L’argent n’est plus moral et c’est cela le plus grand problème

Il fût un temps (je vous parle de feu mon grand père) où l’argent avait une signification éthique, morale et le fruit d’un travail. Il fallait bosser dur pour gagner sa croûte. On travaillait (7 jours sur 7) pour gagner de quoi vivre, sans plus.

Aujourd’hui à tous les échelons, l’argent n’est plus la récompense d’un travail fourni, c’est un moyen. Un moyen d’assoir sa suprématie, un moyen de paraître, et – pour quelques-uns – un moyen de survivre. Combien de fois n’ai-je pas entendu: “On me paie et après je travaille”. Il me semble que les données ont été inversées depuis quelques lustres.

Dans les hautes sphères on se remplit les poches,  dans la classe moyenne haute on veut briller de tous les feux, dans la classe moyenne basse on essaie de parader (en devenant bling bling) et dans la classe basse on reçoit des subsides car on ne veut ou ne peut pas trouver de travail (et cela touche toutes les classes: Polytechniciens, énarques… et malgré tout chômeurs).

Beaucoup de repères de notre société tournent autour de l’argent, l’argent facile, l’argent qui permet d’exister. L’argent a tronqué les données. L’argent a corrompu la vision du travail.

Aujourd’hui, tout passe par l’argent. Il suffit bêtement de regarder la télévision (que je fuis si possible) pour s’en rendre compte. C’est le matraquage permanent. Il faut, acheter, il faut consommer etc. Achetez aujourd’hui et payez dans 48 mois.

On voit où tout cela mène. L’argent a perdu sa moralité. Même les Etats n’ont plus aucune idée de leurs dettes, de leurs dépenses.

Pas plus tard que hier, on apprend que le président de la BNS aurait lui-même donné des ordres d’achats sur les devises (alors qu’en premier lieu il a annoncé que c’était sa femme (petit mensonge, grandes conséquences ?)) alors qu’il est à la tête de l’institution qui dirige la politique monétaire du pays (la Suisse)

Les médias demandent de la régulation ou la démission: La presse exige des règles plus strictes, voire la démission

Il me vient deux interrogations.

La première: Comment se fait-il qu’une personne proche du pouvoir puisse agir personnellement dans un domaine qu’il maîtrise ?

Quand un dirigeant d’un conseil d’administration d’une société (par exemple) cotée en bourse détient des informations sensibles (ou même simplement le début d’une campagne d’exploration minière, pétrolière, etc.), il devient “restricted”, c’est à dire qu’il n’y plus le droit ni de vendre, ni d’acheter les titres de la société avant publication des informations ou résultats.

La deuxième: Comment se fait-il qu’on puisse violer si facilement le secret bancaire (rappel: punissable de l’amende ou/et de l’emprisonnement) et se faire remettre des informations si sensibles ?

Pour terminer et en démonstration du préambule, on triche à tous les étages:

Les riches, les pauvres, les magasins etc: raid du fisc dans station de luxe

A mon humble avis, trop d’impôts tue l’impôt. Si l’imposition était plus basse, il se pourrait (c’est une supposition) que les gens sont moins tentés de soustraire des revenus au fisc.

Merci à Philippe pour cette vidéo que j’avais oubliée !

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30 réflexions au sujet de « L’argent n’est plus moral et c’est cela le plus grand problème »

  • 5 janvier 2012 à 12 h 20 min
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    je crois que tous le system a fait faillite.meme celui qui parait reussir:)).on va surement tourner la page.
    ceci c’est pour ce qui aime tourner la page:)).

    cordialement

  • 5 janvier 2012 à 12 h 29 min
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    c’est le cycle naturel des civilisations : la discipline amène l’abondance, on oublie la discipline, et l’abondance sans discipline mène à la décadence.

  • 5 janvier 2012 à 13 h 27 min
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    Bien vue Fred, le bonjour des Philippines.
    C’est aussi une question de socle ? Sur quoi repose-t-on ? Une construction hasardeuse ou une savante auto-construction (cf. Louis Boutard).

  • 5 janvier 2012 à 13 h 40 min
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    Bjr,

    Rappelez vous cette phrase tiré du Roi Lear de Shakespeare :” C’est un malheur du temps que les fous guident les aveugles”.
    Shakespeare a vécu à cheval entre le XVIIème et le XVIIIème siècle.
    Ce que je veux dire, est que, de tout temps, quelque soit le lieu et quelque soit le régime politique, l’être humain a agi de cette manière.
    Il en fut, il en est et il en sera toujours ainsi.
    La seule différence avec “avant” , est que nous sommes mondialisés et qu’ à ce titre, on peut raisonnablement penser que le prochain effondrement de civilisation sera super rock and roll.
    Alors, carpe diem, n’est ce pas…!!!

  • 5 janvier 2012 à 14 h 23 min
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    Il ne faut pas oublier que la démocratie n’existe que si l’on consomme.En outre un délit d’initié ne peut être découvert que si le secret “bancaire”en l’occurrence n’est levé.

  • 5 janvier 2012 à 14 h 34 min
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    @Merio
    Oui le secret bancaire est levé, mais il y a des procédures à respecter.
    Tout gestionnaire ou conseiller ayant connaissance de fait doit l’annoncer au bureau des annonces et non à d’autres personnes. (bon il est possible que les autorités aient essayé d’étouffer l’affaire, alors dans ce cas il ne reste plus que le public pour juger…)
    Le secret bancaire protège les honnêtes gens (protection de la sphère privée), pas les criminels (voir le LBA).
    Je ne vois pas le rapport entre démocratie et consommation, pouvez-vous développer svp

  • 5 janvier 2012 à 15 h 09 min
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    Hello à tous ! et bonne année 2012 (elle commence fort !)
    moi ce qui me choque dans l’affaire de la BNS, ce n’est pas que ce Monsieur Hildebrand se soit sucré au passage (le délit d’initié est une petite plaisanterie qui m’a toujours fait bien rigoler, c’est un petit concept pour rassurer les naïfs…) mais comment fait-on pour être aussi stupide et se faire attraper aussi bêtement ? Et c’est là qu’on arrive à 2 solutions possibles : 1) ce Monsieur a réellement fait cette opération depuis son propre compte pour s’enrichir, il est donc idiot et/ou arrogant, donc il ne mérite pas de diriger la BNS, il mérite juste un pied dans le c…
    2)Il a fait cette opération par hasard, (pour couvrir des achats d’oeuvres d’art en dollars de la part de la galerie de sa femme…) et pas de bol, quelques jours après il décide de bloquer le franc suisse à 0.83 euros, ce qui fait, par hasard subitement monter le dollar d’environ 10%.(bénéfice 50’000 frs bof ! )
    Mais qui va le croire ? Personne, la vérité n’a aucune valeur si elle n’est pas crédible…certains mensonges vous le diront…
    Donc Amen…(l’oseille)

  • 5 janvier 2012 à 15 h 18 min
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    Une société qui consomme peu soit par choix écologique(on serra forcé un jour ou l’autre) ou idéologique provoque une hausse du chômage,je parle pas de 10% mais de 50% de chômage,car nous consommons plusieurs fois ce qu’on a besoin vraiment,ceci provoquerais des tensions dans la population d’où l’obligation des autorités d’adopter des mesures plus durs(ex.:beaucoup de dictature Africaine,Hitler en 1930,et d’autres que je n’est pas en exemple mais y doit en avoir).

  • 5 janvier 2012 à 15 h 51 min
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    Cela fait des années que Bill Gross, Nouriel Roubini, Marc Faber et consorts nous annoncent la grande explosion des marchés financiers et un changement de paradigme économique ! Et si tout continue comme depuis les années ’70, ils auront forcément raison à un moment donné; reste à savoir si cela se produira dans 10 ans, 30 ans ou la semaine prochaine…

  • 5 janvier 2012 à 15 h 59 min
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    “Trop d’impôts tue l’Impôt”

    Petit exemple franco-français, aujourd’hui l’imposition sur l’épargne fiscalisé (notamment les assurances-vies) a atteint un maximum selon certains experts, car si l’état augmente encore les prélèvements alors les épargnants se tourneront par exemple vers du défiscalisé.

    Dans ce cas d’augmentation, l’apport marginal d’un dernier petit sou* comme dirait Grézillo (Michel Piccoli dans le film “Le Sucre”) serait immédiatement perdu par le retrait des épargnants.

    * “Il leur fallait encore le petit sou, encore un dernier petit sou”

    Après une année 2010 ayant eu (en France tjs) un augmentation record du capital placé en assurance vie, 2011 fut l’opposé.

    Moralité : Trop d’impôts tue l’Impôt, nous sommes d’accord ! 🙂

  • 5 janvier 2012 à 17 h 16 min
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    OUI on est passé d’une éducation de devoirs à une réclamation de droits acquis

  • 5 janvier 2012 à 18 h 03 min
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    Je suis d’accord Olivier,

    J’aime l’esprit d’entreprise, mais je regrette l’amour de l’argent. On identifie désormais la réussite à l’argent, ce qui est dangereux, parce qu’on finit par admirer le riche, quoi qu’il ait fait !
    Aujourd’hui, nous trouvons naturel que l’argent ne soit plus le résultat du travail et du talent, mais qu’il tombe du ciel.

    Et puis, lorsque l’argent est un but, vendre nous pousse vers les recettes les plus basses.

  • 5 janvier 2012 à 18 h 30 min
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    Jeudi 5 janvier 2012 :

    Espagne :

    La Bourse de Madrid chute de 2,94 %, emportée par les banques.

    La Bourse de Madrid a terminé jeudi sur une chute de 2,94 % à 8.329,6 points, emportée par la débâcle des valeurs bancaires, dans un climat d’inquiétudes des marchés envers le secteur en Europe et en Espagne.

    La banque Santander, numéro un dans la zone euro par la capitalisation, a cédé 4,51 % à 5,529 euros, tandis que BBVA, deuxième banque espagnole, a plongé de 5,03 % à 6,3 euros.

    Le numéro trois Caixabank a lui perdu 3,13 % à 3,749 euros, et la quatrième banque du pays Bankia a reculé de 1,98 % à 3,511 euros.

    Les marchés demeurent inquiets face à la santé du secteur bancaire européen, tandis qu’en Espagne, le ministre de l’Economie Luis de Guindos a chiffré à 50 milliards d’euros le besoin de provisions supplémentaires des banques.

    Italie :

    La Bourse de Milan lâche 3,65 %, la banque UniCredit dévisse encore de 17 %.

    La Bourse de Milan a terminé la séance jeudi sur une chute de 3,65 % à 14.767 points, plombée par les craintes des investisseurs au sujet des banques, et en particulier d’UniCredit qui a dévissé de 17,27 % à 4,48 euros, après s’être effondrée de plus de 14 % mercredi.

    UniCredit a entraîné dans sa chute les autres valeurs bancaires. Banca Popolare di Milano a ainsi abandonné 10,74 % à 0,2735 euro, UBI Banca a chuté de 8,90 % à 2,928 euros, et Intesa Sanpaolo 7,33 % à 1,189 euro.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___La_Bourse_de_Milan_lache_365_UniCredit_devisse_encore_de_17050120121701.asp

  • 5 janvier 2012 à 18 h 34 min
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    Hildebrand : on s’en fiche du règlement de la Banque nationale. C’est le code pénal suisse qui interdit ce genre d’opération criminelle. On ne met pas à ce poste un homme qui aime l’argent, mais un homme qui aime la banque. Une information céerait-elle l’immunité du seul fait qu’elle provient d’un parti qui met la priorité sur l’intérêt interne du pays ? (et pour lequel je n’ai jamais voté). En réalité, le Conseil fédéral, qui se ridiculise en protégeant un agent qui a perdu sa crédibilité auprès de ses collègues européens, craindrait-il que Hildebrand – simple supposition – ait fixé le taux plancher non pas en vertu de son indépendance constitutionnelle, mais sur instruction du Conseil fédéral. On se souvient en effet, que Calamity Rey était favorable à cette mesure, qui a pesé sur les marges et le pouvoir d’achat des entreprises et des travailleurs et travailleuses, sans qu’il en résulte un avantage concurrentiel équivalent ou même remarquable. Trichet a eu la précaution de dire dès l’annonce de ce planche farfelu : “La BCE n’aidera pas la BNS”, résumant tout le ridicule de la mesure, afin que nul ne l’ignore le jour où notre bonne BNS, devra inscrire la perte monstrueuse sur les euros qu’elle a mis dans son panier, après avoir vendu l’or au quart de sa valeur actuelle, autre gaffe dictée par un autre organe de la Confédération au mépris de l’indépendance de la BNS.

  • 5 janvier 2012 à 20 h 10 min
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    depuis que l’argent a quitté l’OR on pouvait s’y attendre. il faudra y revenir si on veux que l’argent ne soit pas manipulé par l’homme.

  • 5 janvier 2012 à 21 h 22 min
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    Les anciens ne travaillaient pas sept jours sur sept. Le dimanche est chômé depuis le IVe siècle…
    On oublie aussi que sous l’Ancien régime, il y avait des dizaines de fêtes religieuses qui étaient également chômés.

  • 6 janvier 2012 à 17 h 21 min
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    Une meilleure sur les inconnus!

  • 6 janvier 2012 à 18 h 40 min
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    Mercredi 21 décembre, le matin : la BCE prête 489 milliards d’euros aux banques privées européennes.

    Est-ce que les banques privées européennes ont utilisé ces milliards d’euros pour racheter des obligations d’Etat ?

    Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Mardi 20 décembre : 5,069 %.
    Mercredi 21 décembre : 5,275 %.
    Jeudi 22 décembre : 5,363 %.
    Vendredi 23 décembre : 5,377 %.
    Vendredi 6 janvier : 5,708 %.
    Conclusion : avec ces milliards d’euros, les banques privées espagnoles n’ont pas racheté des obligations de l’Etat espagnol.

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Mardi 20 décembre : 6,613 %.
    Mercredi 21 décembre : 6,788 %.
    Jeudi 22 décembre : 6,917 %.
    Vendredi 23 décembre : 6,981 %.
    Vendredi 6 janvier : 7,129 %.
    Conclusion : avec ces milliards d’euros, les banques privées italiennes n’ont pas racheté des obligations de l’Etat italien.

  • 8 janvier 2012 à 22 h 31 min
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    Le gros problème, c’est la situation de l’Italie.

    Jeudi 5 janvier 2012 :

    Italie : la Bourse de Milan lâche 3,65 %, la banque UniCredit dévisse encore de 17 %.

    La Bourse de Milan a terminé la séance jeudi sur une chute de 3,65 % à 14.767 points, plombée par les craintes des investisseurs au sujet des banques, et en particulier d’UniCredit qui a dévissé de 17,27 % à 4,48 euros, après s’être effondrée de plus de 14 % mercredi.

    UniCredit a entraîné dans sa chute les autres valeurs bancaires. Banca Popolare di Milano a ainsi abandonné 10,74 % à 0,2735 euro, UBI Banca a chuté de 8,90 % à 2,928 euros, et Intesa Sanpaolo 7,33 % à 1,189 euro.

    Vendredi 6 janvier 2012 :

    Italie : la Bourse de Milan chute de 0,82 %.

    A Milan, le FTSE Mib a perdu 0,82 %, le marché craignant que Rome ne doive faire appel aux fonds de l’Union Européenne et du FMI comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

    Le secteur bancaire a particulièrement souffert, avec UniCredit en tête des baisses pour le troisième jour consécutif (- 11,12 %). Banco Popolare Milano a perdu 4,39 %, et Intesa Sanpaolo a baissé de 4,37 %.

    (Dépêche AFP)

    Le problème, c’est cette phrase : “le marché craignant que Rome ne doive faire appel aux fonds de l’Union Européenne et du FMI comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal.”

    Quand il ne s’agissait que du défaut de paiement de la Grèce, l’Union Européenne et le FMI étaient suffisamment puissants pour placer la Grèce sous perfusion.

    Mais ensuite, d’autres dominos sont tombés, les uns après les autres.

    Mais ensuite, il y a eu l’Irlande : aujourd’hui, l’Irlande est incapable d’aller emprunter sur les marchés internationaux pour des emprunts à 1 an, à 2 ans, à 3 ans, etc. L’Irlande a été placée sous perfusion.

    Mais ensuite, il y a eu le Portugal : aujourd’hui, le Portugal est incapable d’aller emprunter sur les marchés internationaux pour des emprunts à 1 an, à 2 ans, à 3 ans, etc. Le Portugal a été placé sous perfusion.

    L’Italie, c’est autre chose.

    Demain, si le domino italien tombe, l’Union Européenne et le FMI ne seront pas assez puissants pour placer l’Italie sous perfusion.

  • 9 janvier 2012 à 11 h 32 min
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    @ M. Crottaz

    J’imagine que quand vous dites “que l’argent est – pour quelques uns – un moyen de survivre” vous parlez des banquiers et des bancaires.

  • 9 janvier 2012 à 14 h 31 min
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    Le président de la Banque nationale, Philipp Hildebrand, démissionne de ses fonctions avec effet immédiat

  • 9 janvier 2012 à 16 h 28 min
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    Il n’y a pas de fumée sans feu. Le conseil fédéral a essayé de masquer l’affaire et Cela a failli marcher !!
    Heureusement certaines fortes têtes n’ont pas lâché.
    c’est anormal que l’employé qui a suivit les procédures internes n’a pas été écouté de sa hiérarchie trop lâche!
    On apprendra plus tard que d’autres transactions avaient été réalisées et sujettes à enquête. L’avenir nous le dira-da-da
    Mais ne vous inquiétez pas, un autre faux monayeur remplacera celui qui part. La BNS continuera d’imprimer pour acheter des euros….

  • 9 janvier 2012 à 19 h 01 min
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    Italie : taux des obligations à 10 ans : 7,159 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    Italie : la Bourse de Milan perd 1,67 %.

    La banque italienne UniCredit a chuté en Bourse lundi du fait de la forte décote attachée à son augmentation de capital. L’action de la première banque d’Italie par les actifs a chuté de 12,81 % à 2,286 euros pour le premier jour de sa levée de fonds.

    L’action UniCredit a fondu de plus de 37 % en trois jours la semaine dernière, lorsque la banque a annoncé que l’augmentation de capital serait proposée avec une décote de 43 %, au prix de 1,943 euro par action.

    L’indice Eurostoxx 50 du secteur bancaire a reculé de 2,2%, les investisseurs redoutant que des banques européennes ne soient dissuadées de faire appel au marché après l’expérience difficile que connaît leur concurrente italienne.

    “Le plongeon de l’action UniCredit, après l’annonce de son augmentation de capital la semaine dernière, indique qu’il est quasi impossible pour les banques européennes d’envisager l’option augmentation de capital pour trouver des capitaux frais”, commente Franklin Pichard Directeur Barclays Bourse.

    L’opération d’UniCredit, qui cherche à lever 7,5 milliards d’euros, fait figure de test pour l’ensemble du secteur bancaire européen pressé par l’Autorité bancaire européenne (ABE) d’améliorer ses volumes de fonds propres.

    L’ABE exige que les banques européennes parviennent à un ratio de 9% d’ici la mi-2012 afin qu’elles soient en mesure d’encaisser le choc d’une éventuelle aggravation de la crise de la dette de la zone euro.

    (Dépêche Reuters)

  • 11 janvier 2012 à 17 h 16 min
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    On se plaint que Philippe a “gagné” 75’000 francs en spéculant et on en fait une affaire d’état.

    Ensuite, on lui donne 994’800 francs de parachute doré…

    Quelqu’un m’explique ? Non, je déconne. Merci.

  • 11 janvier 2012 à 18 h 55 min
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    Mdr Bob! Je n’ai pas la réponse!! 🙂

  • 12 janvier 2012 à 12 h 36 min
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    Mais comment pas de réponse, elle est déjà dans le texte de M. Crottaz :

    “l’argent … c’est un moyen,…, pour quelques-uns un moyen de survivre”.

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