Prévoyance Lausannoise, retraites en péril

La caisse de prévoyance de la ville de Lausanne se trouve au plus mal…

Le dernier plan de Daniel Brélaz n’a pas atteint ses objectifs

Je l’avais déjà évoqué dans plusieurs articles au sujet de la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=520

Le taux de couverture de cette caisse ne remonte pas. Même entre 2002 et 2007 rien de bien fracassant à se mettre sous la dent.

Les retraites en péril ? c’est un problème mondial dans le domaine public. Dans le secteur privé, les taux de couvertures sont bons en général.

Qui va devoir mettre la main à la poche ? Les contribuables ! Ceux-là même qui paient déjà les dépenses publiques ! (NB: La ville de Lausanne est à tendance fortement de gauche, ce qui démontre que la gestion n’est pas meilleure que celle de la droite…)

Sera-ce suffisant ?

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6 réflexions au sujet de « Prévoyance Lausannoise, retraites en péril »

  • 20 janvier 2011 à 18 h 17 min
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    En France, les caisses de retraite complementaires du prive sont pillees pour alimenter celles des regimes speciaux du public avec l’aide de syndicalistes fonctionnaires qui se sont fait elire aux conseils d’administrations de ces caisses.

  • 20 janvier 2011 à 22 h 04 min
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    Les retraites d’aujourd,hui sont ceux qui ont beneficiez des meilleurs années et des heritages de la generation precedente qui ne depensait pas autant et en plus de la creation des richesses.
    Ce sont même eux qui ont les moyens d’aides leurs enfants.

  • 20 janvier 2011 à 22 h 21 min
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    Saint Thomas d’Aquin dans sa “Somme théologique” (Là Somme signifie en tant que titre, l’ensemble des ouvrages d’une doctrine; sans jeu de mot!)décrit bien au XIIIe siècle déjà, les sept péchés capitaux:
    1. Superbia = attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu(intelligence, etc.). Son démon étant Lucifer.
    2. Avaritia = accumulation des richesses recherchées pour elles-mêmes. Son démon est Mammon.
    3. Invidia = la tristesse ressentie face à la possession par autrui d’un bien, et la volonté de se l’approprier par tout moyen et à tout prix(à ne pas confondre avec la jalousie). Son démon est Léviathan.
    4. Ira = courte folie décrite déjà dans l’Antiquité entraînant des actes regrettables. Son démon est Satan.
    5. Luxuria = plaisir sexuel recherché pour lui-même. Son démon est Asmodée.
    6. Gula = ce n’est pas la gourmandise au sens moderne qui est blâmable, mais la gloutonnerie qui implique davantage l’idée de démesure et d’aveuglement que le mot gourmandise. Amusant que les anglo-saxons l’appellent “gluttony” et non “greed” = avidité!Son démon est Belzébuth.
    7. Acedia= Paresse; en ancien français on disait “acédie”. Il s’agissait d’une forme de dépression due au relâchement de l’ascèse(discipline spirituelle libérant l’esprit par la mortification des sens). On parle ici de mal de l’âme qui s’exprime par l’ennui, l’éloignement de la prière, de la pénitence, de la lecture spirituelle. Son démon est Belphégor.

    Les sept péchés capitaux font opposition aux sept vertus “cardinales”: la chasteté, la tempérance, la prodigalité, la charité, la modestie, le courage et l’humilité; ainsi qu’aux sept péchés “théologales”: la foi, l’espérance, la charité, la justice, la prudence, la tempérance et la force morale, au sens philosophique(recherche de la sagesse).

    Pensez-vous Jean Phil(sans jeu e mot!!) que les syndicalistes ou la gauche caviar soit plus immunisée que la droite libérale anarchiste?! Nous ne sommes que des pécheurs! 😉

    Autant le voir du côté artistique, c’est plus gratifiant alors dégustez les sept péchés capitaux peints par Jérôme Bosch,au XVe siècle et visible comme par hasard au musée du Prado à Madrid. Voilà le lien: http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d0/J%C3%A9r%C3%B4me_Bosch-Les_7_P%C3%A9ch%C3%A9s_Capitaux_.jpg

  • 20 janvier 2011 à 22 h 51 min
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    Effectivement, les 7 peches capitaux en les attisant ont cela d’interressant est qu’en les attisant ils permettent de manipuler.
    Par contre, je ne sait quel est l’abruti qui a pu decreter la chastete comme une vertue. Quant a la charite, cela fait 30 ans que certains pays beneficient d’aide et sans amelioration. Faut pas abuser.

    Par contre, je n’ai pas l’impression que les financiers aient prit conscience que la situation actuelle est celle de 1929. Excepte l’epargne et l’intervention des etats dans la crise (a l’oppose des mesures prises en 1929).

  • 20 janvier 2011 à 23 h 25 min
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    Olivier, le mot chasteté vient du l’adjectif latin religieux CASTUS qui signifiait, en pleine période catholique romaine, “qui se conforme aux prescriptions et aux rites” alors que le sens général du terme latin signifie “pur, intègre”. Vous vous penser au sexe!! 🙂

    Pour la petite histoire, les moralistes chrétiens employaient le mot castus pour qualifier celui qui s’abstient des actes charnels illicites! Et il a donné le mot chaste en français. Mais en portugais, castus devint CASTO et ils appelaient CASTA(=”pur”), chacune des classes constituant la société qu’ils découvrirent au Indes: ces classes, chacune de nature et de fonction strictement définies, ne devaient se mêler en aucun cas, sous peine de corrompre la pureté, l’intégrité du corps social constitué. Le portugais casta passa en français sous la forme de … caste!

    Lisez la Somme de Saint Thomas d’Aquin!! Je l’ai lue! Il y a 4 volumes de plusieurs milliers de pages A4!! 🙂

    Les castes sont logiques quand on parle de l’Inde, mais ici, elles existent aussi, mais s’appellent: banques, assurances, avocats, corporations autres, mafia, franc-maçonnerie, clubs, sociétés(Lion’s, Kiwani, Rotary, etc.), partis politiques(essayez de faire de la politique sans faire partie d’un parti!), communautarismes. Les religions sont des castes car le terme signifie lier ensemble. Vous voyez, on revient toujours à la même chose!

    Pour la charité, vous confondez le péché de la singularité de l’homme avec le péché inconsistant et impersonnel d’une société basée sur le capitalisme ultralibéral. C’est ce modèle qu’il faut désavouer, pas les pays! C’est comme accuser l’Eglise d’avoir des brebis noires pédophiles dans son clergé, mais on ne condamne pas les banques d’avoir un banquier pédophile en son sein ou Wall Street si un trader est pédophile. Les églises chrétiennes évangélistes américaines le font et mettent en faillite par une caste d’avocats les Evéchés américains et portent le combat au Vatican même! Pas par sentiment chaste mais par… AVARITIA! 😉

  • 21 janvier 2011 à 19 h 53 min
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    la tristesse du moment est l’extrapolation de nos situations du côté de chaque génération.Lorsqu’on poursuit intellectuellement les situations ubuesques actuelles, on se rend compte (du moins en France) que pour maintenir les pensions au niveau actuel (niveau très déraisonnable pour le financement des retraites du public), on crée du déficit qui se reporte essentiellement sur le cout du travail, c’est à dire sur les générations futures et sur nos entreprises.Ce cercle vicieux rend notre pays de plus en plus “largué” sur la scène internationale hormis les entreprises capables de délocaliser.Le pire, c’est que la génération qui paie actuellement n’a que peu d’espoir de profiter à son tour d’une retraite confortable car le déficit s’accentuant,les pensions diminueront inéluctablement mais progressivement.Au final, seuls ceux qui peuvent espérer un jour hériter doivent pour l’instant s’en contrefiche.Grosse erreur car il est aussi évident que les futurs politiques ne pourront que prélever un maximum sur les héritages lorsque la déchéance deviendra trop visible.Actuellement, la misère a totalement disparu chez les séniors mais se répand comme une trainée de poudre chez les jeunes qui sont chassés du marché du travail.Les solutions devraient tournées autour d’une plus grande flexibilité du droit du travail en France pour mettre tout le monde au même niveau par rapport à l’embauche mais surtout égaliser le niveler les prestations de pension du public sur le privé.Le déficit actuel des retraites est à 60% dû au public.Les régimes spéciaux coutent 70 milliards d’euro en 2011 pour 3.8 millions de privilégiés (sans compter tous les avantages scandaleux).Voilà un beau programme pour la jeunesse lorsqu’elle fera sa révolution.Et sinon…..tant pis pour elle.

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