Short squeeze et tous aux abris ?

Il y a quelques jours, je vous ai proposé de vendre le SP500. Je continue de le prôner surtout que – désormais – le coronavirus est entré dans la danse et va faire ralentir l’économie mondiale de manière forte. D’après Goldman Sachs, Morgan Stanley et consorts, un ralentissement mondial de l’ordre de 0,4% va se faire sentir. Votre humble serviteur pense qu’il sera bien plus élevé : https://www.cnbc.com/2020/01/31/goldman-sachs-coronavirus-to-weigh-on-us-economic-growth-this-quarter.html et https://www.reuters.com/article/us-china-health-economy-morgan-stanley/morgan-stanley-warns-coronavirus-could-drag-on-global-chinese-gdp-growth-idUSKBN1ZS27P

Je me permets aussi de relativiser la croissance chinoise et le mythe que la Chine va sauver le monde avec sa croissance. Le PIB chinois est en baisse constante depuis bientôt 10 ans.

La semaine passée un événement s’est produit. La capitalisation boursière de Tesla a explosé suite a de bons résultats (d’après certains analystes alors que d’autres pensent que les comptes sont arrangés et les promesses de ventes exagérées). Cette hausse est surtout le résultat d’un “short squeeze” (liquidation forcée des positions à découvert) car Tesla, Apple et Microsoft sont les titres les plus vendus à découvert en janvier 2020 : https://money.usnews.com/investing/stock-market-news/articles/most-shorted-stocks. On ne peut que constater ce que cela a généré sur leurs cours et les pertes (1.5 milliards de USD) par les shorts : https://www.cnbc.com/2020/01/30/tesla-shorts-lose-more-than-1-billion-as-stock-surges-on-earnings.html

Je me suis intéressé aussi au SP500 et au poids des plus grandes sociétés de l’indice.

A ce jour, les 5 plus grandes sociétés du SP500 affichent un poids jamais vu de 17.5% de l’indice (les 5 sont des “technologiques”) et 28% pour les 10 plus grandes. Leurs hausses ont entraîné l’indice à la hausse.

Au sujet du SP500, que s’est -il passé avant le correction et quelle a été la durée de la hausse ?

Et surtout ce qui m’inquiète, c’est la valorisation des actions de l’indice.

Depuis 10 ans les actions (SP500) ont battu à plate couture les autres investissements.

En conséquence, il me semble que la hausse du SP500 est terminée pour un moment. Only time will tell

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8 réflexions au sujet de « Short squeeze et tous aux abris ? »

  • 2 février 2020 à 20 h 51 min
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    Tesla : mais non ! Ce sont les genevois qui ont passé 180’000 commandes après s’être retrouvés paralysés à la maison, d’un jour à l’autre.

    Bon. Si ces fameuses grosses sociétés se cassent la figure, cela aura des conséquences sur l’indice. Non sur les autres valeurs. Mis à part l’effet mouton. Par contre, les dérivés et tous ceux qui trouvent malin d’y jouer leur paie, vont souffrir. Ce qui, finalement, devrait profiter à des société saines comme IBM, etc.

    Le corona virus se soigne avec un dérivé du sucre contenu dans le glucose pour diabétique. Et puis pour l’instant, il y a 100 fois plus de morts par la grippe. En plus ça a l’air de se transférer plus assidûment en Chine qu’en dehors de Chine (arme biologique ethnique ? on sait qu’un état est-méditerranéen détient des armes de ce type-là). Donc, pas de panique. Si ça tombe, il faut moyenner à la baisse, en augmentant le volume des achats plus la baisse se confirme. Un plongeon n’a jamais duré que quelques semaines.

  • 2 février 2020 à 20 h 57 min
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    Concernant les corrections, on peut en reparler prochainement, car les certitudes en général se terminent mal (voir 2000, 2008)
    Au sujet du coronavirus, avec du sucre dites-vous ? merci de citer votre source.
    La mienne est plutôt des médicaments contre le HIV qui aideraient : https://www.reuters.com/article/uk-china-health-thailand-idUKKBN1ZW0GO

    et quant aux décès ce n’est pas le nombre qu’il faut voir, mais la contagion et le taux de mortalité

  • 3 février 2020 à 9 h 13 min
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    Bonjour, ce jour Pékin décide d’injecter 153 (ou 6 ?) milliard d’EUR dans l’économie pour compenser les pertes dues au coronavirus à court et moyen terme. Ce montant me semble disproportionné par rapport à la situation de pertes des entreprises locales même dans le plus grand atelier du monde. Au pays de la sombre transparence et où en 10 jours top chrono on est capable de sortir d’un terrain vague un hôpital pouvant traiter 1’000 infectés, matos et personnel inclus, on peut se poser la question si les autorités ne profitent de l’effet du ‘virus’ pour injecter (imprimer) le gros de ces fonds pour ‘colmater d’autres ‘brêches’ moins avouables. L’arbre qui cache la forêt.

    Comme d’habitude depuis le temps, il ne faut pas croire les chiffres des autorités de Pékin du nombre d’infectés et de décès (on ne se refait pas), plutôt multiplier directement par par 5 ou 10 pour s’approcher de la vérité.

    En principe, une épidémie de grippe s’étend sur une période de 3 mois en période hivernale. Sinon ce ne serait pas une grippe (ou un virus de la même famille). Entre temps, naturellement l’on ne pourra que regretter les décès. Je pense que ce paramètre doit également être pris en compte dans les prédilections du monde de la finance.

    A moins que je me trompe,

  • 3 février 2020 à 10 h 34 min
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    Sur le fondamentaux 100% d’accord mais que valent t-ils face aux banques centrales ? Si la FED (qui a déjà dans les fait commencé le QE4) commence a activement acheter le S&P (comme le fait la BOJ) quel est le “bon” P/E ?

  • 3 février 2020 à 16 h 05 min
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    Oui aussi d’accord sur le fond cependant notre époque ne fonctionne plus du tout de cette manière !
    En 2008, les shorts ont pu mettre (provisoirement) fin à la mascarade bancaire. Ce ne sera pas le cas cette fois-ci ! D’autant plus qu’aucune banque centrale ne relèvera ses taux d’intérêts comme cela avait été le cas entre 2004 et 2007 avec les conséquences qu’on a pu voir. D’autant plus que la configuration actuelle est bien plus exposée aux crédits, à la dette, qu’en 2004 !
    Les investisseurs (ou joueurs) qui parient contre (donc avec des shorts) les actions du S&P, du DOW ou tout autre place financière de grande importance, vont systématiquement perdre !
    En effet, ils se retrouvent à parier contre un investisseur qui lui, contrairement à une banque, possède un porte-monnaie quasi ILLIMITÉ : se sont les Banques Centrales ! (Oui quasi ILLIMITÉ contrairement à ce que beaucoup ne pense pas possible, car cela peut durer encore 1 à 2 décennies, voir bien plus à mon avis)
    Les Banques Centrales sont à l’heure actuelle, « grâce » à leur impression à tout va et à leur achat massif d’actions sur les principales places financières, les principaux actionnaires du S&P, du DOW, … etc. Afin de protéger leurs investissements colossaux, ils leur suffisent de maintenir les cours des indices par le truchement d’impression de billets supplémentaires et donc de nouveaux achats et de ce fait, ruiner systématiquement les shorts privés, et quels que soient les montants en jeu !
    Les banques encaissent les primes des shorts de manière pratiquement « gratuite » grâce à la complicité des Banques Centrales. Et les Banques Centrales protègent ainsi leurs investissements dans le marché !
    Deux questions : Lequel de ces deux acteurs (Banque ou Banque Centrale) a un intérêt à ce que cela s’arrête ? Et l’autre question : hormis les Banques et les Banques Centrales, qui pourraient stopper cela ?
    Pour ma part, question une : aucun.
    Question deux : tout le monde, c’est-à-dire le peuple (je mets les politiciens logiquement dans le même lot) … mais personne ne le fera car le 99.999% des gens ne comprennent tout simplement pas ce qu’il se passe. Les gens en ont rien à faire des impressions de billet par les BC, du Brexit, de la paupérisation de certain pays, des taux d’intérêts négatifs (ils en sont même très contents car ils doivent moins d’argent à la banque), … etc. Les gens voient leur salaire à la fin du mois (qui ne cesse d’augmenter à leurs yeux – merci francs fort & tourisme d’achat) mais sont incapables de voir que leur pouvoir d’achat baisse d’année en année. Ils font leurs achats sur Amazon & Alibaba, ne veulent pas qu’on touche à leurs petits weekends à Dubai, Barcelone ou Venise (histoire de contempler le fruit de leurs actions sur la noyade programmée de la ville), à leurs vacances en Thaïlande ou en Argentine, à leurs kiwis australien, leurs tomates du Maroc en février, leurs aller-retour à la Poste du coin pour renvoyer les cartons Zalando, … etc, etc …
    Bref, cette période fera partie des livres d’histoires dans 1 ou 2 siècles et plus encore. Au même titre que la chute de l’Empire Romain ou de l’avènement du national-socialisme d’Hitler. Et les lecteurs se demanderont : Comment n’ont-ils rien vu venir ? C’était pourtant inéluctable !

  • 3 février 2020 à 19 h 44 min
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    @Seb : 100% d’accord. Puisque vous semblez vous intéresser à l’Histoire, je me permet de rajouter une fameuse citation, toujours d’actualité, du Général de Gaulle “Les Français sont des veaux”. Vous pouvez à souhait modifier (voire cumuler) le dit peuple par d’autre(s).

    Keep going,

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