La BNS possède 70% de son or sur territoire suisse

Enfin une bonne nouvelle ! On ne va pas de voir attendre, comme l’Allemagne, 2020 pour récupérer notre or de “Fort Knock down”

http://www.rts.ch/info/suisse/4854717-la-banque-nationale-stocke-70-de-son-or-en-suisse.html

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70% en Suisse, 20% en Angleterre et 10% au Canada, voilà un excellente nouvelle et je pense que certaines banques centrales ne peuvent pas en dire autant.

On peut aussi lire dans l’article que la BNS demande de rejeter l’initiative sur l’or.

http://www.initiative-or.ch/index.html

Normal !

La BNS sera muselée et ne pourra pas faire ce qu’elle veut et ne pourra pas jouer au faux monnayeur, créateur de monnaie papier.

Le rôle de la BNS c’est la stabilité des prix. (A tout prix ?)

NB: Les chiffres clés de la BNS fin mars (trimestre) ne sont pas encore sorti, je me réjouis de les parcourir et constater si la BNS a vendu les tonnes d’euros accumulés.

 

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17 réflexions au sujet de « La BNS possède 70% de son or sur territoire suisse »

  • 27 avril 2013 à 0 h 59 min
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    Soyons fous… un liste auditée des lingots détenus ? Je pense en effet que la situation de la BNS est “moins pire” que d’autres mais comme toutes les banques centrales une bonne partie de cette or a été “swappé” et n’existe que sur papier !

  • 27 avril 2013 à 7 h 05 min
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    AlexT
    D’où sortez vous cette “information”. Avez vous une source? Il ne faut pas dire n’importe quoi non plus. Connaissant la Suisse et sa mentalité cela m’étonnerait grandement. Merci de citer votre source

  • 28 avril 2013 à 0 h 18 min
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    Jettez un oeil sur http://www.snb.ch/ext/stats/balsnb/pdf/defr/Bilanz_der_SNB.book.pdf

    Page 8: Or (y compris les dépôts et les swaps)

    Ce qui est rapporté c’est la position “papier”, pas le physique.

    Il y a 15 ans je travaillais avec une contreparties de la BNS pour qui nous montions de swap sur l’or. Je serais très surpris que cette pratique n’ait plus cours.

    Pour plus de détails vous pouvez me contacter au e-mail que j’ai indiqué. Mais le plus simple serait de demander à la BNS quelle est le montant de ses swaps…

  • 28 avril 2013 à 10 h 47 min
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    @ Alex T
    “Il y a 15 ans je travaillais avec une contreparties de la BNS pour qui nous montions de swap sur l’or.”

    Ce serai être naïf, de vous demander une indication sur l’identité cette contrepartie.

    Quelque soit, les montants des contrats de swap, l’or lui ne s’est pas évaporé; reste à savoir où cet or est réellement stocké.

  • 28 avril 2013 à 11 h 44 min
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    @DOZIER: Olivier a mes coordonnées e-mail si vous voulez continuer la discussion. Disons que c’était un groupe Anglo-Saxon mais pas US.

    Pour ce qui est des swaps il est clair que la BNS a de magnifiques papiers en sa possession lui indiquant qu’elle est détentrice en X millions d’once d’or qu’elle a remis physiquement à ces contreparties (qui ont d’ailleurs elles-mêmes fort probablement aussi swappé… si pas vendu directement !). C’est comme ça que ce jeu marche depuis des décennies, avec une accélération ces dernières années.

    Je ne doute pas que la BNS a dans ses coffres Suisses des lingots (que j’espère tous testés et certifiés LBMA… certaines banques centrales ont eu des surprises…). Je suis aussi absolument certain que ce stock physique en sa possession directe ne correspond pas à 70% des quantités d’or supposément détenues. Et si par (très) improbable je me trompais j’en serais absolument ravi !

  • 28 avril 2013 à 13 h 43 min
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    @ Alex T
    Merci, pour cet éclairage

    “On peut aussi lire dans l’article que la BNS demande de rejeter l’initiative sur l’or”

    Là, on comprend parfaitement pourquoi…

  • 29 avril 2013 à 9 h 44 min
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    Aujourd’hui, les banques de l’Union Européenne ont dans leurs livres 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Je dis bien : 1500 milliards d’euros d’actifs pourris.

    Ce sont des actifs pourris, des obligations pourries, des créances irrécouvrables, … bref ce sont des merdes.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=52911

    Comment les banques de l’Union Européenne se débarrassent de toutes ces merdes ?

    Réponse :

    Les banques françaises donnent les merdes françaises à la Banque de France, qui les donne à la Banque Centrale Européenne.
    En échange, la BCE donne à la Banque de France des dizaines de milliards d’euros tout beaux, tout neufs, tout propres. Ensuite, la Banque de France donne ces liquidités aux banques françaises …
    … et les banques françaises utilisent ces liquidités pour acheter les obligations de l’Etat français.
    Conséquence : l’Etat français peut continuer à emprunter sur les marchés internationaux. Son taux d’emprunt ne cesse de baisser.
    Conclusion :
    Tout le monde est content !

  • 29 avril 2013 à 15 h 08 min
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    Rigolo tout ça !

  • 30 avril 2013 à 8 h 17 min
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    La BNS rapporte ce matin un bénéfice trimestriel de 11 mia de CHF (!) avec notamment une plus-value sur actions de 5 mia !!
    En admettant que nos amis de la BNS soient d’excellents “stock pickers” et qu’il aient surperformés les marchés en faisant 20% sur leur position, ça voudrait dire qu’ils ont au moins pour 25 milliard de francs d’actions en portefeuille… Est-ce que je suis le seul à trouver cette situations délirante pour une baque centrale ?

  • 30 avril 2013 à 16 h 50 min
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    @ Tarek :

    Pas surprenant, étant donné que la Convention de diligeance des banques (suisses) prévoit depuis au moins une décennie l’interdiction de l’aide active à l’évasion fiscale de la part des clients (la fraude fiscale relève du côde pénal) ; or il serait insoutenable qu’un directeur d’une banque suisse (de la plus grande à la plus petite) ne connaissait pas et pratiquement par coeur cette convention.

  • 30 avril 2013 à 21 h 16 min
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    argumentaire de la BNS: “a BNS ne pourra plus mener une politique monétaire adéquate car son bilan sera figé par de l’or invendable. Elle devra faire marcher la planche à billets pour financer, à terme, des dépenses courantes. De faux signaux, sans rapport avec la politique monétaire suisse, seraient ainsi envoyés aux marchés financiers. Des opérations comme le sauvetage d’UBS ou la fixation du taux plancher à 1,20 franc pour 1 euro auraient été impossibles. La BNS considère l’or comme une valeur semblable aux autres, négociable selon les besoins, et destinée à favoriser la diversification de ses actifs. ”

    le sauvetage de l’UBS a necessité 60Mia de CHF et n’a donc de toute manière pas pu etre financé par l’or de la BNS qui a moins de 50Mia en gold. par consequent, affirmer que la vente d’or est necessaire pour ces operations me parait etre de la manipulation d’opinion par le mensonge.

    l’argument “sans revente d’or la BNS sera forcée d’imprimer des CHF pour financer ses operations” est une contre-vérité pour ne pas dire de la malhonneteté intellectuelle:
    -primo, en vendent de l’or, la BNS evite en apparence de faire marcher la planche a billet mais elle remplace la contrepartie tangible (l’or) qui garantie la valeur des CHF en circulation, par une contrepartie toxique, des devises ou obligations étrangères qui precisement sont continuellement devaluées par des planches-a-billet étrangères.
    -secundo, l’initiative force la BNS a conserver au minimum 20% de ses réserves en or physique, ce qui de facto interdit une utilisation de la planche-a-billet; en effet une augmentation de la masse monetaire devra aller de paire avec des achats de lingots d’or.

    en résumé, il faut accepter l’initiative pour garantir que le CHF conservera sa valeur avec les années et pour empecher la BNS de faire marcher la planche-a-billet.
    le fait que la BNS essaie de nous faire croire l’inverse montre a quel point les banquiers sont capables de mentir pour conserver leur pouvoir de création illimitée de monnaie.

  • 2 mai 2013 à 13 h 34 min
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    Honnêteté intellectuelle pour honnêteté intellectuelle :

    Il faut dire qu’une correspondance plus ou moins fixe entre or possédé (ou supposé l’être) par une banque centrale et quantité de monnaie en circulation n’intéresse que ceux qui possèdent de l’or, les autres n’étant intéressé qu’à la monnaie (fiduciaire, bien que l’on est en difficulté lorsque l’on essaie d’établir le rapport de fiducie par rapport à quoi, l’or étant lui aussi un bien auquel la valeur est fiduciaire, voir conventionnelle en régime de rapport fixe).

  • 2 mai 2013 à 13 h 36 min
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    Sorry, veuillez pardonner des fautes de frappe :
    – …les autres n’étant pas intéressés …
    -… un bien duquel la valeur …

  • 2 mai 2013 à 23 h 24 min
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    @trustee

    Oui et non, surtout non en fait.

    Sans l’initiative, la BNS peut vendre la totalité de ce qui lui reste d’or, avec pour conséquence une pression à la baisse de l’or au détriment certes de ceux qui en ont, l’autre conséquence est que la contrepartie des CHF en circulation est ensuite 100% liée à des actifs papiers tels que des obligations étrangères qui risquent de faire défaut (haircut à la grèque) ou des devises étrangères qui vont continuer à être dévaluées (planche-a-billet US = 85 Mia USD mensuels et Japon 1400 Mia USD pour les prochains 12 mois!!) et là ce sont tout ceux qui n’ont pas d’or qui seront massivement perdants, particulièrement les retraités qui n’auront pas de revenus indexés sur l’inflation.
    Mais surtout, sans l’initiative la BNS peut continuer de dévaluer directement le CHF en achetant des EUR et ici il ne s’agit pas de vente d’or mais de planche-a-billet, qui a pour conséquent d’appauvrir les épargnants et de faire monter le prix de l’or en CHF.

    Avec l’initiative, les épargnants et le CHF seront protégés par une contrepartie tangible, l’or.
    Alors que les possesseurs d’or n’y auront aucun avantage: la limite imposée à l’utilisation de la planche à billet reviendra à supprimer un des principaux facteur de la hausse de l’or.

    Conclusion: ceux qui ont de l’or ont plutôt intérêt à laisser la BNS faire sa dévaluation du CHF en refusant l’initiative.
    L’initiative est en faveur des épargnants en CHF et en défaveurs de ceux qui ont de l’or ainsi et surtout de ceux qui ont des dettes (emprunts hypothécaires).

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