Le gold dans tous ces Etats et l’Allemagne veut le rapatrier

Quelques graphiques valent certainement plus que des mots

gold and oil price  1946 -2012Depuis l’abandon de l’étalon or, la divergence est flagrande

gold oil ratio 1946-2012

L’or et le pétrole restent dans un couloir

gold world reserve knopers

 

centralbank-balance-gold

centralbank-balance-gold2

 

Tax20Hike20In20PerspectiveOn rembourse quoi et comment ?

average dutch home prices in troy ounce gold 1970-2011

us gdp per capita in ounces of gold 1791- 2012

Les chinois le montre (mais est-il vrai?)

goldroad-china goldroad-china2 goldroad-china3 goldroad-china4

Et l’Allemagne veut rapatrier son or (dont une partie se trouve à Paris)

Bundesbank will deutsches Gold zurückholen

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9 réflexions au sujet de « Le gold dans tous ces Etats et l’Allemagne veut le rapatrier »

  • 16 janvier 2013 à 16 h 14 min
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    J’imaginais que tous les épargnants Suisses retirent leurs
    argents qui ne rapporte désormais plus rien entre 0 et 0,3%net, le système mondial s’ écroulerais et nous épargnants ont ramasseraient tous à vil prix.J’y vais je mets au coffre!

  • 17 janvier 2013 à 12 h 31 min
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    Comme à l’€uroMillion, il y a des gens vernis!! 😀

    Australian amateur prospector finds massive gold nugget: http://www.bbc.co.uk/news/world-asia-21055206

    Je n’ai jamais compris pourquoi la BNS a vendu son or à l’époque.

  • 17 janvier 2013 à 12 h 34 min
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    Pour donner de l’importance à la monnaie fiduciaire

    Pourquoi aujourd’hui les banques centrales n’achètent pas d’or ( sauf exception turque etc)

  • 17 janvier 2013 à 17 h 02 min
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    La monnaie “fiduciaire” signifie l’existence d’une valeur de l’instrument financier basée sur la confiance du public. Du latin FIDUCIA = la confiance. Dans un billet de banque ou une monnaie électronique, la valeur du matériau est nettement plus faible que la valeur nominale qui lui est attribuée. Pareil pour la monnaie “divisionnaire” ou ce qu’on appelle les pièces de monnaie, qui n’ont pas de valeur intrinsèque même si elles ont un coût de fabrication. Exception, les pièces produites à partir de métaux précieux – or et argent – qui ont leur valeur d’usage ou d’échange et qui leur donne un statut de valeur-refuge.

    Historiquement le billet de banque est né comme substitut pratique mais provisoire! Il apparaît au XIe siècle en Chine(déjà!) à une période de pénurie de métal jaune qui bloquait le monnayage. C’était le “Jaozi” qui à l’origine se concrétisait en une planchette en bois gravée et portant une inscription à l’encre vermillon et noire émise en règlement en substitut d’argent métal par des commerçants pour leur usage propre. Ces planchettes ne circulaient pas sur les marchés. Mais, même en série limitée, cette circulation a dérapé vers l’abus mais a permis à la dynastie Song, à court de numéraire, de monopoliser l’émission et d’en rendre le cours légal en 1024: le papier monnaie pouvait dès lors être utilisé pour payer ses impôts. Suite aux divers abus(planche à billet prend tout son sens…) le papier disparaît à partir du XIVe siècle à la suite d’émissions excessives, des exactions mongoles, de la grande peste et de l’abondance de l’argent fourni par Venise.

    La monnaie fiduciaire a un sens s’il existe la confiance qui dépend:
    – de l’Etat ou d’un acteur économique majeur capable d’accepter la monnaie pour que lui soit payé ce qu’on lui doit.
    – Du cours légal accepté par tous les agents économiques à la valeur faciale(= la valeur que la convention donne; en opposition à la valeur métallique qui est la valeur de ses différents matériaux)
    – Le taux d’intérêt pour les emprunts obligataires rédigés dans cette monnaie. Tant que les “prêteurs” pensent que le taux d’intérêt est supérieur à l’inflation, la confiance est maintenue. Dans le cas contraire, la monnaie fiduciaire se déprécie dans le temps.

    Ces trois critères ne sont plus respectés depuis plusieurs décennies: perte de la valeur du $, monnaie de référence, rendements obligataires de plus en plus inexistants et guerre des monnaies actuelle, QE répétés, etc.

    La loi de Gresham, du nom du commerçant et financier anglais Thomas Gresham (XVIe siècle), vérifie l’adage que « la mauvaise monnaie chasse la bonne ». Lorsque deux monnaies se trouvent simultanément en circulation avec un taux de change légal fixe, les agents économiques préfèrent conserver, thésauriser la « bonne » monnaie, et par contre utilisent pour payer leurs échanges la « mauvaise » dans le but de s’en défaire au plus vite. C’est ce que fait la Chine avec le $, la £ et l’€.

    Cette règle est connue depuis Aristophane, poète comique grec, qui l’évoque dans sa comédie “Les grenouilles” (Ve siècle avant J.-C.!) : Excédé par la médiocrité des poètes athéniens du moment, le dieu Dionysos décide de se rendre aux Enfers, accompagné de son esclave Xanthias, chercher Euripide pour le ramener parmi les vivants. Dionysos est obligé de se mettre à la rame, sous les chants du Chœur composé de grenouilles (d’où le titre de la pièce). Dionysos pèse les vers des tragédies d’Euripide et d’Eschyle avec une balance. A la pesée, ce sont les vers d’Eschyle, plus lourds, qui l’emportent : Dionysos ramène Euripide d’entre les morts, non sans emporter au passage quelques présents mortels à l’adresse de certains vivants athéniens. Belle métaphore!

    Avant Gresham et Copernic, c’est Nicole Oresme qui en démontre le mécanisme au XIVe siècle. On appelle Nicole Oresme l’ “Einstein du XIVe siècle” car en avance sur son temps préfigurant la Renaissance. Il était Evêque de Lisieux, économiste, mathématicien, physicien, astronome, philosophe, psychologue, musicologue, théologien et traducteur français. Il disait: “Je ne sais donc que je ne sais rien.” Ses vues économiques sont contenues dans le Commentaire sur l’éthique d’Aristote, (1370), le Commentaire sur la politique et les économiques d’Aristote, (1371) et le Traité des monnaies (De origine, natura, jure et mutationibus monetarum publié en 1366, alors qu’il est conseiller du roi Charles V . Ces trois ouvrages rédigés en latin et en français consacrent, surtout le troisième, leur auteur comme le précurseur de la science de l’économie politique.

    En clair il disait:
    – “la monnaie n’est pas la propriété individuelle du prince, elle appartient à la collectivité qui l’utilise.”
    – “les mutations monétaires décidées par les autorités sont mal venues : elles détruisent la raison d’être de l’outil d’échange, à savoir une valeur constante en laquelle on peut se fier.”

    Les Banquiers/Banksters devraient s’instruire un peu! Voilà pourquoi j’écris n’avoir pas compris le pourquoi de la vente de l’or par la BNS!

    Mis à part la Turquie, la Chine envisage de thésauriser 8’000 tonnes d’or et de se débarrasser du $ et de l’€. Elle est le premier acteur dans le marché de l’or par sa production et son importation.

    On peut également se demander le rôle des QE(planche à billets à l’excès?) dans la défiance de la monnaie fiduciaire – confiante .

    A remarquer qu’actuellement le « Jaozi » est un aliment chinois en forme de chausson, constitué d’une pâte de farine enveloppant une farce qui peut être composée de différents aliments, qui a une histoire d’environ 1’800 ans en Chine. Il est surtout largement consommé dans le nord-est de la Chine, ce qui lui vaut parfois l’appellation de « ravioli pékinois » en France. Il est également populaire dans le reste du Nord Est asiatique (Corée et Japon, où il est appelé gyōza), en Russie, ainsi qu’en Pologne où il est appelé pierogi. Les Chinois ont le sens de la monnaie… 🙂

  • 18 janvier 2013 à 14 h 51 min
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    La BNS a gagné : le Franc s’effondre depuis une semaine. Pour l’or, c’est un marché manipulé, complétement déconnecté de l’émission de monnaie et de l’inflation, mais directement impacté par la loi de l’offre et de la demande, notamment des Indiens, des Chinois et des adeptes de la fin du monde.

  • 20 janvier 2013 à 12 h 01 min
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    L’or des allemands est en France, et aux Etats-unis (?). L’or des Français (ce qu’il reste après que Mr Sarkozy en aie vendu une partie pour renflouer les caisses de l’état est aux Etats-unis (?).
    Les Européens sont donc les clients d’un banquier (les USA).
    Ce banquier a-t-il rémunéré cet or ? Sous quelle forme ?
    La rémunération s’est-elle faite durant les 30 glorieuses, et après plus rien ?
    Ou Alors les Etats-Unis ont-ils au contraire considéré que c’était une location, tout comme un coffre (ouvert) à la banque, qui donnerait alors droit à rémunération ?
    Une question posée par un non-spécialiste de l’or, à laquelle des spécialistes pourraient répondre…. peut-être.

  • 20 janvier 2013 à 15 h 16 min
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    Vendredi 18 janvier 2013 :

    Jean-Claude Juncker a déclaré : Chypre est « un problème plus grave que la Grèce ».

    Lisez cet article :

    C’est Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, qui a mangé le morceau, peu avant Noël : ni les marchés ni la presse n’ont l’air de réaliser qu’un pays de la zone euro pose aujourd’hui «un problème plus grave que la Grèce», lâchait le Premier ministre luxembourgeois face à quelques journalistes. Ce problème, à son avis «sous-estimé», c’est Chypre, minuscule république comptant pour moins de 0,2% du PIB des Dix-Sept…

    http://www.liberation.fr/economie/2013/01/18/chypre-le-moucheron-qui-agace-l-europe_875130

  • 3 février 2013 à 15 h 26 min
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    Les demandes de livraisons du COMEX pour le mois de février atteindraient 43,26 tonnes d’or physique, soit plus du quadruple de décembre qui est généralement un des plus élevés de l’année.
    Est-ce enfin le début de la hausse des cours ?

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