Georges Papandreou redonnerait-il enfin du pouvoir au peuple (souverain) ?

Ce matin, je ne désire pas vous parler finance pure, mais d’un point de vue concernant les événements qui se déroulent sous nos yeux ébahis et qui sont sujets à critique(s) de toute part.

J’entendais encore ce matin, à la radio, les indignés qui manifestent et accablent la finance et les banquiers de tous les maux (et mots !). Ces mêmes financiers seraient les responsables de tout ce qui arrive.

A mon humble avis cela est bien plus complexe. Comme l’être humain a la mémoire très courte et que sa vision n’excède pas quelques mois, il est peut-être important de re-situer les choses et les événements.

Tout d’abord, les financiers ne peuvent agir comme bon leur semble. Ils suivent des procédures, des lois sous peine de sanctions.

Qui donne donc du pouvoir aux banquiers ? La réponse est bien simple: Les politiques.

La faute serait donc à reporter sur le monde politique mondial qui n’a eu de cesse d’octroyer des pouvoirs aux financiers. Trop simpliste et trop facile !

Oui les politiques ont commis des erreurs (comme, par exemple, Bill Clinton qui a autorisé les banques a devenir des banques d’affaires (abandon du Glass Steagal act)) ou Nixon qui a abandonné l’étalon or, etc.)), mais pour qu’ils commettent des erreurs, il fallait bien leur octroyer le pouvoir, le droit, la légitimité de le faire.

La faute serait donc au peuple dès lors.

Ce dernier aurait simplement oublié qu’en élisant des personnes à la tête des états, chambres etc., il se dessaisit d’une bonne partie de prérogatives et principes d’autodétermination.

Si je résume ce que j’ai rédigé ci-avant.

Les peuples se sont mis eux-mêmes dans la panade, en délaissant leurs propres valeurs dans les mains d’autres personnes. Pourquoi est-ce arrivé ainsi ?

Parce que les gens se moquent de la politique (il suffit de voir les taux d’abstention aux différentes votations), qu’ils préfèrent vivre avec des gouvernants qui font des promesses (qui ne seront jamais tenues !), qu’ils préfèrent croire que les dirigeants pensent au peuple avant eux-mêmes (illusoire) et qu’il est plus facile de vivre dans le déni que d’affronter la réalité. C’est le principe de la méthode Coué. Je vais bien, tout va bien. Les belles promesses rendent les fous joyeux.

Les indignés se sont bâillonnés tout seuls.

Ainsi à la suite des ces décennies d’abandon de parole et d’actes aux dirigeants, les gens se révoltent. Même les petits patrons – que certains employés critiquent, mais dont ils n’aimeraient pas la situation – en ont assez de se heurter à des problèmes administratifs, de payer des charges qui vont grossir le budget de l’Etat dépensier. La révolte gronde aussi chez eux.

Hier M.Papendreou a mis une grosse claque à la zone euro en déclarant vouloir un référendum: Grèce-Europe questions existentielles et cela enchante les hollandais (entre autres): Dutch govt wins time on euro bailout deal

Enfin un homme politique qui accepte de laisser le choix au peuple !  J’applaudis ! Je rappelle que le peuple est souverain !  (sauf si Papandreou abandonne le navire…de peur, mais je n’ose y croire)

ndlr: En Suisse, notre démocratie indirecte est très puissante et permet au peuple de se déterminer, ce qui n’est pas le cas dans bien des pays qui nous entourent.

Les dirigeants de la zone euro ne veulent pas voir que le peuple ne croit plus aux promesses.  Les dirigeants de la zone euro se comportent actuellement comme le “Soviet Suprême” en adaptant l’homme à leur politique et non leur politique à l’homme (NB: Ceci est une référence historique et non un débat politique)

Cette zone euro ressemble aujourd’hui à une marche forcée.

Parfois une minorité peut faire changer le monde.

Comment expliquer autrement que la Grèce, qui ne compte que 10 millions d’habitants, arrive à déstabiliser un édifice de 300 millions d’européens ?

Redonnons à l’homme sa fierté, son envie de travailler, le respect de lui-même. Trop longtemps les gens se sont laissés abrutir par des discours et des promesses.  Il est tant de se mettre au travail.

Quant aux indignés qui cassent tout et veulent continuer à percevoir les tantièmes de l’Etat providence, on ne peut pas les considérer comme la majorité.

Il me semble que la majorité est prête à se mettre à travailler, trouver des solutions (douloureuse) et ne plus laisser – dans les mains des quelques uns-  la destinée de leur pays.

Un jour peut-être, les européens diront: “Merci Papandreou” car il aura fait sauter le verrou de la zone euro, dans laquelle on entrait sans jamais pouvoir ressortir.

Relisez cet article d’Olivier Berruyer: http://www.les-crises.fr/bfm-6/ et la vidéo.

Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre: Le Prisonnier(1967): http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Prisonnier

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21 réflexions au sujet de « Georges Papandreou redonnerait-il enfin du pouvoir au peuple (souverain) ? »

  • 2 novembre 2011 à 12 h 22 min
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    C’est bien Olivier! Vous comprenez enfin que politique et économie sont intimement liés. Pour autant qu’on comprenne bien ce qu’est la vraie politique – le sens propre de ce mot – comme la vraie économie. Bien à vous.

  • 2 novembre 2011 à 13 h 03 min
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    ” Quant aux indignés qui cassent tout et veulent continuer à percevoir les tantièmes de l’Etat providence, on ne peut pas les considérer comme la majorité.”

    Pour le coup vous etes completement a cote de la plaque… Depuis quand les indignes ont casse quoi que ce soit ? Ils manifestent et se rassemblent pacifiquement, s’organisent et font des propositions, en meme temps qu’ils se bercent gentiment d’illusions.

    La plupart d’entre eux sont des gens cultives, travailleurs, actifs ou en recherche d’un travail, travail qu’on leur refuse ou qu’on refuse de remunerer decemment au nom du profit des vieux rentiers.

    Je pense que ce qui vous choque particulierement chez les indignes, c’est le fait que des jeunes disent : “assez, nous ne sommes pas des esclaves. Assez de stages, assez de rsa, rmi, demi smic, emploi merdique sous paye, assez de devoir vivre a deux ou trois dans 20 m2”.

    Je l ai vecu, je sais de quoi il en ressort. Je m en suis sorti et a 30 ans, j entame a peine ma vie active, avec toutes les menaces et les incertitudes de notre epoque et qu il faudra tenir tenir tenir, accables de charges de toutes sortes, livres a nous meme, sans jamais etre sur que nos enfants ou nous meme ne seront pas plus pauvres que nous, pendant qu une classe de spoliateurs se gave en permanence.

    Moi je propose un truc radical : qu’on sacrifie le passe pour batir le futur. Ce qui coute, c’est la retraite des boomers, c’est leur quete de rentabilite pour leur capital qui nous coute si cher (immobilier, assurances vies etc etc), c’est leur vieillesse qui nous ruine (la vieillesse est la part la plus importante de la secu, au detriment de la sante des jeunes – enfants + maternite).

    Alors simple : retraites plafonnees au smic, quelque soit le revenu, depenses vieillesse limites au strict necessaire, comme pour les jeunes (plus de soins palliatifs), et plus d’interventions chirurgicales de confort pour le grand age. Limitation du capital a transmettre ce qui favorisera les donations du vivant et elimination des processus de defiscalisation du patrimoine (ass vie entre autre, une des causes de l’inflation de la dette). Et enfin, un prix du metre carre standardise, cale sur l inflation et directement correlle aux travaux d entretien et d amelioration entrepris pour couler les “investisseurs de la pierre speculative” et favoriser ceux qui construisent pour vivre dedans.

  • 2 novembre 2011 à 13 h 54 min
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    @ Aurel
    Savez vous lire ou ne lisez vous que ce que vous voulez.
    Vous êtes à côté de la plaque. Je n ai jamais dit que tous les indignés étaient des casseur bien au contraire. Mon article va dans le sens de faire de l’ordre.
    Je suis en déplacement je continuerai cette discussion plus tard, mais arrêtez d’être agressif, ça me gave.

  • 2 novembre 2011 à 14 h 44 min
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    @Aurel:
    je parle de ceux-ci: http://telebruxelles.net/portail/emissions/les-journaux/le-journal/16285-degats-a-koekelberg-camping-au-cinquantenaire-

    Maintenant avant d’avancer des choses et de me dire que je suis à côté de la plaque, je propose que vous tourniez plusieurs fois la langue dans votre bouche ou au moins que vous fassiez preuve d’humilité.
    Par ailleurs l’article que j’ai rédigé devrait vous faire plaisir puisque j’applaudis le fait de redonner au peuple sa voix et de se prendre en charge.
    votre vision est bolchévique. Seriez-vous Mélenchon caché sous un pseudo ?
    Allez sans rancune.

  • 2 novembre 2011 à 15 h 00 min
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    Merci d’ouvrir ce dialogue
    Deux avis
    Deux mondes…à côté de la plaque
    En effet, vous négligez d’une part les forces corruptrices plus efficaces que tout jusqu’ici et d’autre part une réalité que personne n’évoque: la diminution des ressources naturelles

    Prenez l’exemple de l’Afrique: la source d’énergie principale est le bois, pour cuisiner
    Les tribus déforestent pour se procurer leur bois de feu, de cuisson
    Toujours plus
    Ainsi aux travaux culinaires pour se nourrir s’ajoutent les déplacements toujours plus lointains pour aller chercher le bois de feu
    Et la déforestation s’étend ainsi que diminuent les biotopes qui nourrissaient les tribus
    Résultat: disettes, famines, guerres entre tribus

    On s’en f..t, nous on habite en Europe!

    Libre à vous de vous en f…tre
    Mais nous vivons exactement le même processus de pillage de nos ressources sur le reste de la planète:
    -Le pétrole
    -L’eau potable
    -Les produits de la mer, entre autres
    Tant que l’on aura pas mis au point ensemble une croissance qualitative au lieu de quantitative, on va vivre les mélo-psychodrames dont les médias, y compris le web, nous abreuvent

    Enlevez vos oeuillères et observez plus loin que le bout de votre nez:
    si le système va mal, ce n’est pas à priori une question de finances, c’est une question de gestion des ressources

    Le problème est que personne ne veut voir la réalité nue en face
    Alors on traite les gens lucides d’écolos, d’anars, d’indignés etc.

    Tant que l’humain n’aura pas amassé une “claque”, il va continuer à ratiociner autour de la finance, du pouvoir, de la politique, des impôts…

    Oui, c’est important, mais s’il ne vient plus d’eau quand vous ouvrez votre robinet, la priorité c’est de débattre de la question économique ou de contrôler les joints, la tuyauterie, la centrale de distribution, les sources, les nappes phréatiques ?

    On a le “nez dans le guidon”: on voit le gravier sur la route et on ne voit pas le camion qui vient en face

    Je ne prétend pas détenir la vérité, mais elle m’apparaît telle aujourd’hui

  • 2 novembre 2011 à 15 h 15 min
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    Bonjour Olivier, et, Aurel.
    Je recommence mon post car j’ai du mal avec le code PATCHA.
    Je pense que Aurel évoluera au fil du temps, lorsqu’il sera conscient que la retraite qu’il aura, après des années de dur labeur (responsabilité, fatigue, santé mise en danger etc…) méritera mieux qu’un smic.
    Et que s’il pense qu’il est en train de cotiser actuellement pour des vieux sbires, qui eux aussi avaient cotisé pour d’autres vieux séniles, Il se rendra compte alors que derrière lui il y a aussi des petits c… wqui sont en train de lui assurer ses vieux jours.
    Je ne suis pas convaincu qu’il acceptera également de recracher au bassinet ses maigres économies par le biais de mesures plus draconiennes sur les transmissions de patrimoine (gros ou petits).
    Quant à Papandréou, je pense que pour une fois un homme politique décide de faire appel à la démocratie bafouée depuis si longtemps. Souvenez vous du traité de Lisbonne !

  • 2 novembre 2011 à 17 h 26 min
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    je suis en principe d’accord avec l’article, mais je pense qu’il est tout aussi simpliste de dire que les politiciens sont ceux qui donnent le pouvoir au banquiers et donc c’est au fond leur responsabilité. les politiciens font les lois, mais sous des énormes pressions des lobbies du pouvoir économique (banquiers, pétroliers, assurances, etc.). je pense que c’est ce qui indigne finalement les indignés (en tout cas, c’est ce qui m’indigne moi), le fait que ils élisent des représentants mais on voit bien qu’ils n’ont pas en main la direction du jeu. dans ce sens, personnellement je crois qu’ils ont bien choisi leur cible, car les événements de ces dernières années (et bien avant aussi en fait) montrent que le pouvoir politique est théoriquement énorme, mais pratiquement très limité.

  • 2 novembre 2011 à 19 h 28 min
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    Le responsable est bel et bien l’État (cliquez sur mon pseudo si vous n’en êtes pas encore convaincu) et ceux qui le contrôlent. Entre les corrompus et les corrupteurs, les premiers portent la principale responsabilité, car ce sont eux qui décident: s’ils ne se laissaient pas corrompre, les corrupteurs n’auraient aucune influence, alors que dans le cas inverse, les entreprises qui ne veulent pas être discriminées sont forcées de payer les politiciens.

    Concernant la retraite, je rappelle à Milou que les retraités actuels perçoivent plus qu’ils ont cotisé et c’est là tout le problème. La génération actuelle (sans parler des futures) a bel et bien été volée par les précédentes et en ce, je comprends l’exaspération et le sentiment de discrimination d’aurel, sans bien sûr partager ses solutions étatistes.

  • 2 novembre 2011 à 23 h 20 min
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    Desole mais je suis aussi decu qu Aurel que je ne trouve pas agressif…Pour ma part, je ne comprends pas pour qui je pourrais voter en France pour aboutir a la forme de democratie que je vous envie…Par exemple, toutes les tendances politiques ont un jour mis dans leur programme le referendum d initiative populaire…

  • 3 novembre 2011 à 7 h 43 min
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    Re bonjour !

    Alors indigne, oui, par le fait qu’on categorise les indignes comme des casseurs.

    Dans les indignes, il y a certainement des groupes plus radicaux et violents. Guerriers oui, casseurs non. Les casseurs sont de la racaille, du mal a l’etat pur puisqu’ils ne revendiquent rien et laissent juste aller leur soif de vengeance sur toute la population. Cf au royaume uni ou comme on a eu en france, a lyon lors des dernieres grandes manifs.

    Pour ce qui est de mes solutions etatiques, je parlais evidement de la redistribution publique, ce qui devrait etre du ressort du financement de l etat. Libre a chacun de se constituer un capital prive (sachant que plus on est capitalise, plus le coup de rabot de la redistribution sera fort).

    Je suis pour la propriete privee inalenable, en cela bien plus que les liberaux d aujourd hui car je considere que l etat n’a pas a exproprier les gens et a les jeter dans la rue quand ceux ci ont echoues a exceller dans la societe marchande qui est la notre. Mais cette propriete absolue devrait etre strictement limitee et circoncise a un rayon vital et minimal. Il est anormal que des gens possedent des hectares alors que d autres vivent dans des placards a balai.

    Je fais de la grimpe et par exemple, des sites sont inaccessibles et des parois ont ete detruites tout simplement car des proprietaires refusent aux gens le droit de profiter d espaces naturels qui devraient etre a tous. C’est tout bonnement odieux. Sachant que ces droits datent de l’ancien regime.

    Idem, avec pres de 3000 euros en salaires, ma femme et moi, on ne peut rien acheter d autres dans notre region que des bicoques ou des apparts mal conçus, tellement l’immobilier est cher et hors de toute raison ! Le batiment que j’habite a ete concu en 1939. Qualite basse car nous sommes dans une zone difficile a batir en materiaux locaux. Revendu en 1970 pour 500 000 fcs. Coupe en deux parties au tiers (2 apparts), mon appart, le petit, sera revendu une premiere fois en 2001 puis rachete par moi en 2009 pour 135000 euros, ce qui dans le coin est tres bas par rapport aux prix moyen, et a la situation dans la ville etc etc.

    Un terrain de 1000 m2, en campagne, ss une ligne a haute tension, c’est 200 000 euros.

    Donc encadrer strictement une des bases des besoins humains pour arreter ce grand delire, causé en partie par le besoin des boomers de maximiser leur capital deja hors de portee de toute norme terrestre (l’immense majorite des humains ne vit qu’avec une centaine de dollars dans toute son existence), ca me semble pas tant bolchevique que ca…

    En sacrifiant le passe ( t vieux, t riche, tu paies) on peut garder une porte ouverte pour le futur ( ecole gratuite, protection de la maternite, soutient aux jeunes couples).

    Le choix actuel qui est fait est l’inverse puisqu’on sacrifie l’avenir de millions de personnes juste pour payer la retraite des boomers (en angleterre, des centaines de milliers de jeunes ne peuvent plus aller a l’universite, a cause de la hausse des frais d’inscription). Dans 10, 20 ans, ce manque de cerveaux et de volonte d’avenir fera de ce pays un etat balkanise et tiers mondialise( on parie que le united kingdom sera redevenu des couronnes separees ?) , incapable de suivre la marche de ceux qui auront su resister aux vautours financiers

  • 3 novembre 2011 à 8 h 23 min
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    tiens je vais donner un exemple, d’un cas malheureusement trop fréquent, d’une jeune maman de mon entourage :

    actuellement elle vit grâce aux 1300 euros de son congé maternité, élevant seule ses deux enfants (3 mois et 5 ans), après que le père les eus abandonnés -car en france, on peut abandonner sa famille, si si c’est légal…

    dans 3-4 mois, terminé, 0 aides. peut-être un rmi ou rsa (400 euros) + allocs (dans les 800 euros grand grand max).

    le juge ne ferait payer qu’une centaine d’euros au père vu la situation de ce dernier. ex : pour 1200 euros de revenus net, la pension pour 1 enfant, c’est 120 euros…

    donc la mère, c’est démerdes toi.

    sa formation, coiffeuse, permet de toucher des salaires max de 1200 euros net. une garde d’enfant à plein temps, pour 2 enfants, c’est 1000 euros.

    les charges habituelles dans ma ville pour un locataire standard (par mois) : 9 euros redevance tv, 54 euros taxe d’hab (serait elle exonérée ? mystère), 100 euros/mois, pour le chauffage + eau et au moins 30 pour l’élec.

    = 193 euros

    allez petit plaisir : internet tarif social double play, 20 euros…

    loyer standard pour 63 m²

    = 500 euros

    soit 713 euros pour la base mensuelle.

    donc salaire + garde d’enfants + base mensuelle (on mange pas encore), il reste à la fin du mois : – 513 euros pour vivre.

    rajoutons les allocs (jusqu’à la 3e année de l’enfant donc pour 1 seul, le petit de 3 mois + allocs logement)

    160 + 500 = 660

    147 euros ! donc elle doit manger et s’habiller pour 3 pour 147 euros par mois soit 29,4 euros par semaine !!!

    donc, sans vouloir paraitre agressif le moins du monde, comment voulez vous que je réagisse, quand vous annoncez, les indignés qui veulent continuer à percevoir les tantièmes de l’état providence ???

    elle a 23 ans ! c’est quoi son avenir ? cette merde de semi-vie d’esclave jusqu’à sa mort ?????? l’espoir de trouver un mari riche pour l’épouser ? un éclair de lucidité qui ramènera le père des enfants ?

    qui, à part l’état, pourrait lui garantir un minimum d’autonomie ? ne serait ce que pour ne pas dépendre d’un homme indigne qui abuserait d’elle contre du pognon comme cela se pratique si souvent (3 femmes battues meurent chaque jour en france).

    bref, c’est un cas comme tant d’autres, de jeunes à qui on ne promet comme seul avenir que la misère et la stérilité car on les considère comme inutiles, voire parasitaires car ils n’ont pas de capital de départ (ou des parents capables de les aider) pour encaisser les coups durs.

    lorsqu’une population sacrifie ses jeunes, c’est que sa fin est proche, ce suicide collectif nous emportera tous si nous n’y mettons pas un terme.

  • 3 novembre 2011 à 8 h 45 min
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    Pour moi, tu as malheureusement raison aurel

  • 3 novembre 2011 à 8 h 53 min
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    PS : Je comprends tout à fait cette mère courage dont tu parles, je l’ai été aussi d’ailleurs, mais finalement je me demande jusqu’à quel point elle ne devrait pas rapporter les enfants au père, pour qu’il comprenne. Si sa situation est assez isolée aussi évidemment, car si c’est un profiteur entouré d’aide, par exemple de ses propres parents, il ne comprendra jamais.

  • 3 novembre 2011 à 9 h 17 min
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    pour terminer et mettre définitivement au clair les choses :

    nous sommes tous d’accord pour critiquer la corruption des élites et le grand délire au sein de l’état actuel.

    de même, la forme politique de la confédération helvète est plus démocratique que la république française, le système de votation est génial, tout comme je trouve désolant que l’actionnariat soit dévoyé à ce point, sachant que comme le syndicalisme en son temps, ces deux leviers auraient pu être actionnés intelligemment par le peuple pour forcer la démocratisation des systèmes décisionnels au sein de l’entreprise privée.

    là où nous divergeons, c’est que le problème ne vient pas des jeunes (ou de certains jeunes) en eux-mêmes. il vient de la structure de la société qui n’est plus garante de la démocratie et des minimums vitaux pour les peuples et à mon avis, vous sous-estimez largement l’ampleur du mécontentement et les dégâts profonds qui ont été fait à notre société (plus de tissu social, tissu culturel en lambeaux, perte d’identité, perte de notions historiques, perte de valeurs humaines et communautaires). et mm en suisse, d’après l’aperçu que j’ai eu la dernière fois que je suis allé à Bâle, c’est pas franchement rigolard – tout parait triste et artificiel, le prix sont fous et franchement, on s’emmerde un peu… y’a mm une chaine de magasin de fringue de richou qui s’appelle “clochard”, est ce du mauvais gout ou un humour spécial ?

    pas étonnant que les religions sociales comme l’islam soient en vogue, ce sont les seules qui parviennent à retendre le tissu social – grandes fêtes, esprit planétaire de la communion, prières collectives. pour des peuples en plein désarrois, il est évident que ces religions sont un lien, qu’elles donnent une sensation de sécurité extrêmement forte face à des sociétés sans âme, sans visage, comme les nôtres.

    n’oubliez pas qu’en quelque sorte, vous êtes un winner, en tant que blanc, inséré socialement, très riche comparativement à l’échelle humaine sur terre, donc vous avez le point de vue des gagnants, comme la plupart d’entre nous qui sommes sur les forums internet (il suffit de se retrousser les manches). il faut donc mettre notre point de vue en perspective et se placer au même niveau que ceux qui sont au pied du mur, dont l’horizon se résume aux barres de hlm… et là c’est tout de suite moins réjouissant. y’a clairement ni avenir, ni espoir (même en relevant ses manches, on nous promet une vie juste au dessus du caniveau).

    pour ma part, je considère qu’un état fort est important, c’est sa nature qu’il faut changer, ainsi que son mode d’élection, sa représentativité et son mode d’action. mais comme toute chose, un bien peut être un mal, en fonction de l’époque et des évènements… (la 4e république était très représentative et complètement paralysée face à l’allemagne nazifiante, à cause de trop nombreuses luttes partisanes).

    de même, il faudra choisir entre une société égalitaire et une société égalitariste. vouloir l’égalité entre les hommes n’est pas la même chose que vouloir l’équité.

    si on veut vraiment que tous aient les mêmes chances dans la vie, ce qui pour moi est le fondement de la devise liberté, égalité, fraternité, alors on doit restreindre le trop plein de libertés des uns pour en donner à ceux qui en manquent, ce qui dans une société marchande implique ces choix :

    – progressivité de l’impôt
    – redistribution équitable
    – limitation avec in fine un seuil indépassable de la capacité de capitalisation, puisque plus de capital signifie plus de liberté (notamment en terme de propriété).

    qui peut faire ça, à part l’état ?

  • 3 novembre 2011 à 10 h 03 min
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    A aurel
    Je pense là que c’est un peu de l’utopie, car le problème c’est aussi que nous sommes trop sur terre, une terre qui a ses limites. Et que qui sera confisqué aux plus riches et redistribué servira à nouveau à augmenter le nombre de vies plutôt que la qualité de vie des vivants >>> inutile in fine

  • 3 novembre 2011 à 11 h 37 min
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    L’État ne saurait être la solution, vu que c’est la source du problème (cf. encore une fois le texte que je vous invite à lire en cliquant sur mon pseudo). Si on augmente les impôts (ou diminue les dépenses ou les 2), on ne fait qu’aggraver la crise et le chômage. Si on aggrave la dette, on va vers une banqueroute rapide et désordonnée, avec une perte de confiance généralisée, l’appauvrissement à large échelle et in fine le chaos total. Le financement de la dette par les banques centrales n’est pas non plus la solution, car il ne fait que gonfler des bulles sans résorber le chômage et quand elles éclatent, elles créent des ravages de plus en plus terribles avec in fine le même résultat que précédemment (appauvrissement et chaos).

    Avant de proposer des solutions, il faut donc d’abord bien identifier le problème, qui est le surendettement (non seulement des États, mais aussi des privés). La seule manière de résoudre ce problème, c’est le désendettement, non par le remboursement (qui ne ferait qu’aggraver la crise, cf. plus haut), mais par la dévaluation des monnaies. Et pour être sûr de restaurer la confiance (et ainsi éviter une explosion des taux d’intérêts), la réinstauration de l’étalon-or, qui serait à nouveau possible, vu que le niveau d’endettement serait à nouveau raisonnable.

  • 3 novembre 2011 à 12 h 52 min
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    @dou

    Une ferme familiale traditionnelle fait vivre 12x plus de personnes par hectare de culture que la meme taille en exploitation industrielle. Les paysans amazonniens en font la cruelle experience lorsque leurs terres sont converties en mono cultures de soja ou d’eucalyptus… Sans compter qu’une ferme traditionnelle est un ecosysteme ferme donc neutre sur le plan environnemental et riche en biodiversite. Abandonnons la mono culture industrielle et les fraises en hiver et la majorite des problemes modernes de sante disparaitront. Ainsi qu’une bonne partie des chomeurs (une ferme tradi, ca consomme des bras). Apres faut accepter de payer sa bouffe au vrai prix et refuser une agriculture moribonde, artificielle et sous perf…

    @larry

    Pourquoi la bce et les etats, au lieu de filer des milliards pour ces pourritures de banksters, ne font pas du credit aux citoyens et aux entreprises, au mm taux qu’aux bamques ??? Soit de 0,5 a 1,5% contre de 3,5 a plus de 15% apres le passage par la case banque !!!

  • 4 novembre 2011 à 18 h 36 min
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    @ aurel

    L’argent créé contre de la dette étatique qui ne sera jamais remboursée est frauduleux, il s’agit là d’un acte hautement criminel qui mériterait de longues peines de prison pour les responsables et cela quels que soient les bénéficiaires.

  • 7 novembre 2011 à 14 h 48 min
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    “Comment expliquer autrement que la Grèce, qui ne compte que 10 millions d’habitants, arrive à déstabiliser un édifice de 300 millions d’européens ?”

    C’est simple, cela s’apelle le levier (leverage en anglais).

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