Forza Italia ?

Les dernières votations en Italie et surtout les derniers revirements au sein du gouvernement (M.Conte) engendrent des répercussions dans les marchés financiers.

Tout d’abord de manière générale sur l’euro qui baisse contre USD (et CHF)

Et pour ce qui est de l’Italie, le marché des actions qui plonge et les taux des emprunts d’Etats qui montent

A 10 ans

Et l’écart de taux avec l’Allemagne se creuse violemment

Il faut noter que l’endettement par rapport au PIB (chiffres officiels sans les dettes cachées) en Italie se trouve être dans peloton de tête

Le nouveau gouvernement italien euro-sceptique est désormais menacé par l’Union Européenne (même si certains se sont excusés)

Indignation en Italie : https://www.sudouest.fr/2018/05/29/indignation-en-italie-apres-la-phrase-les-marches-financiers-vont-apprendre-aux-italiens-comment-voter-5097602-4803.php

Que penser de tout cela ?

Sans faire de politique (pas la vocation du blog), il me semble que la démocratie tant annoncée par cette Union Européenne laisse grandement à désirer.

Quand on a questionné les peuples sur l’Europe et une adhésion et que les réponses n’allaient pas dans le sens de la volonté des politiques europhiles, soit on faisait revoter et si cela ne passait pas, on forçait la décision contre la volonté populaire (Sans parler des traités modifiés par la suite et des déficits annuels des Etats bricolés).

 


Comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois, l’Europe ne subsistera pas telle qu’elle est aujourd’hui et à trop vouloir la paix on engendre la guerre.

Je n’arrive pas à avoir une vue claire du futur proche (c’est un peu frais), mais ce pourrait être le cygne noir et le chant du cygne de l’UE à cause de ce drôle d’oiseau italien… l’UE fera tout pour que ce système perdure, sauf que, comme l’a très bien dit l’Allemand Günther Oettinger….les marchés financiers vont apprendre aux européens et surtout à la BCE qu’il ne faut pas jouer avec le dette.

De manière par contre plus ciblée, je pense que l’Italie va être le coup final porté à une “very bad bank”: La Deutche Bank dont le cours ne fait que de chuter, malgré les annonces de licenciements etc.

En conclusion, comme l’a bien dit le commissaire européen au budget, ce sont les marchés financiers qui vont décider de l’avenir de l’UE et de sa survie. Les banques ne pourront pas être encore une fois sauvée et force est de constater que les cours de bourses de financières européennes (et suisses, malgré des marchés actions dans les plus hauts) se trouvent dans les plus bas.

Le pire bien sûr les banques italiennes:

 

Tout le monde se tient par la barbichette :

Vous pouvez appeler cela comme vous voulez :

  • Le château de carte
  • L’effet domino
  • L’effet de contagion

Toujours est-il que ça sent fortement la pizza carbonizzata…pour tout le monde

 

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8 réflexions au sujet de « Forza Italia ? »

  • 30 mai 2018 à 22 h 02 min
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    Bonjour Olivier.
    Merci pour cette analyse. C’est vrai que c’est effrayant. Je relève tous les jours les principaux taux. Hier c’était “tous aux abris” ! le bund, les Tbonds (10 et 2 Y); l’OAT 10 ans chutaient d’environ 5%, et, plus. Le bund Allemand était à 0.263 à 291 pdb du 10 ans Italien qui a grimpé à 3.178, soit +2.38%.
    Mais les fameux abris sont pour le moins peu sûrs !

  • 31 mai 2018 à 12 h 35 min
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    Bruxelles, le FMI, la Deutsche Bank(copain intime de la FED), les politiques de l’UE globalistes, la Banque de France, les multinationales de la finance et de la spéculation, les colonies américaines(Allemagne – 1945, Italie-1943), l’OTAN et ses bases militaires qui parasitent l’Italie entière et l’Europe géographique entière feront tout pour que l’Italie subisse le même sort maléfique que la Grèce ou Chypre, à savoir son démantèlement en tant qu’état et devienne un gentil conglomérat de multinationales et les peuples de gentils esclaves corvéables utiles seulement à consommer leurs produits de m***e. Note: Notre ami Georges Soros finance allègrement un re-référendum BREXIT. Et la finance internationale nous concocte un remake immigrant 2.0: l’actuel n’étant qu’une douce plaisanterie. Dans la 2e vague ce ne seront pas “20 millions de syriens” mais 550 millions d’africains subsahariens. Le but restant le même: Destruction des états et vassaliser les peuples qui ne seront plus des êtres humains mais des objets de banale consommation.

  • 31 mai 2018 à 15 h 23 min
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    Bonjour,
    Faisons une petite analyse sur 3 points:
    1) On ne parle que de l’endettement de la Nation or il faudrait rajouter l’endettement a) des banques 2) des entreprise 3) des particuliers; c’est la somme des 4 niveaux d’endettement qui importe.
    2) On mentionne toujours le débiteur en l’occurrence dans ce cas le pays mais on oublie que ce n’est pas le débiteur qui est en danger mais les créanciers: il serait intéressant de se pencher sur la structure des créanciers.
    3) Il suffirait d’abroger l’article 123 du traité de Lisbonne que nous ont imposé les USA et la GB, pays qui ne sont pas soumis à cet article, pour que les dettes européennes disparaissent; reste à savoir qui alimenterait cette immense et profitable marché obligataire qui permet grandement de payer la retraite des retraités US et GB?
    Bien à vous.

  • 31 mai 2018 à 16 h 53 min
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    merci pour l’intervention
    1) c’est pour cela que j’ai mentionné “les dettes cachées” comme les promesse de retraites…l’endettement privé est aussi un problème mais n’est pas étatique
    2) une des images contient l’information de qui détient la dette (50% par les italiens eux-mêmes)
    3) je ne sais pas si cela solutionne le problème, je n’ai pas les tenants et aboutissants

  • 1 juin 2018 à 9 h 41 min
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    Bonjour, Pour le point 2) indiquant que ce sont les italiens qui détiennent la dette à 50%, il faudrait analyser de quelle façon ils la détiennent: en effet, la dette est souvent détenue à travers des fonds de placement comme en France par exemple à travers l’assurance-vie; que se passera-t-il si le fonds fait faillite ou si tout simplement le prix des obligations chutent? Concernant le point 3) relatif à l’article 123: son abrogation arrête de facto la prise des intérêts par les banques; il faut savoir qu’une étude réalisée en France à laquelle j’ai participé conclut que la dette française est égale à la somme des intérêts de la dette depuis 1973 (date de l’ancêtre de l’art.123, la Loi Pompidou-Giscar-Rothschild). En redonnant le pouvoir de la création monétaire à l’Etat, la dette est neutralisée; d’ailleurs JFK avait voulu concurrencer la FED (Banque Centrale US privée) à ce niveau 5 mois avant son assassinat.

  • 6 juin 2018 à 7 h 07 min
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    Pas grave, Cassandre ! Avec la Grèce la couleuvre était plus grosse. Et pourtant elle a été avalée avec délice. Et puis un endettement de 150 % du PNB, c’est peanuts. Celui qui achète une maison avec une importante hypothèque est bien au-delà de ça. Il suffirait de comparer l’endettement de l’Etat avec l’endettement privé et commercial, pour voir la juste mesure des choses. Comme c’est lissé dans le temps, pas de quoi s’affoler : avec un peu d’inflation, cette dette va s’estomper. L’erreur des politiciens fut de protéger le capital contre l’inflation. C’est défavorable au commerce et favorable au capital. Celui qui n’entreprend rien est mieux traité que celui qui entreprend. L’idée était de protéger le capital d’épargne retraite, à l’initiative de Mitterrand et Delors d’alors. Comme quoi ont peut avoir les idées à gauche et le portefeuille à droite. Ce qui finit pas se payer, mon cher Watson. La facture, c’est l’ampleur de l’endettement public, qui n’en serait pas là si un minimum d’inflation l’avait accompagné. On ne peut avoir le beurre…

  • 6 juin 2018 à 7 h 15 min
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    Par contre, la faillite de la Deutsche Bank est de nature à causer une réaction épidermique dans le monde. Jadis, avant la dernière guerre, tout le monde plaçait sur le Reichsmark, avant qu’il s’effondre. En plus on sait qu’une crise en Allemagne ramène l’extrême droite au pouvoir. Et comme les USA en sont au stade d’un replis sur soi, son rôle en Europe n’est plus apte à y faire barrage. L’histoire ne se répète pas à l’identique, mais les fondamentaux subsistent. Si on y prend garde, Deutsche Bank pourrait être ainsi le prochain facteur d’une crise majeure, puisque c’est le noyau dur de l’Europe qui serait attient.
    A Frankfort, on doit plancher dur sur son sauvetage incognito avec les deniers publics….

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