Prévoyance négative, c’est possible !

Bon dimanche à vous tous. Enfin il faut beau  ! J’ai passé les deux derniers jours à enlever la neige (c’est le problème de vivre en altitude!)

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Je suis tombé sur un article intéressant et j’ai appris quelque chose ! La prévoyance deuxième pilier autorise sur des bases légales de n’offrir aucun rendement, voire un taux négatif. Il semble évident que seule la part sur-obligatoire est touchée, la part obligatoire étant rémunéré obligatoirement au taux fixé (actuellement 2.75%), qui passera à 2% en 2009.

Unia – un syndicat suisse (oui ça existe !) au sujet duquel je ne vais pas m’étendre, je ne fais pas de politique sur ce blog- dénonce un vol légal. Pour eux, je cite: “Les assureurs assainissent sur le dos des assurés !”.

Le vision d’Unia est une vision bien à court terme qui met en danger la caisse à long terme. Comme je l’ai déjà écrit dans plusieurs articles, pour les caisses, c’est un “loser game”. Donner un rendement obligatoire alors qu’on perd de l’argent cela ressemble à une gageure. voilà l’article: unia-sinsurge

Et comme les caisses ont vécu une annus horribilis:annus-horribilis-pour-les-caisses-de-pension-en-20082

On comprend mieux le terme de rendement faible: taux-dinteret-minimum-faible

Sans vouloir me dresser en capitaliste pur et dûr ou qu’on me colle une fausse étiquette, je pense qu’il est normal qu’un rendement puisse être négatif si les actifs baissent. Dans les caisses, il y a toute sorte d’assurances (rente de veuve, d’orphelin, invalidité etc.), ainsi qu’une prévoyance vieillesse. Si aujourd’hui on donne le maximum à ceux sont hors de la caisse ou qui en sortent, il ne restera rien à ceux qui cotisent aujourd’hui. C’est du Ponzi tout craché comme je le dénonce depuis quelque temps.

Une citation pleine de sens aujourd’hui: “Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ne voient la nécessité que dans la crise” Jean Monnet

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7 réflexions au sujet de « Prévoyance négative, c’est possible ! »

  • 25 janvier 2009 à 17 h 16 min
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    Salut Olivier
    exact c’est du Ponzi, ou plus récemment Maddoff. Et c’est autorisé par le Gvt en plus.
    Je n’ai pas de neige, mais de l’eau en pagaille. A Saint Georges de Didonne nous n’avons pas étés touchés par la tempête.
    Bonne fin de WE

  • 26 janvier 2009 à 12 h 56 min
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    Exactement le cas en France avec des cotisations qui ne cessent d’augmenter,aucune obligation légale concernant les futures pensions et aucun garde fou pour ne pas se faire spolier.Le conflit de génération a débuté mais on n’en parle pas.Pour preuve, en 2003 le rapport du COR (centre observation des retraite) niait l’obligation d’une réforme de la répartition car la France, chiffre à l’appui devait n’avoir que 4.5% de chômage en 2009 et en 2007, ils avouent s’être planté mais nous refont des analyses garanties pour 2040 montrant que toute réforme est inutile.Toutefois,les jeunes actuels devront payer plus et travailler jusqu’à 68 ans en 2028 et 70 ans en 2035, les entreprises d’Etat devront payer plus aussi pour maintenir le niveau de vie des gens qui y travaillent(d’ou vient l’argent de la SNCF sinon de l’Etat qui la renfloue sans arrêt).En France, si rien ne change, en 2015 (source CARMF) la retraite des 13.6 millions du privé coutera la somme des 2.8 millions des retraites du public.
    Liberté, égalité, choucroute.La monarchie a duré 900 ans environs.Combien durera la géronto enarquie française ?

  • 5 mars 2009 à 0 h 06 min
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    Il peut être acceptable qu’un rendement puisse être nul en cas de difficulté. Pas qu’il puisse être négatif car c’est contraire à la notion même de prévoyance et à l’intention des épargnants en souscrivant. Quant à la notion de “baisse des actifs” il s’agit de savoir de quoi on parle. En plaçant l’épargne-pension sur les marchés financiers, les caisses de pension ont joué avec le feu et les responsabilités doivent être recherchées.

  • 5 mars 2009 à 8 h 52 min
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    Bonjour Monsieur, le côté acceptable n’est pas le point. Le point est que tout le système est basé sur: l’investissement long terme qui monte à long terme, pour les aysurées long terme. On ne doit pas punir les caisses parce qu’elles placent l’argent selon ce que la loi autorise. (on doit uniquement punir les mauvaises gestions, voire déloyale). Les règles de prévoyance sont claires. c’est le système qui est à revoir.

  • 5 mars 2009 à 10 h 58 min
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    Bonjour Crofin, il est secondaire de savoir si les caisses sont ou non dans la légalité. Une gestion peut être mauvaise voire déloyale tout en étant légale. L’Unia ne semble pas le contester puisque elle parle bien de vol “légal”. En effet il s’agit bien pour les caisses de déflater le capital investi en raison de pertes subies sur les marchés financiers, d’ù l’idée d'”assainissement sur le dos des assurés”. On peut se demander si c’est bien la vocation d’organismes de prévoyance d’effectuer des placements spéculatifs à risques. Les fonds de pension, parait-il, étaient parmi les actionnaires les plus avides de profits, et actifs dans les “hedge funds”. La notion d'”intérêt négatif”, d’ailleurs, parait présenter quelques difficultés conceptuelles – étant donné qu’un intérêt est un somme due par un débiteur à son créancier et qui vise à rémunérer le prêt du capital – et mériterait d’être plus clairement définie.

  • 5 mars 2009 à 11 h 29 min
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    Je comprends bien votre position, mais comprenez aussi qu’on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.
    Unia veut que les assurés touchent de l’argent alors qu’il est impossbile de placer avec un gain.
    La loi obligent les caisses à donner un rendement positif sur la part obligatoire alors qu’il est impossible à atteindre même avec des investissement sécuritaires. c’est un looser game pour les caisses.
    Juste une remarque: Unia se pose en défenseur je veux bien, mais ils agissent parfois sans discernement. Ils ont soutenu une grève jusqu’au bout qui finalement a fait fermer une entreprise et ils ont aussi licencié pour des raisons économiques des collaborateurs. Imaginez une loi qui les ogligerait à garder des collaborateurs alors qu’il perdent de l’argent. ils s’y opposeraient. c’est malheureux mais chacun de nous voit midi à sa porte.
    Pour revenir à nos moutons de caisses de pension: Lorsque les caisses ont de l’argent et sont en sur couverture (du style 115%) c’est normal tout va bien. si elles engendrent encore de plus gros profits, elles distribuent aux assurés (j’ai eu été affilié et ai reçu des montants dans les années 90). Par contre lorsque le taux de couverture est insuffisant, il faut prendre des mesures. Je ne vois pas à quel autre endroit ques les assurés eux-mêmes pour financer. C’est un principe de solidarité non ? quand au vol légal, c’est une attaque non pas contre les caisses qui suivent la loi, mais contre l’Etat lui-même, contre le système contre le conseil fédéral. Les caisses ne font qu’appliquer les principes de gestions….me semble-t-il
    Le problème c’est que certaines caisses sont trop généreuse en termes de prestation (caisse de l’etat de vaud ? de la ville de lausanne ? tiens les fonctionnaires semblent meux servis en terme de couverture) cela force la caisse à prendre des risques qui se révèlent contre productifs.
    Pour terminer, c’est le système mis en place qu’on doit critiquer. Celui de dire:” on va s’occuper de vos vieux jours ! la prévoyance c’est la solution et en attendant vous pouvez dépenser votre argent courant.
    Mon feu grand père n’avait pas de prévoyance, ça n’existait pas. Lorsqu’il me donnait 5.- il me disait que c’était beaucoup d’argent et qu’il était dur à gagner et qu’il fallait économiser pour mes vieux jours…….cette génération a disparu depuis

  • 6 mars 2009 à 13 h 45 min
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    Je ne suis pas un défenseur de l’UNIA, que je ne connais pas. Il me semble que la prévoyance doit rester de la prévoyance, plutôt que se rapprocher d’une entreprise de placement boursier à risque. Je suis sensible à votre dernier paragraphe…certaines recherches montrent que plus on met en place de systèmes institutionnels de protection sociale, plus on affaiblit la solidarité interpersonnelle et intergénérationnelle.

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