La BNS et l’Euro s’épuisent

Dans un article du 28 octobre dernier,  je vous avait dit de vous préparer à l’EF2 (Eurofall 2).  J’annonçais qu’après le premier effondrement de l’euro depuis le début de l’année et son rebond initié en juin 2010, nous allions assister à un nouveau plongeon de la devise de l’euro-zone.

Depuis cette article, l’euro a baissé de 2.5% contre CHF et 1.65% contre USD et à mon avis ce n’est pas fini et ceci malgré les promesses du G20, comme celle d’arrêter la guerre des devise (dévaluation compétitive)

G20 engagement sur les dévaluations compétitives

En général, je ne prends pas un ton moqueur, mais là ça me fait rire.

Pourquoi ? Parce que les Etats n’ont aucune influence sur les monnaies et les taux. On le remarque tous les jours. Si les grands seigneurs qui nous gouvernent avaient un quelconque impact ou une quelconque crédibilité, les taux seraient aux niveaux que le dirigeants fixeraient et non au niveau que le marché fixe.

Preuve en est que la Banque Nationale Suisse persiste à détenir des devises étrangères et pénalise fortement son bilan(Les pertes de la BNS s’alourdissent) pour un résultat peu convaincant

Regardez l’évolution des taux européens:

Allemands et Hollandais

Français

Finlandais

Anglais

Suisses

et pour terminer les pays qui posent ou vont poser de grave problèmes: La Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie (le marché est très inquiet: Les dettes privées portugaises et irlandaises sous forte pression)

Ce qui donne en comparaison” européenne” (avec seule la Suisse qui obtient une comparaison positive avec l’Allemagne)

Comme je l’avais écrit, il faudra que soit des pays quittent la zone, soit des pays quittent la zone, sous-entendu, soit par le haut, soit par le bas. Cette situation est intenable. Il n’existe pas trente milles solutions.

De toute manière, il va y avoir des dégâts.

Soit des pays font faillites, soit des pays quittent la zone avec comme hypothèses:

  1. un départ de pays faibles qui reprennent leurs monnaies (faibles aussi), dévaluent et les créanciers enregistrent une perte
  2. un départ des pays forts qui reprennent leurs monnaies (fortes) qui deviennent encore plus fortes. Ces pays enregistrent une perte sur l’euro et voient leurs croissances chuter de par la force de leurs monnaies
  3. une création de deux euros distincts, l’eurostrong et l’euroweak et les pays dits forts vont encaisser une perte

Ce ne sont pas les Etats qui décideront, c’est le marché qui l’imposera.

Regardez déjà la divergence entre le taux de chômage allemand et le taux en France.

et la dette publique allemande qui va probablement s’infléchir alors que celle de la France continue de monter

Il va falloir prendre des mesures extrêmement drastiques comme, par exemple, en Angleterre (Le gouvernement britannique durcit les règles pour les chômeurs) car aujourd’hui l’assistanat a eu son heure de gloire, maintenant c’est le moment de retourner à la mine (c’est valable aussi pour l’Etat)

Le dicton du jour: “A trop vouloir lutter, on se casse le nez”

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23 réflexions au sujet de « La BNS et l’Euro s’épuisent »

  • 12 novembre 2010 à 16 h 35 min
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    Oui, dans le scénario actuel, la zone “euro-daube” se déforce petit à petit, laissant à l’Allemagne la possibilité de quitter l’eurozone et, emprunteur de qualité, financer sa dette sans aucun problème dans une nouvelle devise, tandis que la grosse vague de fond, inflationiste, purgera les dettes écrasantes des pays faibles restés dans l’eurozone. Pour mieux y ré-accueillir l’Allemagne. (http://portofino.over-blog.com/)
    Notons l’indicateur avancé qu’est le FMI ; il y a sept mois, jurant que l’Irlande ne rencontrerait pas les mêmes problèmes que la Grèce, un cas isolé : http://in.reuters.com/article/idINIndia-46734020100308
    et en septembre :
    http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/le-fmi-ne-pense-pas-que-l-irlande-aura-besoin-de-son-soutien-283435.php

    Il devrait donc bientôt parler du “Portugal-qui-n’aura-aucun-problème” même si l’essentiel de sa dette est dans des mains irlandaises. On est juste en train de transférer une bulle intacte, les dettes souveraines, d’un pays à l’autre, jusqu’au jour où le jeu de colin-maillard prendra fin.

  • 12 novembre 2010 à 16 h 39 min
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    Bonjour Olivier.
    Merci pour cette étude.L’Euro serait voué aux gémonies.C’est possible.J’attends de voir maintenant que le G20 “RAS” est passé, ce qui va se passer.
    Voila un message que j’ai envoyé à un ami ce matin :

    Oui, bien sûr. L’Euro va consolider, le dollar va remonter. Il est possible que l’Euro/Dollar trouve un support sur l’overlap de 1.32, sinon chute sur 1.24, et, par extension 1.16. D’ici là il faut attendre pour voir l’évolution de cette “guerre des monnaies”, et, l’évolution de la crise systémique, qui ne favorisera pas le dollar non plus. Je fais de toute façon confiance aux traders du Forex pour faire bouger la paire au gré des good, et, bad news.
    Quant à la monnaie “Euro” tout a été dit dessus, et, en particulier par la presse Anglo Saxonne, qui en remet une couche.
    A bientôt

    ——-Message original——-

  • 12 novembre 2010 à 17 h 50 min
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    Nicolas Sarkozy a affirmé que la France voulait conduire cette présidence
    “avec responsabilité et réalisme”, précisant envisager de travailler “main dans la main avec le FMI”.
    Décrivant des chantiers “colossaux”,
    main dans la main!!! DSK / SARKO il sont déjà sur les présidentiel de 2012
    LES TONTONS FLINGUEURS
    cela promet sans oublier qu il a 1 rapport de mme boutin sur les conséquences social de la mondialisation a 9500€ mois
    il vas y avoir du sport !!!

  • 12 novembre 2010 à 18 h 27 min
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    euh, c’est grave pour l’euro de perdre 2,5% ??
    je croyais qu le princpal danger pour l’euro était une cacophonie des pays européens, plus précisement, la fin de l’europe.
    Personnellement en période de mondialisation et d’investissements à l’international, si j’étais un groupe industriel, je ne pourrais que m’en réjouir, mes investissements seraient nettement moins cher. A moins que je n’y comprenne rien. Si vous voulez bien m’expliquer.
    D’ailleur, je ne comprend pas les alarmistes qui s’inquiêtent de la baisse de l’euro aux conséquences soit disantes désasreuse pour son existance.
    Pour ce qui est des dettes des pays, il me semble qu’il s’agit d’un autre problème. Bien plus inquiétant, et qui aurait déjà du alerter à l’époque, c’est l’impossibilité de faire baisser la dette en période de croissance. Alors en période de crise !!

  • 12 novembre 2010 à 19 h 16 min
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    olivier
    tu nous avais fait profiter en début d année 1 rapport d une banque suisse qui relatais déjà tous ces problèmes et ceux a venir plus inquiétant
    on a connus les 30 glorieuses avec 1 prolongation de 30 ans a crédits favoriser par 1 pib indexe sur la consommation et 1 politique kenesien qui n as u que le seul effet d enrichir les entreprises et endettes les états .
    pour ma par les prolemes sont la depuis 1987 au moment ou le japon était en passe de devenir la 1 puissance économique
    par 1 tour de magie les anglo saxon on réussis a sen sortir
    en remplissent le vase chinois ,les anglo saxon voudrais bien refaire la même mais les chinois ne sont pas d accord et je les comprends
    la guerre des monnaies ne cacherais t elle pas autre chose ? plus inquiétant sarko a signe avec les anglais pour fabriquer des minis bombes atomique puisse que celle qu’on a ne sont pas exploitable ” des mini bombe” cela laisse a réfléchir sur la direction que prenne nos politique
    cordialement

  • 13 novembre 2010 à 9 h 24 min
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    Olivier, désolé tu as fait une petite faute d’orthographe dans le début de ton article, “les grands saigneurs qui nous gouvernent” serait plus juste….

  • 13 novembre 2010 à 11 h 20 min
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    Olivier: “Ce ne sont pas les Etats qui décideront, c’est le marché qui l’imposera.” Certes! Et c’est grâce au marché qu’on en est là aussi…

    Les politiques ne valent pas mieux je vous l’accorde. Mais le rôle de l’Etat se cantonne-t-il seulement dans “l’assistanat”? Je ne le crois pas.

    Pour mon compte je pense que l’avenir n’appartiendra ni aux politiques ni aux marchés mais aux idées novatrices et scientifiques sérieuses.

    Je ne résouds rien en disant cela mais j’aimerais mettre en avant un phénomène connu et que semblent découvrir avec stupéfaction les américains. La science par la motivation reprise de la sociologie par les managers de tous horizons alors que les philosophes grecs en parlaient déjà dans l’Antiquité! Pour les sociologues américains cela devient de la “sociologie expérimentale”! Et celui qui fait le buzz actuellement sur le net c’est Dan Pink!

    Daniel Pink est un ancien conseiller du vice-président américain Al Gore. Il est également l’auteur de plusieurs best-sellers relatifs à l’économie de l’innovation.

    Dans son dernier livre, Drive:”The Surprising Truth About What Motivates Us”, Daniel Pink pourfend un mythe profondément ancré, depuis un siècle, dans la culture managériale et les pratiques de gestion de ressources humaines, importées du monde anglo-saxon… Celui qui pense que le meilleur moyen d’améliorer les performances des cadres consiste uniquement à accroître les bonus… On voit où ça nous amène!!

    Voilà le lien de sa vidéo en anglais et si votre pc est bien paramétré vous pouvez avoir le sous-titre dans la langue que vous voulez. Il y parle de l’exemple de la bougie(vidéo de 18 minutes; lien pour sous-titre en français): http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/dan_pink_on_motivation.html

  • 13 novembre 2010 à 16 h 22 min
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    Vendredi 12 novembre 2010 :

    L’Irlande au bord du gouffre financier.

    La dette irlandaise a atteint des records jamais vus depuis la création de la zone euro. Les autorités irlandaises auraient entamé des discussions avec l’Union européenne afin de bénéficier d’une aide financière d’urgence.

    Après le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Grèce, c’est au tour de l’Irlande de connaître un regain de tension sur le financement des dettes souveraines. Un problème qui arrive au moment où le gouvernement bataille pour faire adopter le mardi 7 décembre un budget de rigueur.

    Les taux des emprunts à dix ans de l’Irlande étaient à la hausse pour le 13e jour consécutif. Ils ont frôlé les 9 % pour la première fois depuis la création de la zone euro.

    L’écart avec le Bund allemand à 10 ans, qui sert de référence sur le marché obligataire, a lui aussi atteint un niveau jamais vu.

    Les ministres des Finances des cinq pays européens participant au G20 (Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Espagne) ont publié vendredi à Séoul une déclaration conjointe pour tenter de ramener la confiance sur les marchés, inquiets de la situation politique et financière de l’Irlande.

    En Europe, beaucoup redoutent un syndrome “à la grecque”, qui pourrait affecter d’autres économies fragiles de l’Union européenne. D’où l’importance d’éviter tout phénomène de contagion.

    L’Irlande, touchée par la crise économique, tente de juguler la pauvreté galopante, en luttant en priorité contre le chômage.

    Le niveau élevé du chômage (environ 13% de la population active) a des conséquences importantes sur le budget de l’Etat. Chaque jour des centaines d’Irlandais font la queue devant la soupe populaire.

    http://www.france-info.com/chroniques-dossier-du-jour-2010-11-12-l-irlande-au-bord-du-gouffre-financier-496858-81-185.html

  • 13 novembre 2010 à 17 h 40 min
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    D’accord avec toi Olivier, pour dire que l’Euro a toutes les chances de baisser à court et moyen terme au vue des problèmes mille fois référencés (surendettement des états, atonie des économies, patchwork de pays tres dissemblables etc.).
    Néanmoins, ne crois tu pas qu’il faut shorter l’euros par rapport aux économies solides:
    EUR/Dollar Australien
    Eur/Dollar Nouvelle zelande
    Eur/Canada

    Contre quelle monnaie jouerai tu en priorité la chute de l’euro? Une des monnnaies que je viens d’indiquer ou une autre encore ? (Jouer l’USD me parait extremement aléatoire vu les problèmes de l’éco américaine).

    Bien à toi,

    Marc

  • 14 novembre 2010 à 9 h 17 min
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    Le Portugal pourrait devoir renoncer à l’euro

    Le Portugal pourrait être contraint à renoncer à l’euro s’il ne parvient pas à former un gouvernement de coalition élargie capable de régler la crise financière, estime le chef de la diplomatie de Lisbonne, Luis Amado.

    Le Portugal pourrait être contraint à renoncer à l’euro s’il ne parvient pas à former un gouvernement de coalition élargie capable de régler la crise financière, estime le chef de la diplomatie de Lisbonne, Luis Amado, dans l’édition de samedi de l’hebdomadaire Expresso.
    Pour le ministre des Affaires étrangères, la majorité et l’opposition doivent oeuvrer ensemble pour faire face à “une situation extrême”.
    Le Portugal a pâti ces dernières semaines d’une dégringolade de la confiance des investisseurs, au moment où des tensions se manifestaient dans la zone euro sur la solidité de la politique budgétaire de l’Irlande. Ces craintes ont fait grimper les rendements à des montants les plus élevés depuis l’intégration du Portugal à l’euro.
    “Le pays a besoin d’une grande coalition lui permettant de traverser la situation actuelle. Je crois que les partis (politiques) comprennent que la solution de rechange à la situation actuelle serait de quitter finalement l’euro”, ajoute le ministre. “C’est une situation qui peut nous être imposée par les marchés”.
    Grâce à un plan d’austérité drastique, le gouvernement socialiste portugais s’est fixé pour engagement un déficit limité à 4,6% du produit intérieur brut (PIB) l’année prochaine, contre une estimation à 7,3% cette année et à 9,3% l’année dernière.
    Le vote du budget est désormais assuré au Parlement à la suite d’un accord trouvé avec le parti d’opposition. Cet accord était nécessaire car le gouvernement ne détient par la majorité au Parlement.
    Les analystes doutent cependant que l’actuel gouvernement minoritaire aille jusqu’au bout de son mandat en 2013, et notamment parce que le PSD (opposition) est en tête dans les intentions de vote. Aux termes de la Constitution, les Portugais ne peuvent pas aller aux urnes d’ici mai 2011.

  • 15 novembre 2010 à 8 h 17 min
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    @Olivier S
    une perte de 2.5% de valeur d’une monnaie surtout sur 10 jours est un mouvement important.
    @Amora je ne partage pas tout à fait votre avis concernant le fait que si nous en sommes là c’est aussi dû au marché. Je le partage en partie, car c’est la cupidité humaine qui mène aux dérives, mais je tempère car ce sont les politiques qui tronquent les marchés. Je m’explique:
    Tegardez le glass steagall act (merci Clinton) l’abandon de l’Etalon or (merci Nixon) etc.
    Les politiques (donc les hommes) essaient par tous les moyens d’améliorer en leur faveur (et leur ferveur) les règles du marchés qui sont simplmeent l’offre et la demande.
    Regardez aux USA la PPT (Plunge Portection Team) qui est censée empêcher le marché de baisser. Pourquoi ?? pour qu’il monte tout le temps et satisfasse les hommes.
    On a empêché GM de faire faillite à combien de reprises ?? ce sont Chrysler et Ford qui doivent tirer la langue…On essaie par tous les moyens de sauver un système alors que si on laissait vraiement le marché décider, ce serait plus douloureux, mais salutaire

  • 15 novembre 2010 à 10 h 42 min
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    Cher Monsieur Crottaz
    les opinions de chacun sont sans exception à respecter et c’est donc bien possible que vous ayez raison avec votre concept du marché libre en tant que meilleur régulateur des rapports humains;
    de ma part je pense qu’un tel système dès son application serait interprété et deviendrait en très peu de temps comme une nouvelle forme de droit qui aurait très peu de différence par rapport à la loi de la jungle, ce qui nous porterait en peu de temps ultérieur à une guerre globale; aussi, cette application de système a certainement circulé parmi le milieu bancaire international ces dernières années et n’a pas encore disparu.
    Je reste de l’avis qu’un marché réglementé est indispensable (l’indicatif est voulu); le problème ce sont les règles à établir et comment les faire respecter, mais surtout de les établir de façon qu’aucun en soit privilégié.

    Intéressant votre graphe comparatif des taux à 10 ans par rapport à ceux de l’Allemagne, cela m’a fait penser qu’il faudrait pondérer les résultats au moins en introduisant un facteur de rectification portant sur le poid p.ex. de chaque PIB par rapport à un hypothétique PIB EU, mais aussi à la dette et aux numéros de chômeurs (valeures absolues), certainement on en obtiendrait des résultats différents et, peut-être, moins alarmants et aussi mieux comparables par rapport p.ex. à la situation des USA et/ou de l’USD.

    D’accord avec Amora sur le fait que seul la science, voir la connaissance, pourra assurer le future et cela surtout pour les générations qui suivent, mais il faut, là oui, assurer une recherche scientifique de base libre et indépendante, c’est surtout là, à mon avis, qu’il faut investir, sans avoir peur de devoir adapter nos styles de vie en conséquence des résultats qui porteront nouveautés et obsolécences.

  • 15 novembre 2010 à 12 h 43 min
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    Récemment un ingégnieur allemand m’a dit qu’il est résulté d’après une étude spécifique que le système réglementaire burocratique (lois, impôts, comptabilité publique et privée, etc.)allemend serait de loin le plus structuré et complèxe en europe et probablement dans le monde !

    Mais, voudraient-ils le réduire ?

    PS Intéressant de pouvoir se “relire” ….

  • 16 novembre 2010 à 10 h 26 min
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    Olivier, le Glass-Steagall Act ou Banking Act mis en place en 1933, c’est la résultante de la crise de 1929 en instaurant une séparation claire entre la banque de dépôt et la banque d’investissement. Si cet acte a bel et bien été abrogé en 1999 par Clinton, c’est parce que les milieux bancaires – merci J.P. Morgan & Co, Morgan Stanley, Lehman Brothers, Chase et City, sans oublier Goldman Sachs, etc. – ont contourné cette réglementation dès les années 70… Et n’oubliez pas non plus que ceux qui l’ont promulguée cette réglementation étaient Carter Glass, ancien secrétaire au Trésor, et le représentant démocrate de l’Alabama, Henry B. Steagall, président de la commission Banque et Monnaie de la chambre des représentants. Donc les deux du lobby bancaire…

    Pour l’étalon or, vous savez comme moi que le système n’est pas parfait, il n’empêche pas certains entrepreneurs de prendre de mauvaises décisions, et de faire faillite. Il n’empêche pas qu’une banque puisse faire faillite non plus. La raison officielle de l’abandon de l’étalon or, voulue par les USA, était que l’instauration de banques centrales comme prêteurs de dernier ressort allaient “stabiliser le système bancaire et éviter les faillites d’établissements de dépôt qui ruinent les épargnants”. Or on sait que l’objectif affiché n’a jamais été atteint et que les faillites bancaires se sont poursuivies à un rythme plus soutenu après la création des banques centrales qu’avant… En parlant de Nixon, vous oubliez le facteur temps qui fait que tout individu ou toute opinion publique, lobbyiste ou corporatiste peut changer d’avis à 180 degrés… Nous étions en pleine guerre froide et il fallait pour le gouvernement se protéger du danger hystérique communiste.

    Donc, la véritable raison de l’abandon progressif des monnaies se rapprochant de monnaies de marché, comme en Europe, est l’imminence de conflits mondiaux dont les états craignaient ne pas pouvoir assurer le financement s’ils ne pouvaient pas imprimer eux mêmes leurs billets. Quant aux banques, nous avons vu que nombre d’entre elles ont vu dans cette création un effet d’aubaine remarquable, au point que certains auteurs affirment que la loi créant la FED fut en fait rédigée au cours d’un dîner entre banquiers… et non entre politiques!

    Quant à La « Plunge Protection Team » ou le détournement d’un instrument de protection au profit d’une politique de manipulation, un remarquable exercice de guerre psychologique coordonné par le très secret « Working Group on Financial Markets » (Groupe de Travail sur les Marchés Financiers) créé par l’Executive Order 12631 sous Reagan en 1988, ou autrement dénommé par le Washington Post, le « Plunge Protection Team » (Equipe de Protection contre les Plongeons). Ce groupe de travail a été créé à la suite de la crise boursière d’Octobre 1987 avec l’objectif de « promouvoir l’intégrité, l’efficacité, la régularité et la compétitivité des marchés du pays, et de maintenir la confiance des investisseurs ».

    Ce groupe qui ne produit aucun rapport, n’a aucune visibilité publique et ne détaille ni l’ordre du jour, ni la composition de ses réunions, était dirigé par le ministre des Finances (Henry Paulson) et comprenait le président de la Réserve fédérale (Ben S. Bernanke, ancien conseiller de G.W. Bush, nommé fin 2005) et les deux présidents des autorités de surveillance des marchés: le président de la Securities and Exchange Commission Christopher Cox (nommé à ce poste par G.W. Bush en 2005), et Reuben Jeffery III (nommé également par G.W. Bush à ce poste, après avoir été son conseiller), un des directeurs de la CPA, autorité américaine de transition en Iraq et également un ancien de Goldman Sachs comme H. Paulson.

    Et derrière cela le contrôle du pétrole des autres pour faire circuler des voitures obsolètes: GM, FORD, etc.

    Donc question: les politiques ont-ils un pouvoir parce qu’ils ont de l’argent ou ont-ils de l’argent parce que marionnettes des milieux bancaires et financiers, ceux-là même qui défendent aussi le minarchisme à savoir le pouvoir régalien(du latin REX=roi; donc relation directe avec monarchie ou dictature et aucun rapport avec Démocratie, soit le pouvoir au peuple) réduit aux concepts suivants: “Liberté”, “Sécurité” et “droit à la violence légitime”(=guerre). La Globalisation des marchés a fait disparaître les armées sauf l’armée pléthorique des banquiers: US-ARMY. Composée de plus en plus de mercenaires(moins chers que soldats citoyens et plus dociles). Et parlons de la Liberté? De quoi parlez-vous? Liberté individuelle ou liberté économique? Et même liberté individuelle consiste en quoi? Celle de vous mettre au volant d’une voiture surpuissante pour faire des km sur un réseau payé avec les deniers de l’Etat, vous faire hospitaliser en cas d’appendicite dans un établissemnet payé avec les deniers de l’Etat, toucher votre incapacité de gain ou d’invalidité si le sort s’acharne contre vous? Vous voyez, les libéraux tiennent toujours le même discours: liberté individuelle d’écraser les autres économiquement mais de profiter des infrastructures payées par la communauté! Deux beaux exemples de l’échec de cette vision: le libéralisme du courant électrique en Californie et des transport ferroviaires en Grande-Bretagne. Les exemples ne manquent pas. Mais je suis d’accord avec vous sur un point: la cupidité de l’homme n’a pas de limite et l’argent agit comme une drogue dure. Idem quand on goûte au pouvoir…

  • 16 novembre 2010 à 19 h 03 min
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    Amora :
    pour être un décideur et non une marionette, ou un pantin, il faut avoir une vision éclairée. Connaitre son domaine, maitriser son sujet.
    quel politique peut il prétendre maitriser son sujet, lorsqu’il est élu pour quelques années. Ce sont les techniciens des différets domaine de compétence qui leur préparent les dossiers. La seule différence c’est qu’ils peuvent imposer une direction. Mais pour le reste, seul les techniciens des métiers ont compétence. comment un homme politique peut il devenir maire d’une ville et diriger une organisation de dizaine de milliers de personnes.
    Par exemple, comment expliquer qu’un ancien acteur comme Ronald REAGAN a t il put impulser la poitique monétariste des années 80 aux USA ?????
    pour ce qui est du marché vous me permettrez de citer sieyes : la loi affranchie, la liberté opprime. (ennoncé dans d’autrs temps).

  • 17 novembre 2010 à 13 h 47 min
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    A Olivier 17! Si Reagan est devenu président ce n’est pas par son charisme ni pour son intelligence et encore moins son instruction. Il l’est devenu pour son paraître, ce paraître si cher aux américains. Lui était le parfait exemple de la marionnette des milieus de la finance. S’il avait eu un seul neurone efficace il n’aurait pas eu la mort qu’il a eue. Restons lucides et que le monde comprenne enfin que les USA ne sont pas un pays démocratique mais usent chaque jour l’outil de la manipulation médiatique!

  • 17 novembre 2010 à 18 h 21 min
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    Bonsoir,

    @ Amora

    Apparemment, la moutarde vous est montée au nez !Vous avez fait un bon coup de sang au sujet des neurones de Reagan.

    Cependant, je me permets de vous rappeler les éléments suivants :

    – Il existe ce qu’on appelle le respect dû aux morts. Son décès vient juste d’être annoncé aujourd’hui, que diable ! Vous avez toute l’éternité pour déverser votre fiel.

    – Quoi que vous pensiez des neurones de Reagan, je doute que vous atteigniez le niveau de responsabilités qu’il a assumées tout au long de sa vie.

    – Surtout, vous vous permettez de faire l’amalgame avec la maladie d’Alzheimer. Vous ne semblez pas avoir de proches atteints par cette horrible maladie et je m’en félicite pour vous.

    Le fait d’écrire sur un blog estampillé finance ne vous exonère pas d’une élémentaire retenue.

    C’est désagréable de lire de tels propos sur le blog d’Olivier, habituellement d’une exceptionnelle tenue.

  • 17 novembre 2010 à 22 h 09 min
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    Kin, soyez sérieux! Reagan est mort depuis longtemps. Vos faites l’amalgame avec sa maladie d’Alzheimer pas moi; si vous savez ce qu’est cette maladie ce dont je doute!

    L’Amérique nomme comme Présidents des incompétents, des gens qui plaisent aux médias et aux lobbies bancaires, mais n’ont aucune instruction, aucun savoir (Reagan, Kennedy, Schwarznegger, Bush,et., tous en collusion avec des lobbies… mafieux pour la plupart). Soyez sérieux. Vous n’avez aucun argument et la seule façon que vous avez à me contrer c’est de me dénigrer sans aucun argument factuel, aucune idéologie novatrice, aucun dialogue! Juste des sentences, des apophtegmes ou des principes radicalistes d’une pensée unique, celle du libéralisme sauvage qui n’a fait que prouver son inefficacité, sa dangerosité et l’évidence de son parti-pris pour quelques crétins égoïstes sans vision sociale, culturelle, compétente, évolutive, créative ou conceptuelle! NADA!

    Il n’est jamais plus difficile de bien parler que lorsqu’on ne parle que de peur de se taire. Alors parlez pour exprimer une idée, pas pour cracher sur une personne et donnez des références à vos propos. Merci! N’est-ce pas cela la liberté de parole? 😉

  • 17 novembre 2010 à 22 h 24 min
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    Encore une chose Kin, connaissez-vous l’origine du mot “civilisation2? Non ce n’est pas ça: http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7f/Manhattan_panorama_under_clouds.jpg/400px-Manhattan_panorama_under_clouds.jpg

    La civilisation si vous connaissez l’étymologie du terme, c’est ce qui caractérise la vie culturelle et matérielle d’une société humaine; c’est la sphère de l’utilitaire et la culture celle des valeurs. Certes, elle change selon nos propres envies et notre EGO, quand on en a les moyens: les moyens d’argent et de pouvoir, les deux seules valeurs du XXe et XXIe siècle. C’est pauvre et navrant comme critères. Vous ne trouvez pas? La planète Terre en a-t-elle encore les moyens pour surfer sur ces critères si simplistes? Personnellement je ne le crois pas depuis ma naissance pour des raisons simples: On demande à 4 poissons rouges de vivre dans un bocal qui ne peut faire vivre qu’un seul poisson s’il est nourri de l’extérieur. Vous comprenez?

  • 17 novembre 2010 à 23 h 32 min
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    Soit, je me suis trompée sur la date de la mort de Ronald Reagan; mea maxima culpa ! Mais bien sûr, vous ne faites jamais d’erreur, vous avez atteint la perfection et vous semblez prendre plaisir à écraser, à assommer les lecteurs de cet article, usant et abusant de votre prétendue érudition.

    Gargarisez-vous de termes soi-disant savants, dont vous ne connaissez probablement pas le sens.

    C’est bien connu : la culture, moins on en a et plus on l’étale.

    Je terminerai en vous citant :”s’il avait eu un seul neurone efficace il n’aurait pas eu la mort qu’il a eue”.

    Il est dommage qu’un personnage aussi cultivée que vous donne lieu à une telle erreur d’interprétation. Peut-être avez-vous voulu dire autre chose concernant la mort de Reagan mais vous l’avez fait de manière maladroite et, emporté par votre fougue, vous avez fini par sombrer dans les profondeurs de vos pensées confuses et égocentriques, allant jusqu’à oublier le message auquel vous étiez censé répondre.

    Je m’éclipse, vous souhaitant de trouver d’autres prétextes à assouvir votre immense besoin de reconnaissance. Vous comprenez ?

  • 18 novembre 2010 à 21 h 02 min
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    Kin, gardez votre sagesse! Non la culture je ne la mange pas en tartines! Je préfère étaler du miel sur mon pain, car le miel – pour ne pas parler du propolis – a des vertus médicales antiseptiques connues des légions romaines et de l’armée macédonienne d’Alexandre le Grand pour cicatriser rapidement les plaies. Je vous suggère d’en mettre aussi sur votre pain et de ne plus y mettre du fiel, qui lui a des effets délétères sur le stress et le système immunitaire.

    Pour terminer sur une bonne note, saviez-vous que le mot culture est plus proche du monde paysan que du secteur tertiaire? Si le mot vient du latin du XIIe CULTURA, il est la déclinaison du verbe COLERE, soit “honorer” l’activité humaine dans ce qu’elle a de bon. Agriculture vient de ce mot!

    Pour faire produire la terre il faut la retourner. Citons Cicéron, auteur latin, qui en se référant à la CULTURA disait dans les “Tusculanes II,13” ceci: “Un champ si fertile soit-il ne peut être productif sans culture, et c’est la même chose pour l’humain sans enseignement.”

    Pas si faux, n’est-ce pas? 😉

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