Les comptes de la ville de Lausanne dans le rouge à cause des retraites

Et voilà madame Irma Crottaz a de nouveau frappé ! Bon, là je n’ai pas trop de lauriers à recevoir, c’était gagné d’avance.

Je vous avais écrit plusieurs articles sur un sujet qui intéressait les contribuables lausannois, à savoir leurs impôts et que ces mêmes contribuables allaient passer à la caisse. La ville demande désormais même au canton de participer à sa mauvaise gestion.

La caisse de pension plombe les comptes de Lausanne

Pour remettre dans le contexte, la caisse de pension de la ville de Lausanne n’a jamais (ou je dis bien jamais) été bien gérée. La cours des comptes s’y est d’ailleurs intéressé. Même en période de haute conjoncture, la caisse affiche de misérables performances. Pourquoi ? Parce que les affiliés sont trop grassement assurés et que personne ne s’est vraiment attaqué à ce sujet, laissant Daniel Brélaz le syndic-multiples-casquettes aux commandes. Ce que les affiliés devraient se poser comme questions sont:

– est-ce normal d’en appeler aux citoyens pour renflouer ma caisse ? (mal gérée, puisque dans les caisses privées il n’y pas le même problème de rendement)

– est-ce juste de penser que le taux de rémunération de mes avoirs par la caisse est adapté et ne vaut-il pas mieux avoir 100% (à la fin) d’un montant inférieur que 40% (actuellement) d’un montant supérieur

Il est évident que tant qu’on va renflouer la caisse, ces questions restent sans importance. Mais si la ville venait à faire faillite ? Si l’Etat n’avait plus les moyens ? Bien évidemment qu’on va me rétorquer que c’est impossible. Je suis désormais habitué à ce genre de discours formaté.

Je vous rappelle mes articles dans l’ordre chronologique:

Ponzi, Madoff, Pensions, Etat, même combat 12 janvier 2009 (déjà !)

Prévoyance Lausannoise, retraites en péril 20 janvier 2011

La ville de Lausanne se finance à bon compte sur les marchés (pour combien de temps ?) 11 novembre 2011

La Ville de Lausanne bientôt en Faillite ? 15 décembre 2011

 

Heureusement que les cantons ne suivent pas les villes dans leur gestion:

Le canton de Vaud boucle ses comptes 2011 sur un excédent de 343 millions de francs

les cantons gère mieux leur argent que prévu

 

Un autre cas de ville que fait n’importe quoi: NICE: La ville de Nice paie 8,3 mios d’euros de loyer pendant 27 ans….pour un stade avec moins 15’000 spectateurs en moyenne qui, à la fin, aura coûtéla bagatelle de 245 millions d’euros, tout cela pour l’euro 2016: http://www.observatoiredessubventions.com/2012/combien-coute-le-stade-de-nice/

 

Je profite de cet article pour mettre à jour les indices de prévoyance Pictet qui, à première vue, devraient avoir repris des couleurs depuis quelques mois avec la hausse des marchés financiers.

Oui depuis 2012 la performance est positive, mais depuis sa création, c’est toujours pauvre (bien que positif).

Si vous le pouvez, remboursez vos dettes et épargnez (ou investissez) vous-même pour vos vieux jours.

 

 

 

 

 

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10 réflexions au sujet de « Les comptes de la ville de Lausanne dans le rouge à cause des retraites »

  • 4 avril 2012 à 12 h 58 min
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    c’est la faute aux maghrebins:))

  • 4 avril 2012 à 19 h 02 min
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    C’est une bonne nouvelle pour les banquiers français et autre politiques incompétents qui peuvent désormais faire faillite en toute tranquillité.
    Voyant que les suisses, les meilleurs du monde, font faillite en même temps, personne ne leur reprochera rien… comme le disait Keynes à propos des bons banquiers.
    (”
    le bon banquier c’est pas celu qui voit le danger et qui l’évite. C’est celui qui fait faillite en même temps que ses petits camarades, comme ça on ne peut rien lui reprocher.”)

  • 4 avril 2012 à 21 h 53 min
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    combien de financiers n’ont pour seul explication :
    l’état peut toujours lever des impôts. J’ai entendu cette explication d’un responsable d’AXA lors d’une présentation en France.
    Pourtant, s’ily a bien une date de connue, surtout en France c’est bien 1789.
    Il faut croire que tout le monde oubli que la réunion des états généraux demandé par le ROi était dans le but de lever un nouvel impôt, pour remplir les caisses de l’état vide.
    Toute la présentation historique des lumières, droit de l’homme etc … n’était finalement que le terreau.

    Alors, lors de la prochaine levée d’impôt européenne, quelles est la noblesse privilégiée ne payant pas l’impôt ? quel est la partie du tiers état voulant sa part de pouvoir ?
    La finance internatonale ? les fonctionnaires européen ? les évadés fiscaux ? les comptes en suisse ?

    Ne pas oublier que dans 10 ans, à la fin du plan Grec, la dette de l’état Grec sera non pas à 0 comme pour un surendetté, mais à 120% du PIB, et quel PIB (celui de 10 ans de recession ?) ? quel population peut tenir dans ces condiions ?
    L’italie est au tournant.

  • 4 avril 2012 à 22 h 57 min
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    Le probleme des retraites est le meme partout dans le monde! L’etat social est une faillite monumentale et personne ne veut voir la vérité! Sauf Olivier bien sûr! Et n’oublions pas qu’un socialiste est une personne qui pense avoir une dette envers son prochain, dette qu’il se propose toujours de payer avec l’argent des autres! Pas de souci…..

  • 5 avril 2012 à 9 h 22 min
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    Je ne pense pas que le problèmes des retraites au sens large, capitalisation ou répartition, peut être au final dissocié de la durée de vie et de la pyramide des âges.La capitalisation a été formidable tant que les gens économisaient sur les marchés , les actions montaient mécaniquement….Maintenant que les pensions doivent être servies avec des jeunes de plus en plus pauvres pour cotiser autant que leurs ainés, le masque tombe.du coup, de crainte que la supercherie apparaisse au grands jours, il convient de laisser libre cours à la finance exploratrice, créatrice et surtout factice.D’ou les subprimes, l’autorisation de l’entrée de la Chine dans l’OMC en maintenant sa monnaie etc….Je reste intimement convaincu que les pires décisions ont été prise ces dernières décennies pour passer le cap démographique fatidique.La répartition est bien sûr la même chose, mais là, la démographie est plus facile à déterminer.

  • 5 avril 2012 à 14 h 17 min
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    Signe inquiétant de la BNS qui lâche son taux de 1,2ch à 1,1990ch.Je le trouvais trop longtemps trop proche de cette limite fixée,un bon signe pour les spéculateurs qui voient que la porte a bougé,et chercherons à la casser aux prochains soucis de l’Europe telles que l’Espagne par exemple.

  • 5 avril 2012 à 21 h 02 min
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    de retour d’Espagne, après les images de la Grèce, il y a une constante : les socialistes et leurs amis ont plongé des deux mains dans le Trésor public pour réaliser des infrastructures pharaoniques et pas toujours heureuses ou nécessaires au moyen de l’emprunt. Toute idée d’amortissement financier et technique leur a été étrangère. En fin de compte, c’est l’inflation qui ruine l’épargne : ainsi c’est l’épargnant (grand ou petit) qui finance une seconde fois la dépense (la première fois c’était avec l’impôt. Où est le problème, me direz-vous. Eh bien il réside dans le fait que cet épargne avait vocation à financer l’investissement réel. Le réduire à néant revien à porter atteinte à l’investissement, donc à la production, donc aux emplois. Ne reste qu’à l’Etat à distribuer les revenus et à importer. Jusqu’au jour où les fournisseurs décideront du prix. C’est là que commencera la pauvreté : celle de la dépendance inconditionnelle au plus riche que soi.

  • 6 avril 2012 à 9 h 33 min
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    “quand la France a fait faillite de Jaffre” est une fiction relativement visionnaire écrite vers 2003 (je crois) ou on apprend que la France en 1983, après 2 années de gestion communiste était en faillite et avait du accepter un prêt relais de l’arabie saoudite pour financer la fonction publique.Par la suite, les obligations française rapportaient 10 % et le salarié était tondu pour trés longtemps.Si je suis riche, je vote à gauche……

  • 7 avril 2012 à 3 h 41 min
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    Pour aller dans le sens de Merzak en période de Pâques, seul le divin avait les bonnes dispositions pour une gestion miraculeuse de l’économie, mais même sa famille et ses professeurs ne l’avaient remarqué:

    c’est la mère de Jésus qui reçoit le bulletin scolaire de son fil:

    -math 3 : multiplie le pain mais ne sait pas le diviser
    -chimie 2 : transforme l’eau en vin, alcolisme en classe (blâme)
    -sport 0 : ne sais toujours pas nager ( amuse la classe en marchant sur l’eau)

    Marie dit : avec un bulletin comme ca tu peux faire une croix sur tes vacances de Pâques…

  • 16 avril 2012 à 14 h 05 min
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    Mais question bête…si les problèmes sont si évidentes…pourquoi on ne fait rien pour les résoudre? Je sais que la situation est complexe, mais je n’ai pas l’impression qu’on est en train de faire quelque chose…on tourne autour du pot! Ma conclusion personnelle…est que personne a envie de changer les choses, car il aura beaucoup plus a perdre que a gagner (en terme de profit individuel). Ils existent des très bons financiers qui pourraient travailler AVEC l’état, et ne pas pour, et créer des synergies positives afin de palier aux besoins. La finance, malheureusement, règle l’économie…mais reste une résultante. Or, au lieu de toujours chercher le profit financier…pourquoi pas commencer à chercher le vrai profit économique? A mon avis, l’état ne doit pas dicter l’économie ou se financer à travers ses acteurs; mais offrir une structure dynamique afin d’optimiser cette énorme machine. Le peuple n’est pas une tirelire pour chercher l’argent, le peuple est l’argent!
    Je ne suis ni de gauche ni de droite…mais l’état sans une économie forte ne fera rien, tout comme un peuple trop assisté. L’essence même d’une personne n’est pas de survivre, mais de créer. Encore une fois, ça c’est mon opinion
    Bonne journée

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