Et si on laissait les Etats aller trop loin ?

Je désire vous faire part de ma perplexité.

Je m’explique:

Aux Etats-Unis, Fannie Mae et Freddie Mac étaient OBLIGES de reprendre les prêts hypothécaires conclus par les banques dites “standards”. Aucun établissement privé (vraiment privé) n’aurait accepté des prêts de mauvaise qualité. Les banques standards n’auraient pas octroyé ces prêts et l’affaire (pour peu qu’il y en avait une) aurait été classée sans suite.

En France, on retrouve des vidéos de M. Sarkozy qui s’exclame: “Il n’est pas normal que tout un chacun ne puisse pas devenir propriétaire” (ah ! super message politique, électoraliste, mais fort peu lucide !).

Toutes ces décisions n’avaient-elles pas une idée électoraliste? Comme le chèque cadeau fiscal de G.W. Bush juste avant les élections, etc. etc. etc.

De plus, tous ces achats immobiliers ont généré quantités de recettes fiscales (droit de mutation, taxations plus élevée des maisons suite à la hausse des prix), du tout cuit pour l’Etat.

Et on peut citer kyrielle d’exemples identiques.

Aujourd’hui on annonce que la Confédération Hélvetique (CH) injecte 6 milliards de CHF dans UBS, comme beaucoup d’Etats l’ont fait dans leurs banques les semaines dernières, que la BNS (Banque Nationale Suisse) reprend les actifs pourris/ illiquides dans un fonds géré par cette même BNS.

Maintenant toutes mes questions (probablement sans réponse).

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Parce qu’on a voulu réguler au lieu de laisser le libre marché décider. Que les mauvaises institutions meurent et les solides survivent. Au lieu de cela on maintient en vie avec des tentes à oxygènes dollarisées. On est allé trop loin, on ne peut désormais plus reculer !

C’est une mainmise progressive de l’Etat, une ingérence étatique dans tous les rouages du privé. Je ne suis pas certain que cela apporte une meilleure solution que de laisser depuis longtemps le marché se réguler seul. Les faillites auraient épuré le marché bien avant la situation actuelle, il n’y aurait probablement pas eu de spéculation effrénée aux USA, car les prêts n’auraient pas été accordés et ainsi de suite.

Je sais on va me traiter de capitaliste à outrance, mais force est de constater qu’aujourd’hui cette pseudo régulation a ECHOUE ! Désormais on joue au pompier avec les deniers public. C’est tout bonnement le retour de manivelle d’Etats dépensiers (les charges de l’Etat français augmentent à l’Elysée, la récession ils ne connaissent que le mot) et d’hommes politiques avides de pouvoir (de gauche ou de droite) qui, par des promesses électorales, des dépenses inconsidérées, n’ont fait que de plonger la société dans un gouffre dont on prend conscience aujourd’hui. Mais au fond du puit, il y a toujours un fond !

est-ce vraiment la solution de mettre les états dans tous leurs états (financiers) ?

C’est au fond du puit qu’on voit le mieux le puit. puit

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