Note de l’Italie abaissée, même pas mal !

L’Italie voit sa note Fitch abaissée à BBB-

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/fitch-abaisse-la-note-de-l-italie-a-bbb-20200429

Voici le tableau des notations de Fitch

L’Italie se retrouve donc juste au-dessus de “Non-Investment grade”, la prochaine baisse et l’Italie se retrouve dans la catégorie des junk bonds

Et vous savez quoi ?

Cette abaissement n’a eu aucun impact sur les taux des emprunts d’état italiens qui sont au plus bas.

Il fût un temps où une annonce pareille aurait fait monter les taux à la hausse et une telle notation aurait forcé n’importe quel pays à offrir des rendements bien plus élevés pour attirer les investisseurs.

Aujourd’hui l’Italie offre des placements à taux négatifs jusqu’à 5 ans. Grace au soutien de l’Europe, l’Italie peut bomber le torse, mais attention à l’effet domino au cas où l’UE retire son soutien.

PS: A l’instant même où je rédige, le Portugal peut émettre à 10 ans à 0% ! Une première historique !

Happy not grade Investing

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8 réflexions au sujet de « Note de l’Italie abaissée, même pas mal ! »

  • 8 décembre 2020 à 16 h 10 min
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    Ce serait intéressant de savoir si ces notations obéissent aux mêmes règles que les entreprises:
    – “non sollicité” (c-à-d. non financé par le principal intéressé, donc indépendant)
    – “sollicité” (c-à-d.payé par le principal intéressé)
    Souvent Fitch publie des notations non-sollicitées…

  • 8 décembre 2020 à 17 h 13 min
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    Bonjour, après les entreprises zombies, voici les états zombies. Et pas n’importe lequel. L’Italie, quand même, 3° puissance de l’Union Européenne. Cela en dit long. En Suisse, la paire CHF/EUR est tenu à bout de bras par la BNS. Je ne sais pas si actuellement la BNS continue à racheter à tout va également du $ mais en tout cas cela ne fait aucun effet sur la paire CHF/$, au contraire. Et la tendance pour 2021 tendrait à être encore plus négative contre le CHF.

    Il y en a ici et ailleurs qui vont critiquer la BNS, mais que peut-elle faire d’autre ? Arrêter les programmes de rachats signifie que nous deviendrons tellement chers que bien peu voudront continuer à commercer avec nous et par-delà nous remettrons en cause l’essence et l’existence même de la Suisse, je veux dire la Prospérité.

    Si on n’arrive pas à freiner la spirale infernale avec les autres devises (qui sont à l’image de l’état de leurs économies respectives), il ne restera plus que la solution d’une baisse généralisée des salaires et des charges en Suisse puisque la BNS sera elle incapable de générer suffisamment d’inflation pour compenser. Au lieu de me tirer dessus, proposez plutôt une autre solution viable, j’en serais friand.

  • 8 décembre 2020 à 18 h 55 min
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    @PDC

    « l y en a ici et ailleurs qui vont critiquer la BNS, mais que peut-elle faire d’autre ? »

    La BNS a mis en place cette idée dans l’urgence pendant la crise de 2008 (pour sauver l’exportation suisse … MDR, comme si les secteurs qui n’exportent pas sont futiles et inutiles, BREF) mais n’avait certainement pas pensé que cela pourrait durer plus d’une décennie … et ce n’est pas fini !

    Si elle ne veut pas faire marche arrière, c’est uniquement vis-à-vis de son « ego » et de sa « crédibilité » et beaucoup par son incompétence, et de continuer ainsi va constamment augmenter la bulle qui fera encore plus mal lorsqu’elle éclatera, surtout si le marché des actions devait kracher. Elle doit cesser cette idiotie même si il n’y a pas d’autre solution viable.

    Une monnaie forte avait permis aux USA dans les années 70-80 d’importer les meilleures technologies du monde, les meilleurs ingénieurs et doctorants du monde … et créer notamment la Silicon Valley dont ont connaît les résultats aujourd’hui.

    Les politiciens suisses sont des grosses … -mettre le mot qui vous plaît- … qui n’ont aucune …-mettre le mot qui vous plaît- !

    Peut être est-ce le fait de cette maxime d’un épidémiologue que j’ai vu passer dans les médias cet été à propos des décisions de nos politiciens : « Quelle est le point commun entre un Mikado et un fonctionnaire ? Le premier qui bouge a perdu !

  • 8 décembre 2020 à 20 h 35 min
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    Italie, seconde puissance industrielle européenne après l’Allemagne. Dont les produits usinés sont superbes. Difficile à admettre ces chiffres édités par les technocrates. La seule explication est la place prise par une partie importante de la population dans le manque de formation. Heureusement, avec tous les Euros italiens que va acheter la BNS pour avoir un CHF en dessous de sa valeur, l’Italie aura un peu de répit… On oublie que la Suisse s’est toujours accommodée d’un CHF fort, parce que cela lui permet d’acheter à l’étranger à bon compte, alors que les pertes à l’exportation sont moins significatives, à cause de la spécialisation de notre industrie. Seules les entreprises qui ne sont pas à la pointe du développement se trouvent confrontées à la concurrence étrangère. Voyons ces fleurons comme Givaudan Lonza, Lafarge, Sika, Nestlé, Richemont, Schindler, Geberit, que leur spécialisation propulse au haut de la cote. Indispensables, ce sont celles dont le chiffre d’affaires est le moins exposé, peu sensible à l’augmentation du CHF pour deux raisons a) parce que les composants importés sont moins chers b) parce que le producteur de qualité, comportant un savoir faire, peut adapter ses prix sans problème.

  • 9 décembre 2020 à 10 h 29 min
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    @Yaroslav :

    – “Givaudan Lonza, Lafarge, Sika, Nestlé, Richemont, Schindler, Geberit” : permettez-moi de vous dire que c’est un cliché d’une belle carte postale bien ‘suisse’ un peu dépassée dans le temps. Non, ce sont essentiellement le tissu des PME et TPE qui englobent le gros du marché du travail, ce qui ne les empêchent bien-entendu pas de fournir un excellent niveau de productivité et des produits et services de bonne qualité.

    – Ah oui ? Et bien on fera comment quand l’EUR vaudra 0,90 ou que le $ nous coûtera 0,75 CHF ? A l’allure où cela se dégrade, c’est pas impossible. La crise économique post-COVID va encore perdurer dans le temps et les niveaux d’endettement augmenter. La BNS a déjà ‘lâché’ le taux plancher (2010 ?), cela peut tout à fait se reproduire. Tout comme la Suisse ne peut pas héberger toute la misère du monde, la BNS ne pourra pas tenir à bout de bras indéfiniment toute la misère financière et la mauvaise gestion de nos partenaires commerciaux. Cela nous fera une belle jambe d’acheter moins cher que les autres le pétrole, en contre partie nous aurons un sérieux problème avec la concurrence mondiale.

    Et sans oublier que depuis la fin du secret bancaire pour les non-résidents, la Suisse a un argument d’attractivité non négligeable en moins.

    Une question personnelle je vous prie mais ne vous sentez pas obligé d’y répondre : êtes-vous un entrepreneur qui vendez des produits ou services essentiellement à l’export depuis la Suisse (+95% du CA) ? Moi oui.

  • 9 décembre 2020 à 12 h 34 min
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    J’opère dans l’immobilier, avec des locataires étrangers, privés et professionnels, dont les ressources sont en dollars, en livre, en euros. Ce qui constitue une forme d’exportation à l’instar du tourisme. Un euro à -.75 ? c’est dans l’ordre des choses. Comme un dollar à .-50. J’ai vu le dollar à 4.25 lorsque je fréquentais l’Ecole de commerce. Et la Livre à CH 12.-. Le FF à 80.-. Le DM et le Florin à 120.-. Toutes ces monnaies se sont dévaluées pour deux causes a) déficit de la balance commerciale et/ou b) l’inflation. La seule issue du surendettement public, c’est l’inflation, car le nominal de la dette ne change pas alors que la valeur de l’argent utilisé pour rembourser baisse, vu la disparition de l’étalon-or. Et l’inflation vient notamment lorsque le coût des importations augmente, c’est le cas pour nous lorsque la valeur de notre monnaie baisse (nous l’avons vécu et ce n’était pas drôle), ou lorsque l’état verse des revenus que les bénéficiaires dépensent, sans que la production de biens et services suive.(Dans ce second cas, le seul frein à l’inflation, c’est l’épargne de ceux dont le revenu dépasse les besoins courants. Mais ceux-là, c’est l’Etat qui se chargera de dépenser à leur place, en leur prenant l’épargne grâce à l’impôt sur la fortune qui est d’autant plus destructeur que le rendement de la fortune est au plancher). Pourquoi la monnaie baisse-t-elle : si les frontières sont fermées, c’est l’inflation qui se produit dans un tel contexte économique qui en est la cause, et si les frontières sont ouvertes, c’est le déficit de la balance des payements. Dans les deux cas, cela entraîne un baisse de la valeur de la monnaie et, comme on l’a vu, la baisse de la valeur de la monnaie est un facteur d’inflation.
    La Suisse a sa propre monnaie et son endettement public est très bas. C’est un petit pays, mais pas un micro-pays. Même en l’absence de secret bancaire, sa monnaie est prise comme valeur refuge en cas de difficultés. Il est amusant de voir le CHF monter lorsque l’économie mondiale va mal. Ceci permet aux suisses d’avoir une balance commerciale excédentaire, ce qui inidique que l’économie est saine, ce qui accroît l’attractivité pour la monnaie suisse, etc, avec un effet spyrale contre laquelle la BNS doit lutter. Pour répondre certaines préoccupation, les entreprises suisses peuvent craindre la concurrence étrangère sur le marché international si elles produisent les mêmes produits que ses concurrents. C’est vrai pour tous les pays et toutes les entreprises. Par contre, les entreprises qui exportent des produits sans concurrence, par exemple des produits de marques comme Louis Vuitton, Chanel, Hermès, n’ont pas grand chose à craindre. Idem pour les entreprises qui offrent des produits sans réelle concurrence ou dont la concurrence est peu fiable. On peut avoir une excellente entreprise qui fabrique des ascenseurs, aussi bon que ceux de Schindler, mais dont la production est fragilisée par d’autres facteurs. Délai pour pièces détachées, service après vente peu efficace etc. Evidemment les PME sont essentielles. Au-delà des multinationales, ce sont les PME qui font vivre l’économie. Si l’on veut jouer à l’export, il faut offrir ce que les clients attendent : la fiabilité. Et là, hélas, je vois tous les jours que les suisses sont de moins en moins sérieux. Je suis souvent mieux servis en achetant des composants du bâtiment en France ou en Italie qu’en Suisse. Le choix est plus vaste, la qualité au moins équivalente et très souvent supérieure avec une fonctionalité souvent mieux adaptée. La seule chose qui pêche un peu, parfois, c’est les délais de livraison. Et là, les PME suisses feraient bien, en effet, de se réveiller.

  • 15 décembre 2020 à 12 h 15 min
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    Fait intéressant. La France se prépare à une hausse des taux (de refinancement de sa dette) en obligeant des organismes à mettre leur argent au trésor.
    Va t on vers une hausse des taux???

  • 25 décembre 2020 à 11 h 08 min
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    Article non connexe : petit moment de détente

    “les perles de Michel Audiard”

    https://www.youtube.com/watch?v=blYQ8Nl6Pms

    En hommage aux personnes qui savent se remettre en cause (s’améliorer), à tous ceux qui sont fiers de rester des cons, parce que cela fait du bien d’entendre ces répliques de temps en temps et parce que c’est tellement vrai … Vous reconnaissez certaines personnes (en général non désirées) de votre entourage professionnel et privé ? C’est normal et comme disait le président Jacques Chirac “Si tous les cons volaient, le ciel serait noir.”

    Joyeux Noel !

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