Retraites: la spirale infernale

Si vous suivez mon blog depuis longtemps, vous savez qu’il y a des onglets par thème (à droite) dont un de mes favoris est: Le prévoyance (retraite).

Depuis plusieurs années, je dénonce un système qui ne peut tenir. Il y a de plus en plus de retraités pour moins en moins d’actifs. La prévoyance est une méthode de Ponzi, sauf que dans le cas qui nous occupe, elle est LEGALE !

Pour relire tous les articles sur le sujet: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16

Et le journal “Les Echos”, nous gratifie d’un article à ce sujet: http://lecercle.lesechos.fr/node/33636

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7 réflexions au sujet de « Retraites: la spirale infernale »

  • 1 mars 2011 à 11 h 32 min
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    Tot ou tard,la France, et bien d’autres etats europeens, devront trancher dans les salaires et les retraites, pas seulement des fonctionnaires.La GRECE prefigure ce qui nous attend ! L’Etat aide a couler les caisses du prive en les ponctionnant pour financer les privilegies … des regimes speciaux… et en ayant fait de la croissance avec pas seulement des deficits, mais une sous-evaluation des cotisations et une augmentation non tenable a terme des pensions de retraite, en reportant les problemes sur les generations futures.C’est ca la politique…Le modele social europeen a du plomb dans l’aile…

  • 1 mars 2011 à 12 h 01 min
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    Madoff pense que les finances publiques sont aussi une escroquerie

    Bernard Madoff, auteur d’une des plus grosses arnaques financières de l’histoire, a déclaré dans une interview que les finances publiques américaines relèvent du même type d’escroquerie que celle de son groupe. Il a comparé les institutions du pays à la pyramide qu’il avait lui même mise en place.

    Bernard Madoff dresse un parallèle entre son escroquerie -appelée pyramide de Ponzi- et les finances publiques du pays: “L’Etat tout entier est une chaîne de Ponzi”, dit-il.

    Le système de fraude appelé “pyramide de Ponzi” tient son nom de Charles Ponzi, escroc des années 1920, et se caractérise par un effet boule de neige qui a fini par perdre le gérant de fonds Bernard Madoff qui s’en était inspiré.

    Bernard Madoff consulte régulièrement une psychothérapeute de la prison, et lui a demandé “s’il était un sociopathe”. “Je ne suis pas la personne que tout le monde décrit”, a-t-il assuré au journaliste. “Et je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Je gagnais beaucoup d’argent par ailleurs (avec la partie honnête de ses activités), il ne m’en fallait pas plus”, dit-il.

    “Je n’ai fait qu’accompagner le mouvement”, assure-t-il. “Toutes ces banques et ces fonds auraient dû savoir qu’il y avait des problèmes. Moi, je refusais les questions, je disais: si cela ne vous plait pas, reprenez votre argent”, continue-t-il.

    L’ancien financier de 72 ans a eu plusieurs heures d’entretien téléphonique avec un journaliste de l’hebdomadaire “New York”, qui a sans relâche essayé de le joindre pendant plusieurs semaines et a finalement reçu un soir un appel de la prison Butner (Caroline du nord) lui demandant s’il acceptait “un appel en PCV du détenu Bernard Madoff”.

    “Je suis désolé, mais je n’ai pas beaucoup d’argent sur mon compte” de détenu, s’est excusé le célèbre prisonnier, qui a grugé pendant plusieurs décennies des milliers d’investisseurs à travers le monde, rétribuant les uns avec l’argent des autres sans rien investir, pour un montant hors intérêts estimé à plus de 20 milliards de dollars.

    En comptant les intérêts qui auraient dû être versés, les investisseurs ont perdu jusqu’à 65 milliards de dollars.

    (ats / 01 mars 2011 00:43)

  • 1 mars 2011 à 13 h 33 min
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    M’étant installé à mon compte en 1999, j’ai eu le privilège de me retrouver plongé dans la fiscalité au sens large de la France.Déjà à l’époque, nous étions nombreux à ne pas croire à la soutenabilité de la “répartition” en raison entre autre du problème démographique.Mais il fallait tout de même aborder le problème par les chiffres.Toutes mes tentatives d’obtenir les rapports de gestions de ma caisse de retraites furent vains et au final, j’ai eu le privilège de trouver un administrateur outré par le vol commis sur les générations futures.
    Tout d’abord, il faut bien comprendre que l’essentiel des retraites du privé dépendent des retraites complémentaires dont il n’existe aucune garantie légale étatique (par opposition de la fonction publique dont 80 % de leur retraite est garantie par l’état).
    Le taux de rendement consiste à calculer la durée de pension obtenue pour rembourser les cotisations versées.Il s’agit d’un chiffre dont vous n’entendrez jamais parler et pour cause.Au début de la répartition (comme pour Madoff),début des années 70, 2.5 ans à peine suffisaient à se faire rembourser les cotisations avec un rendement fourni (offert par les cotisations des entrants) de 35%.De 1973 à 1993, le rendement à chuté jusqu’à ….15 % avec un taux de rendement montant jusqu’à 15 ans environ.Après le livre beige de Rocard et la lâcheté de tous les gouvernants qui ont suivi et l’aveuglement idéologique de tous les syndicalistes, il fut évident que le système ne serait plus viable .Plutôt que de diminuer drastiquement les retraites de la génération qui n’a quasiment pas cotisé, ils ont préféré commencé à augmenter les cotisations des générations qui ne toucheront rien.Dorénavant, avec les chiffres de 2006, une estimation à vue de nez me donne 40 ans de taux de rendement avec un rendement de 1.4 % environ (et encore…).Plus malsain encore,normalement, dans un régime par répartition les pensions versées à l’instant t dépendent des cotisations prélevées à l’instant t.En gros, on ne peut donner plus que ce que l’on prend.En fait, depuis 1999, ma caisse de retraite prélève bien plus car il lui faut réaliser des réserves dont le rendement pourrait être susceptible de palier au déséquilibre démographique.D’ou la profonde injustice sur les plus jeunes dont les cotisations versées n’ont aucun rapport avec celles de leurs aînés.Mon oncle qui est dans le même contexte professionnel que moi cotisait presque 20 fois moins en 1979 en “franc constant”.Or, depuis 1999, les rendements financiers ne sont pas terribles; surtout lorsqu’il faut exiger des rendements pour échéance 2013 environ date à laquelle le papy boom véritable se fera sentir.Ainsi, 45% des réserves sont en actions et 50 % à peu prés dans l’immobilier.Si la valeur des réserves en action est facilement déterminable à chaque instant, quelle sera la valeur des biens immobiliers en 2013 lorsque toutes les caisses de retraite complémentaire devront vendre au même moment ?
    Autre chose qui montre bien le cynisme, l’escroquerie de ce système.Le fameux calcul des réserves.Pour arriver à des réserves de 8 années environ, malgré leur connaissance précise de la démographie des cotisants, la caisse maintien le rapport cotisant pensionné identique comme si le nombre de retraité allait augmenter du même nombre de cotisant.Or, la moyenne d’âge dans ma caisse est de 52 ans environ en 2007.
    En tenant compte de la pyramide des âges et pour un rendement financier moyen (en espérant qu’il n’y ait pas de krach ni sur la bourse, ni sur l’immobilier), j’estimais à l’époque que le régime complémentaire , à pension égale et cotisation égale serait en faillite vers 2013,2017.(en fonction de la bourse).Ma génération gronde de plus en plus car nous payons déjà plusieurs mois de salaire pour des prunes à une génération qui ne le mérite pas plus que les autres.
    Lorsque j’entends les sondages donnant Le Pen au deuxième tour et des commentaires affirmant que les français ne supportent plus les injustices, il faut bien faire attention de bien localiser ces injustices incompréhensibles.
    Pire que cela, je me permets de signaler que le montant des régimes spéciaux offert à 3.8 millions de privilégiés (politiques, SNCF, EDF, GDF, hauts fonctionnaires etc….)aura couté à la France 70 milliards d’euro en 2010. Ou sont les banderoles FO, CGT, SUD etc… pour combattre cette injustice.J’ai voulu me battre mais la justice française sera trop longue à se décider .Du coup, je prends la chaloupe et je regarde le bateau coulé.

  • 2 mars 2011 à 3 h 32 min
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    Et on trouve où une chaloupe ?

  • 2 mars 2011 à 9 h 03 min
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    La chaloupe est déjà la prise de conscience que le système est mort et incapable d’assumer une retraite convenable sur le moyen terme.Il s’agit donc d’utiliser tous les moyens légaux pour cotiser le moins possible (facile à dire mais difficile à faire).Puis, compte tenu de grand bordel général lorsque cela arrivera et de la transformation radicale de la société française (avec une augmentation inéluctable de la pauvreté très probablement), ne pas engager des investissements dont la rentabilité nécessite un maintien du pouvoir d’achat actuel.(ex acheter des logements locatifs actuels me semblent être un pari sur l’avenir comme l’investissement dans les maisons de retraite).J’ai préféré plutôt investir dans l’isolation de mon logement car la rentabiltié est assuré par l’augmentation des prix de l’énergie.Enfin, l’euro rencontrera des difficultés et j’imagine de grosses fluctuations vis à vis des autres monnaies périphériques.Avoir un compte officiel à l’étranger ne me semble pas être une mauvaise idée.Et enfin, considérant que le monde est devenu (pour combien de temps) un grand village, bien assimiler (et ce n’est pas si facile) qu’il n’est pas improbable que les futurs retraités soient contraints (comme l’écrit le rapport du COR)d’aller passer leur retraite dans des pays à bas côut plus ou moins lointain.

  • 2 mars 2011 à 9 h 18 min
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    D’autres stratégies en fonction de l’âge consistera le moment venu (j’anticipe un krach sur les résidences secondaires lorsque les retraites diminueront) pour ceux qui ne veulent pas quitter la France plus tard d’acheter une maison avec la possibilité d’avoir son potager.A la chute du mur de Berlin, ma femme s’était promené dans un marché russes ou des petites vieilles vendaient des cerises à l’unité.Pouvoir se nourrir quel que soit les conditions de marché peut et pourrait être un gage de salut.La rentabilité ne se trouve pas forcément chez le voisin car en contrôlant ses factures énergétique et alimentaire
    les futurs pauvres retraités que nous serons pourront bien mieux s’en sortir.J’imagine déjà les sourires derrière les écrans mais vous ne pouvez pas vous imaginer le nombre de gens aisés qui ont déjà transformé leur mode de vie de la sorte en vue d’une retraite plus sereine….

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