#Immobilier : De plus en plus difficile d’acheter

Je suis tombé sur quelques graphiques qui montrent que l’immobilier est à des niveaux qui ne permettent plus au citoyen lambda d’en faire acquisition.

Le prix par rapport au revenu s’envole dans le monde entier.

La dette des ménages en fonction du PIB

Faut-il s’endettez de plus en plus pour devenir propriétaire ?

Heureusement en Suisse (alors que la dette des ménages est extrêmement haute), les établissements financier considèrent deux points pour octroyer un prêt

1- Il faut apporter 20% de fonds propres, les 80% étant financés par des hypothèques (le premier rang équivalant à 65% et le second rang de 15%. Ce dernier est à amortir en 15 ans)

2- Les charges à tenir doivent être basées sur un taux de 7% par rapport à la taille de la dette et le revenu du ménage doit être le triple. Exemple 1 million de dette à 7% représente 70’000 CHF. Le revenu du ménage doit être de 210’000 annuel.

Ce qui précède est une règle prudentielle importante ici en Suisse.

Par contre, les suisses n’amortissent que rarement le premier rang et restent à vie avec une dette Ce dernier point pose problème lorsque les gens vieillissent et se trouvent à la retraite avec de plus faibles revenus.

Happy real estate

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4 réflexions au sujet de « #Immobilier : De plus en plus difficile d’acheter »

  • 22 septembre 2021 à 9 h 45 min
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    Très intéressant et – inquiétant, s’agissant du 2ème graphique!

    Quelques remarques sur la règle prudentielle:
    * Le “taux d’intérêt calculatoire” est de 5%. Est-ce que les 2% supplémentaires représentent un amortissement théorique?
    * Le test de solvabilité n’est fait qu’au moment de la conclusion de l’hypothèque. Comme le prêt est renouvelé a priori indéfiniment (du moins en bonne partie), la situation peut évidemment changer au cours des années voire décennies qui suivent.
    * De différentes sources, des gens obtiennent leur prêt sans payer les 20% de fonds propres en liquide, mais en mettant en gage des actions, par exemple.

    L’avis d’un banquier sur un forum:

    “I can confirm that over 50% of my clients wouldn’t be able to pay 3-4% interest per year. It doesn’t matter that banks are calculating with 5% when people are living beyond their means.
    ~65% of all people above 18 are saving less than 500 CHF per month, most of them basically zero.”

  • 29 septembre 2021 à 15 h 53 min
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    Avec Evergrande, on se rend compte du poids de l’immobilier chinois dans la croissance chinoise qui correspond depuis plusieurs années à 30% de la croissance mondiale. Néanmoins, un chiffre a retenu mon attention dernièrement (je l’ai entendu sur une radio spécialisée).En 2050, compte tenu de la politique de l’enfant unique, il n’y aurait plus que 800 millions de chinois. A vérifier mais si cela était rien qu’approximativement véridique, il devrait s’agir d’un des chiffres les plus importants à prendre en compte pour l’avenir.

  • 30 septembre 2021 à 6 h 24 min
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    Une progression dans l’immobilier ? Ce n’est pas la valeur qui monte, mais le prix. Nuance. Il y a une perspective constante dans l’immobilier : on est sûr qu’après 30 ans on le revend bien plus cher. C’était vrai pour le passé. Mais pour le futur ? Nominalement, oui, mais, inflation déduite, c’est douteux. Tout simplement parce que la demande est en train de se fatiguer. Le budget du locataire plafonne : non que le locataire n’a pas les moyens, mais qu’il est content, désormais, avec ce qu’il a. D’autant que la protection contre la hausse fait l’objet de dispositions civiles et pénales. Ajouté que la population n’augmente guère et qu’avec l’augmentation de la moyenne d’âge, cela entraîne une réduction des besoins. Donc, protection contre l’inflation, oui, en partie, mais plus-value réelle à terme : non. Ce d’autant que l’impôt pris sur l’augmentation du prix confisque en partie la couverture de l’inflation. Le marché de l’immobilier a été soutenu par les fonds de pension qui ont acheté à des taux de rendement bas que les particuliers ne peuvent pas se permettre, car eux, ils payent des impôts. Il suffit que les taux remontent, notamment par l’effet de l’inflation, pour que le caisses se retirent. Elles devront rectifier fortement à la baisse la valeur des immeubles, avec une élévation de l’exigence du taux de capitalisation et digérer cette décote. Ensuite, avec une hausse des taux liée à l’inflation, elle trouveront plus simple de retourner vers l’investissement dans des obligations. Il en résultera une forte baisse de la demande de l’immobilier sur le maché, et une baisse de valeur liée à une augmentation du rendement exigé en couverture de l’inflation. Mais le gain sur deux tableaux (croissance du rendement et croissance de la valeur), je crois bien qu’il faut l’oublier, et pour longtemps, surtout avec les contraintes publiques qui pèsent sur cette vache à lait dans son enclos. Yes Sir !

  • 30 septembre 2021 à 6 h 28 min
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    Comment on fait lorsque dans 7 ans, l’hypothèque prend fin alors que les taux sont passés à 5 % ? On doit rembourser partiellement le prêt. Et pas question de vendre : vu le contexte, la décote serait trop grande. Papa, c’est encore loin l’Amérique… ?

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