Buzz: Le syndic de la ville de lausanne en pleine action

Ce matin dans le journal 24heures:

http://www.24heures.ch/vaud-regions/daniel-brelaz-regrette-sieste/story/26691852

 

Je cite la fin de l’article:

L’image que cela donne de vous, du travail de député et, au-delà, de Lausanne ne vous gêne pas?

– Ceux qui me jugent pour une minute de sieste sont des imbéciles. Ils feraient mieux de juger les gens sur leur travail. Nous ne sommes pas du même monde. C’est un problème de connerie humaine!

Juste une remarque cher Syndic sur votre “travail”:

Votre énorme salaire (voir ci-dessous (sans compter les autres avantages de retraites et autres revenus) et tiré du prospectus d’émission obligataire de la ville de Lausanne),  vos doubles casquettes, vos problèmes de gestion de la caisse de pension de la ville de Lausanne (relire l’article dont je rappelle le contenu en fin de billet), ainsi que la gestion de la sécurité sont-ils aussi exempt de reproche?

Aujourd’hui, je constate qu’il est impossible de critiquer un personnage publique sans se faire traiter de “connerie humaine”.

Je pense qu’effectivement nous ne sommes pas du même monde et je me demande comment les votants peuvent encore vous élire. Ils doivent certainement voter avec les pieds.

Pour mémoire mon article (que donne aussi des références à des billets précédents): La caisse de pension de la ville de Lausanne dans tous ses Etats !

 

 

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La B.N.S. serre les fesses

Voilà plusieurs semaines que je ne vous ai écrit ce que je pense toujours du plancher de change EURO/CHF qui a été mis en place par la BNS.

Pour mémoire quelques uns de mes billets:

La BNS devra rendre des comptes

Les bilans des banques centrales en % du PIB

Les billets de banque en francs suisses sont-ils couverts par de l’or ?

Ces derniers jours, il me semble qu’on assiste à beaucoup d’agitation autour de la BNS et de la défense du cours de change plancher CHF contre EURO (à 1.20 CHF pour 1 EURO) (je rappelle que l’utilisation du terme PEG est erronée car ce n’est pas un taux de change fixe (parité) que la BNS défend. Dans le cas cas de figure d’un PEG, elle devrait acheter et  surtout vendre en permanence pour maintenir ce fameux PEG.

Dans le modèle actuel de plancher, la BNS ne fait que de soutenir l’euro (ou affaiblir le CHF) dès que le cours de change passe au-dessous du plancher de 1.2.

Thomas Jordan persiste et signe

La BNS veut des mesures pour réduire l’attrait de la Suisse

Il reste encore quelques idées et possibilités comme la mise en place d’un taux d’intérêt négatif sur les compte en CHF détenu pas des non-résidents

Des PPE aux prix clairement surfaits

La BNS se plaint d’un bulle immobilière, mais elle en est parteillement responsable. Je lui propose quelques idées (politiquement incorrectes) pour décourager les acheteurs, comme:  L’accession à la propriété doit devenir plus difficile en empêchant les retraits de prévoyance ou en imposant  ces mêmes retrait de manière plus forte.  Autre idée: Forcer les banques à avoir encore plus de capitaux propres, elles ne pourront plus trop prêter ces prochains temps. Par contre, impossible (comme il est suggéreé) d’avoir un impact sur les taux (sauf ceux que la BNS maîtrise soit très court terme). Les taux sont déterminés généralement par le marché !

SNB considers capital controls if euro falls apart

hayek bns

Le Fils de feu Nicolas Hayek se contredit:

D’un côté, il demande que l’on affaiblisse le CFH à 1,3 voire 1,35 contre euro et de l’autre que les matières premières baissent….Je n’ai pas fait de grandes études, mais toute chose étant égale par ailleurs, si le CHF s’affaibit à 1,35, il y aura instantanément une hausse (en CHF) des matière premières.

La force du CHF est un avantage depuis longtemps pour les importations…personne n’en parle.

Par contre, subsiste toujours le problème d’avoir lié la destinée du franc suisse à l’euro.

Surtout si la sortie de la Grèce se confirme et que cela coûte 1’000 milliards d’euros..
http://www.bloomberg.com/news/2012-05-25/dallara-says-greek-euro-exit-may-exceeed-1-trillion-euros.html

et la BCE serait insolvable

http://www.agefi.fr/articles/marches-la-bce-serait-insolvable-si-la-grece-devait-quitter-l-europe–250034.html

et Madame Lagarde qui met de l’huile sur la feta

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/-Tous-les-Grecs-doivent-payer-leurs-imp-ts–24094729

Je continue de dire que ce lie euro-chf est une pure folie.

Nous ne connaîtrons qu’en juillet ce qui a été réalisé par la BNS durant le deuxième trimestre de l’année (je parle du détail)

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UBS, 600 milliards et merci Myret Zaki

Le dernier livre de d’Antoine Peillon (frère de Vincent Peillon du PS proche de François Hollande)

tape (un de plus) sur les banques suisses et notamment sur l’UBS.

Personne (sauf UBS) ne s’offusque de cette cabale et de cet acharnement sur le petit pays que nous sommes.

Soyons clair, je ne cautionne absolument pas ces procédés, mais il faut relativiser.

Cela me rappelle une devise des Shadocks

 

Personne (ou si peu) n’attaque les paradis offshore en Angleterre ou les sociétés opaques aux Etats-Unis d’Amérique et j’en passe…

Heureusement Myret Zaki recadre:

Les services secrets ont espionné UBS. Mais pas un mot sur les banques françaises

                    Par Myret Zaki, le 9 mai 2012

Cher Antoine Peillon, Vous avez signé cette année l’ouvrage Ces 600 milliards qui manquent à la France, réquisitoire qui se veut très fouillé contre les pratiques d’UBS France en matière d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent. Vous avez refusé de répondre à mes questions au motif que j’étais plutôt critique à l’encontre de ce livre. En préface, vous faites pourtant l’éloge du courage. Passons. Tout d’abord, comment se fait-il qu’à nul moment vous ne mentionniez le rôle des banques françaises dans l’évasion fiscale hexagonale? Si UBS était responsable de 3% des montants évadés de France chaque année, qui fait sortir les 97% restants? Qu’ont à dire vos informateurs si zélés des services secrets français à ce sujet? Pas un mot. Le magazine Marianne a pourtant démontré en 2009 que les banques françaises avaient domicilié 532 milliards d’avoirs de clientèle dans des places offshore, dont seulement 12% en Suisse, et le double dans les Caraïbes. Il s’avère que l’essentiel passe par des juridictions de droit anglo-saxon et non par la Suisse; mais pour saisir cela, il faut déjà avoir conscience que le secret bancaire a été détrôné depuis une quinzaine d’années par les sociétés (LLC) et trusts des places anglo-saxonnes qui sont devenus, en réalité, les outils de loin les plus privilégiés pour l’évasion fiscale des Français les plus riches, comme l’a révélé l’affaire de la succession Wildenstein. Et comme vous omettez cet aspect, vous proposez que la France taxe à 30% ou à 50% les avoirs déposés hors des frontières, sans vous douter que ce qui est détenu dans des trusts est justement intaxable et échappe même, pour les plus confidentiels d’entre eux, à toute forme d’échange d’informations fiscales.

Entretenir le mythe sulfureux du compte suisse

Ensuite, le livre parle du passé, sans jamais dire combien la situation a été bouleversée depuis 2009. Vous y dévoilez des activités douteuses d’UBS France entre 2002 et 2007, et vous indignez de l’immunité dont jouirait la banque suisse en France, grâce à la complicité des hautes sphères politiques françaises. Or on a assisté à la tendance exactement inverse, depuis trois ans. La France, comme le reste de l’UE, s’est faufilée dans la brèche américaine pour vider la Suisse (et uniquement elle) de ses comptes gris à une rapidité fulgurante. C’est simple, avant que vous ne commenciez votre enquête, le marché offshore français n’existait plus en Suisse. Savez-vous que le 13 mars 2009, la Suisse a formellement renoncé à son secret bancaire international? Et qu’aujourd’hui les clients français doivent s’auto-déclarer, tandis que des banques n’acceptent plus cette clientèle? Vous répétez des dizaines de fois qu’UBS est la plus grande banque de gestion de fortune. Mais c’est Bank of America qui occupe ce rang, depuis qu’elle a fusionné en 2008 avec Merrill Lynch. La réalité, c’est que la Suisse a cédé ses parts du marché offshore aux Anglo-Saxons et aux Asiatiques, qui dominent sans partage cette industrie. Une réalité moins sulfureuse que le mythique compte suisse, j’en conviens.

Vous affirmez que les banques suisses possèdent 27% du marché transfrontalier. Non, c’est la place financière suisse (y compris les banques étrangères, dont les françaises établies à Genève) qui possédait cette part de marché, et cela remonte à 2007. Cette part devait l’essentiel aux 1000 milliards de dollars d’avoirs européens offshore déposés en Suisse. A mesure qu’ils se déclarent/se fiscalisent/se résorbent, j’estime que la part de la Suisse pourrait tomber rapidement à 15%, tandis que le Royaume-Uni/les îles anglo-normandes/Dublin conserveraient la part de 28% estimée par Boston Consulting Group. Et même ces chiffres sont lacunaires, car ils ne portent que sur quelque 7500 milliards d’avoirs liquides (valeurs mobilières) déposés offshore, mais omettent l’univers des actifs tangibles, tels qu’objets d’art, immobilier, yachts, bijoux. Avec ces derniers, souvent non déclarés et enregistrés au nom de trusts dans les paradis anglo-saxons, j’estime l’univers non déclaré à 13 500 milliards, dont la part de la Suisse se réduit encore au profit des places anglo-saxonnes. Voilà pour ce qui relève non pas du conte de fées, mais de la  réalité. Au final, on ignore pour quel motif UBS France, d’entre toutes, a été espionnée par les services secrets français, qui ont livré à M. Peillon des tonnes d’informations internes à la banque. Est-ce à dire que BNP Paribas n’a jamais eu, elle, de clients sensibles, africains, russes? Qui peut croire pareille chose? L’auteur a-t-il été instrumentalisé, pour clouer au pilori une banque étrangère, cible commode en période électorale? Aux Etats-Unis aussi, UBS et la Suisse ont payé pour tout le secteur offshore, alors que les banques américaines font évader l’essentiel des avoirs. Mais en France, à présent qu’on a crucifié le coupable, qui se plaindra d’être taxé à 75%?

source

http://www.bilan.ch/editoriaux/mz/ubs-france-parlons-en 

merci à elle.

Question subsidiaire: Que font nos politiques ?

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Les comptes de la ville de Lausanne dans le rouge à cause des retraites

Et voilà madame Irma Crottaz a de nouveau frappé ! Bon, là je n’ai pas trop de lauriers à recevoir, c’était gagné d’avance.

Je vous avais écrit plusieurs articles sur un sujet qui intéressait les contribuables lausannois, à savoir leurs impôts et que ces mêmes contribuables allaient passer à la caisse. La ville demande désormais même au canton de participer à sa mauvaise gestion.

La caisse de pension plombe les comptes de Lausanne

Pour remettre dans le contexte, la caisse de pension de la ville de Lausanne n’a jamais (ou je dis bien jamais) été bien gérée. La cours des comptes s’y est d’ailleurs intéressé. Même en période de haute conjoncture, la caisse affiche de misérables performances. Pourquoi ? Parce que les affiliés sont trop grassement assurés et que personne ne s’est vraiment attaqué à ce sujet, laissant Daniel Brélaz le syndic-multiples-casquettes aux commandes. Ce que les affiliés devraient se poser comme questions sont:

– est-ce normal d’en appeler aux citoyens pour renflouer ma caisse ? (mal gérée, puisque dans les caisses privées il n’y pas le même problème de rendement)

– est-ce juste de penser que le taux de rémunération de mes avoirs par la caisse est adapté et ne vaut-il pas mieux avoir 100% (à la fin) d’un montant inférieur que 40% (actuellement) d’un montant supérieur

Il est évident que tant qu’on va renflouer la caisse, ces questions restent sans importance. Mais si la ville venait à faire faillite ? Si l’Etat n’avait plus les moyens ? Bien évidemment qu’on va me rétorquer que c’est impossible. Je suis désormais habitué à ce genre de discours formaté.

Je vous rappelle mes articles dans l’ordre chronologique:

Ponzi, Madoff, Pensions, Etat, même combat 12 janvier 2009 (déjà !)

Prévoyance Lausannoise, retraites en péril 20 janvier 2011

La ville de Lausanne se finance à bon compte sur les marchés (pour combien de temps ?) 11 novembre 2011

La Ville de Lausanne bientôt en Faillite ? 15 décembre 2011

 

Heureusement que les cantons ne suivent pas les villes dans leur gestion:

Le canton de Vaud boucle ses comptes 2011 sur un excédent de 343 millions de francs

les cantons gère mieux leur argent que prévu

 

Un autre cas de ville que fait n’importe quoi: NICE: La ville de Nice paie 8,3 mios d’euros de loyer pendant 27 ans….pour un stade avec moins 15’000 spectateurs en moyenne qui, à la fin, aura coûtéla bagatelle de 245 millions d’euros, tout cela pour l’euro 2016: http://www.observatoiredessubventions.com/2012/combien-coute-le-stade-de-nice/

 

Je profite de cet article pour mettre à jour les indices de prévoyance Pictet qui, à première vue, devraient avoir repris des couleurs depuis quelques mois avec la hausse des marchés financiers.

Oui depuis 2012 la performance est positive, mais depuis sa création, c’est toujours pauvre (bien que positif).

Si vous le pouvez, remboursez vos dettes et épargnez (ou investissez) vous-même pour vos vieux jours.

 

 

 

 

 

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L’argent n’est plus moral et c’est cela le plus grand problème

Il fût un temps (je vous parle de feu mon grand père) où l’argent avait une signification éthique, morale et le fruit d’un travail. Il fallait bosser dur pour gagner sa croûte. On travaillait (7 jours sur 7) pour gagner de quoi vivre, sans plus.

Aujourd’hui à tous les échelons, l’argent n’est plus la récompense d’un travail fourni, c’est un moyen. Un moyen d’assoir sa suprématie, un moyen de paraître, et – pour quelques-uns – un moyen de survivre. Combien de fois n’ai-je pas entendu: “On me paie et après je travaille”. Il me semble que les données ont été inversées depuis quelques lustres.

Dans les hautes sphères on se remplit les poches,  dans la classe moyenne haute on veut briller de tous les feux, dans la classe moyenne basse on essaie de parader (en devenant bling bling) et dans la classe basse on reçoit des subsides car on ne veut ou ne peut pas trouver de travail (et cela touche toutes les classes: Polytechniciens, énarques… et malgré tout chômeurs).

Beaucoup de repères de notre société tournent autour de l’argent, l’argent facile, l’argent qui permet d’exister. L’argent a tronqué les données. L’argent a corrompu la vision du travail.

Aujourd’hui, tout passe par l’argent. Il suffit bêtement de regarder la télévision (que je fuis si possible) pour s’en rendre compte. C’est le matraquage permanent. Il faut, acheter, il faut consommer etc. Achetez aujourd’hui et payez dans 48 mois.

On voit où tout cela mène. L’argent a perdu sa moralité. Même les Etats n’ont plus aucune idée de leurs dettes, de leurs dépenses.

Pas plus tard que hier, on apprend que le président de la BNS aurait lui-même donné des ordres d’achats sur les devises (alors qu’en premier lieu il a annoncé que c’était sa femme (petit mensonge, grandes conséquences ?)) alors qu’il est à la tête de l’institution qui dirige la politique monétaire du pays (la Suisse)

Les médias demandent de la régulation ou la démission: La presse exige des règles plus strictes, voire la démission

Il me vient deux interrogations.

La première: Comment se fait-il qu’une personne proche du pouvoir puisse agir personnellement dans un domaine qu’il maîtrise ?

Quand un dirigeant d’un conseil d’administration d’une société (par exemple) cotée en bourse détient des informations sensibles (ou même simplement le début d’une campagne d’exploration minière, pétrolière, etc.), il devient “restricted”, c’est à dire qu’il n’y plus le droit ni de vendre, ni d’acheter les titres de la société avant publication des informations ou résultats.

La deuxième: Comment se fait-il qu’on puisse violer si facilement le secret bancaire (rappel: punissable de l’amende ou/et de l’emprisonnement) et se faire remettre des informations si sensibles ?

Pour terminer et en démonstration du préambule, on triche à tous les étages:

Les riches, les pauvres, les magasins etc: raid du fisc dans station de luxe

A mon humble avis, trop d’impôts tue l’impôt. Si l’imposition était plus basse, il se pourrait (c’est une supposition) que les gens sont moins tentés de soustraire des revenus au fisc.

Merci à Philippe pour cette vidéo que j’avais oubliée !

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Georges Papandreou redonnerait-il enfin du pouvoir au peuple (souverain) ?

Ce matin, je ne désire pas vous parler finance pure, mais d’un point de vue concernant les événements qui se déroulent sous nos yeux ébahis et qui sont sujets à critique(s) de toute part.

J’entendais encore ce matin, à la radio, les indignés qui manifestent et accablent la finance et les banquiers de tous les maux (et mots !). Ces mêmes financiers seraient les responsables de tout ce qui arrive.

A mon humble avis cela est bien plus complexe. Comme l’être humain a la mémoire très courte et que sa vision n’excède pas quelques mois, il est peut-être important de re-situer les choses et les événements.

Tout d’abord, les financiers ne peuvent agir comme bon leur semble. Ils suivent des procédures, des lois sous peine de sanctions.

Qui donne donc du pouvoir aux banquiers ? La réponse est bien simple: Les politiques.

La faute serait donc à reporter sur le monde politique mondial qui n’a eu de cesse d’octroyer des pouvoirs aux financiers. Trop simpliste et trop facile !

Oui les politiques ont commis des erreurs (comme, par exemple, Bill Clinton qui a autorisé les banques a devenir des banques d’affaires (abandon du Glass Steagal act)) ou Nixon qui a abandonné l’étalon or, etc.)), mais pour qu’ils commettent des erreurs, il fallait bien leur octroyer le pouvoir, le droit, la légitimité de le faire.

La faute serait donc au peuple dès lors.

Ce dernier aurait simplement oublié qu’en élisant des personnes à la tête des états, chambres etc., il se dessaisit d’une bonne partie de prérogatives et principes d’autodétermination.

Si je résume ce que j’ai rédigé ci-avant.

Les peuples se sont mis eux-mêmes dans la panade, en délaissant leurs propres valeurs dans les mains d’autres personnes. Pourquoi est-ce arrivé ainsi ?

Parce que les gens se moquent de la politique (il suffit de voir les taux d’abstention aux différentes votations), qu’ils préfèrent vivre avec des gouvernants qui font des promesses (qui ne seront jamais tenues !), qu’ils préfèrent croire que les dirigeants pensent au peuple avant eux-mêmes (illusoire) et qu’il est plus facile de vivre dans le déni que d’affronter la réalité. C’est le principe de la méthode Coué. Je vais bien, tout va bien. Les belles promesses rendent les fous joyeux.

Les indignés se sont bâillonnés tout seuls.

Ainsi à la suite des ces décennies d’abandon de parole et d’actes aux dirigeants, les gens se révoltent. Même les petits patrons – que certains employés critiquent, mais dont ils n’aimeraient pas la situation – en ont assez de se heurter à des problèmes administratifs, de payer des charges qui vont grossir le budget de l’Etat dépensier. La révolte gronde aussi chez eux.

Hier M.Papendreou a mis une grosse claque à la zone euro en déclarant vouloir un référendum: Grèce-Europe questions existentielles et cela enchante les hollandais (entre autres): Dutch govt wins time on euro bailout deal

Enfin un homme politique qui accepte de laisser le choix au peuple !  J’applaudis ! Je rappelle que le peuple est souverain !  (sauf si Papandreou abandonne le navire…de peur, mais je n’ose y croire)

ndlr: En Suisse, notre démocratie indirecte est très puissante et permet au peuple de se déterminer, ce qui n’est pas le cas dans bien des pays qui nous entourent.

Les dirigeants de la zone euro ne veulent pas voir que le peuple ne croit plus aux promesses.  Les dirigeants de la zone euro se comportent actuellement comme le “Soviet Suprême” en adaptant l’homme à leur politique et non leur politique à l’homme (NB: Ceci est une référence historique et non un débat politique)

Cette zone euro ressemble aujourd’hui à une marche forcée.

Parfois une minorité peut faire changer le monde.

Comment expliquer autrement que la Grèce, qui ne compte que 10 millions d’habitants, arrive à déstabiliser un édifice de 300 millions d’européens ?

Redonnons à l’homme sa fierté, son envie de travailler, le respect de lui-même. Trop longtemps les gens se sont laissés abrutir par des discours et des promesses.  Il est tant de se mettre au travail.

Quant aux indignés qui cassent tout et veulent continuer à percevoir les tantièmes de l’Etat providence, on ne peut pas les considérer comme la majorité.

Il me semble que la majorité est prête à se mettre à travailler, trouver des solutions (douloureuse) et ne plus laisser – dans les mains des quelques uns-  la destinée de leur pays.

Un jour peut-être, les européens diront: “Merci Papandreou” car il aura fait sauter le verrou de la zone euro, dans laquelle on entrait sans jamais pouvoir ressortir.

Relisez cet article d’Olivier Berruyer: http://www.les-crises.fr/bfm-6/ et la vidéo.

Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre: Le Prisonnier(1967): http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Prisonnier

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Audio: Stéphane Garelli, le club de Paris, myopie et amnésie.

Pour faire suite à mon article d’hier et de l’exemple des emprunts obligataires argentins voici:

Le Professeur Garelli de l’IMD – que j’aime bien écouter- qui nous parle de ce qu’il faudrait faire pour essayer de sauver la zone euro, de l’histoire des dettes et de sa vision du politique.

Je comprends bien ses raisonnements et je ne possède pas le 10ème de sa culture économique. J’aurais bien voulu lui poser quelques questions et faire part de quelques remarques.

Ecoutons tout d’abord:

  1. La dette mexicaine
  2. Le Club de Paris (422 restructions de dettes…depuis 1956)
  3. Sur Jean-Claude Trichet
  4. Le Hair Cut et le plan Brady de 1989
  5. Les décisions qui sont prises par des politiques (sous entendu, plus intéressés par les élections que l’économie…)
  6. La BNS (la grande muette) (Ndlr: bourrée d’euros…) et la petite pique sur l’immobilier Suisse vu par le président de la BNS

ici: Stéphane Garelli le-journal-du-matin_20110720 RSR 11 minutes

Mes questions/remarques:

  1. Oui mettons qu’on octroie du temps aux grecs: Lorsque le plan Brady a été mis en place…quels étaient les endettements des pays “sauveurs” ? Certainement pas au même niveau que ceux d’aujourd’hui.
  2. Les banques doivent participer à la facture (passer à la caisse). Je pense que les banques sont beaucoup plus fragiles surtout après 2008 et Lehman et qu’il va être difficile de les faire payer.
  3. Combien de pertes la BNS subit aujourd’hui avec sa tentatvie déserpérée d’affaiblir le franc suisse ?

Si l’histoire doit nous servir de guide, cela va se faire dans la douleur.

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Vidéo: Collapse by Michael Ruppert

Un reportage intéressant (sous titré en français). Ce média date de 2009. Michael Ruppert (http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Ruppert) fut officier de police à L.A., puis journaliste d’investigation et il est adepte de la théorie du peak oil.
Il y a des passage intéressants comme: Les dirigeants sont entrain de perdre le contrôle…..les problèmes de dérivés…..le pétrole….un billet = monnaie fiduciaire, etc.

 

 

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Suisse: Quel est le lien entre chômage et cours de change suite 2 ?

En addition du mon article de ce matin, voici la corrélation entre les deux objets susmentionnés

Pour qu’une corrélation soit confirmée, il faut que le R2 (R carré) affiche la valeur de 0,8 ou plus. Nous en sommes très très très loin.

Donc je confirme: aucune corrélation (mathématiquement prouvé)

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Suisse: Quel est le lien entre chômage et cours de change ?

Le syndicat suisse Unia demande une intervention contre la hausse du Franc suisse: unia exige une intevention contre le franc fort, Il y a 6 mois, elle tirait déjà la sonnette d’alarme: http://blog.crottaz-finance.ch/?p=4964

Je me suis mis en tête de produire un graphique qui montre l’évolution du chômage et de cours de change du franc suisse contre euro.

Malheureusement pour le syndicat Unia, il  n’y a aucune preuve de corrélation  entre une chute de l’euro (ou hausse du franc suisse) et l’impact sur le taux de chômage en Suisse. J’ai même essayé de décaler le chômage de 6 mois, mais rien à se mettre sous la dent.

La situation sur le marché de l’emploi en Suisse: seco_am_dezember_10_fr[1]

Unia parle de 100’000 emplois en danger.

Actuellement les chômeurs se répartissent ainsi:

Tout d’abord je tiens à faire une remarque d’importance, le chômage en Suisse est calculé sur une base de population de l’an 2000 (oui vous avez bien lu !).

Cela signifie que le taux de chômage est bien plus bas que ce que nous annoncent les autorités. Il est par contre vrai que, structurellement parlant, la Suisse n’est pas armée pour affronter des taux de chômage avoisinant les taux européens.

Aujourd’hui la croissance suisse est excellente, les exportations vont bien, le chômage est bas, etc.

Et les suisses se plaignent de la force du franc suisse.

Allez expliquer cela à un grec ou à un irlandais ! (Andreas Höfert dixit)

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Pétrole et instabilité politique

Je ne vous apprend rien quand je vous dis que ça chauffe dans certains pays où des dictateurs ont sévi depuis des lustres.

Quel peut être l’impact sur le cours de l’or noir si les révoltes populaires s’étendent ?

Les cours de l’or noir ont évolué vers le haut ces dernières semaines, notamment le brut américain sur la denière journée de cotation.

Une carte géographique de la région

La production d’or noir par pays:

D’après le tableau précédent, Il semble évident que la production de pétrole tunisien, libanais ou yéménite n’influence que peut les cours, mais on peut raisonnablement se demander si nous ne sommes pas au début d’une forte hausse du pétrole, surtout due à l’instabilité politique dans les régions productrices et surtout si d’autres peuples se mettent en rébellion. Je pense notamment à l’Algérie et la Lybie qui – a eux – deux produisent près de 5% du pétrole mondial.

Et si les libyens se révoltaient ?

Et si les algériens se révoltaient ?

Et si les iraniens se révoltaient ?

Imaginez si 15-20% de la production devenait perturbé ? Je n’ose y penser

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