Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je)

J’aime à revenir sur ce que j’écris, cela permet de juger si j’avais du bon sens (c’est ce dernier qui est le meilleur conseiller)

Voici donc les articles sur la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16, articles dans lesquels je vous annonçais les problèmes de rendements et de financements des retraites. Pas besoin d’être un génie, un économiste, un ingénieur des mines etc. pour anticiper ce qui se produit graduellement chaque jour.

Aujourd’hui voici un article polémique qui fera certainement plaisir à deux autres blogs francophones: http://auxinfosdunain.blogspot.com/ et http://leblogalupus.com/, puisque, me semble-t-il, ils partagent mon point de vue sur le système qui a été mis en place depuis les années 80 (en Suisse) et qui aujourd’hui est en train d’exploser. J’y reviendrai par la suite.

Depuis quelques jours, soudainement (ce doit être le printemps), les médias se sont attaqués au sujet des caisses de pension de manière importante.

– Les journaux tout d’abord, avec des articles du temps (pour les abonnés):

et le rapport de swisscanto sur la situation des caisses: swisscanto 513835

– La radio (pas plus tard que ce matin):

J’apprécie le ton positif de Monsieur Ghelfi, mais je n’abonde pas en son sens (N’y a-t-il a pas de contradicteurs en ce bas monde ?) et ceci pour plusieurs raisons:

  1. Monsieur Ghelfi parle d’investissement à long terme 30-40-50 ans.Ndlr: Sur certain marchés financiers (actions), les actions sont au plus bas depuis plus de 20 ans.
  2. Monsieur Ghelfi parle d’une situation de taux médiocres temporaire?). Ndlr: Et si cela dure ? Scénario à la japonaise ?
  3. Il parle des caisses de pension publiques surtout. Ndlr: Je vous l’avais déjà mentionné, c’est le publique qui est le plus mal géré. Désormais ce sont des dizaines de milliards qui seront nécessaires pour renflouer les caisses étatiques. Qui va payer ? Le contribuable, je ne vois pas d’autres solutions. Donc vous et moi ! Je tiens à mentionner que dans le canton de Neuchâtel, trois caisses publiques (ville de La-Chaux-de-Fonds, Ville de Neuchâtel et Canton de Neuchâtel) ont fusionné pour donner naissance à un organisme centralisé … qui se retrouve être plus grand- en terme de nombre d’employés (pas d’affiliés !) par la nouvelle entité – que les trois séparées…quelle économie réalisée !!!
  4. Monsieur Ghelfi avance qu’il ne faut pas paniquer……Ndlr: Moi je suis en mode panique et je vais vous expliquer pourquoi !
  5. Monsieur Ghelfi parle d’immobilier, parlons-en ! Le professeur Jeanrenaud en parle dans l’impartial: (source: L’impartial, le 15 mai 2012)

La gestion des caisses publiques est donc toujours inquiétante.

Monsieur Ghelfi oublie un élément ESSENTIEL ! La pyramide des âges, mais aussi l’allongement de la durée de vie et l’explosion des coûts de la santé ! Il y a de moins en moins de personnes actives pour chaque retraité: Les retraités vivent de plus en plus vieux !

Il me semble donc que monsieur Ghelfi prêche pour sa paroisse, puisque lui-même bénéficie de largesse de caisse de pension (il est âgé de 70 ans) et qu’après son court passage en politique (une législature, conseiller communal de Neuchâtel de 72 à 76) il bénéficiait ( La loi a été modifiée en 87 puisencore une dexuième fois par la suite après avec le problème de Pierre Bonhote: http://www.rtn.ch/rtn/Actualites/Regionale/20120113-Pierre-Bonhote-ne-touchera-pas-de-rente-a-vie.html) d’une clause qui lui attribuait une rente à vie s’il ne trouvait pas d’emploi ou une rente de compensation pour la différence avec son salaire politique tout cela financé par l’Etat, donc le contribuable. Une véritable rente de situation.

Certains estiment qu’il faudrait plus de 3 millions de réserves techniques pour garantir la rente d’un seul Conseiller d’Etat à Neuchâtel après 2 législatures complètes, soit huit ans de travail. Les cotisations qu’il faudrait payer dans une caisse de pension normale sont plus élevées que le salaire perçu pendant ces huit ans!!!

Et en plus, on m’informe que:

“Les montants des cotisations et intérêts  accumulés avant l’entrée en fonction de Conseiller d’Etat reste acquis à la personne sur un compte de libre passage pour l’âge de la retraite, il n’est pas transféré dans la Caisse de Pension des Conseillers d’Etat. Le comble, c’est qu’ il n’existe pas de véritable Caisse de Pension pour ces Messieurs, c’est le budget de l’Etat qui verse ces rentes à vie. Idem pour les villes. Par conséquent la sous-couverture de la CPNE (caisse pension Neuchâtel) est théoriquement encore plus élevée que réelle, car une rente à payer sur le budget de fonctionnement, c’est une dette de consommation pour le futur.”

Pauvre jeunesse de ce beau canton…

Mon informateur ajoute:

“A l’âge de 28 ans et après seulement 4 ans au Conseil Communal de la Ville de Neuchâtel, (Il n’avait pas été réélu), le règlement de l’époque garantissait à M. Ghelfi une rente à vie de 50% de son salaire et avec indexation ! Excusez du peu.

Le règlement de la Caisse de Pension a heureusement été changé (voir plus haut) une première fois, juste après ce scandale (légal) appelé à l’époque l’affaire « GHELFI ». Il y a de cela maintenant 43 ans…

Il est très facile de travailler après l’âge de 28 ans pour différents organismes d’Etat en sachant que l’on a déjà une rente garantie à vie de 50 % de son dernier salaire.”

 

J’estime donc que Monsieur Ghelfi n’est pas, à proprement parler, la personne la mieux placée pour s’exprimer sur les retraites et leurs financements, car il est juge et partie. La Radio Romande ferait mieux de nous inviter des contradicteurs, plutôt que de faire passer des monologues univoques.

Voici donc le début de mon article polémique:

Je prie les lecteurs de bien tout lire et de prendre du recul sans sortir des cas isolés ou spéciaux, cet article affronte le système global.

Nous sommes à l’aube d’une guerre. Laquelle me direz-vous ? La guerre des générations. Pourquoi ?

Parce depuis les années 1970, la fin du choc pétrolier et l’abandon de l’étalon or, la génération de l’époque s’est gavée (sur le site auxinfosdunain, ils sont nommés les goinfres). Elle a dépensé sans compter, creusé des déficits sans se soucier de ce qu’elle allait laisser à ses enfants. Des exemples parmi tant d’autres:

  • Depuis 1974 la France n’a jamais eu un budget à l’équilibre
  • Des Etats endettés jusqu’à la dernière tuile
  • La création des caisses de pension (LPP, 2ème pilier) était en discussion depuis ces années 70 et a été introduite le 1er janvier 1985. Ce modèle “économique” est basé sur un principe “faux”, celui de la croissance à long terme. Je vous avais fait la démonstration que même 2% de croissance, c’est impossible ! à relire ici: mille milliards de mille sabords et la croissance infine ? Le leurre des pourcentages

Philippe Wanner, professeur à l’institut d’études démographiques de l’Université de Genève qui est l’auteur d’une étude publiée en 2008 sur la situation économique des actifs et des retraités. Cette étude montre que les 55 à 75 ans sont les mieux lotis économiquement en Suisse. (ouf j’ai 45 ans….)

Le pire dans tout cela, c’est qu’aujourd’hui cette génération de dépensiers ne se rend même pas compte du mal qui a été fait. Il va falloir payer la note, mais pas sur les retraites actuelles que touchent les retraités. C’est une plaisanterie ! Avec l’allongement de l’espérance de vie, on se retrouve avec des affiliés qui coûtent bien plus (+) que ce qu’ils ont cotisé, c’est une évidence.

Je ne leur jette pas la pierre, ils faisaient partie d’un système qu’ils pensaient bon et bien organisé/régulé, malheureusement il s’agissait d’un postulat erroné.

Ce qui m’attriste, c’est que le comportement de certains n’a pas changé !

Les seniors claquent leur pension puis sollicitent l’Etat

Ils continuent à mener la grande vie !

L’Etat cherche donc à empêcher les retraits de LPP: vives critiques des restrictions envisagées et http://www.illustre.ch/2eme-pilier-prevoyance-fonds-de-caisse-de-pension-devenir-proprietaire_159588_.html

On a d’un autre côté, beaucoup de personnes qui vivent au crochet de l’Etat sans vouloir travailler (ou si peu).

Chaque mesure, règlement, loi, a des conséquences que peu de gens semblent pouvoir prévoir. Le filet de protection social mis en place dans nos Etats-providence a- non pas – renforcé la solidarité, mais au contraire renforcé l’égoïsme, chacun cherchant à vivre au dépens des autres et transformé beaucoup de gens en assistés irresponsables…

Un égoïste c’est quelqu’un qui ne pense pas à moi…(à méditer)

Je prêche presque dans le désert, j’en suis conscient…..

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22 réflexions au sujet de « Prévoyance-retraite, la polémique enfle (encore dirais-je) »

  • 25 mai 2012 à 12 h 49 min
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    Bonjour Olivier,

    Français de 41 ans, j’ai commencé à épargner – quand je le pouvais – dès 1998, car je pensais déjà que je ne pourrais pas compter sur l’État lorsque viendrait mon tour de terminer ma vie active. Pour reprendre ton expression, j’étais en mode réaliste (du moins je l’entends ainsi, bien que l’on me considère comme pessimiste). Je n’ai pas toujours fait les meilleurs choix d’investissement, mais bon… c’est correct et j’ai essayé d’être plutôt fourmi que cigale.
    Depuis 2005 environ, et surtout ces dernières années, je suis en mode panique…

    Le désert est vaste. Les seuls et rares prophètes que j’y rencontre sont plutôt de notre génération (35-45). Je n’essaye même pas de prêcher : les préoccupations des retraités que je côtoie sont à des années-lumière des miennes (on ne joue absolument pas dans la même catégorie financière, bien que j’aie la chance de faire partie du dernier décile – en termes de mesure statistique des inégalités salariales).
    Beaucoup de personnes à la retraite éprouvent sûrement des difficultés financières, je ne le nie pas. Mais je suis convaincu que le niveau de vie des retraités dans leur ensemble est supérieur à celui des actifs (cf. d’ailleurs les infos du nain). En termes de revenu et surtout en termes de patrimoine.
    Dans une société française qui prône absurdement une égalité entre les Français, il me semble totalement injuste qu’aucun effort de participation ne soit demandé aux retraités dans le financement des retraites (au minimum quelque chose comme le même taux de CSG que celui des actifs pour les retraités dont la retraite excède 2 fois le revenu médian par exemple).
    Mon opinion est que si l’on veut s’en sortir collectivement, il faut que chacun fasse des efforts, en regard de ses moyens… Tous. Moi, y compris.

    Je profite de ce premier post sur le blog pour te signaler que j’apprécie tes articles. Et me réjouis de pouvoir relire Léonard Sartoni.

    Bon week-end,
    Renaud

  • 25 mai 2012 à 14 h 25 min
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    Français de 42 ans, j’ai pu par l’intermédiaire d’un élu de ma caisse de retraite obtenir 3 rapports de gestion, car en tant que simple cotisant, je n’y avais pas accès.Et pour cause! un rapide coup d’oeil sur la pyramide des âges, sur le taux de rendement offert jusqu’aux années 1993 et encore à présent( 35% dans les années 60,15% jusqu’en 1993 et encore 6.5% actuellement) et sur l’évolution des cotisations montrent effectivement que nous sommes en plein conflit de génération.De plus, l’estimation des réserves ne tenait pas compte de l’évolution du nombre de retraités par rapport aux cotisants.ILs oubliaient comme par hasard le papy boom.POur les français, je recommande la lecture du COR 2003 et COR 2007 (facile à lire) ou s’affirme dans un premier temps la politique de l’autruche puis le cynisme de nos aînés à notre égard.Dans la même trempe, le rapport de la cour des comptes sur les inéquités intergénérationnelles ou les pauvres fonctionnaires n’ont pu trouver l’évolution des cotisations maladies et retraites depuis les années 80 pour essayer de minimiser le poids de la dette sur nos épaules.Lacunes qui auraient pu être facilement combler en demandant justement à n’importe quelle caisse de retraite…..lol
    Nous sommes effectivement devant le mur générationnel, le mur de la dette et le mur monétaire.Les murs sont fait pour s’écrouler surtout lorsqu’ils sont battis sur des paradigmes bien loin d’être partagés.
    la dette mon bon monsieur….. vous pouvez réver? Bientôt les quadras seront au pouvoir dans de trés nombreux pays et n’auront aucun intérêt de la rembourser d’une façon ou d’une autre.Qui seront les perdants ? surtout kes organismes de retraite et leurs adhérents à qui on a longtemps fait miroiter qu’ils pourraient cotiser 35 ans et vivre 30 ans à la retraite. Quels mensonges ! quelles vilenies !
    Protégez vous tous et bon week end.

  • 25 mai 2012 à 18 h 44 min
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    Décidement :
    espérence de vie : 87 ans pour une femme 85 pour un homme.
    cela pour une personne née en 1925, période ou la qualité de vie était moindre sans parler des années 30 et des guerres mondiales.
    Alors ?
    pour ce qui est des dépenses de santé, celles ci devraient baisser : niveau de vie, alimentation qualité des logements, de l’hygiène (combien ont encore des dentiers ? ) les frais de santé devraient forcément baisser : ce qui destabilisera l’economie et toutes les professions de santé.

    et dire qu’en France, on voulait nous vendre les fonds de pension… .

  • 25 mai 2012 à 19 h 43 min
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    On ne peut pas rémnunérer le capital car il y a trop de capital en circulation. C’est pourtant simple ! Les revenus sont le strict produit des entreprises. Ils ont leur limite. Par conséquent, on ne peut pas pomper plus sur ces revenus que ce qu’ils peuvent générer. Qu’il s’agisse de verser des intérêts ou des impôts.Et comme la masse de monnaie ne cesse d’exploser à l’exponentiel, eh bien le capital n’est plus rémunérable du tout. Voilà. C’est pourtant simple et évident, nom d’un chien. Le principe des retraites par capitalisation supposent l’existence d’un capitalisme traditionnel où il y a un lien entre épargne et création de monnaie. Aujourd’hui on crée de la monnaie sans exiger d’épargne. Par conséquent, la monnaie épargnée ne vaut plus rien. Mais personne ne peut s’en rendre compte, puisque cette monnaie est morte, virtuelle, inactive et le restera. C’est comme si on avait mélangé notre stock d’or en le fondant avec de la feraille. Que va-t-il en advenir de cette monnaie : rien. Si un jour elle revient sur le marché au titre de dépenses ou d’investissement, l’inflation se chargera de l’anéantir. L’épargne n’a de sens que si elle n’est pas confronté à la création incontrôlée de monnaie. L’épargne n’a sens que si elle peut s’appuyer sur une valeur tangible telle que l’or. L’épargne en tant que tel ne vaut rien, ne rapporte rien et n’offre aucune sécurité ni prévoyance. On a balancé la bourgeoisie et son capitalisme à la poubelle au nom de la sociale démocratie. Il faut savoir ce que l’on veut à la fin !

  • 25 mai 2012 à 20 h 13 min
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    Un petit rappel du moins pour les frais de santé en France.
    L’essentiel du cout de la santé d’une vie se cantonne aux 6 derniers mois de la vie……Désolé pour ceux qui croient que les frais de santé vont baisser mais l’augmentation de l’âge (et tant mieux), l’augmentation du cout des techniques médicales de plus en plus précises, pointues et performantes contrebalancent énormément les progrès cités par Olivier.
    Quant à la déstabilisation économiques des professionnels de santé, il s’agit là d’un problème inhérent à la démographie médicale, et à la façon dont sont rémunérés les professionnels.
    Sans rentrer dans les détails, en France, nous avons à la fois les actes médicaux parmi les moins chers d’europe avec l’assurance maladie la plus élevée au monde (dans de trés nombreux cas car elle dépend uniquement de votre niveau de revenu et de votre capital).Par contre, je pense sérieusement que nos hôpitaux sont les plus largement pourvu en jardiniers, électriciens et agents administratifs derrière des bureaux…..

  • 25 mai 2012 à 23 h 30 min
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    tloc : et bien dans ce cas, une bonne piqure le premier jour des 6 derniers mois.

  • 27 mai 2012 à 9 h 34 min
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    Dimanche 27 avril 2012 :

    Sur son blog, Olivier Berruyer met en ligne un dessin hilarant :

    “ils vont sauver le monde”

    http://www.les-crises.fr/images/images-diverses/2012/miscellanees/05-23/2012-05-25-comics-troupiers.jpg

    Les surendettés vont sauver le monde :

    Dette totale (dette publique + dette privée) :
    Irlande : 663 % du PIB.
    Japon : 512 % du PIB.
    Royaume-Uni : 507 % du PIB.
    Espagne : 363 % du PIB.
    Portugal : 356 % du PIB.
    France : 346 % du PIB.
    Etats-Unis : 340 % du PIB.
    Italie : 314 % du PIB.
    Allemagne : 278 % du PIB.

    leblogalupus.com

  • 27 mai 2012 à 20 h 58 min
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    Dimanche 27 mai 2012 :

    Suisse : préparation d’un plan en cas d’éventuel éclatement de la zone euro.

    La Suisse, tout en n’envisageant pas d’éclatement de la zone euro, prépare un plan pour le cas où cela se produirait, a indiqué dimanche le président de la Banque centrale.

    Thomas Jordan, nommé le mois dernier à la tête de la Banque nationale suisse (BNS), a précisé au journal germanophone SonntagsZeitung qu’un groupe de travail discute des mesures à prendre pour combattre tout éventuel renchérissement du franc suisse, considéré comme une monnaie refuge.

    “Nous devons nous préparer à un scénario d’écroulement de la zone euro, bien que je ne pense pas que cela va se produire”, a ajouté le président de la BNS.

    M. Jordan a estimé que la crise de la zone euro s’est aggravée au cours des dernières semaines et a prédit des temps difficiles à venir.

    “Le groupe de travail se focalise sur des instruments destinés à combattre un renchérissement du franc suisse”, a-t-il dit au journal.

    “L’une des mesures envisageables serait un contrôle des capitaux, c’est-à-dire un contrôle direct sur le flux des capitaux en Suisse”, a-t-il ajouté sans donner plus de détails.

    http://www.boursorama.com/actualites/suisse-preparation-d-un-plan-en-cas-d-eventuel-eclatement-de-la-zone-euro-4e4b8390880ba84c3eaf2c82fb83f176

  • 28 mai 2012 à 0 h 32 min
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    Bravo pour ce coup de gueule! J’ai 41 ans et je partage depuis assez longtemps les mêmes soucis qu’Olivier sur cette question des retraites et des conflits entre générations.

    Il est rare d’entendre un journaliste parler de cette “guerre des générations” à venir. Pourquoi? Peut-être parce qu’on croit, comme Monsieur Ghelfi, que les marchés boursiers vont repartir (avec l’économie) pour une belle hausse comme durant la période 1982-2000.

    Historiquement c’est ce à quoi on pourrait s’attendre. Mais avec les courbes démographiques, le déclin de la production de pétrole, les dérèglements climatiques (qui influencent sur la production de céréales, les catastrophes naturelles, l’eau potable, …), et surtout avec les excès commis dans le monde de la finance depuis la fin de l’étalon or en 1971 et depuis la déréglementation des marchés financiers, IL N’Y A AUCUNE CHANCE pour que nos économies occidentales connaissent une nouvelle époque de prospérité sur un horizon de 10 ans à 20 ans! Les marchés boursiers peuvent grimper, mais en valeur corrigée de l’inflation, les cours ne feront rien d’autre que stagner au mieux. Les taux vont sans doute repartir à la hausse, mais ce qui compte ce sont les taux d’intérêts réels, donc en retranchant l’inflation. Et ils ne sont pas prêts de repasser en territoire positif…

    Et puis si on en parle pas, n’est-ce pas aussi un peu parce que la majorité de ce pays est âgée (plus de 55 ans), possède la plus grande fortune, et parce qu’elle a bien l’intention d’être la dernière génération à pouvoir profiter de ce système… sur le dos des plus jeunes. Cela ressemble au jeu de l’avion? Oui, lorsque la croissance cale.

    C’est effectivement révoltant. Révoltant parce que si les gens sont amenés à voter pour un changement, la voix des jeunes risque de ne pas faire le poids…

    Etant donné ma perspective inflationniste pour ces prochaines années, je pense cependant que l’inflation pourrait venir raboter la rente des retraités, sans qu’ils ne soient invités aux urnes. Cette taxe cachée qu’est l’inflation est l’outil le plus pratique à la solde des Etats, avec l’indice des prix à la consommation, qui minimise toujours l’inflation réelle. Mais l’inflation ne pourra rien faire pour la croissance, ni revenir aux 30 glorieuses de la génération gâtée.

    Voyez ce qui pourrait se passer en Grèce avec le retour de la drachme : un véritable “reboot” ou “redémarrage” du système avec des dévaluations massives des rentes et des salaires. Lorsque ce genre de “reboot” arrive, tout se dévalue vis-à-vis des biens tangibles comme les matières premières, d’où la nécessité pour l’épargnant de garder une partie de son patrimoine en or physique dans un établissement sûr. Car malgré les mouvements en faveur du dollar ces dernières semaines, toutes les devises comportent un risque maximal de dévaluation massive dans un horizon de 3 ans.

  • 28 mai 2012 à 7 h 09 min
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    ah bon, c’était une periode de croissance les années 80 et 90 ????
    pourtant, tout le monde parlait de crise.
    quid de cele des années 90 ?

  • 28 mai 2012 à 11 h 11 min
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    Lundi 28 mai 2012 :

    L’Espagne pourrait demander l’aide du fonds de secours européen.

    Le gouvernement espagnol pourrait demander l’aide du fonds de secours européen, si la tension sur les marchés persiste, afin d’injecter 30 milliards d’euros dans son secteur bancaire, en plus des 19 milliards demandés par Bankia, affirme lundi le journal El Mundo.

    “Si la crise grecque continue et si la prime de risque espagnole (surcoût que doit payer l’Espagne pour emprunter à dix ans, par rapport à l’Allemagne, considérée comme référence du marché) reste autour du niveau élevé des 500 points, l’Espagne pourrait demander de l’aide au Fonds européen de stabilité financière (FESF). C’est une possibilité, même si maintenant toutes les hypothèses sont possibles”, a expliqué une source gouvernementale au quotidien de centre-droit.

    Une autre possibilité envisagée par le gouvernement est de demander l’aide du FMI, écrit le journal.

    Contactée par l’AFP, une porte-parole du ministère de l’Economie a elle assuré que la position du gouvernement, de ne demander aucune aide extérieure, n’avait pas changé.

    Selon El Mundo, l’Etat espagnol devra injecter 30 milliards d’euros de fonds publics dans les trois établissements bancaires placés sous tutelle en raison de leurs grandes difficultés: CatalunyaCaixa, NovacaixaGalicia et Banco de Valencia.

    Cette somme s’ajoute à l’aide record de 19 milliards d’euros sollicitée vendredi par Bankia, troisième banque du pays par le nombre d’actifs et la plus exposée au secteur immobilier, avec plus de 30 milliards d’euros d’actifs problématiques, car à la valeur incertaine (crédits risquant de ne pas être remboursés, logements saisis…).

    En comptant l’aide de 4,5 milliards d’euros déjà apportée par l’Etat, le sauvetage public de Bankia atteint 23,5 milliards d’euros, un record historique pour le secteur financier espagnol.

    Ce qui ferait donc un total de plus de 50 milliards d’euros que l’Espagne devra réunir pour renflouer son secteur bancaire, de quoi susciter des doutes sur sa capacité à apporter seule ces fonds, à un moment où sa discipline budgétaire est étroitement surveillée par les marchés et l’Union européenne.

    Signe des inquiétudes provoquées par cette situation, la prime de risque espagnole a atteint lundi matin un nouveau record historique, à 509 points de base.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Espagne_pourrait_demander_l_aide_du_fonds_de_secours_europeen_64280520121057.asp

  • 28 mai 2012 à 12 h 39 min
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    Lundi 28 mai 2012 :

    L’Italie emprunte 4,25 milliards d’euros à des taux en hausse.

    L’Italie a emprunté lundi 4,25 milliards d’euros sur le marché, atteignant ainsi son objectif maximum, à des taux en nette hausse dans un marché tendu, dominé par les inquiétudes des investisseurs sur l’état de santé du secteur bancaire espagnol, a annoncé la Banque d’Italie.

    Le Trésor italien a levé 3,5 milliards d’euros de certificats du Trésor zéro coupon à échéance 2014 à un taux de 4,037%, contre 3,355% le 24 avril.

    Il a émis en outre 418 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2016 à un taux de 4,39%, contre 2,71% le 24 février.

    Il a aussi levé 333 millions d’euros de bons du Trésor indexés sur l’inflation à échéance 2017 à un taux de 4,6%, contre 3,88% le 24 avril.

    Lundi matin, le marché obligataire était dominé par les vives inquiétudes des investisseurs à l’égard de l’état de santé du secteur bancaire espagnol.

    Sous l’effet de ces craintes, les taux à dix ans de l’Espagne s’approchaient de 6,5%, tandis que sa prime de risque, c’est-à-dire le surcoût que le pays doit payer pour emprunter à dix ans par rapport à l’Allemagne, s’inscrivait à un niveau record de 509 points de base.

    http://www.romandie.com/news/n/BONDSL_Italie_emprunte_425_milliards_d_euros_a_des_taux_en_hausse61280520121200.asp

  • 28 mai 2012 à 14 h 18 min
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    Bonjour,
    En vous lisant et lisant les commentaires, je constate que vous aurez encore tous des retraites relativement justes par rapport à vos cotisations.
    Qu’en est-il de ma génération (25 ans)? Outre l’espérance de vie qui ne fait qu’augmenter, vous, les baby-boomers allez arriver à la retraite prochainement. Que devrions-nous entreprendre? Où devons-nous faire pression? Qui peut nous aider à repenser le système?
    En extrapolant un peu, vous pouvez comprendre, vous, nos Pères pourquoi autant de jeunes ne sont plus aussi motivés par la carrière ou concernés par la politique. Nous savons que nous serons les grands perdants. Interrogez les jeunes autours de vous, vous verrez… A mediter.

  • 29 mai 2012 à 2 h 22 min
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    Bonjour,
    Ayant eu la chance et l’honneur de travailler dans l’actuariat d’un grand fonds de pensions, il y a plus de dix ans, je suis arrivé à la conclusion qu’il ne faut simplement pas compter sur le deuxième pilier pour sa retraite. Ou bien l’argent ne sera pas là (faillite des fonds), ou bien la rente aura été réduite (en nominal, par une baisse du taux de conversion, ou via l’inflation). Si vous avez la possibilité de mettre de l’argent de côté, faites-le et convertissez-le régulièrement en immobilier de rendement.
    Cordialement
    Zerte

  • 29 mai 2012 à 3 h 45 min
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    Bonjour
    Je ne suis pas surpris par tout ce qui est dit. Olivier, tu ne prêches pas dans le désert , mais tout le monde est sourd depuis longtemps. Les politiciens du monde, les banquiers qui ne peuvent pas s’empêcher de profiter des lois laxistes de ces mêmes politiciens et tous les citoyens du monde qui ne peuvent accepter les idées d’une petite minorité de capitalistes libertaires et continuent de voter pour leur comfort, tous irons s’écraser dans le grand mur de la connerie! Et je pense que tous le méritent bien. Je suis tellement en colère…..Les jeunes doivent se prendre en main, lire les grands libertaires et se battre non pas pour leur retraite mais pour moins d’état, plus de liberté individuelle, de commerce et de pensée. Et pour recentrer le tout, quelques remarques sur Lausanne, sur Neuchatel, le département de l’économie du Conseil Federal et la BNS: Lausanne est perdue et tant pis, Neuchatel est le canton le plus a gauche et le plus mal gère de Suisse, mais ils ont un Conseil Federal et un nouveau membre du Conseil d’Administration de la BNS(bonjour les degats), le département de l’Economie est gère par le Conseiller Federal du canton qui beneficie de la plus grande aide de la Confederation (entreprises qui sont les moins performantes de Suisse) et la BNS se demande quoi faire en cas de crise sur ‘Euro. Pourquoi? Ce n’était pas prévisible? Mad as hell!!

  • 29 mai 2012 à 12 h 00 min
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    L’UE aura du mal à trouver un consensus qui satisfasse tout le monde pour la simple et bonne raison que les pyramides des âges des nations comportent trop de différences.Dans les 12 prochaines années, on ira vers un grand chacun pour soi pour permettre aux retraités de vivre le plus possible sur les utopies concernant les montants de retraites.Par contre,les plus jeunes savent déjà qu’ils n’auront rien et cela peut augurer des mouvements de colère ou peut être une plus grande défiance à long terme lorsqu’ils auront le pouvoir.

  • 29 mai 2012 à 13 h 22 min
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    Il est difficile de voir une solution, on est “englué” dans ce système capitaliste ultra-libéral jusqu’au cou.
    Il y a tellement de choses qui ne vont pas qu’un énorme changement de société est nécessaire et inévitable.
    Question: est-ce que cela se passera dans la douleur?
    Tant que l’argent et le pouvoir domineront, il y aura toujours des problèmes.
    L’homme est un loup pour l’homme…

  • 29 mai 2012 à 15 h 48 min
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    Quel concert de plaintes?.Patience, les vieux vieillissent, fatiguent. Mettez un cierge à l’église pour une bonne épidémie de grippe.D’autre part, il est trés facile de les dépouiller par l’inflation ou carrément par une spoliation: on n’a encore jamais vu des vieux sur une barricade
    Réfléchissez toutefois aux investissements faits depuis les années 60 et dont vous profitez largement: routes, ports voies ferrées, hopitaux….Mais en avez-vous seulement conscience?.
    Mais cela ne suffira pas pour éteindre votre haine ( voir les infos du nain)
    Alors un conseil: ne compter que sur vous-méme.Les temps changent et méme si l’hiver vient, surtout pour les vieux,
    il sera dur pour tous

  • 29 mai 2012 à 16 h 10 min
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    Il n’y a passe haines du vieix, il y a constatation des dégâts.
    Oui prenez vous en main.
    Par contre pour ce qui est de la grippe elle tue surtout des jeunes qui n ont pas été confrontés aux virus et ne sont donc pas immunisés

  • 29 mai 2012 à 20 h 33 min
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    Chambaz Yves: Des noms concernant les libertaires? La matière est vaste…
    En clair, vous préconisez un “chacun pour soi”? Les chanceux mettront de côté grâce au nouveau sport national (à savoir cache-cache avec le fisc) et les plus lents d’esprit (ou les moins chanceux), de faire des remous civils?
    Je suis peux-être naif mais je vous rappelle que vous êtes les dirigeants d’aujourd’hui (à moins que ce système vous laisse un goût très amer) et donc, qu’il est important d’instaurer un dialogue constructif sur plusieurs années (et pas comme “à la française”) entre votre génération et la suivante.
    Petite piste: Avez-vous déjà constaté que les ados ne sont que peu ou pas sensibilisés à l’économie et à la politique(sauf ceux prenant économie en option à l’école)?…

  • 30 mai 2012 à 17 h 17 min
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    France 41: dés l’instant ou nous parlons conflit intergénérationnel arrive la rengaine sur les hopitaux, les routes etc….
    Cela ne fait pas un gros déficit. Analysons plutôt les rentes de retraites versées actuellement ou à venir (50 % des dépenses sociales), les régimes spéciaux (honteux) et un soupçon de ronds point et de palais des conseillers généraux ou régionaux et surtout l’évolution des cotisations maladies et retraite dans le temps.Là, on rediscute….

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