Maintenant l’Irlande, et demain ?

Tout le monde connaît: “Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rit reçoit un claquette”

Depuis quelques temps c’est:  “je te sauve, tu me sauves par la planchette, le premier qui crie reçoit une rallongette”

Tout d’abord, ce matin, c’est la joie dans les médias: L’Irlande (dont les politiques niaient l’évidence de l’urgence d’un prêt alors que les spécialistes l’annonçaient et se moquaient du ministre irlandais des finances le 1er octobre dernier: Ireland’s finance minister Brian Lenihan ridiculed by City investors) reçoit une aide d’urgence d’un montant proche de celui octroyé à la Grèce.

Comme à leurs habitudes, les intervenants trouvent cela bien et on assiste à un rebond de l’euro( tout du moins au début ou est-ce plutôt des couvertures de short qui engendrent une petite hausse de l’euro ?)

Toujours est-il que, peu de temps après sa hausse, l’euro repart à la baisse.

Voici deux graphiques (minute par minute) de l’euro contre CHF et contre USD

Et les taux ? Vont-ils faire comme ceux de la Grèce avec l’intervention européenne, puis l’arrivée des chinois, c’est à dire baisser dans un premier temps ?

Ce semble être le cas, bien que la baisse ne soit pas énorme. Les taux des autres pays de la zone restent stables à de hauts niveaux dans le même laps de temps.

Comment est-ce possible de continuer de la sorte en prêtant de l’argent à des Etats qui n’ont pas les moyens de rembourser, tout cela par simple volonté politique  ?

Comment tout cela va-t-il se terminer ?

Loïc Abadie l’explique très bien dans son dernier article et je le rejoins: http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/loic-abadie-a-quel-prix-un-pays-peut-il-repudier-sa-dette

Je continue de penser que l’euro est voué à un échec programmé: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=5899

Sauver tout le monde est impossible, parce que les faibles affablissent les “forts” et que ce système ne peut être soutenu encore longtemps.

Les politiques voient la fin, voient le mur, mais ne font que de gagner du temps. Que peuvent-ils faire d’autres ?

Ils pourraient aussi promulguer des lois qui prendraient l’épargne des citoyens en brandissant la cause nationale.

  • Utilisation des retraites pour financer les déficits
  • Utilisation des retraites pour financer les émissions obligataires d’Etats (voir mon article d’il y a bientôt 2 ans: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=1202)
  • vendre l’or des Etats et les biens publics

D’ailleurs à ce dernier sujet, j’avais mentionné la super vente d’or de Gordon Brown à un prix défiant toute concurrence.

On félicitera Gordon Brown et Nicolas Sarkozy pour leurs ventes d’or entre 1999 et 2002 pour Gordon et entre 2004 et 2006 pour Nicolas.

Gordon Brown a vendu la moitié de la réserve de la banque d’Angleterre, soit 400 tonnes (auction = aux enchères), à un prix au plus bas depuis 20 ans.

 

Depuis cette vente le prix de l’or en livre Sterling a quadruplé.

Quant à Nicolas il avait vendu pour réduire les déficits et investir dans la monnaie fiduciaire: http://www.jlgagnaire.com/pouvoir-d-achat-et-economie/vente-des-stocks-d-or-de-la-banque-de-france-par-nicolas-sarkozy

Un simple petit calcul d’un lecteur donne ce qui suit:

“En 2004, 20% du stock d’or est vendu, soit 600 tonnes à 350 euros l’once. Le kilo oscillait vers 10’000 euros et aujourd’hui il si trouve vers 32’000 euros. Nicolas aurait donc fait “perdre” (manque à gagner diront certains) la modique somme de 600’000 *(32’000-10’000) = 13 milliards d’euros soit 200 euros par français, bébé et vieillards compris”

Quant à la BNS elle n’est pas en reste et donne ses explications: vente or de la bns 2000-2005

D’ci à dire que les politiques sont encore plus mauvais gestionnaires que les financiers, il n’y a qu’un pas.

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23 réflexions au sujet de « Maintenant l’Irlande, et demain ? »

  • 22 novembre 2010 à 11 h 21 min
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    Simple, replacez vous à la situaion de l’époque.

  • 22 novembre 2010 à 12 h 24 min
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    Mais est-ce-que un EUR fort intéresse à quelqun à présent ?

    J’ai plustôt l’impression que l’on se trouve dans la situation que Leonardo Sciascia, grand écrivain sicilien, décrit dans son livre “Il gattopardo” comme la dominate du pays par laquelle dans un moment critique :
    “Il faut tout changer pour que rien ne change” (traduction littérale de l’italien)

  • 22 novembre 2010 à 12 h 47 min
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    Pour ma part, je pense tout comme vous cher Olivier. L’euro ne tiendra pas si trop de pays réclament une aide financière. Le système socialiste européen est à l’agonie. Les différences entre les pays sont immenses, d’autres sont déjà sur la liste pour faire partie de cette eurozone.

    Un conseil à celles et ceux qui gagnent leur vie en Euros, toutes vos économies doivent aller sur des monnaies “stables”, c’est-à-dire qui ne seront pas vouées à disparition, franc suisse, dollar, livre sterling et pourquoi pas d’autres, du moment que ces pays ne verront pas leur monnaie disparaître avec la fin programmée de l’Euro.

  • 22 novembre 2010 à 13 h 00 min
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    un manque à gagner +volatility=manque à gagner fois 2.
    cordialement

  • 22 novembre 2010 à 14 h 45 min
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    Bonjour TLM.
    “Comment est-ce possible de continuer de la sorte en prêtant de l’argent à des Etats qui n’ont pas les moyens de rembourser, tout cela par simple volonté politique ?”

    Je réponds par :
    “Comment est ce possible qu’un état dont les caisses sont vides (Fillon) prête à un autre état ?”. D’où sort il le blé, au prix où sont les céréales ?

  • 22 novembre 2010 à 14 h 56 min
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    le problème c’est pas l’euro, c’est ce qu’on en a fait… Si tout le monde s’était tenu au pacte de stabilité, on n’en serait pas là.

    Tout ces hommes politiques qui la ramène en pointant du doigt le vilain méchant euro m’agace…

  • 22 novembre 2010 à 15 h 01 min
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    jean-luc: je suis tout à fait d’accord pour vos craintes sur l’euro.De là à imaginer que le dollar et la livre sterling vont mieux…. ne tombons pas de charybde en scylla.De plus, dans la mondialisation, qu’est une “monnaie stable” ? Si le système implose, l’or est un bon placement.Sinon, en fonction de déflation et inflation, on peut choisir tel ou telle option.Par opposition aux années 70 ou le manque cruel de moyen de production pouvait induire de longues files d’attentes sur des biens de consommation induisant l’augmentation des prix (entre autre), de nos jours, les entreprises de tous les pays ont besoin de clients solvables.Or, pour l’instant du moins, la zone euro reste la zone commerciale la plus ouverte et la plus riche.Si le client européen n’achète plus, le bel “déséquilibre” mondial se casse la figure et peu importe que vos caisses soient pleines si vous n’avez que des chômeurs.(je parle pour la chine qui réalise une stratégie contre productive à terme en trichant sur sa monnaie..).Je pense que les hommes politiques se sentent débordés et craignent des relents guerriers venu du passé.Pour ma part, je me méfierai de l’investissement dans de petits pays si la tournure venait à sentir mauvais.N’oublions pas que le nazisme ainsi que le “napoléonnisme” furent deux “solutions” extrêmes pour des problèmes économiques insolubles…Je ne crois pas à une telle évolution mais je reste persuadé qu’il s’agit là de la hantise des gouvernants du présent et du passé?Ceux ci devraient pouvoir s’attendre en cas de chaos, à une remise en cause de leur démagogie par des pouvoirs désireux d’expliquer le tour de vis (et quel tour de vis !).C’est ainsi que les biens du clergé et de la noblesse ont été “réquisitionnés” lors de la révolution française (insuffisant toutefois pour résoudre le déficit de l’époque).Je pense qu’il serait ainsi dans cette vision de l’avenir un bien moindre mal de cesser de rembourser la dette et de tirer une ligne sur le passé.Quelles seraient les conséquences ?Toutefois, cette crise n’a pas que des inconvénients.La perception de l’urgence de convergences européennes commence à apparaître.L’europe devra arriver à exister en tant qu’entité et non pas en tant que marché unique.J’entends par là qu’on ne peut plus accepter de la part de “partenaires” qu’ils refusent d’avoir un budget militaire et qu’ils se permettent grâce à ces économies de réaliser une concurrence déloyale.D’un autre côté, l’europe doit peut être envisager l’avenir en favorisant les allocations familiales à la française qui loin d’être parfaites permettent toutefois une certaine natalité.Bien sûr, chaque nation doit faire des efforts pour converger vers une harmonie de croissance.Si cela ne se fait pas, l’euro sera le plus grand échec démocratique de l’humanité et l’histoire risquerait de croire que les blocs économiques homogènes ne se réalisent qu’avec des guerres comme au moyen âge.Le rôle des politiciens actuels est primordial sur la perception future vis à vis de la création d’entité humaine depuis longtemps disparâtre.Tant d’erreurs ont été réalisées par les égoïsmes nationaux que nous sommes maintenant devant le rubicon.Je ne peux envisager une disparition de l’euro mais concevoir très facilement l’expulsion des petits pays .La difficulté étant de rejeter la faute uniquement de leurs côtés en oubliant un traité de Maastricht complètement débile, des comptes frauduleux par de nombreux pays, une croissance irlandaise n’utilisant que le dumping fiscal, des croissances tirées uniquement par l’immobilier, un train de vie agréable financé à découvert par la France,une croissance interne sclérosée pour l’obtention d’une forte compétitivité vis à vis de ses voisins etc…..Chacun ayant ses propres torts, l’idée d’un maintien d’un euro à tout prix quel que soit sa valeur inhérente n’est probablement pas si fausse.Et même s’il faut une génération pour tout reconstruire après ………

  • 22 novembre 2010 à 15 h 15 min
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    bonjour!

    pour le texte d’abadie…sa conclusion concerne les pays après une éventuelle sortie, ou la situation des pays européens en général?^^
    et je ne comprends pas la nécessité d’une déflation/”hyperinflation” qu’imposerait une sortie ou une expulsion à la monnaie du pays concerné. pourriez vous m’éclairer?

    pour mon premier commentaire^^ : merci pour votre blog!

    cordialement

  • 22 novembre 2010 à 15 h 17 min
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    Il n’y a pas de nécessité…sauf pour les Etats qui désirent une hyperinflation pour détruire le tas énorme de dettes.
    Pour l’instant c’est le marché qui dicte sa loi, donc les Etats ne sont que les spectateurs de ce qui va se passer. Les marchés ne sont plus d’accord de prêter à des taux bas et les Etats se retrouvent la corde au cou.
    Abadie pense comme moi, soit des pays sortent de la zone euro, soit des pays sortent de la zone euro (par le haut ou par le bas)

  • 22 novembre 2010 à 15 h 55 min
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    Pareil…. sauf si tout le monde converge vers un même but et qu’on décide de s’unir pour aller de l’avant.(on peut réver..)

  • 22 novembre 2010 à 16 h 36 min
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    merci!
    l’inflation est donc un choix politique, n’est ce pas?
    pour abadie…à la limite, concernant les contraintes des marchés, je ne vois pas bien la différence entre dans l’ue ou en dehors. (l’indépendance de la bce et le “pacte” étant seulement des étendards…) d’où ma remarque.^^

    car pour la sortie, je vous suis^^
    cdt

  • 22 novembre 2010 à 17 h 03 min
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    Cher tloc: Je souhaitais simplement dire que l’Euro mourra certainement avant pas mal d’autres monnaies. Mettre ses économies en dollar quand l’Euro s’effondrera est un moindre mal je pense.
    L’or est aussi quelque chose d’important, il faut cependant être équipé. Un coffre à la maison. Mettre son or dans la banque d’un pays à la dérive équivaut à ne plus revoir son or…

  • 22 novembre 2010 à 17 h 38 min
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    Cher jean Luc:
    En France (du moins),la location d’un coffre à la banque vous préserve de la faillite de la banque.Je recommande le livre de Y COLLEU: guide d’investissement sur le marche de l’or qui date de Mars 2008.
    En cas de faillite d’un pays, j’ai du mal à imaginer la mise en place des moyens matériels pour s’accaparer le contenu des coffres avant que les propriétaires en récupèrent leur contenu.Au détriment des compte en banque qui peuvent être “réquisitionné” en un week end (comme en argentine).Une monnaie reflétait jusqu’à présent la “qualité ” d’un pays.Depuis que la chine triche avec sa monnaie en bloquant les changes,le quantitative eaising généralisé revient d’un certain côté à se battre à armes égales avec la chine au détriment des propriétaires de ces devises.De toute façon, “si vous voulez qu’on vous achète vos produits, acceptez notre monnaie” semble être la réponse des anciens pays riches.Je te tiens, tu me tiens ….De mon point de vue,tout a découlé de l’incompétence américaine et la lâcheté européenne qui ont accepté l’immense privilège pour la chine de contrôler son change.Tout découle de là car les bonds du trésor n’ont dés lors cessé de baisser, mettant en péril les retraites futures (car les immenses trésoreries ne rapportaient plus suffisamment pour assurer les futures pensions)induisant une prise de risque de plus en plus importante par tous les fonds de pension pour obtenir des rendements suffisants sans aucun rapport avec la croissance réelle…Les dominos se mettaient en place tranquillement avec une froide logique.Vive le grand bordel !

  • 22 novembre 2010 à 18 h 49 min
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    Ce n’est nullement un plan de sauvetage de l’Irlande mais un plan de sauvetage des créanciers de l’Irlande comme il y eût auparavant un plan de sauvetage des créanciers grecs.
    La nuance est de taille.
    Nous ne sommes plus en capitalisme libéral mais en dictature des cartels.
    Un gouvernement ou plusieurs n’ont pas à garantir les activités bancaires. C’est une hérésie totale.
    Jim Rogers de le signaler :
    …”Il n’y a aucune raison pour que les contribuables à travers l’Europe ou en Irlande doivent payer pour les erreurs des autres. Les obligataires et les actionnaires des banques devraient perdre leur part”… C’est si simple…
    http://www.zerohedge.com/article/jim-rogers-ireland-should-go-bankrupt
    Ce sauvetage est d’autant plus choquant et moralement condamnable car les banques ont prêté l’argent qu’elles n’avaient pas , tout droit sorti de leur “réserve fractionnaire” , réserves hypertrophiées par un coefficient multiplicateur bidouillé et une comptabilité falsifiée.
    http://www.objectifeco.com/spip.php?page=article&id_article=1067
    Une réforme urgente à faire : la suppression des réserves fractionnaires qui autorisent la création monétaire privée et toutes les dérives inhérentes à ce système.
    Voir les propositions de bon sens de Maurice Allais
    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm

  • 22 novembre 2010 à 18 h 54 min
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    @ tloc
    Le grand bordel que vous appelez de vos vœux (et des miens aussi …) risque de survenir plus tôt que ce que l’on pense car Le Sinn Fein propose tout autre chose ….
    Une sorte d’affiche genre western avec marqué Wanted pour cause de trahison…
    Ça risque de chauffer prochainement…
    Un grand merci au Sinn Fein de résister au cartel bancaire.
    http://www.sinnfein.ie/
    Petit rappel, il y a déjà eu la mise en garde de l’IRA lors d’un communiqué qu’ils pouvaient prendre pour cible les institutions bancaires et les banquiers…
    http://www.sinnfein.ie/
    Ainsi va la vie, action , réaction, la synthèse peut-être surprenante.

  • 23 novembre 2010 à 7 h 43 min
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    En toutcas après avoir pu acheter un appartement à new york, des usines à l’international au meilleur prix, je vais pouvoir rappatrier les benefices avec un euro faible.
    Pfffffui.
    Merci à tous ces blablateur.
    Au fait, cela glose depuis deux semaine sur mes 600 milliard de la FED.
    Apparement une info vous a tous échapper : ce montant permet à la FED de devenir le premier créancier des USA et reléguer la chine au second. Chine qui fiance quasiment toutes les économies mondiales. Ne s’agit il ni plus ni moins qu’unequestion de leadership mondial de souveraineté et d’indépendance.
    Quand une décision doit se prendre, celle ci se fait en fonction de différent critères. Les deux guerres mondiales semblent bien loin, la guerre froide également. Les nouvelles générations n’ayant été élevé que dans le rose du peace and love.

  • 23 novembre 2010 à 8 h 24 min
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    @Olivier
    oui vous avez raison cette info a échappé à tout le monde. D’ailleurs vous avez la primeur de la nouveauté et du savoir, ce qui fait de vos interventions des éléments incontournables des commentaires du blog. Merci infiniment
    @Olivier Crottaz
    merci de vos lumières et encore bravo super bien vu le top de l’euro contre les monnaie (article Sur EF2), j’ai vendu mes euros !je vous envoie un colis pour Noël

  • 23 novembre 2010 à 18 h 09 min
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    Hum… tloc: “de tomber de Charybde en Scylla”, l’expression mythologique grecque est plus qu’usée mais personne ne sait vraiment ce qu’elle signifie ni son origine… En clair = Aller de mal en pis! Soit le tout ou rien!! Aaah cette religion judéochrétienne qui ne voit que le bien OU le mal! C’est très calviniste comme vision de la vie!! 🙂

    Charybde(en grec Khárybdis) était la fille de Poséidon et de Gaïa(la Terre). Pour avoir volé à Héraclès une partie du troupeau de Géryon, elle fut foudroyée par Zeus et changée en un gouffre marin. Là, trois fois par jour, elle avalait puis régurgitait de grandes quantités d’eau, incluant navires et poissons(= parabole Bernankienne!!) Ulysse choisit de l’éviter et de faire passer son bateau près de sa voisine Scylla préférant la perte de six de ses marins à celle de son navire et de l’équipage entier( = économie Irlandaise pour les pro-américains ou l’économie américaine pour les anti-américains!).

    Charybde et Scylla constituent une métaphore des dangers guettant les premiers marins grecs lors du franchissement du détroit de Messine, entre le pied de l’Italie et la Sicile connu pour ses tourbillons aux courants variables et contraires mais considéré depuis l’Antiquité comme non dangereux la plupart du temps. Or depuis l’Antiquité personnne ne s’est aventuré dans les profondeurs du détroit de Messine… qui on le sait maintenant est sur une faille tectonique très dangereuse avec zone volcanique plus qu’imprévisible…

    Donc l’expression “tomber de Charybde en Scylla” signifie bel et bien encore de nos jours et plus que jamais “éviter un danger en s’exposant à un autre pire encore”. Trop compliqué à comprendre pour nos traders et nos banquiers si peu cultivés?! 😉

  • 23 novembre 2010 à 21 h 45 min
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    Mardi 23 novembre 2010 : l’Espagne fonce vers le défaut de paiement.

    Plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette.

    – Emprunt à 3 mois :

    Le 26 octobre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 3 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 0,951 %. Un mois plus tard, mardi 23 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 1,743 % !

    – Emprunt à 6 mois :

    Le 26 octobre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 6 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 1,285 %. Un mois plus tard, mardi 23 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 2,111 % !

    – Emprunt à 12 mois :

    Le 19 octobre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 12 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 1,842 %. Un mois plus tard, mardi 16 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 2,363 % !

    – Emprunt à 18 mois :

    Le 19 octobre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 18 mois : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 2,009 %. Un mois plus tard, mardi 16 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 2,664 % !

    – Emprunt à 10 ans :

    Le 16 septembre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 10 ans : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 4,144 %. Deux mois plus tard, jeudi 18 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 4,615 % !

    – Emprunt à 30 ans :

    Le 16 septembre 2010, l’Espagne avait lancé un emprunt à 30 ans : l’Espagne avait dû payer un taux d’intérêt de 5,077 %. Deux mois plus tard, jeudi 18 novembre, elle a dû payer un taux d’intérêt de … 5,488 % !

    Lisez cet article très important :

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hfSUn5OGl1hBp3bsGBF37q9J4Zpw?docId=CNG.7b035e05269c1bb2e7483bb732e2538a.4c1

  • 23 novembre 2010 à 23 h 40 min
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    Ah, les politiques qui n’ont pas voulu réaliser un rapprochement des systèmes sociaux, économiques, budgétaires et militaires lors de Maastricht et la création de la monnaie unique sont de grands guignols incapables.Avec l’Espagne, nous risquons de ne plus rire du tout car la pilule semble cette fois un peu grosse à digérer.Question: qui continue toutefois à prêter aux Etats ? Les crétins levez vous ?

  • 24 novembre 2010 à 10 h 23 min
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    Mercredi 24 novembre 2010, vers 10 heures du matin :

    Les graphiques à voir absolument :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,351 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,046 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Ce qui se passe en ce moment même en Espagne est très important.

    Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,070 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 8,618 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,914 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

  • 24 novembre 2010 à 10 h 24 min
    Permalink

    Mercredi 24 novembre 2010, vers 10 heures du matin :

    Les graphiques à voir absolument :

    Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,351 %.

    Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,046 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPG10YR:IND

    Ce qui se passe en ce moment même en Espagne est très important.

    Les marchés internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Espagne à rembourser ses dettes.

    Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,070 %.

    Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 8,618 %.

    Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 11,914 %.

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