David Vincent les a vus !

Les emprunts d’Etat, ces titres étranges venus d’une autre planète. Leur destination: Votre caisse de pension. Leur but: En faire leur univers.

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“David Vincent les a eues. Pour lui, tout à commencé par un investissement sombre, le long d’une analyse solitaire d’amateur, alors qu’il cherchait un rendement que jamais il ne trouva. Cela a commencé par une soirée arrosée et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour continuer son analyse. Cela a commencé par l’achat d’une obligation venue d’un autre pays. Maintenant, David Vincent sait que les obligations sont là, qu’elles ont pris forme dans son portefeuille, et qu’il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé…”

Texte original:

Les Envahisseurs. Ces êtres étranges venus d’une autre planète. Leur destination : La Terre. Leur but : En faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d’une route solitaire de campagne, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva. Cela a commencé par une auberge abandonnée, et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l’atterrissage d’un vaisseau venu d’une autre galaxie. Maintenant, David Vincent sait que les Envahisseurs sont là, qu’ils ont pris forme humaine, et qu’il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé…”

inspiré de: “les envahisseurs” avec Roy Thinnes, une production Quinn Martin Productions

La fameuse bande annonce originale de chaque épisode: http://www.youtube.com/watch?v=uOLGrXOtuwQ

Pourquoi ce début d’article très “inventif “et décalé ?

Parce qu’aujourd’hui je vais parler de quelque chose qui peut sembler être de la science-fiction pour beaucoup, mais qui pourrait arriver !

Votre caisse de pension (retraite) investie dans les bonds du trésor de l’Etat pour sauver le pays.

Comment ? très simple.

Le système des retraites est étatique dans la majorité des pays. En suisse, il relève du domaine “privé” (personnel) (2ème pilier),  mais très réglementée par des “lois” et directives d’investissement. Il est donc très facile d’édicter de nouvelles lois contraignantes.

Imaginez qu’un Etat a besoin de se financer pour sauver les banques ou tout autre industrie, mais n’en n’a pas les moyens. Les souscriptions aux émissions d’emprunts d’Etat sont en panne sèche.

Voici la solution miracle.

La prévoyance (retraite) ayant beaucoup souffert suite à la débâcle des marchés actions notamment l’Etat édicte alors une nouvelle directive très coercitive: Il est désormais interdit de détenir plus de 5% d’actions dans les portefeuilles de retraites, ceci pour préserver les épargnants et que, désormais, il faut détenir au moins 50% d’obligations d’Etat, très sûre dont le rendement est assuré.

Cette “pirouette technique” va engendrer un achat massif d’obligations d’Etat qui pourra ainsi obtenir le financement dont il a besoin et à un taux extrêmement bas. On expliquera que l’Etat a besoin de vous et de votre épargne pour sauver le système et que c’est la seule solution.

Ensuite, l’Etat renflouera les banques et autres, imprimera des billets à tout va. 

L’Etat s’attaquera, par la suite, à la destruction de la dette ainsi créée en déclenchant une très forte inflation (c’est la seule solution offerte pour que la dette ne valle plus rien). A la fin de cette belle manipulation, les retraites seront distribuées et auront effectivement généré des rendements (imaginons 2.5% l’an), alors que l’inflation aura été de 10% l’an.

En conclusion un appauvrissement généralisé de 7.5% par année. La belle affaire ! (pour qui ?)

Tout ressemblance avec des personnages ou situation ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

PS: pour les suisses qui connaissent l’actualité, certaines têtes bien-pensantes veulent déjà fusionner votre 2ème pilier avec l’AVS pour sauver cette dernière (et par la même occasion l’A.I. (assurance invalidité)). Pour l’explication du concept des trois piliers en Suisse: ici

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13 réflexions au sujet de « David Vincent les a vus ! »

  • 3 février 2009 à 9 h 23 min
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    le cauchemar a déjà commencé !
    salutations

  • 3 février 2009 à 9 h 25 min
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    Salut Olivier,

    sympa la relation avec David, mais au vu de ta conclusion c’est avec l’autre David que tu aurais du faire un parallèle, celui de X-files, car la vérité se trouve ailleurs……
    Amicalement

  • 3 février 2009 à 10 h 21 min
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    Bonjour Olivier.

    “Attendez-vous à une sévère onde de choc !
    Nous n’y échapperons pas : les taux longs sont voués à remonter fortement
    Car il faudra bien attirer le chaland d’une façon ou d’une autre vers les obligations.
    Or qui dit hausse des taux obligataires, dit baisse de la valeur des obligations. Et si ce mouvement est rapide et violent — comme ce pourrait bien être le cas –, c’est le krach assuré…
    Que faire face à la bulle obligataire qui enfle ?
    La France, comme les autres pays, sera obligée d’augmenter ses taux pour assurer son financement. Ce qui détruira en partie la valeur des obligations d’Etat que nous détenons en portefeuille. Baisse de “l’effet de richesse” de ce côté-là.”

    http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090114-1491.html

  • 3 février 2009 à 14 h 39 min
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    depuis deux ans déjà,je mets en garde contre les obligation d’état.Un ami qui ne me croyait pas a téléphoné à son gestionnaire pour lui ordonner de changer les obligations de son assurance vie (obligations françaises) en obligation de l’Etat allemand….Impossible lui a t on répondu aussi sec.
    Le phénomène ” d’obliger” l’épargne retraite des citoyens vers les bons du trésors de l’etat est déjà mis en place en France depuis trés longtemps non seulement par les monopoles de retraite(la CARCD a 20 %en obligation)mais surtout par l’avantage de l’assurance vie.(1300 milliards d’euro à mettre en opposition du déficit de l’état de 1250 milliards actuellement).Le problème est que nos système de retraite ne peuvent se contenter de rendement trop faible sous peine de faillite trop proche…Il leur fallait tenir le plus longtemps possible,raison pour laquelle la CARCD (dentiste) avait le 31 12 2007 44.5 % d’action….
    En suisse, ne craignez pas aller dans l’inconnu, on vous ouvre la marche en courant dans l’obscurité….
    Perso, je sens surtout une inflation meurtrière et même une quasi dictature administrative car l’Etat vivra malgré les citoyens.Rien à voir avec la politique mais on constate dans certains dossiers des propos scandaleux de la part de certains juges qui renient ouvertement les directives européennes.

  • 3 février 2009 à 16 h 11 min
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    Retraites : la capitalisation enterrera la répartition

    Le résultat de mes études et de mes recherches a été que les souffrances de la société, bien loin d’avoir leur origine dans le principe de la propriété, proviennent au contraire d’atteintes directement ou indirectement portées à ce principe. » Gustave de Molinari, préface aux « Soirées de la rue Saint-Lazare »(1849).

    La crise financière donne des ailes aux contempteurs des fonds de pensions et aux partisans des retraites par répartition. Les pertes des fonds de retraite privés de la zone OCDE sont estimées à 20 % des capitaux entre janvier et octobre 2008 et la tendance pourrait se poursuivre. Naturellement les pays ayant massivement recours à la capitalisation, tels les Pays-Bas, la Suisse, l’Australie, le Royaume-Uni ou les États-Unis sont les plus touchés.

    Certains en viennent ainsi à présenter la répartition comme un garde-fou par rapport à des marchés financiers volatiles et à envier la situation de pays comme la France, ayant très peu recours à la capitalisation. En 2007, les actifs des fonds de pension y représentaient moins de 2 % du PIB. Peut-être que ce que certains qualifieraient d’imprévoyance était in fine une marque de clairvoyance ?

    Pour autant, une telle analyse est trompeuse car la situation des plans de retraite par capitalisation n’est pas désespérée, alors que celle de la retraite par répartition sera tributaire d’évolutions conjoncturelles et structurelles irrémédiablement défavorables.

    D’abord, il est inexact de penser que la baisse des marchés boursiers se traduit par une baisse similaire des pensions de ceux qui s’apprêtent à partir à la retraite. Certes des épargnants ont pu mettre en danger leur épargne, en gardant leurs économies sous forme d’actions en dépit de l’arrivée prochaine de leur retraite. Pour autant ces situations individuelles ne constituent pas une généralité.

    Les gestionnaires institutionnels, tels les fonds de pensions, n’investissent sur les marchés des actions qu’une part de l’épargne retraite qu’ils gèrent. Cette part est d’autant moins importante que leurs cotisants se rapprochent de la retraite, c’est-à-dire du moment où ils cesseront d’épargner et toucheront leur pension.

    Il en va de même dans nombre de plans à cotisations définies. Un grand nombre de ces plans permettent d’opter pour une gestion automatique privilégiant les investissements en actions quand on est loin de la retraite, afin de profiter de leur potentiel de rentabilité à long terme. A contrario, ces plans privilégient des actifs moins volatiles lorsque les épargnants se rapprochent de la retraite, pour mettre leur épargne à l’abri des fluctuations des marchés. Cela explique que nombre d’épargnants, ayant épargné régulièrement depuis des années, continuent de réaliser des gains. Ceux qui enregistrent des pertes sont fréquemment des épargnants jeunes, ayant commencé à épargner récemment. Pour autant ils ne concrétiseront pas ces moins-values car, loin de la retraite, ils ne sont pas en situation de vendre. Ils vont même pouvoir bénéficier des opportunités résultant de la baisse des cours. Les versements qu’ils vont faire leur permettront d’acheter plus d’actions, moins chères, et les mettront en situation de profiter de la reprise des marchés à moyen ou long terme.

    Ce serait donc une erreur de juger la rentabilité de la capitalisation à l’aune des rendements à court terme des marchés des actions. L’épargne retraite est, par essence, une pratique dont les fruits doivent être jugés sur la longue période. Les épargnants retraite sont des investisseurs à long terme. Achetant régulièrement des actifs, ils sont en situation d’amortir les chocs boursiers et ont peu de raisons de s’inquiéter des baisses à court terme.

    Enfin, l’idée que les régimes de retraite par répartition sont à l’abri de la conjoncture est fausse. Leurs ressources proviennent majoritairement de cotisations sociales, prélevées sur le travail des actifs. Si ces derniers sont moins nombreux, par exemple du fait d’un ralentissement de l’économie, leurs recettes s’amenuisent mécaniquement.

    C’est exactement ce qui est en train de se produire en France à cause de l’impact de la crise sur l’activité des entreprises. Le chômage vient d’y repasser au-dessus des 2 millions, niveau qu’il n’avait pas atteint depuis avril 2007, et la tendance risque de se poursuivre dans les années à venir. Cette remontée laissera des traces dans les comptes de l’assurance chômage et dans toutes les branches de la sécurité sociale, dont la Caisse nationale de l’assurance vieillesse (CNAV). Les comptes de cette dernière seront d’autant plus dégradés qu’elle ne dispose pas de réserves.

    La CNAV, directement tributaire des aléas à court terme, doit aussi faire face à des déséquilibres structurels, liés au vieillissement et au contrechoc du baby boom. Le nombre de départs à la retraite est passé d’environ 500 000 par an au début de la décennie à 750 000 en 2007 et 2008. Conséquence, le déficit se creusera chaque année un peu plus. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) considère – même dans l’hypothèse très optimiste de plein emploi en 2015 – que les pertes annuelles des régimes de retraite français devraient passer de 4,2 milliards d’euros en 2006 à 24,8 milliards en 2020 et à 68,8 milliards d’euros en 2050.

    Cumulés, les déficits annuels de la répartition représentent proportionnellement des masses nettement plus inquiétantes que les moins-values potentielles enregistrées à ce jour par les fonds de pensions. À titre d’illustration l’Institut national de la statistique français (INSEE) estimait en 2006 que la « dette implicite ex ante » des systèmes de retraite français représentait 105 % du PIB, soit près de 1 700 milliards d’euros. Faute d’avoir provisionné ces sommes, il sera impossible de maintenir le pouvoir d’achat des retraités français et de ceux qui financent leur retraite.

    Il est donc urgent de relativiser les discours opposant une retraite par capitalisation risquée à une retraite par répartition gage de sécurité. La situation des pays où les retraites sont quasi intégralement financées par la répartition, tels la France, est loin d’être aussi confortable que celle de la Suisse et des autres pays de l’OCDE ayant fait le choix de recourir massivement à la capitalisation.

    Nicolas Marquès

  • 8 février 2009 à 9 h 28 min
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    A mon avis, il ne faut pas opposer les 2 systèmes: Capitalisation et répartition sont deux moyens différents d’obtenir la même chose: un différé de paiement pour l’individu.
    Dans certaines périodes, il vaut mieux la répartition (cas d’une proportion actif/retraité constant), car cela assure aux retraités une non perte du pouvoir d’achat si le transfert Actif->Retraité est constant. On retrouve alors à la retraite un pourcentage de son ancien salaire. Là où ça dérape, c’est si le ratio Actif/retraité change, sans changer le montant des retraites: là, on crée un trou….
    Dans d’autres périodes, il vaut mieux la capitalisation: Vous gérer vous-même votre retraite. Mais si les marchés dévissent (division par 2 par exemple…), votre pouvoir d’achat chute fortement, et vous risquer de vous retrouver à la rue, ce qui n’est pas totalement juste après une vie de travail. Idem si vous avez misé sur les mauvais chevaux, et bon nombre d’exemples le montrent.
    Bref, il n’y a pas de vérité absolue, et à mon sens, un mix es 2 permettrait d’amortir les défauts de chaque système.

  • 5 avril 2009 à 19 h 19 min
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    Bonsoir,
    Attention, mixer les deux systèmes c’est aussi risquer d’avoir un jour les désavantages des deux systémes et là..
    D’autre part, fondamentalement, les systémes par répartition placent les fonds des cotisations sociales sur les mêmes types de placements que la capitalisation???et donc ils prennent deux risques ; démographiques et boursiers-obligataires?
    Je me trompe peut être, merci de m’éclaire.

  • 23 septembre 2009 à 21 h 32 min
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    En réponse à k2r
    Normalement, la répartition (cotisation égale pension à instant t) devrait être une sorte de flux tendu sans aucune réserve mais depuis qu’on sait bien que les déséquilibres démographiques seront tels que cette pyramide de Ponzi ne peut tenir , tout en gardant cette sémantique répartition qui sonne en France pour de la solidarité intergénérationnelle (qui n’en est pas une du tout au vu des montants de cotisations versés dans le passé et des pensions actuelles),les caisses prélèvent toujours un peu plus afin de réaliser des réserves qui seront à leur tour placées en bourse.Inutile de vous dire que ces dernières ont dégringolé l’année dernière et que toute chute nouvelle de la bourse mettra en perdition notre “merveilleux système”….
    en 1945, on comptait 15 actifs pour un retraité avec une espérance de vie faible; du coup les cotisations étaient si ridicules qu’entre 1960 et 1972, chez les chirurgiens dentistes, le rendement proposé était de 35% puis de 15% entre 1972 et 1993.Il est encore de plus de 6% actuellement.
    Voilà pourquoi j’ose parler de racket d’une génération par rapport à l’autre car non seulement pour permettre la belle vie au retraité actuel, on ponctionne lourdement la génération née entre 1966 et 1980 (pour les suivants, nous ne voyons pas d’amélioration)mais en plus on ose déjà anticiper leur départ à la retraite 70 ans pour 2035 et 68 ans pour 2028 (rapport du cor 2007)avec un taux de rendement de 1.2% grand maximum.(retra

  • 16 mars 2010 à 17 h 35 min
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    bien vu, et de plus c’est déjà en cours….en Argentine, la super présidente a fait main basse sur l’argent des caisses de retraite, aux USA, une division du ministère des finances planche officiellement sur un projet de loi dit de “conversion” des fonds de retraite portant sur la conversion, donc, des actions en T-Bonds….voilà l’astuce suprême, comme les étrangers ne vont mordre que très mollement aux futures émissions, les citoyens américains seront contraints de les remplacer et aussi de reprendre les masses impressionantes de T-Bonds achetés par la Fed au gouvernement ! mais ce tour de passe-passe va faire école, c’est la seule solution pour se financer, et avec l’inflation que certains appellent de leurs voeux (FMI), l’épargnant est certain d’être ruiné ! enfin, ceux qui ne veulent pas prendre en main leur destin 🙂

  • 24 novembre 2010 à 8 h 41 min
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    alors que faut il faire pour prendre son destin en main ? acheter des lingots d or et les planquer dans son jardin ?

  • 24 novembre 2010 à 10 h 02 min
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    en voilà une bonne idée !

  • 11 février 2011 à 14 h 24 min
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    Gold is Haven, Gold is Money.

    Buy Gold !!

  • 11 février 2011 à 18 h 30 min
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    L’or ( physique plutôt que les actions de mines- c’est plus difficile avec l’argent en physique) serait-il donc le seul et meilleur refuge ?

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