4 réflexions au sujet de « La démocratie “française” n’est pas au mieux de sa forme »

  • 3 avril 2015 à 16 h 39 min
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    Ne votant pas moi même pour le FN, je reste dubitatif que par le jeu des alliances dîtes et non dîtes, ce dernier ne présente que si peu d’élu.Contrarien, je reste persuadé que sa popularité vient aussi de cela.Il n’a jamais été à l’épreuve du pouvoir.Jean Marie n’avait jamais l’intention de prendre le pouvoir car il savait que son entourage était incapable de gouverner et qu’il préférait prospérer dans l’opposition alors que sa fille semble y croire beaucoup plus.Cependant, au lieu de s’attaquer à des scandales clivant qui pourraient leur faire gagner des voix facilement (élites de la fonction publique bien trop protégées, payées, irresponsables avec des privilèges parisiens insupportables…), elle maintient la position de sortir de l’euro, chose que la population ne souhaite pas dans sa trés grande majorité….Double jeu ???

  • 4 avril 2015 à 15 h 09 min
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    tloc vous dites que sortir de l’Euro est une “chose que la population ne souhaite pas dans sa très grande majorité…”. J’ai essayé de trouver les différents sondages qui montreraient cette tendance et je tombe régulièrement sur les sondages de l’IFOP depuis 2010 sur la question binaire « Diriez-vous qu’aujourd’hui pour votre pays c’est plutôt une bonne chose ou plutôt une mauvaise chose d’appartenir à l’Union Européenne ? », où les Français se placent juste derrière les britanniques (56%) pour dire que faire partie de l’UE est une mauvaise chose. Par ailleurs, les Français sont les plus sceptiques quant à l’Europe: lors des élections européennes de mai 2014, 74% d’entre eux souhaitaient exprimer dans leur vote leur défiance vis-à-vis de l’Europe. Une autre chose est de poser la question « souhaitez-vous que votre pays abandonne l’euro et revienne à la monnaie nationale » et là, la courbe est plutôt stable: 30-40% pour le OUI et 60-70% pour le NON. Voir le graphique suivant de 2010 à 2014: http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/files/opinioneuro.jpg

    Ce qui me dérange particulièrement dans ces sondages c’est que nulle part on trouve comment ils sont faits. On trouve de la part de l’IFOP uniquement ce commentaire:
    “Echantillon de 1007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing) du 5 au 6 janvier 2011.” Le détail de l’étude ici: http://www.ifop.com/media/poll/1367-1-study_file.pdf

    On voit que ceux qui veulent sortir de l’Euro sont dans les groupes d’artisans et d’ouvriers. Ce n’est pas un hasard… vu que ce sont eux qui subissent les méfaits de la libre circulation et du néolibéralisme sauvage. Pas étonnant qu’ils votent FN puisque c’est le seul parti à vouloir en sortir.

    Malgré cela, l’échantillon est faible et peu convaincant. J’attends qu’on nous montre une autre étude plus sérieuse et plus consistante.

    Parmi les personnes qui veulent en sortir on trouve beaucoup d’intellectuels dont surtout des économistes…Jacques Sapir, Emmanuel Todd et Frédéric Lordon sont les plus bruyants! C’est amusant que les syndicats, associations, politiques et organisations ne veuillent pas d’une sortie de l’Euro! Mais ils ne représentent pas le peuple. A quand une vraie étude? Puisque on vit pratiquement sur ce mythe depuis 2010 non seulement en France mais en Europe. Manque de volonté politique par peur d’un NON cinglant? 😉

    PS: quant à l’interview de Michel Onfray, cela me fait plaisir de l’entendre dire à la fin que la Philosophie devrait être enseignée dès l’âge de 4 ans! Opinion que je défends pour stimuler le questionnement de l’enfant. J’aime aussi ce qu’il dit sur l’Islam: ceux qui le critiquent n’ont jamais lu le Coran. Je rajouterais que ce sont les mêmes qui ne lisent pas du tout ou rarement et encore moins ont lu la Bible!

    Dans culture il y a culte et toute culture est une manière de piété. L’esprit humain se forme à accepter, non à décider si une œuvre est belle mais à réfléchir sur l’œuvre belle. Tout homme persécute s’il ne peut convertir. A quoi remédie la culture qui rend la diversité adorable.

    Propos tenus par Emile-Auguste Chartier dit Alain, philosophe, journaliste dans Vigiles de l’Esprit et Préliminaires à la Mythologie. 🙂

  • 8 avril 2015 à 15 h 54 min
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    Marine LE PEN, lors des dernières élections présidentielles , étaient à 26% dans les intentions de vote au premier tour.Dés l’instant ou elle a réaffirmé haut et fort qu’elle souhaitait sortir de l’euro, elle a irrémédiablement dégringolé et s’est laissée distancée par l’ump et le ps.
    Mon hypothèse est que , comme son père au préalable, ce parti se complait pour l’instant encore dans l’opposition,faute d’avoir l’infrastructure et les cadres pour diriger un pays autant endetté que la France.Cette position lui permet de vivre tranquillement, sans jamais risquer de se retrouver confronter au mur de la réalité comme le parti grec de nos jours.
    Qu’elle ait néanmoins une volonté de se former et une ambition supérieure à celle de son père, l’avenir nous le dira…..
    Quant à sortir de l’euro actuellement, alors que l’euro vient de dévaluer par rapport aux autres grandes monnaies, pourquoi faire ?

  • 9 avril 2015 à 14 h 10 min
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    tloc, je suis assez d’accord avec vous concernant le FN. Ce parti restera un parti d’opposition sans cadres suffisants pour gouverner. S’il n’y a pas une implosion du parti suite à l’affrontement entre le père et la fille.

    Je mets un bémol dans l’affirmation que Marine Le Pen ayant révélé sa volonté de sortir de l’Euro soit à l’origine de son mauvais score face à l’UMP et PS. Cela reste à prouver.

    Sortir de la zone Euro, à quoi cela sert-il? Le fonctionnement de la zone euro tel qu’il a été pensé à la suite du traité de Maastricht a atteint ses limites: un taux de change unique pour tous, n’est possible que si les situations économiques des membres de la zone euro sont identiques. Ce qui n’a jamais été le cas. Pour les Etats de la zone Euro, maintenir leur compétitivité signifie restrictions sociales (qui augmentent les inégalités), frein à la demande intérieure, montée du chômage. Tout cela se passe actuellement. Pour la France réinstaurer le franc n’est techniquement pas un problème insurmontable pour la Banque de France. Le problème est de savoir si on continue dans le modèle de la mondialisation, avec l’Euro dévalué face au dollar ou avec un nouveau franc. Cela n’est pas envisagé politiquement parlant car les premiers à passer à la caisse seraient les rentiers(les petits en premier!) et il fait si bon d’être sous la protection de la Deutsche Bank…

    En fait, on ne fait que renvoyer la résolution du problème aux calendes grecques (si j’ose dire!) et la chute n’en sera que plus brutale. Il y a déjà un fort malaise au sein des fonds de pensions Assurances-vie et banques évidemment. Le problème est: veut-on oui ou non changer de système économique? Veut-on oui ou non sortir d’un marché globalisé? Si la réponse est NON, il faut justifier par des arguments convaincants la nécessité d’un monde globalisé. Et cela ne se décide pas au niveau de la France, mais du monde puisque l’économie est mondialisée et sous tutelle de l’économie américaine: dollar, or, fonds, obligations, etc. et leur tutelle politique: Dès qu’un pays n’est pas d’accord avec les USA, il devient leur cible pour un chaos social et guerrier meurtrier. Les exemples ne manquent pas depuis le début du XXe siècle.

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