Que va faire la BNS ?

Le Franc Suisse s’envole:

Contre USD

Contre CAD

Conte Euro

Il semble qu’à nouveau la BNS essaie de contrer cette baisse en achetant encore des euros.

En ce qui me concerne, j’avais anticipé la chute de l’euro.

Je n’aurais par contre jamais imaginé que le franc suisse s’apprécierait si fortement contre les autres monnaies et surtout contre le USD (que je vois toujours remonter prochainement).

Il s’agit d’un mouvement de panique du marché et certainement que les banques centrales de tous pays achètent du bon franc suisse (ou vendent l’euro). Le CHF reste une valeur refuge par excellence et la monnaie d’un pays beaucoup moins endetté que ses voisins directs (la France, etc. sont 2,5x plus endettés que la Suisse)

La BNS semble empruntée , l’USS lui demande d’intervenir (l’euro touche un nouveau plancher – BNS priée d’intervenir) pour contrer cette hausse.

Ces syndicats pensent que la BNS peut faire quelque chose avec ses petits moyens financiers. Que Nenni, elle ne peut pas contrer le monde entier.

Par contre ce qui pourrait arriver est une prise de mesures rapides comme dans les années 70, en imposant des taux d’intérêts négatifs sur les comptes pour les non-résidents !

Dans mon délire je me suis imaginé que:

1) les gens seraient d’accord de payer pour avoir du franc suisse

2) les obligations 0%  (zéro coupon) coteront au dessus du pair… (c’est un petit délire de ma part que de voir un jour une obligation 0% 2012 à 104%)

3) les investisseurs étrangers vont alors investir dans des titres actions suisse en se disant que le dividende leur sera versé en guise rémunération. Cela offrira un soutien aux actions suisses.

4)  un “reverse dividend”, à savoir que l’investisseur devra payer la société pour pouvoir détenir les titres en action…là je pousse un peu le bouchon, je vous l’accorde (autre délire de ma part)

5) la BNS allait vendre son or (1000 tonnes environ) pour acheter des euros…aie aie aie.

Et si de guerre lasse la BNS demandait à la suisse d’adhérer à la Zone Euro, cela lui enlèverait une sacrée épine du pied ?  Tout peux arriver en ce bas monde, mais je n’y crois pas un seul instant.

Citation: La qualité tiendra longtemps après que le coût ait été oublié. Henri Royce

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9 réflexions au sujet de « Que va faire la BNS ? »

  • 1 juillet 2010 à 16 h 47 min
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    Bonjour, je viens d’écrire un email à un bancaire dans votre Canton sur le même sujet !
    Et bien, délire pour délire.

    La BNS se préoccupe d’abord de la stabilité des prix dans le Pays et elle doit lutter contre un risque réel de deflation (importée) ; d’acheter encore des values “faibles” n’a à présent plus de sens et engendre de gros risques de pertes même en se protégeant.

    Pourquoi alors ne pas augmenter la masse monétaire ? p.ex. en mettant en compte à taux zéro pour 5 ou 10 ans à chaque citoyen suisse résident CHF 1 Mio.
    Pas mal de problèmes internes seraient réglés d’un jour à l’autre : èpargne augmenté, dépense/consommation augmentée, investissements accrus, ……

    Le meilleur des mondes !

  • 1 juillet 2010 à 16 h 57 min
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    là c’est pas du délire c’est de l’utopie !!

  • 1 juillet 2010 à 17 h 18 min
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    C’est peut-être un peu exagéré, mais après on pourrait adhérer à l’EUR , en cas contraire le cadeau me paraitrait excessif.

    Bien d’accord avec Nicolas sur l’utopie plustôt que le délire.

  • 1 juillet 2010 à 18 h 33 min
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    De mon côté je ne crois pas que le CHF aille beaucoup plus loin vis à vis de l’Euro. L’économie est trop liée à celle de l’Europe et vu que l’inflation se fait rare sur le continent je ne vois pas bien comment le CHF pourrait s’apprécier trop sans dommage. En plus d’un point de vue mondial, l’Euro devient une “moins mauvaise” monnaie que le dollar avec la baisse des déficits des Etats Européens. En conclusion, la hausse du CHF est surfaite et il va rebaisser.

  • 2 juillet 2010 à 9 h 53 min
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    Le franc suisse va encore s’apprécier par rapport à l’euro.

    Plusieurs Etats de la zone euro vont se déclarer en défaut de paiement.

    Dernier exemple en date : l’Espagne.

    – Emprunt à 30 ans :
    Jeudi 18 mars 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 30 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de 4,768 %. Trois mois plus tard, jeudi 17 juin 2010, l’Espagne a de nouveau lancé un emprunt à 30 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de … 5,937 % !

    – Emprunt à 10 ans :
    En mars 2010, l’Espagne devait payer un taux d’intérêt de 3,8 %. Jeudi 17 juin 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 4,911 % !

    – Emprunt à 5 ans :
    En mars 2010, l’Espagne devait payer un taux d’intérêt de 2,62 %. Trois mois plus tard, le jeudi 1er juillet 2010, l’Espagne a dû payer un taux d’intérêt de … 3,657 % !

    – Emprunt à 3 ans :
    Mardi 13 avril 2010 : l’Espagne a lancé un emprunt à 3 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de 2,04 %. Deux mois plus tard, jeudi 10 juin 2010, l’Espagne a de nouveau lancé un emprunt à 3 ans. Elle a dû payer un taux d’intérêt de … 3,39 % !

    Plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette.
    La situation de l’Espagne est intenable.
    L’Espagne fonce vers le défaut de paiement.

  • 2 juillet 2010 à 11 h 06 min
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    Si l’espagne fait défaut; alors,la France, premier exportateur vers l’espagne et plus gros détenteur de dette espagnole sera aussi dans la panade.De proche en proche,c’est toute l’europe qui tremblera sur ses bases.Et si l’europe tremble, les US verront bien que leurs résultats économiques réels (pas ceux produits par du déficit) de l’année précédente étaient surtout des exportations vers le vieux continent.Quelles solutions ?
    -soit renégociation générale des dettes d’etats mais je ne crois pas que les hommes politiques actuels sont prêt à cela même si cela est pour moi la solution la meilleure pour “l’humanité” à la condition que des réformes soient réalisées.
    -soit tout d’abord, un tour de vis très conséquent, qui a de grande chance de nous plongé dans une longue période de déflation qui à son tour risque de déboucher vers d’autres rapports de force complètement nouveaux et peut être même surprenant.La renégociation générale des dettes publiques n’étant qu’une possibilité des scénarii possibles.
    On peut très bien imaginer de nombreux états tombés dans le “communisme “ou dans la dictature plus ou moins reconnue comme telle.

  • 2 juillet 2010 à 16 h 00 min
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    Nous risquons aussi de voir des taux de prise en pension négatifs comme en 2008-2009 ou au début des années 60.

  • 2 juillet 2010 à 18 h 20 min
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    Le CHF, c’est comme l’or, son évolution est psychologique. Le pays pourrait être endetté plus que le France en prive + publique, cela serait pareille. D’ailleurs il serait intéressant de comparer l’ensemble des dettes des pays ; je ne sais pas si, en cumulant toutes les dettes (états de la fédération, collectivités, caisses de retraite, BNS, particuliers…) que la Suisse soit vraiment très bon élève(hormis en dumping fiscal pour les riches et les sièges sociaux européens s’y installant, ce qui subventionnent le niveau de vie d’un pays parmi les moins peuplé d’Europe).Par exemple, le système de financement de l’immobilier, ainsi que les prix des biens qui en découlent, me parait un facteur d’endettement du particulier, cumulé à une survalorisation du patrimoine suisse. Toutefois, comme dans l’économie américaine, on paye d’abords pour l’image de confiance, pas pour la réalité (USD ne vaut pas un drachme, entreprises US font leur bénéfices en dehors des USA). Quoiqu’il en soit, si l’Europe s’effondre,la Suisse aussi, même si son économie se surprotège par de multiples entraves à la concurrence étrangère.

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