Qu’est-il arrivé à l’or ?

Je serai un peu plus absent ces temps pour des raisons familiales. Je suis quand même tombé sur un article intéressant

source : https://theirrelevantinvestor.com/2021/02/26/what-happened-to-gold/

Si vous alliez dans un laboratoire pour construire un optimiseur de prix de l’or, vous aurez besoin de d’une certain nombre de choses :

  • Un dollar en baisse
  • Perspectives d’inflation à la hausse
  • Impression d’argent
  • Des bilans de banques centrales en expansion
  • Des déficits budgétaires qui augmentent
  • De l’agitation politique

Toutes ces choses étaient en place au cours des derniers mois, et pourtant l’or a fait le contraire de ce que vous vous attendiez à ce qu’il fasse. Il est en baisse de 9 % au cours des 6 derniers mois, et il est inférieur de 15 % à ses sommets d’août.

L’or pourrait se rallier sur l’un des éléments que j’ai mentionnés. Les six étaient même en place en même temps. mais l’or n’a pas pu s’écarter de son chemin baissier.

Le dollar est proche de ses plus bas niveaux pluriannuels, et l’or ne peut pas se en tirer un bénéfice..

Les anticipations d’inflation sur 5 ans sont à leur plus haut niveau en 5 ans, et l’or ne peut pas se redresser.

L’impression d’argent se fait à un rythme sans précédent, et l’or ne peut pas faire de rally.

Le bilan de la banque centrale augmente également à un rythme sans précédent, et l’or ne peut pas se redresser.

Le déficit augmente…

…comme notre dette vis-à-dire le PIB…

…ainsi que l’écart entre nos dépenses et nos revenus. Et l’or ne peut toujours pas faire de rally.

On dit que l’or se porte bien lorsqu’il y a des troubles politiques. Eh bien, le jour de la profanation du Capitole, l’or a chuté de près de 2 %. Deux jours plus tard, il a chuté de plus de 3 %.

Les derniers mois ont été la tempête parfaite pour l’or. Mais même avec le vent à l’arrière, il a coulé au fond de l’océan.

Que s’est-il passé ?

J’ai quelques idées. Nous avons toujours dit que l’or marche au rythme de son propre tambour. Peut-être que les histoires que nous avons attribuées à ses mouvements de prix n’étaient que cela. Peut-être que l’or peut monter et descendre et évoluer latéralement dans n’importe quel environnement de marché. Ou peut-être que l’or, malgré sa hausse de météorite parallèlement à l’inflation dans les années 1970, ne protège-t-il pas vraiment contre l’inflation ?

Voici Peter Bernstein, de The Power of Gold :

Le coût de la vie a doublé de 1980 à 1999 – un taux d’inflation annuel d’environ 3,5 % – mais le prix de l’or a chuté d’environ 60 %. En janvier 1980, une once d’or pourrait acheter un panier de biens et de services d’une valeur de 850 $. En 1999, le même panier coûterait cinq onces d’or.

L’idée que l’or protège contre le déclin de la monnaie papier ou l’avilissement du dollar est une très bonne histoire, qui a intuitivement du sens pour tout le monde. Mais peut-être que ce n’est tout simplement pas vrai ?

Et si Bitcoin était vraiment le nouvel or ? Stanley Druckenmiller, l’un des meilleurs macro traders de tous les temps, pense que c’est une possibilité. Paul Tudor Jones, un autre macro-investisseur légendaire est dans le même bateau.

Le 6 janvier, le jour où le Capitole a été pris d’assaut, le Bitcoin a brillé, pas l’or. Le premier a gagné 9 % ce jour-là tandis que le second a chuté de 2 %.

Ou peut-être que je me fais des histoires. Peut-être que l’or recule juste avant sa prochaine étape plus hausse. C’est certainement une possibilité.

Je suppose que le temps dira si l’or est cassé, ou s’il ne fait que reprendre son souffle.

Quoi qu’il en soit, vous ne pouvez pas vous empêcher de remarquer à quel point ce récent déclin est inhabituel compte tenu du fait que l’or n’a pas évolué vers le haut alors que tout disait qu’il devrait le faire.

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Distribuer l’argent de la #BNS : Une fausse bonne idée !

Aujourd’hui un long article, prenez le temps !

On lit et entend de plus en plus souvent que la BNS devrait distribuer ses bénéfices (voire même plus) aux cantons et même peut-être aux citoyens directement. La BNS et son énorme bilan affutent et exacerbent toutes les convoitises.

Voici l’évolution du bilan

Son bilan par rapport au GDP en comparaison avec les autres banques centrales

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BNS : Vous prendrez bien un petit dernier pour la route ?

Ce matin dans les journaux (dont le 20 minutes) on peut lire :

“La BNS a acheté encore pour 11 milliards de devises étrangères au troisième trimestre 2020” https://www.20min.ch/fr/story/la-bns-a-achete-pour-11-milliards-de-devises-au-troisieme-trimestre-435844478875

Le bilan de la BNS au 30 septembre était de 975 milliards de CHF.

Comme le PIB est d’environ 630 – 650 milliards de CHF, le BNS possède un bilan de plus de 150% du PIB Suisse.

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Note de l’Italie abaissée, même pas mal !

L’Italie voit sa note Fitch abaissée à BBB-

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/fitch-abaisse-la-note-de-l-italie-a-bbb-20200429

Voici le tableau des notations de Fitch

L’Italie se retrouve donc juste au-dessus de “Non-Investment grade”, la prochaine baisse et l’Italie se retrouve dans la catégorie des junk bonds

Et vous savez quoi ?

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Marché des actions USA des indicateurs inquiétants

Comme je vous l’ai mentionné déjà plusieurs fois, les valorisations sont élevées sur le marché US.

Ces P/E élevés sont certainement le fait d’avoir en face des taux extrêmement bas, voire négatifs.

Cet environnement biaise totalement la valeur des actifs.

Autre conséquence, les investisseurs prennent de plus en plus de risques alors que les titres continuent de monter dans un environnement de baisse des bénéfices.

Ils achètent les titres au plus haut (les technos en exemple ci-après) alors que le momentum global annonce la baisse (advance / decline line). En résumé, ils achètent les grandes capitalisations technos (FOMO = Fear Of Missing Opportunity)

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La #BNS spécule avec l’argent des #banques (donc le vôtre)

Comme vous le savez peut-être, la banque nationale suisse (BNS) possède un bilan en constante augmentation. Comme le PIB recule – à cause de la crise du Covid19 – l’impact sur le ratio est donc plus important.

Pour l’instant, dans la course de la banque centrale avec le plus grand bilan, la BNS et la banque du Japon (BOJ) mènent (et de loin) le bal.

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Résultats de la BNS

La BNS vient d’annoncer ses résultats pour le premier semestre.

Je cite : Cette performance en demi-teinte s’explique par les positions en monnaies étrangères qui ont affiché une perte de 6,8 milliards de francs, explique la BNS.

Parallèlement l’or, qui plus que jamais continue de jouer son rôle de valeur refuge dans les moments difficiles de la conjoncture mondiale, a dégagé une plus-value de 7,1 milliards francs (contre 2,8 milliards au trimestre précédent). De leur côté, les positions en francs ont permis d’engranger un bénéfice de 0,6 milliard de francs, alors que le produit retiré sur les intérêts et les dividendes s’est établi respectivement à 4,1 milliards (2,1 milliards au trimestre précédent) et à 1,8 milliard de francs (0,7 milliard).

Au total les pertes de change ont atteint 19,1 milliards de francs.

J’ai pu lire sur internet que le bénéfice était notamment dû aux encaissements sur les intérêts négatifs. Quelle blague ! C’est surtout l’or qui a permis de compenser les pertes de change.

Cette position or qui représentait (au 31.12.2019) seulement 5.7% du bilan a permis d’engranger 7,1 milliards. Dommage que la banque centrale suisse s’entête à ne vouloir accumuler que des monnaies fiduciaires !

D’ailleurs parlons-en !

En un mois (mai à juin) la détention de monnaies étrangères a augmenté de 34 milliards alors que les monnaies baissent. Petite déduction, la BNS continue d’accumuler des dollars et des euros.

Résultat le bilan explose (graphique fin mai, on se situe donc à 130% du PIB aujourd’hui)

Imaginez si le PIB chute ?? Le ratio monte !

La BNS est en train de jouer sa crédibilité !

https://www.swissinfo.ch/eng/business/monetary-policy_snb-s-swollen-balance-sheet-poses-risk-to–credibility-/45740088

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Are #banks in trouble ?

Markets are near their historical tops and gold too.

But banks are still lagging and it has been lasting for years.

Could be a global solvency problem, Mr U. is telling me.

We will go through a depression (way too much debt, 331% of World GDP according to latest figures from the IIF). 
May be depression will be deflationary at first, and maybe/probably we’ll have hyperinflation later (currencies losing all of their value).
The all system is at risk. Be very careful with your money.

Charts are monthly, last data July 24, 2020.

European banks:

US banks

More recent data (a week old) of the Price to Book Value Ratio on a few banks:

  • Banque Cantonale Vaudoise : 2.28 (good)
  • Vontobel : 2.26 (good)
  • Julius Baer : 1.52 (ok)
  • Credit Suisse : 0.57 (not good)
  • Deutsche Bank : 0.30 (very bad)
  • Commerzbank : 0.20 (very bad)
  • ABN Amro : 0.19 (very bad)
  • BNP Paribas : 0.45 (bad)
  • Crédit Agricole : 0.42 (bad)
  • Société Générale : 0.21 (very bad)

Good Luck

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Le blog de Gautier : BNS juin 2020: +7,5 milliards de francs

A force d’échanger sur le net et de produire des articles, on fait des rencontres intéressantes !

J’aimerais porter à votre connaissance le blog de Gautier et notamment son dernier article (avec des graphiques très pointus) sur la BNS et la création monétaire par habitant.

ndlr : Je suis bien conscient que pour certains c’est peut-être redondant et BNS répétitif, mais les créations monétaires, plans de relances extrêmes et notre banque centrale sont des sujets plus que d’actualité)

BNS juin 2020: +7,5 milliards de francs

dont le contenu est le suivant, je cite :

“On voit que l’épisode “COVID-19 première vague” touche à sa fin puisque la Banque Nationale Suisse n’a fabriqué “que” 7,5 milliards de francs (CHF), dont un modeste demi-milliard imprimé en billets.

Histoire de ramener ces sommes à l’échelle humaine, voici les sommes d’argent créées par la BNS durant cet épisode, divisées par la population suisse (8,6 millions d’habitants):

  • mars: 1’582 francs
  • avril: 5’772 francs
  • mai: 3’357 francs
  • juin: 873 francs

En moyenne: 2’896 francs par mois et par habitant, enfants inclus. Pour une famille avec deux enfants, cela représente 11’584 francs par mois de dilution monétaire ! “

Source: BNS

MUNDUS VULT DECIPI ERGO DECIPIATUR

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Billet invité : L’épargne des suisses et la BNS

“L’épargne des Suisses a été engagée par la BNS pour financer sa politique d’affaiblissement du franc.”

Il y a tout juste un an, est paru un excellent article dans le magazine “L’illustré” à propos de notre BNS et de sa politique de lutte contre le franc fort.

Vous pouvez y accéder via ce lien :

https://www.illustre.ch/magazine/bns-aspire-lepargne-suisses

Je vous recommande fortement de le lire, juste pour être plus ou moins conscient de ce qui se passe.

J’avais lu le livre de M. Vincent Held qui est interviewé dans cet article et partage ses opinions.

Voici quelques points si cela vous intéresse :

La “monnaie centrale” regroupe les billets et pièces en circulation (le numéraire) et les avoirs à vue détenus par les banques auprès de la banque centrale.

En Suisse, la monnaie centrale est créée par la banque nationale.

La BNS peut émettre autant de numéraire (billets et pièces) qu’elle le désire. Ce poste représente actuellement un peu moins de 10% de son bilan.

Le gros de la “monnaie centrale” est constitué des avoirs à vue détenus par les banques. Pour augmenter le volume de “monnaie centrale”, la BNS achète des devises ou des titres à une banque commerciale et lui crédite la contre-valeur en francs sur son compte à vue (compte de virement).

Le financement des actifs de la BNS, principalement en euros et dollars (dont des actions), se fait donc à crédit, en grande partie via les comptes de virement des banques commerciales ! 

Quelques chiffres (à fin 2019) pour montrer l’ampleur du problème:

Bilan de la BNS : 861 milliards.

PIB de la Suisse : 703 milliards.

Bilan de la BNS par rapport  au PIB : 122% (contre moins de 30% il y a vingt ans) !

Investissements en monnaies étrangères : 794 milliards.

Financés par…

Avoirs en comptes de virement des banques : 506 milliards.

Le détail se trouve ici (résultats et bilan de la BNS) :

https://www.snb.ch/fr/mmr/reference/pre_20200302_1/source/pre_20200302_1.fr.pdf

N’est-ce pas “un peu” inquiétant ?

Une “bombe à retardement” pour la Suisse ?

Quelle époque formidable nous vivons !

Monsieur U.

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Robin sort de ce bois !

Avez-vous entendu parler de Robinhood.com ?

Je l’ai découvert il y a quelques semaines et je ne suis plus du tout surpris par le monde financier actuel. Tout devient débile, vraiment !

Désormais, les robinhood traders se pensent bien plus malin que Warren Buffet. Un certain roi du penny stock David Portnoy (que je dois avouer ne pas connaître malgré ses 1,5 millions d’abonnés twitter) va même jusqu’à traiter Warren Buffet d’idiot parce que ce dernier a vendu les actions des compagnies d’aviation.

Ces traders ont des visions à court terme et cela semble fonctionner ! Pour combien de temps ? ces traders battent les hedge funds sur le court terme.

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La BNS se bat comme une tigresse

Ce matin, la BNS vient de laisser son taux directeur inchangé à -0,75%.

Comme je l’ai écrit maintes fois, ce taux négatif est une catastrophe pour la réalité des prix. Tout est corrompu ! En forçant les investisseurs à se détourner de l’épargne, les risques que ces derniers prennent sont en augmentation. Il y a donc déplacement du cash sur d’autres actifs dont les prix montent sans aucune réalité avec leurs vraies valeurs.

Il faut aussi savoir que l’épargne est ainsi taxée comme, par exemple, le cash (et obligations puisque celles-ci offrent aussi un rendement à l’échéance négatif) dans les caisses de pensions.

On vous vole tout simplement votre épargne.

A l’époque la caisse de la confédération avait essayé d’obtenir un passe droit pour ne pas avoir d’intérêt négatif….honteux…mais cela avait été corrigé rapidement sous la pression et la colère générale.

Pour mémoire, voici les taux d’intérêts dans le monde avec le leader suisse du taux négatif.

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PIB et évolution(s) des marchés

Comme vous l’avez certainement lu, les PIBs des pays sont en fortes contractions au premier trimestre 2020 (janvier- mars). Les mois d’avril, mai ne figurent pas (encore) dans ces statistiques.

Le PIB de la France

Celui de l’Espagne

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La BNS en position de faiblesse.

Voilà bien longtemps que je n’ai écrit sur la BNS et son bilan démesuré.

La publication, ce jour, des résultats de la BNS pour le premier trimestre 2020 m’a fait l’ effet d’une piqure de rappel.

LA BNS perd 38,2 milliards (UBS avait anticipé 30 milliards)

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Interview de Felix Zulauf

Interview de Felix Zulauf

Voici ci-après la traduction de l’interview de Felix Zulauf dans la NZZ de vendredi (original en allemand : https://themarket.ch/interview/felix-zulauf-wir-haben-die-groessten-exzesse-in-generationen-geschaffen-ld.1792)

INTERVIEW

Felix Zulauf: “Nous avons créé les plus grands excès de générations”

L’investisseur et observateur du marché, Felix W. Zulauf, critique le fait que les banques centrales ont mené une politique monétaire beaucoup trop souple au cours de l’expansion et ont donc favorisé une dette excessive.Mark Dittli04/02/2020, 14h15ÉcoutezN’oubliez pasImpressionPartagez

Lorsque les choses deviennent turbulentes sur les marchés financiers, l’expérience est requise. Felix Zulauf a connu de nombreuses phases de boom et d’accident au cours de ses presque cinquante ans de carrière.

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Ohé Ohé capitaine abandonné !

Ohé Ohé capitaine abandonné  !

Mon dernier billet annonçait la poursuite de la baisse des marchés : Il y a encore beaucoup de place pour la baisse des marchés

Désormais c’est la Berezina.

Je pourrais prendre tous les indices, mais j’en ai choisi un : Le DAX

Mais juste entre nous….il y’a en encore de la place pour la baisse

Comme souvent, j’ai été trop en avance sur ce qui se déroule et mes visions (basées sur le fondamental) ont tiré la sonnette d’alarme sur les marchés depuis longtemps déjà. Je me suis rendu compte en janvier que les signaux étaient tous au rouge et que la correction arrivait. Non pas uniquement due à un virus, mais aux valorisations, à la dette et aux achats sur marges d’actions américaines.

Dernièrement, les personnes que j’ai croisées m’ont tenu des théories qui m’ont alerté. Ma gentillesse habituelle (et rien ne sert de vouloir convaincre des croyants endoctrinés à la drogue monétaire) m’a fait me mettre en retrait de ces grands théoriciens qui ne veulent et ne peuvent voir que la hausse.

Voici quelques exemples qui m’ont alerté:

  • Une vidéo/ interview internet du 14 janvier : “Les pessimistes vont encore se faire laminer en 2020” (je vous laisse la chercher)
  • Un email reçu le 20 janvier : Les marchés vont monter à l’infini, les banques centrales ont tous les pouvoirs…
  • Une rencontre dans la rue fin janvier : Ce coronavirus c’est juste une grippette, les marchés ne baisseront jamais (normal du point de vue de mon interlocuteur qui est dans la finance depuis maximum 7-8 ans et qui n’a jamais vu de krach ( je peux en citer quelques uns – liste non exhaustive – 1987, 1998, 2000, 2008 etc..))
  • Un reportage du TJ suisse sur les milliers d’ouvertures de comptes chez un courtier en ligne et une dame qui n’y connaît rien et qui a suivi un cours pour faire des investissements….J’ai juste passé des années à en suivre (je ne suis pas le meilleur loin de là et suis peut-être dans la finance depuis très (trop) longtemps).

Un article du 25 février (qu’on peut retrouver sur internet je vous fais grâce de l’entier, mais un passage m’a interpelé), je cite:

” Alors autant vous dire que ce matin ce n’est que du bonheur à lire la presse. Rien qu’avec tous ces abrutis qui font des comparaisons avec « les autres fois où le Dow Jones a perdu 1’000 points » et que ce n’est QUE la seconde fois dans l’histoire que le Dow Jones perd 1’000 points et c’est donc forcément HORRIBLE. Ce que ces imbéciles oublient de préciser c’est que PLUS LE DOW JONES MONTE, PLUS LE NOMBRE DE POINTS DEVIENT INSIGNIFIANT PROPORTIONNELLMENT PARLANT !!! – espèce de débiles – le jour où le Dow Jones sera à 100’000 points – parce que ça arrivera, faites-moi confiance – 1’000 points ça sera 1% – ils ne vont donc pas nous faire une théorie sur la fin du monde à chaque fois !!!”

“Imbéciles, débiles..” jamais je ne pourrais écrire cela, j’ai bien trop de respecte et d’humilité par rapport au marché.. J’ajoute gentiment que si le DOW passe à 10’000, hé bien 1’000 points ce sera 10%. Il est possible que le dow monte à 100’000, mais il faudrait tenir compte de l’inflation et de la monnaie pour connaître sa hausse réelle à la fin. Le Venezuela est au plus haut en bolivar…. J’ajoute que les achats des actions américaines sont faits sur MARGE !

En conclusion de ce qui précède, tous les ingrédients étaient en place pour une immense déwagonnée (la purge magistrale ?). La question à laquelle je n’ai pas la réponse est : “quand est-ce que cela va se terminer”. Certains ont essayé d’acheter il y a une semaine en pensant faire une bonne affaire : “Never try to catch a falling knife”. Je pense qu’il faut attendre de voir comment cela se déroule dans les prochains temps et attendre de trouver un fond.

J’avais écrit un article en 2015 : Le krach de 1929 a laissé des traces durant des décennies avec quelques graphiques dont celui-ci :

Ceux qui étaient investi juste avant le krach ont mis jusqu’en 1958 pour se refaire (en termes réels en tenant compte de l’inflation). Ce que je peux vous dire c’est qu’au plus bas en 1932, on trouvait des titres avec des P/E de 2-3 et personne n’en voulait. Ce genre de correction offre de magnifiques opportunités.

Le seul actif qui pour l’instant tient c’est l’or, car même les mines (qui sont des actions et dont j’ai écrit qu’elle pouvaient subir des ventes à cause des margin calls) subissent une pression vendeuse. Je continue de penser que quand ce sera un peu plus calme, les titres avec de la valeur reviendront à des cotations raisonnables en premier. Aujourd’hui tout est déraisonnable. Je n’exclu pas une intervention énorme des banques centrales, des baisses de taux directeur etc. La BNS doit être dans une sacrée panade actuellement.

Il est urgent d’attendre, mais soyez prêt à faire quelques achats prochainement, notamment sur des titres avec de la valeur (actifs), mais surtout prenez soin de vous et des vôtres.

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Le #REPO n’est pas de tout repos

Le #REPO n’est pas de tout repos

J’ose imaginer que vous avez entendu parler du “REPO Rate” et des ses implications. Il y a quelques mois, les journaux / médias en avaient parlé

Si tel n’est pas le cas voici le point du jour.

Repo rate

Repo rate est l’abréviation de repossession rate (taux de saisie) et correspond à un taux de rachat. Le repo rate qualifie l’un des taux d’intérêt d’une banque centrale, taux auquel elle prête aux banques commerciales en quête de liquidités, ou pour maîtriser l’inflation.

Le repo rate désigne aussi le taux d’escompte pratiqué par une banque centrale, pour racheter des bons du Trésor ou des obligations d’État sur les marchés financiers.

Pour contracter la masse monétaire, le repo rate est augmenté (pour inciter les détenteurs de titres à les vendre à la banque centrale). Pour la fluidifier, ce taux est abaissé.

En résumé, c’est le tampon qu’utilise la banque centrale américaine pour fluidifier le marché des capitaux, quand les banques ne se font plus confiance entre elles pour se financer par exemple.

On a eu une belle alerte en septembre 2019, le taux s’était envolé à la hausse

Tout s’est normalisé suite à l’injection MASSIVE de liquidités dans le marché par la banque centrale américaine. On parle de plusieurs centaines de milliards de dollars.

et la FED continue ses injections (70 milliards mercredi de la semaine passée : https://www.wsj.com/articles/fed-pumps-70-1-billion-in-one-day-liquidity-into-financial-markets-11575474993?shareToken=sta1b200b885044061a981d59da8498c33

Mais il ne semble qu’injecter ne soit que de la rustine. https://www.marketwatch.com/story/the-repo-market-is-broken-and-fed-injections-are-not-a-lasting-solution-market-pros-warn-2019-12-04

Soudainement, la BIS (Banque des Règlements Internationaux, BRI) alerte :

Pour elle, c’est la faute des hedge funds……

En conclusion, ça sent le roussi, car si la BRI commence à se plaindre des hedge funds, c’est que le contrôle semble perdu.

Une anecdote est venue à mes oreilles ces derniers jours : Certaines banques (en Suisse…) viennent de demander à leurs clients de rembourser – pour le 31 décembre 2019 – les crédits accordés alors que la garantie des avoirs des clients semblent largement suffisants. Un exemple, un crédit de ne représentant que 10% des avoirs du client ! Il semble donc que les banques sentent que le marché des liquidités va leur être difficilement accessible, voire interdit !

Affaire à suivre…

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Jancovici : CO2 ou PIB, il faut choisir

Cette intervention de Jean-Marc Jancovici à Sciences Po du 29/08/2019 est à écouter attentivement. La croissance infinie est totalement impossible. Démonstration énergétique sans faille.

Les politiques, rois des promesses, les journalistes ne disent pas la vérité.

Tout y est !

son site : https://jancovici.com

Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Jancovici

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