Etat en faillite, l’impact obligataire

En 2001 l’Argentine a fait défaut sur ses émissions obligataires.
Quel a été l’impact pour les détenteurs d’obligations Argentine ?
Si mes souvenirs sont bons (il y a déjà 10 ans de ça), on négociait sur le marché les obligations “Argentina” à des taux élevés (normal, le débiteur était moyennement fiable) et notamment un emprunt 10% Argentine 2009 en USD. Il devait, je pense, se négocier au dessous du pair (en dessous de 100%) et le rendement devait être donc bien supérieur à 10% annuel.

Lorsque que l’Argentine fit défaut que se passa-t-il ?

On changea tout simplement les règles ! En lieu et place du fameux coupon de 10%, on attribua un ….0% et en lieu et place de 2009……on décida d’une échéance 2035.
Ce qui revient à dire. Je ne paie plus aucun intérêt et je me laisse tellement de temps pour éventuellement te rembourser le principal que tu seras décédé entre-temps. On paie parfois un intérêt ou pas. C’est comme si vous prêtez de l’argent à un ami sans le sous et que de temps en temps il vous donne 10 francs quand il vous voit au bistrot et qu’il n’a pas tout bu.

L’avantage de l’Argentine, c’est qu’elle est entrain de s’en sortir, notamment grâce au fait qu’elle possède bien des ressources (mines, pétrole, etc.) et qu’elle peut agir sur SA monnaie, tout le contraire de la Grèce.

L’histoire de la crise argentine d’après Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique_argentine

Ci-après, un article qui explique la faillite du pays (source:http://caderange.canalblog.com/archives/2011/07/19/21624583.html):

La signification d’une faillite ou d’un défaut de paiement de la Grèce reste faible pour l’européen,- et pour le grec-, moyen qui ne comprennent pas vraiment quel est le risque, qu’est ce qui se passerait concrètement dans ce cas pour eux , et pourquoi ils se battent en essayant de l’éviter à coup de privations et de sacrifices personnels.

La dernière faillite d’un état en date est celle de l’Argentine en 2001 dont elle n’est d’ailleurs pas encore sortie. La cause en était pourtant la même, plus de dépenses que de recettes pendant des années. A l’époque, l’Argentine était un pays exportateur de denrées agricoles, affichait un déficit budgétaire de 3.2 pct de PIB, avait une dette de 54 pct de son PIB mais avait sa monnaie propre et donc de la liberté de manoeuvre monétaire.

L’avant faillite 1990/2000 fut une période d’hyperinflation en Argentine, de taux d’intêret internationaux en hausse qui rendirent les refinancements de la dette impossibles car trop couteux. La vente massive des bijoux de famille, entendez les privatisations; se traduirent par des licenciements massifs également et par du chômage, de la pauvreté et des tensions sociales. Après la faillite de 2001, les argentins quittèrent leur pays par vagues avec la sensation que tout était perdu pour leur pays. Huit grèves successives eurent lieu en 2001 et pas moins de cinq nominations d’un président nouveau. Ce fut ce cinquième, Eduardo Duhalde, qui décida d’une autre dévaluation en 2002 et de la reconnaissance par la Congrès du défaut de paiement.

La politique de maintien d’un peso faible permit d’engranger de l’argent en exportant beaucoup de produits agricoles et en décourageant les importations. Par ailleurs les “dégraissages” brutaux d’après privatisation redonnèrent de la compétitivité à l’industrie argentine ce qui permit de revenir lentement à un meilleur équilibre primaire (avant service de la dette) des recettes et dépenses budgétaires.

Restait à restructurer les dettes existantes ce qui fut fait au détriment des préteurs/investisseurs étrangers qui y perdirent les 2/3 de leurs prêts/investissements. Seul le FMI fut intégralement remboursé.Reste encore à rembourser 9 milliards de dollars aux créanciers du Club de Paris avant de pouvoir revenir sur le marché financier international. Encore faudra t il soit payer très cher, soit donner des garanties en béton pour y arriver. Ce n’est donc pas gagné mais l’économie et donc les emplois prospèrent.

Quel parallèle avec la Grèce ou les autres pays de la zone euro? Le fait que chacun de ces pays n’a plus de capacité de manoeuvre pour dévaluer qui est la vraie réponse, à mon sens, à de telles crises de manière socialement acceptable. Le fait également que les créanciers privés laisseront des plumes inévitablement dans le cadre d’une restructuration de la dette ultérieure. Vous comprenez maintenant pourquoi l’Allemagne en particulier pousse les investisseurs privés, cad les banques, à faire d’ores et déjà leur deuil de 30pct de leur dette. Vous comprenez aussi pourquoi il est demandé à la Grèce de privatiser massivement pour rendre le tissu industriel compétitif, mais bien sur au détriment de l’emploi.

Par contre, l’Argentine des années 2001 était en bien meilleur état économique que la Grèce d’aujourd’hui: 3.2 de PIB de déficit au lieu de 10,5, 54 pct de PIB de dette au lieu de 150 pct, une bien plus forte situation exportatrice. Et pourtant elle n’a pas échappé à la faillite et à une longue remontée à la surface. Ca fait frémir.

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17 réflexions au sujet de « Etat en faillite, l’impact obligataire »

  • 19 juillet 2011 à 11 h 22 min
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    Une des conséquences fut aussi la quasi disparition de la classe moyenne et de ses économies. Il ne restait que des pauvres et des riches. Un ami ex-chirurgien et prof de cardiologie à Buenos Aires s’est retrouvé avec une retraite d’environ 200 €.

  • 19 juillet 2011 à 11 h 47 min
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    Et pour y avoir vécu 8 mois entre septembre 2010 et avril 2011, 10 ans plus tard, le niveau de vie de la classe moyenne diminue toujours et encore. Elle vit pratiquement au jour le jour… ils ne peuvent faire aucune projection de leur vie à plus de 3 mois. Un ami a vu son loyer augmenter de 30% en une année dans un bâtiment bientôt vieux de 80ans et où visiblement aucun investissement n’y a été fait depuis plus de 10 ans !? Et ce n’est pas un cas isolé. L’investissement dans les infrastructures sont pratiquement nul, ils vivent sur l’investissement passé… Le seul grand avantage de l’Argentine, c’est qu’ils ont encore des terres agricoles largement suffisantes pour les nourrir et du gaz naturel pour les chauffer. Mais au rythme où ils font de la monoculture au round up grâce au OGM qui appauvrit la terre d’une manière catastrophique, il arrivera un jour proche où ils ne pourront plus produire de soja pour que nous puissions manger de la viande à bas prix… Les grecs, je ne sais pas ce qu’ils vont manger, ni comment ils vont se chauffer ?

  • 19 juillet 2011 à 12 h 10 min
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    Dans notre grande série “Les Etats européens en faillite” : aujourd’hui, l’Espagne.

    Mardi 19 juillet 2011 :

    Espagne : le Trésor émet 4,45 milliards d’euros de bons 12-18 mois, taux en forte hausse.

    Le Trésor espagnol a émis mardi pour 4,45 milliards d’euros de bons à 12 et 18 mois, a annoncé la Banque d’Espagne, le pays souffrant d’une forte hausse des taux d’intérêt dans un contexte de tension sur les marchés.

    Les taux ont particulièrement bondi sur l’émission à 12 mois, à 3,702 %, contre 2,695 % lors de la dernière émission de cette échéance le 14 juin, tandis que sur celle à 18 mois, ils ont également augmenté, à 3,912 %, contre 3,26 %, également le 14 juin.

    Ces taux sont aussi très supérieurs à la tendance du marché, les bons espagnols à 12 mois ayant clôturé lundi à un taux de 2,100 %, ceux à 18 mois à 2,350 %.

  • 19 juillet 2011 à 12 h 24 min
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    les grecs, depuis le temps qu’on leur finance des retraites à 50 berges, il est temps qu’ils réapprennent le sens du mot travail. Cela va être un choc culturel pour eux. Les argentins par contre s’en sortiront parce que ce sont des bosseurs tout simplement.

  • 19 juillet 2011 à 12 h 35 min
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    Les politiciens grecs se sont moqués de leur déficit.Ils ont roulé dans la farine la construction européenne et ayant perdu la face, je pense que les instances européennes vont leur faire payer très cher.de plus, la Grèce est censé être le pays ou le taux de recouvrement de l’impôt est le plus faible avec là aussi d’énormes possibilités.Seront elles suffisantes ? ne rêvons pas.Les grecs ne peuvent s’en sortir qu’en acceptant toutes les conditions budgétaires qui vont ruiner toutefois cette économie.2 solutions: soit le peuple accepte et les entreprises grecques quitteront le giron national ou du moins public;soit il refuse et nous ne verserons jamais les sommes demandées et promises, fin de la rigolade et scénario à l’argentine de 2000 ou la russie de 1917 (ou la population française a perdu le tiers de ses économies).Je me demande s’il ne vaut pas mieux espérer une révolution grecque qui leur ferait commètre l’erreur de dire merde à l’europe.Et si en plus ils avaient la bonne idée de nationaliser les biens des politiques grecs qui les ont mis dans la merde, cela pourrait même être constructif pour les générations futures de toutes nationalités.

  • 19 juillet 2011 à 13 h 08 min
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    Et la France me direz vous.
    Pendant que nos ZELITES (socialistes) inventaient les 35 heures , l’Allemagne grâce à SCHROEDER (socialiste)se réformait en profondeur pour préparer l’avenir.De nos jours, l’écart de compétitivité entre nos deux pays est supérieur à 20 %.
    Je ne reviens pas sur le montant des différentes taxes débiles que nos entreprises supportent, ni sur le droit du travail inextricable hantise de tout employeur, ni sur le montant des cotisations sociales qui repose presque uniquement sur les actifs, sur la CRDS qui impose aux jeunes générations de payer le déficit de la sécu des années 90, ni sur la CSG qui impose plus les actifs que les retraités (qui bénéficient pour un grand nombre de retraite payée par du déficit).PLusieurs point sont pour l’instant inconnu des marchés (qui sinon fuiraient comme la peste ce pays zombie).
    Tout d’abord, le système en France favorise surtout les fonctionnaires.Au contraire de nombreux pays civilisés, un fonctionnaire qui se lance en politique peut retrouver son poste et son ancienneté pour les salaires n’a pas souffert du tout tandis qu’un salarié du privé risque beaucoup plus.
    D’après Jacques MARSEILLE, entre 2002 et 2007, les fonctionnaires et assimilés représentaient 72% des élus socialistes, 67% de l’UDF, 59% du PC et 42 % de l’UMP.Entre 1997 et 2002, les fonctionnaires formaient près de la moitié de l’hémicycle (46%) contre 49% de nos jours.
    Les véritables tares de notre système découlent des marchandages entre les communistes et les gaullistes à la fin de la guerre.Fort de leur pouvoir de nuisance, les communistes obtinrent des avantages inespérés:
    -emploi garanti à vie
    -rémunérations garanties à l’ancienneté
    -droit de grêve
    -régime spécial de retraite
    -régime spécial d’arrêt maladie
    -neutralité politique (mort de rire)
    -interdiction de travailler dans le privé sauf exceptions
    Plus beau encore , dans les années 1980, ce statut a été étendu aux collectivités locales et hôpitaux faisant passer le nombre de fonctionnaire de 2.1 millions à 5 millions d’un coup de crayon. (le grand sabotage d’Agnès Verdier Molinié)
    De nos jours, les régimes spéciaux ont couté en 2010 70 milliards d’euro pour 3.8 millions de privilégiés (à mettre en rapport avec les 4 milliards de l’isf ).
    D’après Jacques MARSEILLE, un fonctionnaire a la retraite coute presque autant qu’en activité car certes sa pension est moindre mais de nombreuses cotisations disparaissent aussi.Dans son cas particulier, il avait même montrer qu’il gagnait plus qu’en travaillant……Ainsi, avec les primes offertes, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux ne produit aucune économie, avec même une rallonge budgétaire en Décembre pour payer la fonction publique.

  • 19 juillet 2011 à 13 h 34 min
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    les syndicats français:(le grand sabotage d’Agnès Verdier Molinié)
    double mystère, de moins en moins d’adhérent (7.5% des salariés au total répartis entre 2.5% du privé et 19% du public)et de plus en plus de permanents bien appointés.Pour l’ensemble de la fonction publique,il existerait entre 13250 et 26500 équivalents temps plein dans les syndicats.Une image en berne ou ils sont perçus comme passéistes, plus attentifs aux intérêts des fonctionnaires et des salariés des grands groupes (sondage sofres 2006).L’etat et les collectivités locales versent chaque année environ 1 milliards d’euro dans les caisses des organisations syndicales en mise à disposition humain et de locaux.De plus, des subventions de 2.1 milliards d’euro pour 2005 à se partager équitablement entre CGT, CFDT,FO, Unsa,FSU et deux fois moindre pour les syndicats du privé CFTC et CGC. Ainsi, le montant des cotisations représenteraient au maximum 20% des recettes des syndicats contre 80% dans les autres pays.
    On se rend ainsi compte que la fonction publique a gangréné le pouvoir décisionnel en France et que le pouvoir politique ne pourra ou ne voudra jamais réaliser les réformes susceptibles de nous sortir de la médiocrité qui nous ruine inéluctablement.
    De mon point de vue, un investisseur ou une agence de notation doit surtout être à l’affut de toute volonté de rupture du statut de la fonction publique de 1946, du montant des rémunérations et des pensions de retraite distribuées et aussi du statut des DOM TOM.Ces trois élèments empêcheront toujours la France de se relever.Je rêve d’un rapport de la cour des comptes sur le bilan financier et humain des DOM TOM.
    Comme “dit” l’ambassadeur “etatsunien” sur le site wikileaks, “Sarkozy est le président le plus américanophile mais le président est nu”.
    Tout ceux qui ne croient pas au Père Noél doivent de préparer à une décennie mouvementée dans le dernier pays communiste de la planète.

  • 19 juillet 2011 à 13 h 44 min
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    Stress test de la BCE : peut-elle encore sauver l’euro ?
    Quant on s’intéresse de plus près au bilan de la Banque centrale européenne, on se rend compte que le principal soutien à la monnaie unique n’est pas si fiable que cela.

    Notre stress test de la BCE :

    Au 31 décembre 2010, les actifs de la BCE s’élevaient à 1 900 milliards d’euros. Ses capitaux et réserves à 82 milliards. Ce qui nous donne un ratio de 23/1 — ce qui veut dire que si la valeur des actifs de la BCE chute de 4,3 %, elle fera faillite.

    Toute la question maintenant est de savoir ce qui compose les actifs de la BCE pour déterminer leur probabilité de perdre quelques petits pourcents de valeur.

    44 % de ces actifs sont composés d’asset-backed securities (ABS) — soit 480 milliards d’euros — et d’ « instruments financiers non-négociables » — 360 milliards d’euros. Derrière ces termes barbares se cachent en partie les actifs pourris (crédits et titres hypothécaires essentiellement) que les banques européennes ont refourgués à la BCE en 2010. Evidemment, ils lui ont été vendus à leur valeur nominale, pas leur valeur du marché — forcément en forte baisse.

    Dans les coffres de la BCE se trouvent aussi les actifs (toujours pourris, sinon cela n’a aucun intérêt) vendus par les banques irlandaises en échange d’euros. Ces créances sont normalement garanties par l’Etat irlandais lui-même mais on voit mal comment il pourrait payer en cas de problèmes.

    Les 56 % restants sont composés de tout un tas de choses pas vraiment ragoûtantes : 106 milliards d’euros de prêts à la Banque centrale irlandaise, 46 milliards à celle du Portugal, et 44 milliards à celle d’Espagne, etc.

    Et enfin, 90 milliards d’actifs grecs — soit 4,7 % du total des actifs, et donc plus que les capitaux propres et de réserves de la BCE.

    De quoi nous rassurer sur la situation financière de la BCE, non ?

  • 19 juillet 2011 à 14 h 20 min
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    Pour les emprunts Argentine, je peux en parler parceque j’en ai. Mais quel connard je suis d’avoir cru le banquier qui me disait que c’était sûr. Argentine FRS 6,3/4 2004 et Buenos Aires 2005 11 3/4 en Euros. Depuis 10 ans pas d’intérêts la cotation est par moment aux alentours de 40 à 50 % du nominal quand même. En 2003 l’argentine avait offert 37 % du nominal à 20 ans avec un intérêt de 2, 25 % J’ai refusé l’offre, Buenos Aires avait offert 44 % avec 2,50 % à 20 ans. L’année dernière ils ont refait une offre un peu mieux qui a été refusée, en tout cas par moi.

    Depuis 10 ans ils ne peuvent revenir sur les marchés financiers c’est Chavez qui leur prêtait en dollars à 7 3/4 lui ils le remboursent. Actuellement ils sont en discussion à New York depuis 3 mois. Ils aimeraient solder les investisseurs encore en défaut afin de revenir sur les marchés. Et bing Lagarde, si c’était le Mexicain l’affaire était dans le sac. Bref, stand Bye, j’espère vous avoir éclairé de l’intérieur.

    En ce qui concerne l’espagne ah ah ah comme cela se rejoint, les argentins tous bi-nationaux espagnols et italiens ont immigrés en espagne et ont turbinés dans le bâtiment (on se comprend) maintenant, avec 700 000 appartements neufs sur les bras, ils n’ont plus de boulot. Les 20 % de chômeurs espagnols, pardon vous avez compris argentins, c’est la grosse masse qui est sur le carreau pas les espagnols.

  • 19 juillet 2011 à 15 h 05 min
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    Une question pour BA : qui est/sont l’actionnaire/s de la BCE (ou, si l’on préfère, qui en détient le capital).

    Quant à l’Argentine, il faut peut-être aussi rappeler que après la déclaration de default les banques ont été fermées pour plusieurs mois, ce qui a laissé les gens sans monnaie fiduciaire, ce qui a rapidement porté à une chute des “valeures humaines”, p.ex. avec une explosion de kidnappings aux écoles et jardins d’enfance et dont les enfants enlévés étaient rendus aux parents contre des rançons de quelques milliers, voir centaines, de USD. Et ainsi de suite. Surtout dans les villes cela était à l’ordre du jour.
    En même temps les “investisseurs” européens à la recherche d’un meilleur taux de rendement, bien conseillés par de bancaires à chasse de bonus, se retrouvaient avec des pertes en capital de l’ordre de 70 à 87.5% .

  • 19 juillet 2011 à 15 h 45 min
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    les différentes analyses qui sont faites sur l’Argentine sont implacables de vérité ; un élément est toutefois oublié : le coup de poignard asséné par la collusion entre le président de l’époque et un grand financier qui a ” vendu ” l’idée de 1 Peso = 1 USD….il est de notoriété publique ( les noms ont été cités ) que les initiés se sont rués sur les banques afin d’échanger les monnaies avant publication de l’arrêté…
    bon trade à toutes et tous

  • 19 juillet 2011 à 19 h 39 min
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    Quelles conséquences pour les fonds en euros en assurance vie?

  • 19 juillet 2011 à 22 h 13 min
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    Réponse à Trustee :

    les actionnaires de la BCE sont les banques centrales des Etats membres de la zone euro.

    1- Premier actionnaire : la banque centrale allemande, qui possède 18,94 % du capital de la BCE.

    2- Deuxième actionnaire : la banque centrale française, qui possède 14,22 % du capital de la BCE.

    3- Troisième actionnaire : la banque centrale italienne, qui possède 12,5 % du capital de la BCE.

    4- Quatrième actionnaire : la banque centrale espagnole, qui possède 8,3 % du capital de la BCE.

    Un article fondamental à ce sujet :

    En décembre 2010, les chefs d’Etat membres de l’Union européenne se sont réunis à Bruxelles. Ils ont vu arriver les dirigeants de la Banque Centrale Européenne qui leur ont expliqué le problème :

    les dirigeants de la Banque Centrale Européenne ont demandé aux 16 chefs d’Etat membres de la zone euro de recapitaliser la BCE car elle était surchargée d’obligations pourries (obligations de l’Etat grec, obligations de l’Etat irlandais, obligations de l’Etat portugais, obligations de l’Etat espagnol).

    En décembre 2010, la BCE avait dans ses livres 72 milliards d’euros d’obligations d’Etat pourries.

    Les 16 chefs d’Etat membres de la zone euro ont alors accepté de recapitaliser la BCE. En décembre 2010, les 16 Etats de la zone euro ont recapitalisé la BCE.

    Concrètement : en décembre 2010, les contribuables européens ont recapitalisé la BCE : ils ont payé 5 milliards d’euros.

    Lisez cet article :

    « Le contribuable à la rescousse de sa banque centrale.

    Ce n’est qu’une phrase dans la déclaration finale des chefs d’Etat de la zone euro lors du Conseil européen du vendredi 17 décembre. Mais elle pourrait peser plusieurs milliards d’euros dans les comptes publics des seize états de la monnaie unique.

    Ces dirigeants européens déclarent en effet « être déterminés à garantir l’indépendance financière des banques centrales de l’Eurosystème », c’est-à-dire de la Banque Centrale Européenne (BCE) et des seize banques centrales nationales des pays ayant adopté l’euro, à l’instar de la Banque de France.

    Cela rappelle que les contribuables des seize Etats membres doivent renflouer la banque centrale de leur pays (par exemple les Français pour la Banque de France) si elle n’était plus suffisamment capitalisée pour continuer sa mission.

    Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a pris soin de faire répéter cette obligation aux chefs d’Etat lors du dîner du jeudi 16 décembre. Le matin même, il avait acté avec ses homologues du Conseils des gouverneurs de la BCE le doublement du capital de la banque, grâce à une injection de 5 milliards d’euros venant des seize banques centrales nationales (711 millions d’euros pour la Banque de France).

    Jean-Claude Trichet s’inquiète de couvrir les pertes éventuelles qu’encourent la BCE et, par ricochet, les banques centrales nationales de la zone euro, si les obligations de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne, qu’elles ont achetées pour 72 milliards d’euros depuis mai 2010 pour aider ces Etats membres, n’étaient pas remboursées.

    Dès lors, le contribuable paierait aussi cette note d’une faillite d’un Etat de la zone euro, comme la Grèce ou l’Irlande, jusqu’ici secouru par la BCE et ne pouvant plus rembourser ses emprunts. »

    Frank Paul Weber, La Tribune, lundi 20 décembre 2010, page 6.

    Cet article est très important : il montre que la BCE ne pourra racheter les obligations d’Etat des cinq PIIGS que si les Etats acceptent de la recapitaliser au fur et à mesure que son bilan se dégrade.

    Concrètement : la BCE ne pourra racheter les obligations d’Etat des cinq PIIGS que si les chefs d’Etat demandent à leurs électeurs de payer davantage d’impôts pour recapitaliser la BCE.

  • 25 juillet 2011 à 17 h 27 min
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    Tant que les Us ne sont pas déclarés en faillite à cause de leur déficit, l’UE ne sera toujours pas en faillite pour la même cause et les mêmes raisons.Si les US plongeaient, nous plongerions probablement très rapidement aussi …..sauf si le reste du monde venait à soutenir la seule monnaie de référence autre que le dollar pour l’instant.

  • 7 août 2011 à 21 h 14 min
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    La 3 ém guerre mondiale n’a jamais été aussi proche…….

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