S&P 500, des signaux inquiétants

Comme vous le savez, j’adore les graphiques, car ceux-ci sont souvent assez parlants.

Le marché américain bat records sur records et la volatilité reste au plus bas. Toujours pas d’inquiétude ! Par contre une légère divergence car le VIX fait des bas plus hauts alors que le S&P 500 continue son envolée.

Graphique 2 : Nouveau record concernant la taille des positions faisant le pari d’une baisse de la volatilité sur le SP500

Graphique 3 : L’indicateur qui me fait le plus “soucis” pour le marché américain est le ratio PUT/CALL. Ce dernier est au plus bas.

Graphique 4 : Il faut aussi tenir compte de l’emprunt pour financer les achat des actions et là surprise ! Les achats sur marge baissent, ce qui est plutôt positif pour le marché. Le “deleveraging” est en cours

Graphique 5 : 95% des sociétés ont reporté des bénéfices en baisse (GAAP) de 6% cette dernière année. c’est la plus grande baisse depuis le T4 de 2015.


En conclusion, nous ne sommes pas à l’abri d’une correction comme celle de fin 2018 voire plus importante.

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2 réflexions au sujet de « S&P 500, des signaux inquiétants »

  • 24 novembre 2019 à 21 h 47 min
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    Bonjour Olivier.
    J’ai vu vendredi soir sur zerohedge que les gros investisseurs lâchaient les actions, et, obligations pour les métaux précieux !

  • 25 novembre 2019 à 0 h 43 min
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    Le soutient est artificiel. Le trend généralisé sur le marché libre est à la baisse. Les banques centrales interviennent et soutiennent les cours en achetant des titres ou des futures, pour faire passer la pluie (baisse des affaires) pour du beau temps (marché captif). Plus facile à faire lorsqu’on a la planche a billet (infinie) que lorsque l’on dispose seulement d’épargne (finie).
    Ce petit jeu va faire long feu. Voici pourquoi : l’épargnant craint le prélèvement sur son capital opéré par sa banque en faveur de celle-ci. Prélèvement privé supérieur à l’impôt sur la fortune. Tel un troupeau poursuivi par un chien, l’investisseur privé fuit vers des placements à faible rendement (mieux vaut un faible rendement qu’un prélèvement), ce qui a poussé les bourses à des niveaux anormalement élevés (anormalement parce que, sur le marché libre, il n’y a pas de relation entre la hausse et l’évolution de la marche des affaires). Ce n’est donc pas la marche des affaires des sociétés (à la baisse) qui suscitent la hausse du marché captif, mais le différentiel de rendement provoqué par les banques centrales. Le mouvement s’inversera lorsque le marché préférera matérialiser la baisse de la marche des affaires (marché libre) plutôt que matérialiser le différentiel de rendement (marché captif). Ou du moins lorsque l’investisseur privé réalisera que le cours artificiel risque de l’entraîner vers un risque de perte 10 fois plus élevé que le prélèvement qu’il cherche à fuir. N’oublions pas qu’avec le bouclier fiscal qui plafonne la somme des impôts sur la fortune et sur le revenu, chaque franc gagné en plus va intégralement dans les poches du fisc. Lorsque le public aura assimilé cela, il cherchera les titres sans rendement mais avec plus-value, celle-ci n’étant pas imposée. Or, la valeur d’un tel titre n’est pas fonction d’un différentiel de rendement, mais fonction de la capacité de croissance (qui ne cesse de baisser). Et là c’est bien la marche des affaires qui détermine la valeur (sur le marché libre). L’intervention des banques centrales sur ces valeurs feront que ces banques centrales se retrouveront actionnaires déterminant du marché officiel (qui est de ce fait captif), ce qui les exposera à précipiter leurs réserves dans le rouge au moment de la chute. On a un peu trop vite oublié que la Banque centrale suisse à dû emprunter à la FED lors de la dernière crise. Et là, il n’est pas dit que Londres et Washington y consentiront encore une fois. La chance est trop belle de déglinguer ce petit concurrent arrogant (la Suisse), qui vient de faire un pied de nez à une Europe lorsque celle-ci a voulu interdire aux sociétés suisses l’accès au marché européen. Le marché libre ne vas pas tarder à se rendre compte que le niveau excessif des cours où l’a conduit les banques centrales comporte un risque de perte bien supérieur au prélèvemen t à taux négatif. Et là, la solution, c’est soit de retirer l’argent en cash pour le mettre au coffre comme le propose M. Danthine (le cash n’est pas impacté par l’émission de monnaie scripturale dont il ne constitue qu’une minuscule partie et il protège en outre contre la faillite de la banque dépositaire), ou encore en or. Les deux solutions peuvent faire l’objet d’entraves administratives…

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