Le SP500 à se faire peur

En janvier 2020, je vous avais écrit un article qui suggérait de vendre le SP500 et d’acheter de l’or et des mines d’or.

Le marché des actions américaines avait plongé violemment par la suite (mars), les actions minières aussi et l’or brièvement. Aujourd’hui, après l’énorme rebond du marché américain depuis les plus bas, quelle est la situation ?

  • Le SP500 est à – 4,1% (après avoir passé par -35%)
  • Les actions minières (GDX) sont à + 14.2%
  • L’or est à + 7.9%

Parfois quelques graphiques parlent plus que des mots. Ci-après 3 graphiques qui font vraiment peur pour ceux qui restent investis dans le SP500.

Le ratio Put/Call est au plus bas des plus bas

Beaucoup des titres du SP500 affichent un RSI supérieur à 70 (niveau sur-acheté), le nombre de titre au dessus de leurs moyennes mobiles à 50 jours est au plus haut depuis 20 ans et c’est le plus grand rally de hausse de l’histoire.

Les petits traders ont acheté des calls comme jamais (très mauvais signe pour une continuation de la hausse)

Ce dernier graphique me fait penser à l’abréviation FOMO (Fear of Missing Opportunity) qui est le fait d’acheter à n’importe quel prix par peur de rater la hausse.

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5 réflexions au sujet de « Le SP500 à se faire peur »

  • 6 juin 2020 à 21 h 10 min
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    Bonsoir, entre la lecture de votre post bien étayé et par ex. le commentaire de JL (https://www.crottaz-finance.ch/blog/les-robots-ont-pris-le-pouvoir-sur-le-sp500/#comment-238394), je constate que mêmes les professionnels de la finance ne savent plus vraiment où ils en sont (boussole). En revanche, factuellement :

    – Madame Lagarde déclare qu’elle fera ‘tout’ pour ‘plaire’ aux marchés. Je ne sais pas qui écrit pour elle ses déclarations, mais l’affection et l’amour ne sont pas loin.

    – le VIX est actuellement à 24,52 (sur 100 !)(https://www.boursorama.com/bourse/ au moment où je l’écris). Mais tout va bien dans le meilleur des mondes … de la finance.

    – la BCE a racheté l’ENTIER (et non QUE la quote part proportionnelle) des dettes de l’Italie concernant mars et avril (ou avril et mai), alors que ce n’est pas son rôle. Tribunal constitutionnel de Karlsruhe, aurez-vous les guts de prendre une décision non biaisée ?

    J’ai l’impression que rien, mai alors absolument RIEN ne fait revenir les marchés à la raison (‘Jack et le haricot magique’). 5 ou 6 mille milliards $ de nouvelles dettes pour les soutenir (moins quelques miettes pour la vraie vie … pardon, l’économie réelle). Amusez-vous bien, profitez-en, vous êtes des chanceux les gars.

    Il y a de quoi se demander si dans le fond il ne suffirait pas qu’il n’y ait que le 1% (la finance) qui travaille pour ‘nourrir le monde’.

    Attendez fin septembre voire octobre. Et vous pensez que les acteurs de l’économie réelle ne vont pas réagir quand Bruxelles voudra imposer en 2021 une taxe ‘européenne’ et une baisse (quasi) généralisée des salaires (“T’es pas d’accord ? T’es viré.”) ce qui aura des implications négatives pour la relance de la consommation … Ben oui, il faudra bien que quelqu’un paie ces nouveaux milliers de milliards de $ (ou €) de nouvelles dettes pour soutenir les marchés.

    En Suisse, certains ne le savent pas encore, mais actuellement on vire mêmes de hauts cadres et managers dans le privé. J’en connais malheureusement quelques uns (GE et ZH). Il ne fait pas (plus) bon avoir plus de 45 ans. Aucun ne s’y attendait. Le RDV avec le RH dure entre 2 à 5 minutes et c’est brutal.

    Après la crise sanitaire, après la crise économique (le gros de la vague des faillites n’étant pas encore arrivé), arrivera une crise politique. Observez bien certains dirigeants de certains pays qui nous sont familiers, dans les prochaines législatures ils auront disparus.

    Mais on s’en fiche, c’est bientôt les vacances.

  • 6 juin 2020 à 21 h 15 min
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    Merci, excellent billet!

    Je continue d’observer le Nasdaq-100, qui concentre les titres les plus spéculés par les “RobinHood traders”, et qui bénéficie d’une offre de Puts en CHF cotés en Suisse…

    On arrive à un point où les seuils des Puts proposés ne suivent plus le cours, pour l’un des deux émetteurs. C’est un bon signe!

  • 7 juin 2020 à 10 h 04 min
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    Merci pour cet excellent article Monsieur Crottaz.
    Mais il semble clair que maintenant les bourses sont déterminées, plus que jamais, par l’action des banques centrales qui créent l’argent ex nihilo. Qui paiera? Vraisemblablement le contribuable comme l’a dit un autre intervenant, mais aussi le consommateur car il devra y avoir un renchérissement des biens et, peut-être, des services. Ici en Belgique d’où j’écris, je suis frappé par le prix de l’immobilier (segment moyen supérieur). Là où on trouvait des biens, style maison de maître 19ème – début 20ème siècle, aux environs de 350.000 euros il y a encore 6 ou 12 mois, il faut aujourd’hui sortir plus de 500.000 euros pour en acheter. C’est absolument frappant.
    Et quant aux actions de mines d’or, l’évolution de Barrick Gold est symptomatique: après des plus hauts à 40 CAD entre le 20 avril et le 20 mai, la voilà redescendue de quasi 25 % par rapport à ces plus hauts.
    A mon avis, si l’augmentation du nombre de faillites reste dans le cadre de ce qui est prévu, le marché pourrait encore rester soutenu un certain temps. Mais plus dure sera la chute…

  • 7 juin 2020 à 11 h 33 min
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    Bonjour, de ce que j’ai entendu encore hier soir, la hausse actuelle à WS est tirée par les ‘technologiques’ et ‘pharmaceutiques’, d’autres pans en revanche sont ‘laminés’. A moins que je me trompe, cette hausse ne concerne pas directement les entreprises cotées au SP500.

    On entend également peu d’informations sur les volumes échangés.

  • 23 juin 2020 à 12 h 04 min
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    Bonjour, j’ai l’impression que les derniers bearish lâchent l’affaire reportant ultérieurement leur scénario baissier sans savoir réellement maintenant s’il a quelques raisons de se mettre en place.
    Les BC auraient effectivement la main tellement lourde pour intervenir et maintenir l’illusion qu’elles travestissent les esprits des plus sceptiques-pragmatiques.
    Ce qui voudrait dire que le marché ne peut plus avoir qu’un seul sens.
    C’est de plus en plus inquiétant…

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