Prévoyance Lausannoise, retraites en péril

La caisse de prévoyance de la ville de Lausanne se trouve au plus mal…

Le dernier plan de Daniel Brélaz n’a pas atteint ses objectifs

Je l’avais déjà évoqué dans plusieurs articles au sujet de la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=520

Le taux de couverture de cette caisse ne remonte pas. Même entre 2002 et 2007 rien de bien fracassant à se mettre sous la dent.

Les retraites en péril ? c’est un problème mondial dans le domaine public. Dans le secteur privé, les taux de couvertures sont bons en général.

Qui va devoir mettre la main à la poche ? Les contribuables ! Ceux-là même qui paient déjà les dépenses publiques ! (NB: La ville de Lausanne est à tendance fortement de gauche, ce qui démontre que la gestion n’est pas meilleure que celle de la droite…)

Sera-ce suffisant ?

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La future guerre pour les retraites ?

Les retraités de demain ne seront pas logés à la même enseigne que ceux d’aujourd’hui.

Pourquoi ?

Parce que les retraites sont financées par les personnes actives, investies sur les marchés de capitaux (à l’exception de certaines situations où la retraite figure simplement comme ligne comptable dans la dette de certains Etats pour certaines professions) et subissent de plein fouet: 1) la baisse des rendements 2) La baisse du nombre de cotisants 3) Un montage ponzien (pyramide de Ponzi).

article inspiré par: http://www.zerohedge.com/article/prepare-global-pension-war

En Irlande trois quart des caisses sont dans le rouge: troisquart caisses irlandaises dans le rouge

En suisse, Swisscanto a publié un rapport très intéressant sur 2009: caisse des pensions swisscanto

d’où le graphique ci-dessous est tiré. Question subsidiaire, pourquoi les caisses publiques sont-elles plus dans le rouge ?

A Nice, les pompiers se mettent à manifester pour leurs retraites: affrontements-entre-pompiers

Aux Etats-Unis d’Amérique, le nombre des bénéficiaires ne cesse d’augmenter (source mybudget360).

L’âge des bénéficiaires augmente à chaque minute et un déplacement des jeunes de 1970 vers les “plus âgés” de 2000 montre clairement le problème (pyramide des âges).

Je vous renvoie à mes articles précédents au sujet de la prévoyance: http://blog.crottaz-finance.ch/?cat=16

En conclusion, en accord avec les anticipations de zerohedge et comme souvent répété sur ce blog, les retraites promises ne seront pas versées (tout du moins si rien ne change), économisez pour vos vieux jours et ne comptez pas sur l’Etat pour vos vieux jours, il existe de grandes chances pour que les caisses soient vides.

Plus  les assurés, bénéficiaires se rendront compte que les mesures prises par les gouvernements (allongement des durées de cotisations etc.) ne suffiront pas,  plus la grogne montera et plus l’instabilité sociale grandira.

En Grèce, en Italie, en France, les manifestations commencent et d’ici à ce qu’elle débordent, il n’y a qu’un pas.

Les Etats ne prennent que des mesurettes au coup par coup. Les peuples ne sont prêts et ne veulent pas affronter l’inéluctable ne voulant pas admettre qu’ on leur a fait des promesses qui ne seront pas tenues: MUNDUS VULT DECIPI

Monsieur Marc Faber le dit bien: “Soit on allonge directement l’âge de la retraite à 70 ans et on coupe dans les prestations pour qu’il subsiste des montants à distribuer, soit on fonce droit dans le mur”.

N’oubliez pas: “les belles promesses, rendent les fous joyeux”

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Et si l’Allemagne sortait de la zone EURO ?

On lit et entend, de plus en plus, que l’Allemagne serait entrain de mettre en place une sortie de l’Euro, de créer une nouvelle monnaie, reprendre son ancienne devise et lâcher ses partenaires.

A ce sujet, voici la chronique signature de le RSR: signature-20100304

L’Allemagne veut certainement reprendre son destin en main et ne plus être tributaire des autres pays qui ne jouent pas franc jeu et ne sont pas franc du collier. L’Allemagne se sent certainement flouée, elle qui se doit de payer les pots cassés, les erreurs et  laxisme d’autres pour faire preuve d’une solidarité. angela merkel prise en tenailles

On pourrait dire que “Solidarité bien ordonnée commence par soi-même” et j’estime que la solidarité passe aussi par le fait que les pays dit faibles doivent aussi faire preuve de solidarité et d’empathie envers ceux qui sont les poids lourds de l’Europe et qui financent le paquebot “Europe”.

La solidarité, comme celle qui est aujourd’hui dans les us et coutumes, consiste à voir les plus riches aider les plus pauvres. A aucun moment on ose se poser la question de savoir si les plus pauvres ont vraiment l’envie de s’en sortir et par cet état d’esprit, faire preuve, eux aussi, de solidarité.

Plus on avance et plus on constate que les pays “pauvres” continuent de l’être et aucune amélioration ne pointe à l’horizon. Pourquoi ? Parce que s’ils deviennent riches, ils vont devoir passer à la caisse pour aider les pauvres. Il n’est donc pas dans leur intérêt de s’améliorer.

C’est le nivellement pas le bas qui nous guette et la ruine de tous…

A lire: gata eurorupture 

A la base, l’Euro est une volonté politique et non un volonté économique. Je m’explique.

Les politiques ont toujours de fausses bonnes idées. Ils ont imaginé qu’en alliant les pays européens, ils allaient créer une super puissance qui ferait le contrepoids avec les Etats-Unis. L’idée est bonne, les intentions sont louables, mais…c’est sans tenir compte des disparités de mentalités, de climats, etc.

C’était sans compter avec les différences de culture des pays qui composent la zone Euro. Pour l’anecdote: Il est même parfois difficile de faire s’entendre économiquement un italien du nord avec un italien du sud.

En y ajoutant les pays de l’Est, puis des tentatives de rapprochement avec la Turquie (dont les 9/10 sont en Asie…) et M. Berlusconi qui parle même d’intégrer Israël, l’Europe perd lentement, mais sûrement, sa crédibilité.

Et si les pays riches arrêtent de jouer l’euro-jeu pour survivre ?

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Votre retraite placée à un taux de 0%

Les articles précédents en parlaient déjà. Les caisses de pension (en Suisse la prévoyance du deuxième pilier) ont subit déjà de graves dégâts en 2008. Il semble que 2009 (après le rebond mars-juin qui a amené les indices presque étale pour les grands marchés suisse et européens) se déroule, pour l’instant, légèrement mieux.

L’article du temps qui nous renseigne sur les résultats 2009 des caisses:Une bouffée d’oxygène pour les caisses de pension-

et un autre du même quotidien qui exprime le désarroi des caisses qui doivent octroyer un taux positif alors que les marchés ne rapportent rien: Economiquement, le taux minimal LPP devrait être-

En résumé et comme souvent écrit ici, la prévoyance est un looser game pour les caisses de pension. En effet, elle doivent assurer et assumer des risques que l’assuré lui-même ne prend pas puisque qu’on lui promet (légalement) un rendement positif sur la partie obligatoire.

Certaines caisses ont déjà anticipé le problème en changeant de système et en passant au système de primauté des cotisations (voir un de mes articles précédent) et de ce fait reportant le risque sur l’assuré. De plus je rappelle que la loi autorise un rendement négatif sur la part sur-obligatoire

Voici en images les indices dont parle l’article précédent:

indices LPP 2005 pictet au 30-06-09

Soyez prudents et prévoyants…

Et voici un autre article qui me dit qu’il suffit de chasser le naturel pour qu’il revienne au galop: La City de Londres a repris ses mauvaises

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Prévoyance: Posez-vous les bonnes questions !

L’article qui suit est surtout orienté pour les personnes assurées dans des caisses de pensions (2ème pilier) en Suisse.

Pour mémoire, vous trouverez ici l’explication des piliers et de la prévoyance en Suisse: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=273

Je n’avais pas abordé le côté technique et la différence entre une primauté des cotisations et primauté des prestations jusqu’à ce jour. Une “découverte” sur internet (voir plus bas) m’a mis la puce à l’oreille et donné l’envie d’éclaircir, un peu, le sujet.

A/Primauté des cotisations: C’est un système de détermination des prestations fondé sur le montant des contributions versées par les assurées (et leurs employeurs) pendant la durée d’affiliation; ces contributions sont ordinairement exprimées par la loi ou par le règlement de l’institution de prévoyance en % du salaire cotisant. Le montant des prestations est alors fixé, pour chaque assuré INDIVIDUELLEMENT, en fonction du montant des cotisations dont il a été crédité pendant toute la durée de son affiliation (et en tenant compte, dans le système de capitalisation, des intérêts accumulés). Toute variation du salaire entraîne une modification du niveau des cotisations, mais les prestations ne varient pas dans la même proportion, du fait que la durée résiduelle des cotisations, jusqu’à l’âge de la retraite, devient plus courte lors de chaque nouvelle augmentation de salaire; il est toutefois possible de corriger ce phénomène par l’application de taux de cotisations progressif selon l’âge atteint.

Avantage du système de la primauté des cotisations: Il confère une grande sécurité financière aux employeurs et aux assurés, leurs charges étant déterminables avec exactitude

Inconvénient du système de la primauté des cotisations: Exprimées en % du salaire, les prestations diminuent lors de chaque adaptation de celui-ci.

B/ Primauté des prestations: c’est un système dans lequel les prestations sont déterminées par la loi ou un règlement de l’institution de prévoyance selon un certain pourcentage du salaire assuré, qui peut être le dernier salaire touché, le salaire moyen des cinq ou dix dernières années, voire le salaire moyen calculé sur toute la durée d’affiliation. Le pourcentage du salaire assuré dépend en général de l’âge de l’affilié lors de son admission, souvent aussi de l’âge atteint lors de l’augmentation de salaire ou de changements de catégorie professionnelle. Pour que le taux des prestations puisse être maintenu lors des variations du salaire, les charges supplémentaires qui en résultent doivent être financées par des “rappels ou des suppléments” de cotisations. Si le salarié, lors de son affiliation, dépasse l’âge d’entrée qui permet d’obtenir les prestations réglementaires ordinaires, une “finance de rachat” portant sur les années d’assurance manquantes doit être demandée par l’institution d’assurance, faute de quoi le taux des prestations sera réduit.

Avantage principal du système de la primauté des prestations: Il permet de maintenir le niveau relatif des prestations en cas de variations du salaire assuré.

Inconvénient majeur du système de la primauté des prestations: Il impose des charges financières de plus en plus lourdes lors de chaque adaptation du montant des prestations à l’évolution des salaires, tout particulièrement en périodes de forte inflation.

(source socialinfo.ch)

Le cadre est posé.

Je découvre aujourd’hui qu’une grande banque Suisse (qui a vanté les mérites  du système des prestations pendant de longues années) passe prochainement à la primauté des cotisations pour une partie des employés et les nouveau affiliés. Qu’est-ce qui se cache là derrière ? ?

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Rien d’après le commentaire. En ce qui me concerne, je n’en suis pas si sûr. C’est comme le verre à moitié vide et le verre à moitié plein, le point de vue créé l’objet.

Si je résume en gros: Le risque est surtout désormais pris par l’assuré ! C’est normal en période de marchés difficiles, la caisse essaie de se désengager des risques. Il est écrit que les assurés profitent directement des bons résultats financiers…qu’en est-il des mauvais résultats financiers si c’est l’assuré qui prend les risques ?

Tout est expliqué ici: http://pk.cspix.ch/app/e-voting/index.cfm?fuseaction=EVArticle&aoid=8689&lang=FR

Bien que chaque système possède ses avantages et ses inconvénients, il est quand même très suspect d’effectuer ce changement en pleine crise. Il se pourrait que ce procédé fasse des émules.

Et si tous mes commentaires/articles précédents avaient vu juste ?

PS: Pour les suisses qui connaissent l’actualité, certaines têtes bien-pensantes veulent déjà fusionner votre 2ème pilier avec l’AVS pour sauver cette dernière (et par la même occasion l’A.I. (assurance invalidité)). Si vous le pouvez, remboursez vos dettes et épargnez (ou investissez) vous-même  pour vos vieux jours.

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David Vincent les a vus !

Les emprunts d’Etat, ces titres étranges venus d’une autre planète. Leur destination: Votre caisse de pension. Leur but: En faire leur univers.

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“David Vincent les a eues. Pour lui, tout à commencé par un investissement sombre, le long d’une analyse solitaire d’amateur, alors qu’il cherchait un rendement que jamais il ne trouva. Cela a commencé par une soirée arrosée et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour continuer son analyse. Cela a commencé par l’achat d’une obligation venue d’un autre pays. Maintenant, David Vincent sait que les obligations sont là, qu’elles ont pris forme dans son portefeuille, et qu’il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé…”

Texte original:

Les Envahisseurs. Ces êtres étranges venus d’une autre planète. Leur destination : La Terre. Leur but : En faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d’une route solitaire de campagne, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva. Cela a commencé par une auberge abandonnée, et par un homme que le manque de sommeil avait rendu trop las pour continuer sa route. Cela a commencé par l’atterrissage d’un vaisseau venu d’une autre galaxie. Maintenant, David Vincent sait que les Envahisseurs sont là, qu’ils ont pris forme humaine, et qu’il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé…”

inspiré de: “les envahisseurs” avec Roy Thinnes, une production Quinn Martin Productions

La fameuse bande annonce originale de chaque épisode: http://www.youtube.com/watch?v=uOLGrXOtuwQ

Pourquoi ce début d’article très “inventif “et décalé ?

Parce qu’aujourd’hui je vais parler de quelque chose qui peut sembler être de la science-fiction pour beaucoup, mais qui pourrait arriver !

Votre caisse de pension (retraite) investie dans les bonds du trésor de l’Etat pour sauver le pays.

Comment ? très simple.

Le système des retraites est étatique dans la majorité des pays. En suisse, il relève du domaine “privé” (personnel) (2ème pilier),  mais très réglementée par des “lois” et directives d’investissement. Il est donc très facile d’édicter de nouvelles lois contraignantes.

Imaginez qu’un Etat a besoin de se financer pour sauver les banques ou tout autre industrie, mais n’en n’a pas les moyens. Les souscriptions aux émissions d’emprunts d’Etat sont en panne sèche.

Voici la solution miracle.

La prévoyance (retraite) ayant beaucoup souffert suite à la débâcle des marchés actions notamment l’Etat édicte alors une nouvelle directive très coercitive: Il est désormais interdit de détenir plus de 5% d’actions dans les portefeuilles de retraites, ceci pour préserver les épargnants et que, désormais, il faut détenir au moins 50% d’obligations d’Etat, très sûre dont le rendement est assuré.

Cette “pirouette technique” va engendrer un achat massif d’obligations d’Etat qui pourra ainsi obtenir le financement dont il a besoin et à un taux extrêmement bas. On expliquera que l’Etat a besoin de vous et de votre épargne pour sauver le système et que c’est la seule solution.

Ensuite, l’Etat renflouera les banques et autres, imprimera des billets à tout va. 

L’Etat s’attaquera, par la suite, à la destruction de la dette ainsi créée en déclenchant une très forte inflation (c’est la seule solution offerte pour que la dette ne valle plus rien). A la fin de cette belle manipulation, les retraites seront distribuées et auront effectivement généré des rendements (imaginons 2.5% l’an), alors que l’inflation aura été de 10% l’an.

En conclusion un appauvrissement généralisé de 7.5% par année. La belle affaire ! (pour qui ?)

Tout ressemblance avec des personnages ou situation ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

PS: pour les suisses qui connaissent l’actualité, certaines têtes bien-pensantes veulent déjà fusionner votre 2ème pilier avec l’AVS pour sauver cette dernière (et par la même occasion l’A.I. (assurance invalidité)). Pour l’explication du concept des trois piliers en Suisse: ici

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Prévoyance négative, c’est possible !

Bon dimanche à vous tous. Enfin il faut beau  ! J’ai passé les deux derniers jours à enlever la neige (c’est le problème de vivre en altitude!)

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Je suis tombé sur un article intéressant et j’ai appris quelque chose ! La prévoyance deuxième pilier autorise sur des bases légales de n’offrir aucun rendement, voire un taux négatif. Il semble évident que seule la part sur-obligatoire est touchée, la part obligatoire étant rémunéré obligatoirement au taux fixé (actuellement 2.75%), qui passera à 2% en 2009.

Unia – un syndicat suisse (oui ça existe !) au sujet duquel je ne vais pas m’étendre, je ne fais pas de politique sur ce blog- dénonce un vol légal. Pour eux, je cite: “Les assureurs assainissent sur le dos des assurés !”.

Le vision d’Unia est une vision bien à court terme qui met en danger la caisse à long terme. Comme je l’ai déjà écrit dans plusieurs articles, pour les caisses, c’est un “loser game”. Donner un rendement obligatoire alors qu’on perd de l’argent cela ressemble à une gageure. voilà l’article: unia-sinsurge

Et comme les caisses ont vécu une annus horribilis:annus-horribilis-pour-les-caisses-de-pension-en-20082

On comprend mieux le terme de rendement faible: taux-dinteret-minimum-faible

Sans vouloir me dresser en capitaliste pur et dûr ou qu’on me colle une fausse étiquette, je pense qu’il est normal qu’un rendement puisse être négatif si les actifs baissent. Dans les caisses, il y a toute sorte d’assurances (rente de veuve, d’orphelin, invalidité etc.), ainsi qu’une prévoyance vieillesse. Si aujourd’hui on donne le maximum à ceux sont hors de la caisse ou qui en sortent, il ne restera rien à ceux qui cotisent aujourd’hui. C’est du Ponzi tout craché comme je le dénonce depuis quelque temps.

Une citation pleine de sens aujourd’hui: “Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ne voient la nécessité que dans la crise” Jean Monnet

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Ponzi, Madoff, Pensions, Etat, même combat

Bonjour et bienvenue sur la piste du plus grand cirque du monde ! Celle de l’arnaque, celle du miroir aux alouettes (je te plumerai, je te plumerai, et le bec et le bec, et la chemise, AAAAAlouettes).

Trêve de rigolade, il y a certainement du vrai dans ce que j’écris (enfin je le crois). Croyez-vous que toutes les belles promesses qu’on vous tient vont se réaliser ? Croyez-vous que les politiques vont s’exprimer négativement pour être élus ? Tout est géré au jour le jour, y compris votre épargne retraite.

Tout d’abord, je me permets de revenir sur Madoff et Ponzi (et leurs collègues prédécesseurs/successeurs):

Plumey, dont on parle ici: affaire-plumey

et Pinkas (je l’avais oublié celui-ci):

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Editions Piantanida, Paris, 1980. L’affaire Pinkas par Jean-Paul BRUTTIN.

Livre de 212 pages. ” Le 10 juin 1980, à 7 heures du matin, Eli Pinkas, industriel vaudois millionnaire, se suicide dans sa villa du Mont-sur-Lausanne. A la même heure, dans son somptueux appartement du Grand Hôtel, sur la Croisette de Cannes, son ex-épouse Florence – ils ont divorcé mais ne se sont jamais quittés – met fin à ses jours sur le conseil d’Eli.

Le lendemain de cette double mort volontaire à 500 kilomètres de distance, le scandale financier lié à Eli Pinkas éclate : l’industriel apprécié, connu dans les plus beaux salons de Lausanne, ami des personnalités les plus en vue du monde financier et administrateur de banque, a escroqué plus de 200 millions de francs en vingt ans ! Une vingtaine de banques sont flouées, plusieurs particuliers perdent des millions… “

 

Tout ceci en préambule à mon propos du jour: Tout a un début, tout a une fin,  le tout est de savoir quand.

Actuellement nous assistons à un grand tour de magie: (je conseille le film “Le prestige“). La prestidigitation est de l’imposture organisée et volontairement subie par le public (les gens veulent être trompés: “Mundus vult decipi“).

 Tout grand tour de magie se déroule en 3 actes:

  1. La promesse: Le magicien montre une chose ordinaire risquant peu de l’être
  2. Le tour: Il tire de l’ordinaire quelque chose d’extraordinaire
  3. Le prestige: Plein de rebondissements, des choses que vous n’avez jamais vues, il accomplit ce que d’autres prétendent faire

Le parallèle est facile à tirer avec ce qui se passe aujourd’hui autour de nous.

  1. La promesse: de retraites confortables, on va s’occuper de vous, on va gérer votre argent pour que vos vieux jours s’écoulent paisiblement
  2. Le tour: On tire de nos/vos cotisations, de nos/vos impôts des revenus substantiels qu’on investit pour du long terme dans des véhicules de placement pour épargnants: Le temps rapporte de l’argent.
  3. Le prestige: Un grand rebondissement, des choses que vous n’avez jamais vues, on accomplit ce que d’autres ont essayé de faire sans succès: Ruiner le bon peuple. Abracadabra et patatra.

Chacun de nous est libre de discernement, libre de choisir. Il est aussi libre de constituer lui-même une épargne (bien que l’état puisse le taxer par la suite).

Le fisc fait croire qu’on peut bénéficier de rabais fiscaux en cotisant au deuxième pilier. Le fisc oublie de dire que ce deuxième pilier peut ne plus rien valoir à la sortie, qu’il y a un risque. Le fisc oublie de dire qu’il peut en tout temps changer les règles d’imposition des retraits de prévoyance.

Un conseil: remboursez vos dettes. L’avenir est peut-être plus sombre que les caisses ne veulent bien le dire et si les marchés financiers ne remontent pas et que le système mis en place par l’ETATPONZIMADOFF engendre ce que je pense, il ne restera peut-être que les yeux pour pleurer.

Les caisses de pensions vont très mal (plus mal que ce que publiquement il est annoncé (je ne crois plus aux communiqués officiels) et le système fonctionne sur le même schéma que le fameux jeu-de-lavion ou que le cercle de dons. Les derniers arrivés paient pour ceux qui sont déjà dans le circuit.

Si les assurés se rendaient compte de ce qui se passe, il y aurait une guerre civile !

Un début de preuve par quelques articles (désolé pour nos amis francophones, ce sont des articles made in Switzerland):

– Déjà en 2003 c’était la M….(qu’ont-ils fait depuis: réponse: RIEN !) caisse-du-canton-est-a-sec-roulet-2003

– Depuis on cherche des solutions (des très beaux emplâtres sur des jambes de bois): lausanne-plan-assainissement

– Le syndic de Lausanne M. Brélaz (qui juste en passant est un des syndics (maires) le mieux rémunéré de Suisse (donc du monde)) qui veut vendre les biens publics pour renflouer une caisse très mal gérée (taux de couverture en dessous de 40% actuellement, ce qui signifie que si aujourd’hui on arrête tout, les assurés n’ont que 40% de la promesse…). lausanne-veut-vendre-du-foncier-pour-saver-sa-caisse2 ce qui est magnifique dans cet article, c’est que le journaliste parle d’un lapin sorti d’un chapeau: Le prestige !

Pourtant monsieur Brélaz est diplômé en mathématiques…..no comment! Rappel: Le LTCM  (lLong Term Investment Funds (HF) qui a fait faillite avec à sa tête des prix nobel ! Il me semble que le bon sens terrien n’a pas perdu sa raison d’être, bien au contraire !

Pour terminer sachez que la ville de Lausanne n’est pas la seule qui se trouve en difficulté avec sa caisse. La régie fédérale de Chemin de Fer Fédéraux (CFF) crie aussi au secours: assainissement-de-la-caisse-de-pensions-des-cff

Pour terminer, voici les magnifiques résultats 2008 des indices Pictet sur lesquels se basent les caisses de pension pour leur gestion. Cherchez le +, il est bien caché.

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Même depuis la création de ces indices, on obtient des rendements dérisoires, voire négatifs. Je m’inquiète sérieusement, surtout que les caisses ONT DÛ légalement offrir à leurs assurés un rendement positif entre 2.25% et 4.5% annuel sur la part obligatoire. On est pas sorti de l’auberge pour payer !

Un exemple des caisse de pension, celle du Credit Suisse. Elle a bien tenu durant l’année 2008 et sur les trois derniers mois, elle a chuté ! Avait-elle des Hedge Funds ? On pourrait le croire. Le site: http://www.cspix.ch et le communiqué: caisse-pension-cs-081

Aujourd’hui l’article était bien plus long que d’habitude, merci de l’avoir lu jusqu’au bout. Espérons que tout ce que j’écris ne se produise pas. L’espoir fait vivre.

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Bonne semaine

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Le concept des trois piliers en Suisse

Suite à quelques demandes (notamment de la part de nos amis français), voici une explication brève de la prévoyance en Suisse.

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La prévoyance en Suisse est formée de trois piliers (communément appelés en France sécurité sociale). Les bases légales ont été fixées en 1972. Le 1er et le 2ème pilier sont obligatoires en Suisse.

1. Le premier pilier: prévoyance étatique (AVS/AI), c’est-à-dire la caisse de retraite de l’Etat. Les rentes d’Etat du premier pilier on été introduites seulement après la deuxième guerre mondiale. L’AVS est la loi sur l’Assurance Vieillesse et Survivants (1946, en vigueur depuis 1948). L’AI est la loi fédérale sur l’Assurance Invalidité entrée en vigueur en 1960.

2. Le deuxième pilier: La prévoyance professionnelle (LPP), c’est-à-dire les caisses de retraite des entreprises. Elles ont été introduites vers la fin du 19ème siècle par les sociétés à responsabilité limitée de grande taille. La loi est entrée en vigueur en 1985. La loi fédérale contre les accidents en 1984.

3. Le troisième pilier: La prévoyance privé ou individuelle (épargne, assurance-vie), c’est-à-dire la prévoyance privée et les couvertures d’assurance-vie. Aucune législation correspondante n’existe.

En Europe occidentale, le 1er et le 3ème pilier existent dans tous les pays.

Le 1er pilier est censé couvrir les besoin vitaux, le deuxième vise au maintient du niveau de vie antérieur. L’objectif est atteint quand la somme des prestations du 1er + 2ème pilier = au moins le 60% du revenu final brut de la personne assurée.

Quand, dans mes articles, je parle des caisses de pension, je pense principalement au deuxième pilier.

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Je ne vais pas aller plus avant dans ces piliers c’est assez compliqué, mais il faut savoir que ce sont les jeunes qui cotisent (ceux qui travaillent) pour financer les rentes. Etant donné notre pyramide des âges actuelle sur le vieux continent, on se trouve face à un problème de financement et il se peut, si rien n’est entrepris, que les générations des baby-boomers dont je fais partie, trouvent des caisses vides.

 

Citations du jour: “un tiens vaut mieux que deux tu l’auras” ou “Les belles promesses rendent les fous joyeux”

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Financement des retraites en question

Voilà une clôture à New York qui fait mal ce soir.

Tout avait pourtant bien commencé en Europe avec un rebond des financières (fort massacrées ces derniers temps) et une ouverture à New York qui tenait la route, Alcoa annonçant des résultats meilleurs qu’attendus (enfin moins mauvais).

Le pétrole descendait, tout allait bien, M. Bernanke s’exprimait en avançant qu’il soutiendrait la finance, etc.

Puis soudain, tout le monde se met à vendre (notamment Fannie Mae -13.11% et Freddie Mac -23.77%, cette dernière valait encore 60 USD en octobre 2007, aujourd’hui il se traite péniblement à 10 USD (soit 83% de chute !)).

Le marché (c’est qui ?) estime que ces sociétés vont devoir levers des fonds, leurs bilans ne cessant de se détériorer. Ben, ce n’est pas folichon tout ça ! Le rebond n’a pas fait long feu en tous les cas.

Le système bancaire / financier est dans de grande turbulence et la question qui se pose de façon récurrente et qui revient à mes oreilles est de déterminer si les dégâts ne sont pas déjà irrémédiables…..

En réalité, tout le système est imbriqué: Un véritable puzzle, un jeu de domino, une cascade.

Les marchés montent, les banques gagnent de l’argent, paient des impôts, l’état s’enrichit, investit, les caisses de pension vont bien, les gens achètent des maisons….. pas besoin de continuer la démonstration me semble-t-il.

Les actions font monter les avoirs des caisses de pension (qui, pour mémoire, doivent servir des rentes et offrir un rendement obligatoire sur le capital des assurés), l’AVS investit en action et en obligations etc.

Depuis début 2008 jusqu’à fin mai 2008, les indices Pictet, souvent utilisés comme référence pour les caisses de pension, ont cédé entre 1.9% et 5.9% en fonction du profil de risque.

Pour rappel, le mois de juin qui a suivi a été le pire mois depuis la grande dépression….on attend les performances fin juin, mais il n’y aura pas de miracles.

De plus, les caisses possèdent aussi des immeubles (ou fonds immobilier) qui doivent être évalués….et si l’immobilier venait à corriger fortement ?

Les caisses se trouvent donc mal prises. Celles qui ont un taux de couverture de 115% par exemple vont voir leurs “réserves” fondre, alors que les autres déjà en sous-couverture vont devoir ponctionner leurs assurés avec une cotisation supplémentaire d’assainissement ou diminuer les prestations, voire même pour certaines (CFF, Canton, Ville (de Lausanne?)) en appeler au contribuable !

Quand l’homo sapiens sapiens aura-t-il compris qu’il vaut mieux peu que rien ?

Il me vient à l’esprit la fameuse expression allemande: “besser den Spatz in den Hand als eine Taube auf dem Dach” (qui signifie mieux vaut un moineau dans la main, qu’un corbeau sur le toit) ou en français: “un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”.

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Nous allons au devant de jours encore pénibles, mais espérons qu’il n’est pas trop tard. L’homme a toujours su évoluer, s’adapter et finalement survivre.

Bon jeudi

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