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2 réflexions au sujet de « Newsletter »

  • 1 février 2019 à 11 h 29 min
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    Merci pour vos analyses.

  • 20 juin 2019 à 19 h 41 min
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    Le Président de la Confédération a annoncé, l’air ravi, que la part de l’investissement suisse à l’étranger s’était accrue. Qu’est-ce que cela recouvre. D’abord, le retrait de 130 milliards de dollars que Trump a ordonné de rapatrier depuis la Suisse, sous menaces fiscales (ça représente le QUART des flux annuels vers les USA. Cela concorde avec la hausse de l’imposition des holdings étrangères en Suisse qui vient d’être adoptée par le peuple, ce grand spécialiste de la finance qui a tué le secret bancaire. Provoquant la liquidation d’un énorme pan de notre économie que nous ne sommes pas prêt de recréer autrement. Le flux net avec les USA a été de 90 milliards. Mais il s’y ajoute le flux de la Suisse vers l’étranger – 30 milliards – ce qui signe un déficit de 120 milliards. 20 % de notre PIB est parti à l’étranger. Je ne vois pas en quoi il faut se réjouir… Parallèlement, le bilan de la BNS a baissé de 30 milliards. Tiens, tiens, comme par hasard. Donc la banque n’a pas augmenté mais réduit sa masse monétaire. Parallèlement, le CHF a baissé face à l’Euro et au Dollar. Ce qui est normal, puisque la Suisse n’est plus une destination qui intéresse la finance internationale. Le mouvement inversé que nous observons ne peut aller qu’en s’accélérant. Cela devrait dans un premier temps entraîner une baisse des prix en Suisse, destinée à favoriser les affaires, jusqu’au moment ou le niveau atteint par le CHF ne le permettra plus. C’est alors que nous aurons de l’inflation liée à l’affaiblissement du franc. Nous n’avons aucun outil pour lutter contre ce renchérissement… sauf à la BNS de racheter du CHF. Mais là, son budget est limité. Elle n’a pas le pouvoir d’émettre de la monnaie étrangère. Du moment que la Suisse n’est plus une place bancaire de référence, les suisses ont intérêt à placer leur argent ailleurs. C’est ce qu’ils ont commencé a faire en virant 30 milliard à l’étranger. Au Luxembourg, à Londres. La tendance est là et va se poursuivre. Cela va prendre du temps, mais le mouvement va s’accélérer et accélérer la baise du CHF et s’accélérer avec la baisse du CHF. Un emballement est alors possible, ce qui provoquerait une crise, une dépression du CHF. Cette baisse réduit le pouvoir d’achat de suisses. Quant aux revenus provenant de la bulle immobilière, ils vont de même baisser. Il y a un taux de vacance exceptionnellement importante dans les biens de luxe, dont les prix s’effondrent. Les étrangers aiment vivre dans le pays où ils ont leur argent. L’argent est parti, les riches étrangers avec. Les riches suisses suivront. Et les impôts ne pourront pas baisser puisque les coûts augmentent, sauf à liquider de pans entiers de l’activité de l’Etat. Oyez ! Oyez ! bonne gens. La Suisse a chassé ceux qui faisaient sa richesse. L’effondrement économique de la Suisse a commencé. Et ne comptons sur personne pour nous aider. Nous avons été à la fois trop arrogants et trop bête pour ne pas voir que nous creusions notre au nom de bons sentiments que nous sommes les seuls à mettre en application. Le délire des grandeurs qui nous a conduit à construire à 8 millions un Saint-Gothard plus long que le tunnel de la Manche construit à 500 millions et d’en commémorer l’inauguration avec le plus triste mauvais goût : c’est fini. Que vouliez vous que fasse le Président : faire la gueule de circonstance aurait fait mauvais effet sur les marchés…. qui n’en n’ont pas besoin !

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