.crottaz-finance.ch/blog/luranium-bouillonne/

Depuis cette date d’autres mines ont réduit leurs productions et environ 15-20% de la production mondiale s’est arrêtée. A ce que j’ai pu lire, il faudrait que le cours remonte vers 50 USD la livre pour que ces mines soient remises en fonction.

Voici donc une petite mise à jour.

Pour mémoire le cours de l’uranium sur une longue période:

Nous sommes donc vers un bas et le dernier rebond du prix n’est peut-être qu’un début. Nous sommes dans un cycle de croissance de la demande.

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ET la BNS persiste et signe (son arrêt de mort ?)

La BNS continue d’essayer d’affaiblir le CHF. La BNS continue de vendre du franc suisse pour acheter probablement des euros et du dollar.

http://www.tdg.ch/economie/bns-intervenue-marches-stabiliser/story/11982547

Tout est résumé dans la vidéo par le journaliste:

La BNS a perdu – à mon avis – toute sa crédibilité.

et comme je vous l’avais déjà fait remarquer, la BNS détient 100 milliards de francs suisses en actions diverses et variées (notamment américaines).

http://www.rts.ch/info/economie/6901175-apple-exxon-l-industrie-d-armement-la-bns-investit-des-milliards-aux-usa.html

http://www.rts.ch/info/economie/6900778-la-bns-privilegierait-le-gaz-de-schiste-aux-energies-renouvelable.html

Reste juste à connaître le montant des ventes de francs suisse et la taille du bilan scandaleusement dangereux de notre banque nationale.

Ici tous mes articles sur la BNS: http://blog.crottaz-finance.ch/tag/bns/

 

Pour conclure ce billet, je vous propose un scénario pour affaiblir le franc suisse:

Il était une fois une grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf.

A ces fins elle commence à manger, manger, manger jusqu’à ingurgiter tellement d’euros et de dollars qu’elle n’a plus aucune marge de manoeuvre.

Soudainement, les actifs qu’elle a emmagasinés commencent à chuter fortement. Lourdement au point de faire une perte abyssale de (allez mettons un chiffre abyssal) de 250 milliards de francs suisses.

Qui va venir à l’aide de cette grenouille pour un montant pareil ?

La Confédération !

Pour mémoire l’endettement de la Suisse (Cantons et Confédération) est d’environ 38% (mettons 40% par simplification) et le PIB Suisse est d’environ 650 milliards de CHF (par simplification aussi et comme on l’a vu en Grèce le PIB peut aussi s’écrouler!)

Si la Confédération lance des emprunts pour 250 milliards pour renflouer la BNS, il s’agira d’environ 40% d’endettement en plus pour le pays.

Le tour sera donc joué. Le suisse sera endetté à la même hauteur que ses voisins européens à 80%

 

Le but dans notre monde actuel n’étant pas d’être le meilleur, mais le moins mauvais  ou comme les autres !

 

 

 

 

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LA BNS fait un bénéfice de 11 milliards (mais n’a pas vendu un seul EURO)

Ce matin la BNS annonce avoir réalisé un bénéfice de 11 milliards de CHF !

mazette, génial !

regardons de plus près

http://www.rts.ch/info/economie/4863329-la-bns-a-degage-un-benefice-de-11-2-milliards-au-1er-trimestre.html

Je cite RTS info

“Appréciation du dollar et de l’euro

Les positions en monnaies étrangères ont pour leur part dégagé un gain de 11,16 milliards de francs, à comparer à une perte de 2,59 milliards un an plus tôt. Le résultat des positions en monnaies étrangères a été généré principalement par des gains de change à hauteur de 5,2 milliards et des plus-values sur les actions de 4,9 milliards, précise la BNS.”

Le cours de l’euro était au 31.12.2012 de 1.2074 contre 1.2166 fin mars 2013. soit une appréciation de 0.76% (je n’ai pas les cours qu’utilise la BNS mais cette dernière parle de gain de 0.9%).

Etant donné l’énorme position en devise euro (175 milliards d’euros soit 175’000 mios d’euros ou 175’000’000’000’000 CHF) cela revient à un gain de 1.575 milliards (gain non réalisé je précise)

On voit donc qu’une variation de 0.9% sur la position euros engendre 1.575 milliards de CHF de gain.

Pour mémoire les divers mouvements de l’EUR/CHF

euro chf bns 30.04.2013

Ce que je constate c’est que la BNS n’a pas l’intention de vendre ses euros (elle aurait pu le faire bien plus haut que le cours d’aujourd’hui et réduire sa position au cas où soudainement, dans un accès de faiblesse, l’euro chute à nouveau et qu’il faille en accumuler pour défendre le plancher de 1.20.

 

POURQUOI LA BNS NE VEND-ELLE PAS LES EUROS QUAND ELLE GAGNE ? Au risque de passer pour un adepte de la théorie du complot (je rappelle que le rôle de la BNS est de maintenir la stabilité des prix), je pense que – derrière cette détention complètement folle d’euros – se cache une volonté autre (adhésion future à l’UE ?)

On peut ainsi constater que la position euro n’a pas varié (ou si peu) sur le dernier trimestre

bns devises fin marrs 2013

On constate aussi que la part des actons en pourcent a passé de 9% à 15% !

reserves devises bns au 30-3-2013

 

 

En tous les cas, si la BNS se trouve mal prise parce prochainement l’euro s’effondre ou que les actions s’effondrent, il faudra qu’elle rende des comptes au peuple.

D’ailleurs l’initiative “sauver l’or de la Suisse” (si elle passe), va museler la BNS dans son champ d’actions démesuré.

C’est pour cela que la BNS demande (bien évidemment) de rejeter cette initiative. Le peuple décidera.

 

 

 

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Pourquoi les actions montent ? Parce que les banques centrales en achètent !

Dans mes prévisions 2012, je vous avais pronostiqué:

Actions:

Sélectivité dans le choix des actions (vous voyez je ne dis pas de rester l’écart comme l’année écoulée) et dans les secteurs.

Contre toute attente, je ne vois pas l’année 2012 comme celle de la fin du monde, ni celle de la mort des économies mondiales (le chant du cygne, peut-être).

Les marchés seront volatils, mais termineront l’année dans le vert ou étale (je dois bien être le seul qui voit ça !), mais pas dans le rouge.

Je privilégie les actions métaux et particulièrement les minières qui ont un retard colossal. Je privilégie les titre dans l’uranium, à part la triste réalité de Fukushima, rien n’a changé bien au contraire. Il existe des fonds dans les métaux et terres rares, je recommande cette idée d’investissement”

 

 

Pourquoi anticipais-je que les actions allaient monter ? Parce que je pensais que le sentiment négatif avait envahi le marché et qu’il était difficile d’être plus pessimiste que le niveau atteint. La majorité de ce que je lisais annonçait la fin du monde (là il reste encore quelques mois), la faillite de la Grèce (c’était déjà intégré), la fin de l’Euro (pas encore cette année) etc.

Il y a, par contre, un élément que je n’avais pas imaginé. LES BANQUES CENTRALES QUI ACHETENT DES ACTIONS ! Oui vous avez bien lu. Les banques centrales regorgent de liquidité (totalement artificielles, je vous le concède), de devises et d’obligations. Désormais, il faudra compter sur des actions (diversification ?)

Israel to Begin Investing Reserves in U.S Equities Today

Et la BNS qui possède 9% d’actions dans les réserves de devises et titres en francs (fin 2011) (cela m’avait échappé)

On peut désormais imaginer que les banques centrales du monde entier se mettent à chercher des alternatives de placements (liquides) pour y investir tout le cash qu’elles ont créé et les actions semblent être l’objectif.

 

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Les actions, l’or, le pétrole ou les obligations pour le long terme ?

Barry Ritholtz produit un graphique qui compare l’évolution (en USD) des divers investissement sur 40 ans.

N’est pas  “performer” qui veut !

Les actions ont été battues, non seulement par l’or, mais par les obligations,,,,,

NB: au sujet de l’inflation…pour autant que ce soit la vraie et non une inflation trafiquée par les autorités….

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Les actions ne protègent pas de l’inflation

Contrairement à une idée reçue, les actions (indices) ne protègent pas de l’inflation.

Je vous joins un tableau  sur le marché américain qui le démontre bien.

inflation-et-les-actions

Petite explication: Vous observez les colonnes avec (0) qui signifient le niveau de départ de l’inflation (CPI) et de l’indice Standard and Poors. Les colonnes avec un (f) signifient la fin de la période d’observation.

La dernière colonne est celle de l’évolution du Standard and Poor’s en termes réels sur la période.

Si vous anticipez de l’inflation, le seul moyen de se protéger sont les matières premières.

L’article concernant les matières premières en sortie de crise prend ainsi tout son sens.

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