Marché des actions USA des indicateurs inquiétants

Comme je vous l’ai mentionné déjà plusieurs fois, les valorisations sont élevées sur le marché US.

Ces P/E élevés sont certainement le fait d’avoir en face des taux extrêmement bas, voire négatifs.

Cet environnement biaise totalement la valeur des actifs.

Autre conséquence, les investisseurs prennent de plus en plus de risques alors que les titres continuent de monter dans un environnement de baisse des bénéfices.

Ils achètent les titres au plus haut (les technos en exemple ci-après) alors que le momentum global annonce la baisse (advance / decline line). En résumé, ils achètent les grandes capitalisations technos (FOMO = Fear Of Missing Opportunity)

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La #BNS spécule avec l’argent des #banques (donc le vôtre)

Comme vous le savez peut-être, la banque nationale suisse (BNS) possède un bilan en constante augmentation. Comme le PIB recule – à cause de la crise du Covid19 – l’impact sur le ratio est donc plus important.

Pour l’instant, dans la course de la banque centrale avec le plus grand bilan, la BNS et la banque du Japon (BOJ) mènent (et de loin) le bal.

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La BNS se bat comme une tigresse

Ce matin, la BNS vient de laisser son taux directeur inchangé à -0,75%.

Comme je l’ai écrit maintes fois, ce taux négatif est une catastrophe pour la réalité des prix. Tout est corrompu ! En forçant les investisseurs à se détourner de l’épargne, les risques que ces derniers prennent sont en augmentation. Il y a donc déplacement du cash sur d’autres actifs dont les prix montent sans aucune réalité avec leurs vraies valeurs.

Il faut aussi savoir que l’épargne est ainsi taxée comme, par exemple, le cash (et obligations puisque celles-ci offrent aussi un rendement à l’échéance négatif) dans les caisses de pensions.

On vous vole tout simplement votre épargne.

A l’époque la caisse de la confédération avait essayé d’obtenir un passe droit pour ne pas avoir d’intérêt négatif….honteux…mais cela avait été corrigé rapidement sous la pression et la colère générale.

Pour mémoire, voici les taux d’intérêts dans le monde avec le leader suisse du taux négatif.

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PIB et évolution(s) des marchés

Comme vous l’avez certainement lu, les PIBs des pays sont en fortes contractions au premier trimestre 2020 (janvier- mars). Les mois d’avril, mai ne figurent pas (encore) dans ces statistiques.

Le PIB de la France

Celui de l’Espagne

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La BNS en position de faiblesse.

Voilà bien longtemps que je n’ai écrit sur la BNS et son bilan démesuré.

La publication, ce jour, des résultats de la BNS pour le premier trimestre 2020 m’a fait l’ effet d’une piqure de rappel.

LA BNS perd 38,2 milliards (UBS avait anticipé 30 milliards)

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Interview de Felix Zulauf

Interview de Felix Zulauf

Voici ci-après la traduction de l’interview de Felix Zulauf dans la NZZ de vendredi (original en allemand : https://themarket.ch/interview/felix-zulauf-wir-haben-die-groessten-exzesse-in-generationen-geschaffen-ld.1792)

INTERVIEW

Felix Zulauf: “Nous avons créé les plus grands excès de générations”

L’investisseur et observateur du marché, Felix W. Zulauf, critique le fait que les banques centrales ont mené une politique monétaire beaucoup trop souple au cours de l’expansion et ont donc favorisé une dette excessive.Mark Dittli04/02/2020, 14h15ÉcoutezN’oubliez pasImpressionPartagez

Lorsque les choses deviennent turbulentes sur les marchés financiers, l’expérience est requise. Felix Zulauf a connu de nombreuses phases de boom et d’accident au cours de ses presque cinquante ans de carrière.

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Short squeeze et tous aux abris ?

Short squeeze et tous aux abris ?

Il y a quelques jours, je vous ai proposé de vendre le SP500. Je continue de le prôner surtout que – désormais – le coronavirus est entré dans la danse et va faire ralentir l’économie mondiale de manière forte. D’après Goldman Sachs, Morgan Stanley et consorts, un ralentissement mondial de l’ordre de 0,4% va se faire sentir. Votre humble serviteur pense qu’il sera bien plus élevé : https://www.cnbc.com/2020/01/31/goldman-sachs-coronavirus-to-weigh-on-us-economic-growth-this-quarter.html et https://www.reuters.com/article/us-china-health-economy-morgan-stanley/morgan-stanley-warns-coronavirus-could-drag-on-global-chinese-gdp-growth-idUSKBN1ZS27P

Je me permets aussi de relativiser la croissance chinoise et le mythe que la Chine va sauver le monde avec sa croissance. Le PIB chinois est en baisse constante depuis bientôt 10 ans.

La semaine passée un événement s’est produit. La capitalisation boursière de Tesla a explosé suite a de bons résultats (d’après certains analystes alors que d’autres pensent que les comptes sont arrangés et les promesses de ventes exagérées). Cette hausse est surtout le résultat d’un “short squeeze” (liquidation forcée des positions à découvert) car Tesla, Apple et Microsoft sont les titres les plus vendus à découvert en janvier 2020 : https://money.usnews.com/investing/stock-market-news/articles/most-shorted-stocks. On ne peut que constater ce que cela a généré sur leurs cours et les pertes (1.5 milliards de USD) par les shorts : https://www.cnbc.com/2020/01/30/tesla-shorts-lose-more-than-1-billion-as-stock-surges-on-earnings.html

Je me suis intéressé aussi au SP500 et au poids des plus grandes sociétés de l’indice.

A ce jour, les 5 plus grandes sociétés du SP500 affichent un poids jamais vu de 17.5% de l’indice (les 5 sont des “technologiques”) et 28% pour les 10 plus grandes. Leurs hausses ont entraîné l’indice à la hausse.

Au sujet du SP500, que s’est -il passé avant le correction et quelle a été la durée de la hausse ?

Et surtout ce qui m’inquiète, c’est la valorisation des actions de l’indice.

Depuis 10 ans les actions (SP500) ont battu à plate couture les autres investissements.

En conséquence, il me semble que la hausse du SP500 est terminée pour un moment. Only time will tell

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Le #REPO n’est pas de tout repos

Le #REPO n’est pas de tout repos

J’ose imaginer que vous avez entendu parler du “REPO Rate” et des ses implications. Il y a quelques mois, les journaux / médias en avaient parlé

Si tel n’est pas le cas voici le point du jour.

Repo rate

Repo rate est l’abréviation de repossession rate (taux de saisie) et correspond à un taux de rachat. Le repo rate qualifie l’un des taux d’intérêt d’une banque centrale, taux auquel elle prête aux banques commerciales en quête de liquidités, ou pour maîtriser l’inflation.

Le repo rate désigne aussi le taux d’escompte pratiqué par une banque centrale, pour racheter des bons du Trésor ou des obligations d’État sur les marchés financiers.

Pour contracter la masse monétaire, le repo rate est augmenté (pour inciter les détenteurs de titres à les vendre à la banque centrale). Pour la fluidifier, ce taux est abaissé.

En résumé, c’est le tampon qu’utilise la banque centrale américaine pour fluidifier le marché des capitaux, quand les banques ne se font plus confiance entre elles pour se financer par exemple.

On a eu une belle alerte en septembre 2019, le taux s’était envolé à la hausse

Tout s’est normalisé suite à l’injection MASSIVE de liquidités dans le marché par la banque centrale américaine. On parle de plusieurs centaines de milliards de dollars.

et la FED continue ses injections (70 milliards mercredi de la semaine passée : https://www.wsj.com/articles/fed-pumps-70-1-billion-in-one-day-liquidity-into-financial-markets-11575474993?shareToken=sta1b200b885044061a981d59da8498c33

Mais il ne semble qu’injecter ne soit que de la rustine. https://www.marketwatch.com/story/the-repo-market-is-broken-and-fed-injections-are-not-a-lasting-solution-market-pros-warn-2019-12-04

Soudainement, la BIS (Banque des Règlements Internationaux, BRI) alerte :

Pour elle, c’est la faute des hedge funds……

En conclusion, ça sent le roussi, car si la BRI commence à se plaindre des hedge funds, c’est que le contrôle semble perdu.

Une anecdote est venue à mes oreilles ces derniers jours : Certaines banques (en Suisse…) viennent de demander à leurs clients de rembourser – pour le 31 décembre 2019 – les crédits accordés alors que la garantie des avoirs des clients semblent largement suffisants. Un exemple, un crédit de ne représentant que 10% des avoirs du client ! Il semble donc que les banques sentent que le marché des liquidités va leur être difficilement accessible, voire interdit !

Affaire à suivre…

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Un super investissement

Comme je vous l’ai déjà évoqué, la BNS est assez mal prise entre 1) essayer d’affaiblir le franc suisse et 2) son bilan démesuré.

Je vous propose un excellent investissement sûr et réputé sans risque : Acheter des obligations de la Confédération Suisse à 50 ans (pour vos très très vieux jours)

Ainsi pour votre généreuse contribution au financement de la Suisse, vous allez être récompensé par un magnifique, que dis-je, merveilleux rendement de – 0,38% annuel (oui moins zéro virgule trente-huit pour-cent)! Cela signifie tout simplement que les “investisseurs” sont d’accord de perdre pour mettre leur argent à l’abri (ou comme les caisse de pension sont, pour des raisons légales, obligées de le faire).

Toutes les échéances de la confédération sont à taux négatifs désormais

courbe des taux en CHF

La BNS a par ailleurs encore été active sur le marché des devises

3.77 milliards de plus pour la BNS la semaine dernière et 9.8 milliards depuis 4 semaines

Ces taux négatifs ont envahi le monde entier. Les prix des quelques obligations encore en territoire positif se sont littéralement envolés (on dirait une bulle !)

Cours de l’obligations 100 ans Autriche

La quantité d’obligations en territoire négatif est au plus haut historique.

On constate aussi que: Plus les taux sont négatifs, plus l’or monte. Pour mémoire, les banquiers ont toujours dit aux clients de vendre leur or, car ce dernier ne rapportait pas d’intérêt. Aujourd’hui situation inverse. Par contre, les banquiers ne recommandent pas encore d’acheter de l’or. Ils préfèrent recommander des actions (à cause des dividendes entre autres, mais aussi pour garder les clients et des mouvements sur les comptes)….vous voyez où je veux en venir. tout cela ne peut que mal finir.

Les taux négatifs ont aussi un impact sur les cours des banques, car ces dernières souffrent beaucoup des taux bas. L’évolution de l’indice des banques est affreux, nous sommes au plus bas.

En conclusion, et pour revenir, au super investissement… Cet investissement n’est profitable qu’à la BNS elle-même. Je vous invite et encourage grandement à lire l’article de Liliane Held-Khawam concernant la ponction des avoirs bancaires par la BNS :
https://lilianeheldkhawam.com/2019/08/19/la-bns-ponctionne-les-avoirs-bancaires-et-garde-largent-finews-com/

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BNS, les taux vont encore être baissés

Je vous ai parlé de long en large de la BNS : ici : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

  1. De son bilan démesuré supérieur au PIB suisse
  2. De ne pas avoir vendu les euros achetés quand elle le pouvait
  3. D’avoir dû abandonner le taux plancher de 1.2 CHF pour 1 EUR sous la pression du marché (je l’avais prévu, mais la BNS a quand même tenu 3 ans et demi)
  4. Qu’avec les taux négatifs, les caisses de pensions (donc les retraites) subissent des ponctions anormales
  5. Que la BNS ne veux pas acheter d’or au risque de décrédibiliser les monnaies fiduciaires
  6. Que les taux négatifs sur le Franc Suisse mettent les banques dans la panade car si ces dernières les répercutent sur les grand clients, elles n’osent pas sur les petits de peur de voir un bank run

Désormais, je vous annonce que la BNS n’a pas d’autres choix que de baisser encore les taux.

Evolution de CHF contre EUR

Pourquoi ? Parce que les taux sont devenus négatifs sur les autres devises et pays (France jusqu’à 10 ans entre autres, voir plus bas) et que les taux aux USA sont en train de baisser. Malgré des taux négatifs sur le CHF jusqu’à l’échéance de 50 ans, il va falloir se résoudre à faire quelque chose !

Les taux à 50 ans sur le CHF
Les taux deviennent négatifs dans le monde entier, la Suisse perd son effet concurrentiel
Le bilan de la BNS est supérieur au PIB

En conclusion, préparez-vous à une baisse drastique prochaine des taux en Suisse.

Je me permets de vous mentionner un livre concernant la BNS

et l’impact des taux négatifs. Merci à Vincent Held :

Le crépuscule de la banque nationale suisse: http://www.heidiffusion.ch/Detail/Editions/livre/xenia-editions/held-vincent/le-crepuscule-de-la-banque-nationale-suisse/9782888922124

la BNS aspire l’épargne : https://www.illustre.ch/magazine/bns-aspire-lepargne-suisses

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Des prêts personnels à taux négatifs, on y est !

Dans quel monde vivons nous ? Celui bien étrange des taux négatifs.

Cet environnement a été créé de toute pièce par nos fameuses banques centrales, ces dernières voulant à tout prix maintenir la pseudo croissance.

Pseudo croissance évidente puisque cette dernière est créée artificiellement par les taux bas.

En effet, les “investisseurs”, pénalisés par les taux négatifs, se dirigent de plus en plus vers des investissements risqués (dans le terme “investisseurs”, on trouve aussi nos caisses de retraites),

Voilà que désormais on peut emprunter à taux négatifs et s’enrichir sans rien faire (comme les banques centrales) ( cet état de fait date de 2018 mais cela m’avait échappé)

voici le lien de l’article en allemand :
https://www.smava.de/blog/finanz-news/negativzins-kredit-smava-senkt-zinssatz-auf-minus-5-prozent/

et sa traduction partielle via google

Prêt à intérêt négatif: smava abaisse le taux d’intérêt à moins 5%

Le portail de prêts smava réduit maintenant le taux d’intérêt annuel effectif de son prêt à taux d’intérêt négatif de moins 0,4% à moins 5%. “Grâce au prêt smava à intérêt négatig, les consommateurs profitent une fois encore de la phase de faible intérêt”, explique Alexander Artopé, directeur général de smava. “Cela reste le cas: smava offre du crédit bon marché en Allemagne.” Les consommateurs de smava économisent avec un taux d’intérêt de moins 5%, soit 76,94 euros, l’autre fournisseur représentant moins de la moitié.

Le taux d’intérêt négatif de moins 5% s’applique à un montant net de prêt de 1 000 euros et à une durée de 36 mois. Cela signifie: “J’emprunte 1 000 euros et je ne dois rembourser que 923,06 euros”, a déclaré Artopé. “À l’heure actuelle, les consommateurs ne peuvent emprunter de l’argent nulle part ailleurs en Allemagne.” Des prêts peuvent être demandés par les employés, les travailleurs et les fonctionnaires disposant d’une bonne cote de crédit. L’offre n’est disponible qu’une fois par emprunteur. Il n’y a pas de coûts supplémentaires. Une assurance dette résiduelle n’est pas offerte. L’argent emprunté peut être utilisé librement. Le remboursement anticipé est possible gratuitement. Celui qui remplit les conditions pour obtenir le prêt reçoit 76,94 euros de smava. Le nombre de prêts à intérêt négatif est illimité. Le taux d’intérêt est valable jusqu’au 15 juin 2018. Le prêt est offert par smava en coopération avec Fidor Bank.

Comme dirait Charles Sannat sur son site https://insolentiae.com/:
“Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous ! “

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Résultats 2018 de la BNS, les comptes d’apothicaire

La BNS a publié hier une estimation son résultat annuel 2018 et a annoncé une probable perte de 15 milliards de CHF.

voici l’article : https://www.20min.ch/ro/economie/news/story/Quinze-milliards-de-pertes-pour-la-BNS-31864819

Ce qui me marque, c’est le phrasé (formulation) dans l’article, car il est mentionné :

” Le stock d’or de la BNS, qui représente environ 5% du bilan de la banque centrale, a pour sa part accusé une moins-value de 300 millions de francs, ressort-il du communiqué diffusé mercredi par la banque centrale dans sa traditionnelle première estimation de résultat annuel. Quant aux positions en francs, elles ont dégagé un bénéfice de 2 milliards, à la faveur notamment des taux d’intérêts négatifs appliqués aux avoirs à vue des banques commerciales auprès de l’institut d’émission.”

Je me permets de faire quelques petits calculs:

  • 2 milliards de profit grâce à des taux d’intérêts négatifs (rappel : on paie pour mettre son argent à la BNS (en sécurité paraît-il) et ceci impact aussi les caisses de pensions, donc nos retraites….
  • La perte attendue est de 15 milliards, mais il y a ces fameux 2 milliards de profit. On peut donc légitimement en déduire que la BNS a perdu environ 17 milliards sur les positions en devises, actions et or (0,3 milliard pour l’or)
  • Les 0,3 milliard de “perte non réalisée” sur l’or, ne représente que 1.75% du total des pertes (17 milliards) pour une exposition de 5% du bilan.
  • La perte totale de 15 milliards sur le bilan de 800 milliards donne une “performance” négative (méformance) de -1,875%, dont l’or est responsable de 0,0375%, le CHF (taux négatifs) responsable de +0,25% et le reste (devises, actions, obligations = -16,7 milliards) pour -2,087%

A trop vouloir décrédibiliser la position or, cela devient assez ridicule.

Voici quelques graphiques intéressants tirés de zerohedge

La taille de la position en actions

Les positions détaillées en actions US

Les bénéfices / pertes historiques (depuis que le bilan a augmenté on remarque bien évidemment de plus grandes fluctuations (en milliards))

et l’évolution du cours de l’action de la BNS

 

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Avertissement concernant la “roulette suisse” de la Banque Nationale

Le très sérieux journal TagesAnzeiger sort un article ce matin sur les risques pris par la Banque Nationale Suisse (BNS) : Warnung vor demSchweizer Roulettetschaft Konjunktur tagesanzeiger

Ci-après la traduction française de l’article en Allemand

Deux économistes allemands déconseillent d’investir en Suisse. La politique de la BNS pourrait mettre le pays en faillite.

“Nous déconseillons de placer de l’argent en Suisse et d’acheter des francs suisses.” Cet avertissement a été publié ce week-end par les deux économistes allemands Matthias Weik et Marc Friedrich (voir leur société : https://www.fw-fonds.de/ ) sur la plateforme d’information suisse Infosperber. La raison de leur mise en garde est la politique de la Banque nationale suisse (BNS).

Soit le président de la BNS, Thomas Jordan, est un génie, soit il joue à un nouveau jeu:  “la roulette suisse”. Les deux compères font ainsi allusion à la roulette russe potentiellement mortelle dans laquelle un joueur tient un revolver sur sa tempe avec une seule balle dans le barillet et espère que la balle ne sera pas pour lui. “Si la politique de la BNS en matière de banque centrale tourne mal, la Suisse sera de facto en faillite du jour au lendemain”, justifient les économistes.

Ils justifient leurs avertissements avec les deux points les plus importants de la politique monétaire suisse confirmés par la BNS jeudi dernier : Les taux d’intérêt négatifs et les achats de devises par des francs nouvellement créés pour éviter une appréciation excessive du franc. Au vu de cette politique, la Banque nationale est «en charge de la manipulation des devises».

Les deux économistes jugent durement l’achat des devises étrangères ( ce que la BNS n’a pas fait depuis l’été 2017) mais la BNS continue de rester ouverte. Avec 778 milliards de francs suisses, les réserves accumulées représentent environ 94% du bilan de la BNS, qui a atteint 830 milliards de francs suisses. Même avant la crise financière, ils étaient relativement stables dans la fourchette de 50 milliards de francs. Le bilan de la BNS dépasse donc le produit intérieur brut de la Suisse (124%). Comme les auteurs le déclarent, aucune autre banque centrale au monde n’a un bilan aussi gonflé.

Plus d’actions Facebook que Zuckerberg

Les deux économistes ont également du mal à comprendre le poids de la Banque nationale sur les marchés boursiers, où elle a investi environ un cinquième de ses investissements en devises. Par exemple, elle possède plus d’actions Facebook que son fondateur, Mark Zuckerberg. Les réserves de change lui permettent même avec de petits changements d’évaluation des profits très élevés, mais ils risquent aussi des pertes gigantesques.

“La Suisse est sous l’emprise de la BCE, de l’euro et des marchés boursiers”, ont résumé Weik et Friedrich. Pour la désintégration de l’Europe et l’effondrement de l’euro, les Suisses avaient même fait des préparatifs militaires. Ils font référence aux exercices de l’armée suisse “Stabilo Due” de 2012 et “Conex 15” de 2015.

Matthias Weik et Marc Friedrich sont surtout connus en Allemagne pour des livres tels que “Le plus grand raid de l’histoire ( Der grösste Raubzug der Geschichte) “, “Le crash est la solution ( der Crash ist die Lösung )”, “Erreur capitale ( Kapitalfehler) ” et “Sinon, ça va taper! ( Sonst knallt’s! )”. Tous les travaux sont un avertissement, une alarme. Les deux auteurs se considèrent comme des francs-tireurs.

Mais ils ne sont pas les seuls à critiquer la BNS. Des voix commencent à se faire entendre et vont dans le même sens que celui des deux économistes allemands. La BNS est également soupçonnée de manipulation monétaire par le gouvernement américain, par exemple. Par conséquent, elle est sous surveillance au Trésor américain depuis un certain temps et pas seulement depuis que Donald Trump est entré en fonction.

La critique de l’ex-économiste en chef de la BNS

Sur le plan intérieur, le ministre des Finances, Ueli Maurer, a déjà fait la une des journaux en mettant en garde contre un bilan trop volumineux. Les critiques les plus sévères, cependant, sont les taux d’intérêt négatifs.

Des commentaires critiques émanent même des propres rangs de la BNS. Ainsi, l’ex-économiste en chef très respecté de la banque centrale, Kurt Schiltknecht, ne cache pas son rejet de cette mesure. Dans un commentaire et une contribution vidéo de la Neue Zürcher Zeitung, il a déclaré que le coût des taux d’intérêt négatifs – des taux extrêmement bas, de gros problèmes pour les fonds de pension, les épargnants et les banques – ne serait pas comparable. Les mesures d’urgence en cours prises par la BNS sont d’autant moins bien comprises que l’économie suisse se porte toujours très bien.

Néanmoins, la politique de la Banque nationale ne devrait pas changer avant un certain temps. Personne ne s’attend à ce que les taux d’intérêt augmentent avant la fin de l’année prochaine et les taux d’intérêt négatifs ne devraient pas prendre fin avant 2020. Cela est principalement dû au fait qu’ils ne veulent pas risquer une nouvelle appréciation du franc s’ils devaient avancer avec une hausse des taux avant même la Banque centrale européenne (BCE). Deplus que la BCE ne prévoit pas de hausse de taux avant le second semestre de 2019.

Les dernières données de l’économie réelle font même craindre que la normalisation de la politique monétaire ne s’éternise. En ce qui concerne la zone euro, les indicateurs avancés tels que les indices PMI (Purchasing Managers ‘Indices’ Managers) affichent une image plus mauvaise qu’elle ne l’était depuis longtemps, et l’économie suisse s’est également affaiblie de manière surprenante au troisième trimestre, le produit intérieur brut ayant même légèrement reculé par rapport au trimestre précédent. (Editeurs Tamedia)

Créé: 17.12.2018, 20:54 heures

 

Je me sens désormais moins seul….

pour mémoire tous mes articles sur la BNS : https://www.crottaz-finance.ch/blog/tag/bns/

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Suisse: L’immobilier devrait bientôt se planter (updated)

Il y a bien longtemps que je ne me suis penché sur l’immobilier.

En Suisse, comme vous le savez, la BNS a infligé des taux négatifs sur le franc suisse pour affaiblir la monnaie.

Ce combat dure depuis bien des années et les répercutions seront probablement douloureuses.

Ces taux négatifs ont été décidés pour tout le monde sans exception.

Je pense, humblement, qu’il aurait plutôt fallu mettre des taux négatifs sur le franc suisse, mais uniquement pour les avoirs étrangers (un bon 3% par exemple) et non sur les suisses. Pourquoi ?

  1. Parce que les suisses possèdent du franc suisse et ne peuvent que le vendre (ne spéculent pas)
  2. Parce que les caisses de pensions doivent payer 0.75% d’intérêts pour placer leurs francs suisses auprès des banques (une anecdote : une caisse de pension suisse paie même 0.95% car la banque lui prend encore 0,2% de marge)
  3. Parce que comme le cash est puni, l’épargne est investie dans des actifs plus risqués dont l’immobilier, sujet de ce billet.

Revenons à nos moutons (tondus).

Ce matin à la radio – au journal- on parle de l’augmentation du taux de vacance des logements (cela fait un petit moment que je guette ces signes et je les remarque avec le nombre élevé de bâtiments construits à même les bordures d’autoroutes).

Article du jour : Le taux de logements vacants en Suisse a atteint son plus haut niveau depuis 18 ans

Voici le graphique de l’évolution du taux de vacance en Suisse depuis 1980

Avant de commenter, il faut mettre en perspective avec les taux des intérêts hypothécaires (à mon humble avis) car l’immobilier (et sa bulle suisse) ont été largement soutenus par les taux extrêmement bas. Cette anomalie de taux a artificiellement augmenté la valeur des biens.

La pointe de taux vers 7% des années 1990 – 1992 à l’éclatement de la bulle.

Si le nombre de logements à louer sur le marché augmente, cela va engendrer une pression sur les prix de loyer. On observe déjà des exemples, comme à Sierre (Valais), où pour louer un appartement, on vous offre 6 mois de loyers gratuits. Depuis la vidéo (2017), on vous paie désormais le déménagement aussi.

Très bien expliqué à la fin de la vidéo : Les caisses de pension achètent ou développent à tout va, les rendements des immeubles fondent et comme ils ne sont pas loués, c’est la spirale.

La baisse des prix de biens loués va, par ricochet, se répercuter sur les prix de vente des biens.

Au surplus, il est à noter que les suisses – personnellement – sont les plus endettés au monde notamment pour l’immobilier : https://www.variantperception.com/2018/09/09/switzerland-facing-effects-of-consumer-debt-binge/

Les prix de l’immobilier en Suisse depuis 1970 à nos jours :

Voici le taux de vacances d’un dernier document UBS paru il y a peu : Immobilier suisse_fr_1385962

Ma question des plus naïve : Que va-t-il se passer le jour où – en plus d’avoir pléthore d’offres – les taux d’intérêts montent ?

Happy Investing

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Forza Italia ?

Les dernières votations en Italie et surtout les derniers revirements au sein du gouvernement (M.Conte) engendrent des répercussions dans les marchés financiers.

Tout d’abord de manière générale sur l’euro qui baisse contre USD (et CHF)

Et pour ce qui est de l’Italie, le marché des actions qui plonge et les taux des emprunts d’Etats qui montent

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Une Barack de dettes

Sous les deux administrations Obama, la dette fédérale US a doublé !

Cela veut dire que, durant ces dernières huit années, le président Obama a accumulé autant de dettes (au niveau fédéral) que tous les présidents qui l’ont précédés…

barackdettes

 

Et le coût de la dette US

dette-et-son-cout

Si je prends un exemple fictif….

La France (sans la dette cachée) annonce 2’000 milliards de dettes et que le taux (coût) est de 1%, on obtient une charge annuelle de 20 milliards.

A l’époque (révolue) dette était de 1’000 milliards et le taux à servir de 2% soit une charge annuelle de 20 milliards.

Plus en arrière dans le temps, 500 milliards de dette et un taux de 4%, soit 20 milliards en intérêts.

 

Moralité: La baisse des taux n’a pas encouragé les gouvernements à des économies, bien au contraire !

Les taux peuvent remonter rapidement (on le sait), par contre on ne pourra pas couper la dette de moitié en cas de doublement des taux.

 

CQFD = Ce Qui Fait la Dette

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Taux bas ne signifient pas immobilier haut. Le Japon est en la démonstration.

Voilà des semaines que je possède dans mon ordinateur des données concernant l’immobilier japonais et même un graphique que je vous produis ci-après.

Je suis tombé sur cette vidéo d’aujourd’hui et cela m’a rappelé ce que j’avais sous le coude.

Le titre de mon article est basé sur l’expérience qu’ont vécu les japonais.

La croyance populaire (basé sur le court terme, je précise) est:

Lorsque les taux baissent, les prix de l’immobilier montent ! Et c’est probablement vrai, mais à court terme !

Les baissent de taux engendrent des charges d’intérêts plus basses et permettent (si les banques prêtent, mais elles le font quand les taux sont à la baisse) d’acheter des biens à des prix de plus en plus élevés .

Tout cela c’est bien joli et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes sauf que…….si la déflation s’en mêle, les propriétaires s’emmêlent.

La croissance n’étant pas au rendez-vous et le boum de l’immobilier s’essoufflant, on assiste soudain à un flux de vente de biens immobiliers.

Les taux bas n’amenant pas la quantitié d’acheteur nécessaires à soutenir la demande, les prix commencent à baisser.

C’est le début de la spirale.

Voici le graphique très intéressant

real estate price vs interest rates

Au début de la baisse des taux, l’immobilier monte, puis les baisses n’ont plus d’effet !

japanese-home-prices

Japan20Real20estate20crash

Si la croissance ne revient pas, nous pourrions assister à ce scénario aussi en Suisse.

Les taux hypothécaires en Suisse

tx hypubs re b

 

On peut lire l’UBS real estate bubble du 4ème trimestre 2015:  ubs-bubble-index-q4-2015-fr

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Les obligations à hauts rendements se cassent littéralement la gueule !

Le 1er décembre dernier, je vous avais écrit un article sur les obligations à hauts rendements.

http://blog.crottaz-finance.ch/les-obligations-a-hauts-rendements-high-yield-nous-montre-t-elles-le-chemin/

Puis un concours où il fallait trouver l’obligation d’une société “corporate” high yield.

Ces derniers jours tout s’accélère et je vous mets en vrac articles et graphiques concernant ce “secteur” obligataire.

Tout d’abord Bloomberg (avec une vidéo à écouter)

Il est dit à la fin de la vidéo: “Il faut bien lire le prospectus du fonds “high yields” car il est possible qu’en cas de difficulté du fonds (pour vendre les positions) le détenteur des parts peut, ne pas se faire payer en cash, mais en obligations high yield…charge à lui de les vendre…..”

http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-12-11/junk-bond-fear-gauge-nears-3-year-high-after-third-avenue-freeze

Aussi “The Telegraph”:

The junk bond markets early warning signs are all flashing red for the global economy

2015 High yield

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